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EAN : 9782258052604
1177 pages
Omnibus (19/05/2000)
4.27/5   157 notes
Résumé :
Au milieu du XXème siècle, Henri Troyat, romancier français né à Moscou, lauréat du Prix Goncourt en 1938 pour L'Araigne, redécouvre sa Russie natale. Il vient d'écrire une biographie de Pouchkine et un grand roman qui retrace la révolution russe. Il a pris conscience que ce cataclysme est l'aboutissement d'une histoire longue, complexe et tumultueuse. Pour la comprendre et incarner la richesse et les contradictions du somptueux XIXème siècle russe, il choisit deux ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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litolff
  09 mai 2010
J'ai lu - que dis-je, dévoré ! - les 5 romans d'Henri Troyat en quelques jours, il y a plus de vingt ans de cela et j'en garde un souvenir impérissable.
Ma fille de 16 ans vient de le lire à son tour et a été aussi conquise que je l'ai été !
Une saga inoubliable qui mêle intelligement histoire, politique et sentiments et vous emporte dans la russie des tsars : on voudrait bien que ça ne se termine pas... !!!
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garanemsa
  19 juin 2020
Troyat Henri
La lumière des justes
Cinq volumes qu'il est préférable de lire l'un à la suite de l'autre.
Ces livres retracent aussi l'histoire de la venue du tsar en France lors de l'exil forcé de Napoléon, des décembristes, des goulags, et de la vie russe de l'époque, les riches comme les pauvres.
Encore quelque chose que j'aime l'histoire et dedans deux trois personnages inventés qui passe leur vie au travers de l'histoire vraie
D'ailleurs dans le prologue, il est bien certifié et j'ai pu vérifier que les cinq volumes retracent bien l'histoire pendant toute cette période et tous les personnages historique aussi.
Je ne reprendrais que le 4ème de couverture pour chacun sinon j'aurais des pages et des pages
1. Les compagnons du coquelicot
Par une tiède matinée du mois de mars 1814 le jeune lieutenant russe Nicolas Ozareff pénètre dans Paris avec les troupes coalisées qui vont occuper la capitale, il ne tarde pas de s'éprendre d'une jeune veuve, secrète, volontaire et hautaine
Sophie de Champlitte. Tout semble-t-il devrait séparer l'officier dévoué au Tsar Alexandre de la fière aristocrate française qui a subi l'empreinte de la révolution au point de conspirer contre Louis XIII
Le retour de Napoléon éloigne Nicolas avant qu'il ait pu obtenir le moindre mot d'espoir
Après Waterloo, il se retrouve soudain à Paris et court à la recherche de Sophie
Qu'est-elle devenue durant cette longue séparation
2. La Barinia
La belle et ardente Sophie jeune aristocrate française aux idées républicaines est devenue la barinia, l'épouse de Nicolas, Ozareff du barine, seigneur russe qu'elle a suivi dans son pays
Sa vie à Kachtanovka immense domaine où les paysans, moujiks, serfs sont parqués dans de misérables villages, constitue pour elle une extraordinaire expérience
Indignée par l'injustice de certaines coutumes russes, elle n'hésite pas à affronter son beau père, hallucinante figure de vieillard despotique mais qui finit par céder au charme de la jeune parisienne au point de jalouser son propre fils
Dévouée à tous Sophie apprend à lire au petit moujik Nikita qui l'adore en secret
Mais est-elle assez attentive aux sentiments de Nicolas, désoeuvré, il sent naître en lui pour la belle Daria Philippovna
3. La gloire des vaincus
A Saint Petersburg, en décembre 1825 Nicolas Ozareff tente avec ses amis, groupe d'aristocrates et de militaires ,généreux de renverser le régime autocratique pour imposer une constitution libérale
Rassemblés sur la place du Sénat, les décembristes sont décimés par les canons du futur tsar Nicolas Ier
Les survivants jetés dans les cachots de la forteresse Saint Pierre et Paul, seront pendus ou dépotés en Sibérie
