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EAN : 9782246616719
280 pages
Éditeur : Grasset (17/10/2001)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 9 notes)
Résumé :

Marina Ivanovna Tsvetaïeva (1892-1941) publia ses premiers poèmes avant Pasternak et Maïakovski. Marqué par la tradition du romantisme allemand, par les chants populaires russes et par la sensibilité de Pouchkine, elle composa des recueils de nouvelles.

Dès 1922, hostile à la Révolution russe elle quitte l'URSS et exalte la "Vendée russe". Mariée à un officier "blanc", émigrée à Prague puis à Paris, elle poursuit sous diverses formes une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
victore
  21 décembre 2014
Quelle descente aux enfers que cette biographie.
La poetesse Tsvetaeva brûle et se consume depuis petite.
Génie au caractère entier et passionné son itinéraire est un long chemin vers elle même qui se finit au bout d'une corde en l'absence de son fils et de ses voisins.
On se surprend à penser que c'était sans doute la seule issue quand on est confronté à ces propres démons et à ceux d'une époque mortifère.
On découvre grâce à mrTroyat qui nous embarque comme dans chaque biographie dans une époque et tout ce qui fait celle ci : personnalités...
On découvre donc une multitude d'écrivains et la communauté russe à Paris. Des noms oubliés ou à redécouvrir.
On découvre aussi des poèmes hallucinants de modernité et de puissance.
Comme si elle tirait d'elle même la lumière et la violence de ces écrits.
Poétesse à plein temps on peut dire que Tsvetaeva était possédée par l'écriture et sans concession pour elle même et les autres.
Absolue et attachante comme peu d'écrivain cette biographie est à découvrir si on ne connait pas ou peu cette artiste;
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Villebard
  24 novembre 2018
On y apprend des choses sur le début de sa vie et surtout sur sa famille de bourgeois. On la suit dans ses différents exils, en Tchécoslovaquie, en Italie, en Allemagne et en France qu'elle finira par quitter pour rentrer en URSS. On visite également les milieux de l'émigration russe, ses courants, ses haines, ses rivalités. Quitter le bolchévisme n'est pas un long fleuve tranquille et la vie de tous les jours dans la pauvreté à laquelle elle n'a pas été habituée, avec ses marmots et son mari présent par intermittence. Elle finira par se suicider peu après son retour en URSS, seule porte de sortie à sa vie.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ninamarijoninamarijo   21 avril 2020
La pensée de cette lettre est même si obsédante que dès le 11 août 1923, elle a transposé son impatience et son angoisse dans un poème :
On n'attend pas ainsi des lettres,
Mais une lettre,
Un lambeau de chiffon,
Avec de la colle autour.
Au-dedans, un seul mot,
Et c'est le bonheur. Et c'est tout !
On n'attend pas ainsi le bonheur,
On attend ainsi la mort.
Un salut militaire
Et du plomb dans la poitrine.
Trois balles et c'est tout (...)
Le carré d'une lettre.
Encre et magie.
Pour le sommeil de la mort
Personne n'est trop vieux.
Le carré d'une lettre.
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ninamarijoninamarijo   21 avril 2020
Plus perspicace qu'Akhmatova, Ariadna écrira dans ses souvenirs :" Maria Tsvetaeva était sans mesure, Anna Akhmatova était harmonieuse. D'où la différence que chacune avait vis-à-vis de l'autre sur le plan littéraire. La démesure de la première accepte et aime l'harmonie de la seconde, tandis que l'harmonie de la seconde l'empêche de comprendre la démesure de la première". Au vrai, tout en rendant hommage à la sage et brillante carrière d'Akhmatova, Marina l'envie, inconsciemment, d'avoir su imposer son talent sous les différents régimes. Elle lui en veut, à part soi, de satisfaire tous les amateurs de poésie, alors qu'elle-même compte parmi ses lecteurs des gens aux goûts contradictoires : les uns l'admirent tout en lui reprochant son manque de lisibilité, tandis que les autres la félicitent d'avoir disloqué le vocabulaire au point de faire du russe une langue strictement "tsvetaévienne". Néanmoins il lui semble que, même en Russie soviétique, il y a de plus en plus de partisans d'un lyrisme moderne, inventif, dérangeant.
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latrambouzelatrambouze   23 novembre 2019
Et j'ai envie de dire à tous ceux qui sont encore vivants : "Écrivez, écrivez davantage ! Fixez chaque instant, chaque geste, chaque soupir. Pas seulement le geste, mais aussi la forme de la main qui l'a fait ; pas seulement le soupir, mais le dessin des lèvres dont il s'est envolé. Ne méprisez pas l'extérieur (...) Notez les choses avec plus de précisions. Il n'y a rien qui soit sans importance (...) La couleur de vos yeux et de votre abat-jour, le coupe-papier et les motifs de vos papiers peints, la pierre précieuse de votre bague préférée, tout cela formera le corps de votre âme, de votre pauvre âme, abandonnée dans le monde immense."
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ninamarijoninamarijo   14 avril 2020
Ne riez pas de la jeune génération
Vous ne comprendrez jamais
Qu'il est possible de vivre
Rien qu'avec le désir de la liberté et du bien.

