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EAN : 9782277300366
95 pages
Éditeur : J'ai Lu (01/01/1999)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 61 notes)
Résumé :
Qu'est-ce qu'elle fait, Ève? Elle poinçonne des tickets de métro. Geste banal ? Non, geste envoûtant qui va conduire un P.D.G. aux limites de l'amour et de la folie.
Les autres personnages de ce livre étonnant ne sont pas moins étranges. II y a la manucure qui se fait épouser par le plus difficile de ses clients et vit avec lui des jours d'or, de soufre et de soie; l'affreux philanthrope aux initiatives malheureuses; l'homme solitaire puis rêve d'un enterreme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  27 mai 2014
"Le Geste d'Eve" est la nouvelle qui clôt ce recueil de neuf nouvelles. Neuf nouvelles dont le point commun pourrait être la cupidité, la tentation, la passion qui tourne à l'obsession : « Les mains », « le carnet vert », « le meilleur client », « le retour de Versailles », « Bouboule », « Vue imprenable », « Faux marbre », « le diable emporte Pierre », « le geste d'Eve »…
« Les mains » : La rencontre de Ginette et d'un hideux personnage : « Il était laid, des traits austères, la main plus rude que le gant » aurait dit Hugo… mais Ginette est manucure… Alors…
« le carnet vert » : un homme découvre un carnet vert ; une somme pour lui qui vit chichement de son emploi de comptable…Qui est Jean de Bize, celui qui contre une somme bien plus élevée demande par voie de presse qu'on lui rende le fameux carnet ?
« le meilleur client » : un homme « dévalise » la boutique d'articles funéraires du couple Euterpe…Où veut il en venir ?
« le retour de Versailles » : une vente aux enchères à Versailles. Caroline rêve d'une commode, Georges d'un tableau…
« Bouboule » : Bouboule, le chien du père Tabuze s'est fait renverser… Madame de Montcaillou lui viendra-t-elle en aide, malgré le peut de sympathie qu'elle porte à son maître ; comme à tous les hommes, d'ailleurs…
« Vue imprenable » : peut-on être misanthrope sur son île déserte ; sans l'autre ?
« Faux marbre » : et si la chair humaine n'était belle que marbrée ? Justement …
« le diable emporte Pierre » : « Un idiot à Paris », en quelque sorte…
« le geste d'Eve » : la « poinçonneuse des Lilas » et le PDG…
Un bien étrange (mais néanmoins remarquable) recueil emmené par le style alerte d'Henri Troyat, dont on imagine le sourire malicieux, qu'il a dû afficher tout au long de la rédaction de ces neuf nouvelles admirablement ficelées…
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Ambages
  18 octobre 2017
Le geste d'Ève est beau mais ne peut être compris de M. Coquericaud de la Martinière... Croquer une pomme et puis quoi ! Lui préfère quand elle poinçonne dans le métro avec son petit calot sur la tête. C'est une belle découverte que ce recueil de nouvelles d'Henry Troyat. Toutes les chutes ne se valent pas mais j'ai eu un plaisir certain pendant cette lecture dont la prose est douce, pleine de sensibilité et dont l'ironie n'est pas absente. Il y a une lucidité sur la nature humaine qui transparaît de manière implacable, tant les défauts que ses atouts qui la constituent. Personnellement je retiendrai plus facilement les nouvelles où le fantastique apparaît, particulièrement Faux marbre, Bouboule ou Les mains, mais toutes me reviendront en mémoire à un moment ou un autre car elles ont une fausse simplicité qui leur permet de nous marquer plus qu'on peut le croire au premier abord. le carnet vert ou le retour de Versailles, voire Vue imprenable... ah je suis en train de toutes les reprendre et finalement, qu'il est difficile de faire un choix ! Non, définitivement, je les ai toutes appréciées.
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LiliGalipette
  16 mai 2012
Une manucure effacée épouse le Diable, un philanthrope excentrique fait le malheur d'un homme avide, un solitaire rêve d'un enterrement de patriarche, une vente aux enchères tourne mal pour un collectionneur, un chien peut en cacher un autre, un misanthrope découvre le sens de la vie en cherchant un homme, un artiste brimé se prétrifie, le Diable a plus d'un tour dans son sac, une poinçonneuse fait chavirer le coeur d'un riche industriel, etc.
Les nouvelles se suivent et ne se ressemblent pas. Petits bouts d'existence mis bout à bout pour dresser le portrait d'une humanité simple. Ce sont les histoires extraordinaires de gens simples que l'on ne remarque pas. Je suis sous le charme de du style de l'auteur: légèreté, finesse et simplicité. Je le recommande à tous. Ce petit recueil a mis un peu de merveilleux et un peu de folie dans mon monde de lectrice.
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horline
  08 mai 2011
Avec le geste d'Eve et autres nouvelles, Henri Troyat a décidé de surprendre le lecteur en rompant radicalement avec sa signature littéraire. Pas de grande fresque qui se déroule lentement dans la froideur de l'hiver russe, mais des histoires courtes et truculentes dominées par le loufoque, le rocambolesque, l'étrange, et témoignant d'une imagination foisonnante de l'auteur.