Comment Sophie, qui vient d'apprendre l'infidélité de son mari réagira-t-elle à la nouvelle du danger qui la menace
Les méchants sont ceux qui s'opposent par la force au bonheur de l'humanité pour conserver leurs propres privilèges
4. Les dames de Sibérie
A six mille verste de Saint Petersburg, dans un village de Sibérie, Nicolas Ozareff a rejoint de jeunes nobles libéraux condamnés comme lui pour le coup d'état manqué du 14 décembre 1825
Bientôt le village perdu voit débarquer les épouses de certains condamnés femmes jeunes et belles portant des noms prestigieux et toute enfiévrées par l'esprit de sacrifice
Parmi les plus acharnées à combattre la discipline pénitentiaire se trouve Sophie, la femme de Nicolas
Elle s'efforce de soulager la détresse de son mari mais le souvenir de Nikita le jeune moujik qui lui vouait un amour si pur et si absolu a trouble au point que le conflit fini par éclater entre les époux
Dès lors, les péripéties se succèdent violentes, passionnées et c'est le bagne tout entier qui participe au drame
5. La fin des combats
Déporté pour sa participation à la révolte de 1826 Nicolas a trouvé la mort sur le lac Baïkal
Sa femme Sophie qui l'avait rejoint dans l'exil s'est profondément attachée à ses compagnons d'infortune et surtout au Dr Wolff, noble figure de médecin qui a su éveiller son estime et peut-être sa tendresse
Soudain, elle apprend que le tsar l'autorise à regagner la Russie
Quitter celui avec lequel elle songeait à rfaire sa vie la déchire, mais une faveur impériale ne se refuse pas
De durs combats attendent Sophie à Katchtanovka oµ son neveu, qu'elle avait laissé au berceau et qui a maintenant 25 ans règne en despote sur ses serfs
Une lutte à mort s'engage entre eux
De Sibérie en Russie et de Russie en France le lecteur suivra avec passion Sophie qui au seuil de la vieillesse retrouve les salons parisiens où la fête du second empire déroule alors ses fastes

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Lamifranz
  27 mai 2022
Le cycle romanesque, en tant que création littéraire est une invention française. Les littératures étrangères peuvent, bien sûr nous proposer des trilogies (Dos Passos : USA), voire des tétralogies (Durrell : le Quatuor d'Alexandrie), il n'empêche que c'est bien chez nous que le phénomène est né, s'est installé et perdure encore de nos jours.
Sans remonter à Balzac (La Comédie Humaine) ou Zola (Les Rougon-Macquart), on peut dire que Marcel Proust est à l'origine du cycle romanesque moderne avec A la recherche du temps perdu. Suivront Romain Rolland (Jean-Christophe), Colette (Claudine), Jules Romains (Les Hommes de bonne volonté), Georges Duhamel (La Chronique des Pasquier) ou encore Roger Martin du Gard (Les Thibault). Plus tard apparurent les sagas écrites par Bernard Clavel (La Grande patience, Les Colonnes du ciel, le Royaume du Nord), Georges Emmanuel Clancier (Le Pain noir) Robert Sabatier (Les Allumettes suédoises), Maurice Druon (Les Rois maudits), Robert Merle (Fortune de France) … quelques noms et quelques oeuvres parmi tant d'autres….
Henri Troyat (1911-2007 s'est fait une spécialité de ce type d'ouvrage. Bien qu'il réussisse admirablement dans le roman isolé (L'Araigne - 1938, La Neige en deuil - 1952, Aliocha - 1991), ou la biographie (principalement des tsars, ou des écrivains russes), il s'épanouit pleinement dans les sagas en plusieurs volumes : Tant que la terre durera – 1947-1950, Les Semailles et les moissons – 1953-1958, La Lumière des Justes – 1959-1963 ou encore Les Eygletière – 1965-1967)
La lumière des justes est une pentalogie (ouvrage en 5 volumes) : Les Compagnons du coquelicot – La Barynia – La Gloire des vaincus – Les Dames de Sibérie – Sophie ou la fin des combats. Si vous aimez les romans historiques teintés de romanesque, vous ne serez pas déçus par cette saga qui commence en 1815 à l'entrée des Russes dans Paris après la chute de Napoléons.
