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EAN : 9782290150702
475 pages
Éditeur : J'ai Lu (19/04/2000)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 65 notes)
Résumé :
« Après les émeutes de février, une nécessité physiologique avait ramené l'apaisement dans le coeur des hommes. Malgré l'absence des agents de police, qui tous avaient été exécutés ou expédiés sur le front, l'existence, à Pétrograd, redevenait à peu près normale. »

Les soviets ont remplacé le tsar. C'est la guerre civile entre les "Blancs" et les "Rouges". Le pays manque de tout et nul n'est à l'abri des délations, privations, exécutions à la sauvette... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
  25 août 2019
Qu'il est sombre ce cinquième tome !
Le bon temps de la bourgeoisie russe et des privilèges est définitivement révolu. La révolution emporte tout sur son chemin : les doux souvenirs, les regrets et la légèreté.
Ne subsistent que la peur de mourir, les fusillades, la boue, la promiscuité insalubre, la maladie, la fuite...Avec peut-être l'espoir d'une future belle Russie.
Et pour la première fois, j'ai ressenti de l'empathie pour ces personnages que je jugeais trop mesquins, trop sûrs d'eux, trop désinvoltes. C'est que leur vie s'endurcit et leur coeur aussi. La belle et frivole Tania, l'impétueux Akim, le vaillant Michel, l'idéaliste Nicolas et même la douce Nina prennent de l'étoffe pour faire face aux épreuves. Il devient difficile de suivre leur destin d'un regard distant et amusé.
D'autres personnages n'auront pas cette chance. La plume de Troyat, devenue féroce, n'épargnera pas certains et notamment Volodia dont la triste destinée ne m'a guère émue.
Quant à Kisiakoff - ce salaud qui me fait beaucoup penser à Raspoutine - il est fort à parier qu'on le retrouvera dans les prochains tomes...

Il me reste deux tomes à lire mais je vais faire une petite pause. Car contrairement aux personnages principaux de cette histoire, rien ne me force à quitter la Russie.
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litolff
  07 décembre 2012
Tant que la terre durera est un monument colossal qui plonge le lecteur dans une atmosphère de fin du monde, celle de l'effondrement d'un Empire gigantesque.
Dans la grande Russie, de sanglants événements se trament ; à Moscou, le peuple gronde et prépare la révolution.
Et avec l'attentat de Sarajevo, un autre conflit imminent menace l'Europe tout entière... Pris dans la tourmente de l'Histoire, chacun tente de conjurer le sort.
Au fil des pages, trois familles enjambent le cours de la révolution de 1888 aux années 1930, celle des Danoff du Caucase, celle de Volodia d'Ekaterinodar et celle de Tania et ses frères, Nicolas et Akim. Les étapes de la vie se succèdent, alors que naissent l'amour, les vocations et les convictions des protagonistes, au tournant de l'histoire russe.
J'ai adoré cette saga qui est à mon avis une réussite romanesque et historique magistrale.
Suite romanesque : Tant que la terre durera en 7 tomes
Tant que la terre durera : 3 tomes (1947)
Le Sac et la Cendre : 2 tomes (1948)
Étrangers sur la terre : 2 tomes (1950)
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dadotiste
  23 février 2016
Ce tome cinq est la suite directe du six ; il est tout aussi passionnant et surpasse également de loin les quatre premiers tomes.
Plus de superficialité, on découvre ici, la révolution dans toute son ampleur, avec ses vices.
Les Rouges ont définitivement pris le pouvoir mais le pacifisme de Nicolas et de ses camarades dans les premiers tomes est bien loin. Les chefs utilisent les pauvres, pour qui la révolution consiste principalement à piller les maisons ; il existe au final toujours des avantages pour les hauts placés en grade, etc.
En réalité, ce tome permet même de mieux comprendre les origines de 1984 d'Orwell.
J'ai vraiment hâte de lire le prochain pour en savoir plus sur cette révolution et sur l'immigration des Russes, fuyant leur patrie !
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meknes56
  10 août 2019
Cinquième et dernier tome d'une fresque absolument fantastique..Les personnages resteront à jamais présents dans ma mémoire. C'est pour vivre des émotions, des récits comme cela que j'étais un fidèle lecteur de Troyat.
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bfauriaux
  26 juin 2020
la suite des aventures en russie du temps de la revolution un sujet que l'auteur domine parfaitement et une ecriture toujours aussi fluide et emballante bref un succes de lecture !