Vous ne comprendrez pas
que s'embrase
D'ardeur belliqueuse
La poitrine du combattant,
Et qu'un adolescent peut mourir,
Fidèle jusqu'au bout à ses principes.
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ninamarijoninamarijo   14 avril 2020
Le corps de l'autre est un mur, il empêche de voir son âme
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Videos de Henri Troyat (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henri Troyat
Retrouver l'émission ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/theresa-revay-la-nuit-du-premier-jour-52411.html
Après deux titres contemporains, Theresa Révay a choisi le roman historique dont elle est devenue l'une des meilleures représentantes. Avec « Valentine ou le temps des adieux » en 2002, les lecteurs découvrent alors une jeune auteur dont le travail d'écriture, le romanesque des situations, la psychologie des personnages et le cadre historique n'est pas sans rappeler Henri Troyat, Maurice Druon ou Françoise Chandernagor. Pour ma part, j'aime à dire que Theresa Révay peut être considérée comme la petite cousine de Ken Follett !
Après la révolution bolchevique dans « La louve blanche », l'Angleterre des années 20 dans « Dernier été à Mayfair », le Berlin de 1945 dans « Tous les rêves du monde » ou la fin de l'empire ottoman dans « L'autre rive du Bosphire », Theresa Révay n'a pas son égale pour nous faire voyager dans le temps et dans le monde. Par un sens de l'intrigue parfaitement construit, elle sait inventer des destins romanesques aux prises avec la grande histoire, sans rien sacrifier à la qualité de l'écriture.
Voici le 10ème roman de Theresa Révay, « La nuit du premier jour ». Nous sommes à Lyon à la toute fin du XIXème siècle, où Blanche s'étiole dans la bourgeoisie locale des soyeux, auprès de son mari Victor. de ce mariage arrangé sont nés deux enfants, Oriane et Aurélien que chérit leur mère. Et pourtant, par amour pour Salim, venu de son Orient natal pour affaires avec les soyeux, Blanche va tout quitter.
Au-delà de cette intrigue romanesque et des rebondissements liés à des secrets de famille bien enfouis, Theresa Révay nous entraine dans un formidable tourbillon de sentiments et de larmes, au coeur du premier conflit mondial mais aussi dans le soleil de la Syrie et du Liban, où le sang va couler également. Face à une Europe qui se déchire, à l'autre bout de la Méditerranée, Blanche va devoir affronter la révolte arabe face à l'empire Ottoman de Jamel Pacha.
Magnifique portrait de femme luttant par amour, pour ses enfants comme pour l'homme de son coeur, le nouveau roman de Theresa Révay est une grande fresque qui résonne avec notre époque contemporaine et nous offre un magnifique moment de lecture.
« La nuit du premier jour » de Theresa Révay est publié chez Albin Michel.
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