Nicolas Ozareff, jeune officier russe, tombe amoureux de Sophie de Champlitte, la fille de ses hôtes. Il l'épouse et l'amène dans son domaine en Russie. Sophie apprend le métier de barynia (maîtresse de maison) et touche du doigt la misère du petit peuple russe. Nicolas, gagné aux idées progressistes (en partie grâce à sa femme), participe à une conjuration qui débouche sur l'émeute du 14 décembre 1825. Arrêté parmi les « décembristes » il est exilé en Sibérie, où Sophie fait le choix de le suivre. Les conditions de vie sont difficiles et Nicolas finit par mourir. Devenue veuve, Sophie rentre en France où elle est reçue comme une étrangère. Elle finit par repartir en Russie où elle retrouve son rôle de barynia.
Voilà en quelques mots le thème du roman. Je vous laisse imaginer toutes les aventures que vivent nos héros, les descriptions précises et saisissantes, la documentation énorme mais jamais pesante, et surtout ce portrait de femme admirable que brosse Troyat de notre barynia.
Bien évidemment, Troyat n'est pas Tolstoï, il ne cherche pas à l'être non plus. La Lumière des justes est un superbe roman historique, écrit de main de maître (Troyat est un merveilleux conteur), où l'on sent tout l'amour que porte l'auteur à sa terre natale (son vrai nom est Lev Tarassov, et il est né à Moscou). Il nous le fait partager, tout comme l'affection qu'il voue à ses personnages.
Le premier volume porte en exergue ; « La lumière des justes donne la joie » (Proverbes de Salomon, XIII, 9). Je ne sais pas si La Lumière des justes vous apportera la joie, mais je suis certain qu'elle vous apportera un réel plaisir de lecture.

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mumuboc
  08 janvier 2012
1100 Pages pour raconter le destin de Sophie, bourgeoise française mais révolutionnaire qui s'éprend d'un jeune russe, Nicolas, après la désastreuse campagne de Russie. Celui-ci enjolé par la fougue de son amour pour cette parisienne, participera à un complot pour donner à son peuple les libertés de la France et ils se retrouveront en Sibérie pendant de longues années. Romanesque à souhait, on a du mal malgré tout à le laisser, belle écriture, détailée sur l'histoire, la vie à cette époque, la découverte de la Russie et de ses règles. Mais je ne sais pas si il restera dans le temps dans ma mémoire.
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merveille
  24 janvier 2015
Belle et grande fresque historique de Henri Troyat, bien documentée et romancée, de lecture agréable.
On est vraiment plongé dans l'évolution de l'histoire de la Russie du 19ème siècle, en suivant la vie des deux héros, leurs relations avec les familles, amis et en traversant les pays respectifs, il y a de belles descriptions, des tensions et des sentiments bien sentis dans les multiples situations.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Emily5FEmily5F   04 août 2014
"Sophie pensait aux amis qu'elle avait quittés et qu'elle ne reverrait jamais plus. Le destin des décembristes lui apparaissait encore plus étrange à distance. Dans leur jeunesse, ils avaient cru que leur mission était de combattre jusqu'à la mort pour leurs convictions politiques ; dans leur âge mûr, ils avaient abdiqué tout héroïsme pour se consacrer au défrichement des terres et des esprits. Grâce à eux, les rudes habitants de la Sibérie avaient vu, pour la première fois, avec stupeur, des gens qui aimaient lire des livres et écrire des lettres, des gens qui se passionnaient davantage pour les idées que pour l'argent, des gens qui n'avaient plus ni fortune ni situation, et dont cependant il était impossible de nier l'ascendant sur leur entourage. Quel que fût le village pourri où l'administration reléguait un de ces insurgés, on pouvait être sûr qu'il se rendrait utile, fonderait une bibliothèque, instruirait des enfants. Sophie se rappela avec amusement la réflexion d'un arpenteur de Kourgane : "Dommage qu'il n'y ait pas eu plus de décembristes arrêtés en 1825 ! Encore quelques centaines de forçats dans leur genre et la Sibérie serait à la tête des pays civilisés !" Elle sourit et se dit que, peut être, pour les générations futures, la vraie gloire des décembristes ne serait pas de s'être révoltés, un jour, contre le tsar, mais d'avoir voué le reste de leur vie à la lutte contre l'apathie et l'ignorance de leurs semblables."