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
sodinsodin   22 novembre 2010
Tant que la terre durera, les semailles et les moissons, le froid et le chaud, l'été et l'hiver, le jour et la nuit ne cesseront point de s'entre-suivre.... C'est écrit dans la Genèse. La roue tourne. Les saisons passent. Dieu mélange les hommes et les semences, vanne les graines et les chagrins. Laisse-toi porter par le vent, comme une semence, comme une graine......
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Raina66Raina66   07 mai 2014
« Écoute-moi bien Tania : La meilleure façon de servir l’humanité c’est d’être inhumain. Il ne faut pas que la main du chirurgien tremble devant le corps qu’il espère sauver de la gangrène. S'il songe au passé de ce corps, a son nom, a son âge, aux liens de famille, aux souvenirs d’enfance, il ratera l’opération. Nous voulons oublier les individus pour ne penser qu’au total. Ce n’est pas le sang de Danoff ou de Petroff qui coule. C’est un sang propre, anonyme, un sang russe, notre sang a tous..."
Un poids horrible oppressait Tania. Nicolas et elle ne parlaient pas la même langue. Elle était devant lui comme une femme qui crie au bord de la mer. »
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Raina66Raina66   07 mai 2014
« Que la révolution était belle dans sa jeune colère ! Non, les excès ne la déparaient pas. Ses erreurs, ses crimes, ses imperfections, prouvaient même a quel point elle était humaine ! D’ailleurs il était trop tôt encore pour faire la part entre l’excellent et le détestable, entre le juste et l’injuste d’une pareille entreprise. Sans doute les débuts ont étaient-ils sanglants et hideux au regard des esthètes et des amateurs de la petite Histoire. Mais il y avait tant de gestes magnifiques, tant de conceptions généreuses, à coté des laideurs obligatoires dont les ennemis de la cause tentaient de tirer argument ! »
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meknes56meknes56   10 août 2019
La phase préparatoire de la révolution et la révolution elle-même ne se ressemblent pas, ne peuvent pas se ressembler. La période initiale, celle qui te séduit encore, était vouée à l'idéalisme et au sacrifice. Quelques milliers d'individus bâtissaient une république de rêve sur le papier. Mais voici que des milliers d'individus se trouvent se trouvent, du jour au lendemain, face à face avec un peuple qui se chiffre par millions. Les masses s'engouffrent dans les cadres de la théorie et les font craquer sous la poussée énorme de leur instinct. Les intellectuels sont submergés, balayés par une vague d'êtres ignorants, sauvages, furieux. Ces nouveaux venus ne sont pas inspirés par l'amour de l'humanité, mais par leur intérêt personnel. Ils ne songent qu'à se venger, qu'à tuer, qu'à remplir leurs poches. Cependant, ils ont droit au respect, car ils sont partisans de la première heure, qui sont la qualité. La qualité, sous peine de disparaître, doit composer avec le nombre. Je dirai plus : en pleine lutte de classes, la vieille mentalité des révolutionnaires en chambre devient non seulement périmée, mais nuisible. Ceux qui n'ont pas su prendre le virage, s'adapter aux nécessités du moment, n'ont plus qu'à retomber dans l'ombre
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TheWindTheWind   25 août 2019
La révolution n'est pas une miniature qu'il faut examiner à la loupe, mais un vaste tableau qu'on doit admirer de loin.
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Vidéo de Henri Troyat
“Les Âmes mortes” de Nicolas Gogol par Henri Troyat. Première diffusion le 22 juin 1953 sur La Chaîne Nationale. “Les Âmes mortes” ? Le rôle de Pouchkine, les doutes immenses qui tourmentent Gogol, avant, pendant et après l’écriture : doutes d’écrivains, puis tourments d’un homme qui a reçu un don de Dieu et qui croit ne pas savoir offrir un don à Dieu ; qui se reproche la peinture de la bêtise et de la médiocrité…et pense que décrire “de belles âmes” serait d’essence supérieure… Gogol qui avait croisé un illuminé au terme de sa brève-vie (d’autant plus brève qu’il y avait eu cette rencontre). Les doutes et les tourments de Gogol qui confie dans une lettre à un ami qu’il a chargé ses héros de ses propres indignités ? Nous pouvons ne pas les connaître, nous pouvons lire “Les Âmes mortes” et considérer, comme Henri Troyat tout jeune garçon, qu’il s’agit du “livre le plus drôle de toute la Littérature”.
Thèmes : Littérature| Littérature Russe| Les Âmes mortes| Henri Troyat| Nikolaï Gogol
Source : France Culture
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