Ainsi on découvre que le diable aime se faire limer les ongles, qu'un carnet de cuir abandonné peut servir d'appât, qu'une poinçonneuse a le pouvoir de charmer un pdg via son composteur de tickets de métro ou encore qu'un obsédé du faux-marbre se fige sous les poils de son pinceau…autant de nouvelles qui proposent une galerie de personnages extravagants.
Extravagants parce qu'ils sont aveuglés par la lumière de leur idée fixe. Elle éveille en eux et malgré eux toutes les lâchetés, toutes les bassesses et autres compromissions, quelles que soient les conséquences.
Pour autant, on ne parvient pas à les détester tant les conséquences s'avèrent diaboliques et renversantes. Sans compter la plume de l'auteur qui les met à nu sous un angle humoristique et tendre souvent, cruel et cynique parfois. On se surprend à ressentir de l'empathie pour certains de ces personnages.
Au-delà de l'absurde, on devine une parabole du mythe d'Adam et Eve dans laquelle les personnages cèdent à leur tentation, avec un serpent prenant l'apparence d'un composteur de tickets de métro et le fruit défendu d'un carnet de cuir ou d'un tableau. Bien sûr, ayant goûté au fruit défendu, les héros ne connaîtront plus le Paradis.
Lire ces nouvelles est réellement rafraîchissant : on découvre un univers insaisissable mêlant harmonieusement réalité et surnaturel, grâce auquel H. Troyat fait souffler tour à tour cynisme et éthique. Portée par une écriture à la fois limpide et foisonnante, cette oeuvre rappelle l'art du romanesque de l'auteur où chaque détail participe à la construction de l'intrigue.
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Epictete
  01 février 2014
C'est tout un monde qui est décrit dans ces neuf nouvelles, Un monde peuplé de personnages qui pourraient être banals, mais qui se trouvent pris dans des circonstances bien particulières, étonnantes, voire étranges.
C'est traité avec plein d'humour.
J'aime beaucoup les nouvelles, mais là, on est dans le haut de gamme. On n'entre pas à l'académie française par hasard. Henry Troyat semble s'être livré à un exercice de style, très différent de ce qu'il écrit habituellement, mettant au service de l'humour et du rythme son talent d'écrivain.
Ne passez pas à côté.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   15 octobre 2017
Ce n'était pas par vocation que Ginette Parpain était entrée, à vingt-trois ans, comme manucure, dans un salon de coiffure des Champs-Elysées, mais dans l'espoir de trouver un mari parmi la clientèle exclusivement masculine de l'établissement. Dix-neuf ans plus tard, de tous les hommes qui lui avaient confié leurs mains, aucun ne lui avait encore demandé la sienne.
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AmbagesAmbages   18 octobre 2017
Mais, supprimée sur le papier, l'affreuse foule reprenait vie, autour de lui, dans le métro. Encaqué avec ses semblables dans le wagon, il les considérait comme des flacons de mauvaises odeurs dont les bouchons étaient des têtes mal visées.
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lecassinlecassin   27 mai 2014
Il lui manquait dans la physionomie ce je ne sais quoi qui allume la convoitise du mâle…
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EpicteteEpictete   01 février 2014
Elle donna n coup de volant à droite, à gauche.Des arbres sautèrent de côté pour l'éviter. Mais l'un d'eux moins prompt que les autres, resta sur place. Une affichette était collée sur son tronc: "Votez pour...."
Mme de Montcaillou ne sut jamais pour qui elle aurait dû voter. Sur le point de perdre connaissance, elle se vit projetée hors de la voiture et enlevée au ciel dans les pattes d'un grand chien noir.
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horlinehorline   08 mai 2011
Il l’inquiétait un peu par la zone obscure qu’elle devinait en lui. Mais elle se disait que toute femme a dans le sang la vocation de réformatrice et qu’elle saurait limer les mauvais instincts de cet homme comme elle avait su limer ses ongles.

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Videos de Henri Troyat (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henri Troyat
“Les Âmes mortes” de Nicolas Gogol par Henri Troyat. Première diffusion le 22 juin 1953 sur La Chaîne Nationale. “Les Âmes mortes” ? Le rôle de Pouchkine, les doutes immenses qui tourmentent Gogol, avant, pendant et après l’écriture : doutes d’écrivains, puis tourments d’un homme qui a reçu un don de Dieu et qui croit ne pas savoir offrir un don à Dieu ; qui se reproche la peinture de la bêtise et de la médiocrité…et pense que décrire “de belles âmes” serait d’essence supérieure… Gogol qui avait croisé un illuminé au terme de sa brève-vie (d’autant plus brève qu’il y avait eu cette rencontre). Les doutes et les tourments de Gogol qui confie dans une lettre à un ami qu’il a chargé ses héros de ses propres indignités ? Nous pouvons ne pas les connaître, nous pouvons lire “Les Âmes mortes” et considérer, comme Henri Troyat tout jeune garçon, qu’il s’agit du “livre le plus drôle de toute la Littérature”.
Thèmes : Littérature| Littérature Russe| Les Âmes mortes| Henri Troyat| Nikolaï Gogol
Source : France Culture
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