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Emily5FEmily5F   04 août 2014
" - Je crois que je marche vers le bonheur.
Et Youri Almazoff avait soupiré :
- Je t'envie! Entre nous, je préférerais une femme qui me fasse souffrir à pas de femme du tout !
La conviction des célibataires était qu'à Pétrovsk, agglomération industrielle autrement importante que Tchita, ils trouveraient des filles assez nombreuses et assez faciles pour contenter leurs appétits. On racontait qu'il s'en passait de drôles dans le terrain vague, derrière la fonderie ! Youri Almazoff, en rapportant ces bruits, avait des étincelles plein les yeux. Nicolas se sentait étranger à toutes ces grivoiseries. L'amour avait pour lui la gravité d'une religion. L'homme installé sur la plage n'a pas, pensait-il, la même notion de l'océan que celui qui s'aventure assez loin sur les flots pour perdre de vue la terre"

Les dames de Sibérie p. 885
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FRAMBOUILLE03FRAMBOUILLE03   07 juin 2014
J'ai lu ces romans il y a environ 35 ans et peut être plus et j'ai adoré. J'aimerais les relire sur ma liseuse car je ne sais pas ce qu'ils sont devenus au fil du temps
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AheuuuAheuuu   31 mai 2013
On offre l'empire de Russie comme une tasse de thé, à l'un, à l'autre, et personne n'en veut !
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Vidéo de Henri Troyat
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/theresa-revay-la-course-parfaite-53094.html
Depuis vingt ans, Theresa Révay s'est imposé comme un auteur majeur fédérant autour d'elle un public fidèle et enthousiaste, friand de ces romans historiques dans lesquels elle raconte les 50 premières années du XXème siècle. Depuis « Valentine ou le temps des adieux » à « La nuit du premier jour », ce ne sont pas moins de huit titres qui font de Theresa Révay une digne héritière d'Henri Troyat ou de Maurice Druon. Emportés par le vent de l'Histoire, les personnages qu'elle invente nous entrainent aux quatre coins du monde et nous font vivre leur passion, dans des décors et des ambiances parfaitement reconstitués, avec un souffle romanesque qui ne trahit en rien une belle qualité d'écriture. Quant à la précision historique, fruit de recherches de longue haleine qui caractérise le travail de Theresa Révay, elle est reconnue par les spécialistes des périodes dans lesquelles elle place ses intrigues. On ne s'étonnera pas ainsi que la romancière ait reçu le prix Historia en 2014 pour son livre « L'autre rive du Bosphore ». Romancière jusqu'au bout des ongles, Theresa Révay ne s'était jamais aventuré dans la biographie, même si l'envie n'était pas loin. Mais le hasard fait parfois bien les choses. Pour l'écriture de son précédent roman, Theresa Révay côtoie dans ses recherches Nathalie Mathet dont le beau-père n'est autre que François Mathet, le célèbre entraineur hippique. A écouter la jeune femme lui confier des secrets de famille, la romancière se dit qu'il y a là matière à un nouveau livre. Voilà comment nait « La course parfaite » publié chez Tallandier. Né en 1908, engagé dans l'armée française en 1939 en tant qu'officier de cavalerie, assistant impuissant à la débâcle, François Mathet se fait un nom dans le monde des courses. Il a un don particulier pour comprendre les chevaux, les entrainer et leur faire gagner les plus grands prix. Veillant sur les chevaux de l'Aga Kahn ou de la famille Rotschild, il fut aussi celui qui entraina Yves Saint Martin sur la plus haute marche du podium, faisant de lui le plus célèbre jockey français. C'est l'histoire de cet homme discret, taiseux mais passionné et généreux que raconte Theresa Révay, l'histoire d'un homme qui se calque sur celle de son époque et que traversent les grandes personnalités d'alors. Une biographie passionnante qui ravira les passionnés de chevaux et de sports équestres mais aussi tout ceux qui s'intéressent aux destins exceptionnels liés à la grande Histoire. « La course parfaite, François Mathet, portrait du maitre entraineur » de Theresa Révay est publié chez Tallandier.
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