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EAN : 9782246571711
313 pages
Éditeur : Grasset (07/10/1998)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Qui remplacera Pierre le Grand ?
Qui succédera au réformateur despotique et visionnaire ?
A la mort du Tsar, en 1725, toute la Russie s'inquiète.
Les grandes familles complotent, les proches du pouvoir intriguent : on cherche en vain un maître, un descendant en âge de régner, s'imposant à tous... ou ne gênant personne.
Mais on ne s'accorde que sur des femmes !Et quelles femmes !
Trois impératrices et une régente, qui t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
akhesa
  10 mars 2015
Voila un ouvrage ecrit par un grand nom;un ouvrage qui nous raconte l'extraordinaire arrivee au pouvoir des "terribles tsarines" sur le trone de la Russie.Ces femmes qui sont arrivees sur le trone suite a un heureux hasard s'en sont sorties haut la main.Ce que je trouve dommage,c'est que l'auteur insiste beaucoup sur le devergondage des tsarines,sur le nombre des amants et des soupirants.Elles passent pour de veritables obsedees et nymphomanes...pourtant ces hommes de l'ombre ou de lit,les ont aidees et la Russie a pu prosperer et continuer a se developper.Cet ouvrage met en evidence tous les proches,familiers,diplomates,nobles faisant partie de la cour imperiale;peu de place est laissee au peuple,aux braves paysans,et aux lois qui ont ete promulgees pour le pays.
J'ai aime ce livre qui donne envie de lire d'autres biographies concernant ces femmes exceptionnelles
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umezzu
  28 décembre 2015
Henri Troyat s'intéresse avec ce livre à une série de femmes, qui ont su parvenir au pouvoir dans la Russie d’après Pierre le Grand.
Catherine I ère, lettone d'origine pauvre, a vécu un conte de fée passant de simple servante à seconde épouse du tsar Pierre le Grand. A sa mort, elle lui a succédé pendant deux ans, même si en fait c'est son amant Menchikov qui gouvernait. Après l’intermède Pierre II dont la volonté était de prendre en tout le contre pied de son grand père, le conseil choisi la nièce de Pierre le Grand, Anna Ivanovna, pour régner. La Russie sombre dans un régime de terreur imposé par le favori Biron. Lui succède Ivan VI, qui laisse sa mère Anna Léopoldovna, régente, gouverner. Puis Elisabeth I ére, fille de Pierre le Grand et de Catherine I ére est imposée par les grands seigneurs à la faveur d'un coup d'Etat.
Cet enchaînement de règnes courts d'impératrices, choisies pour leur supposée flexibilité, et qui s’avèrent en fait de vraies autocrates, même si elles confient leur pouvoir à leurs amants du moment, fait la part belle aux intrigues de cour, à la promotion accélérée de jeunes amants, à une atmosphère de coup d'état. Tout se règle par la force. La dynastie Romanov se perpétue, mais dans le sang et par des écarts dans la lignée.
Troyat passe l'essentiel de son livre à décortiquer ces souveraines et les jeux de pouvoir qu'impliquent les successions. Il s'attarde sur leurs plaisirs et leurs favoris, et va plus vite sur la politique internationale, faite d'alliances qui se font et défont, et les guerres qui en découlent.
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mariech
  01 novembre 2011
Avec son talent de conteur habituel , Henry Troyat , qui a alterné dans sa carrière d'écrivain entre romans et biographies historiques , nous conte l'histoire ( la petite histoire plutôt , celle qui est faite d'anecdotes ) des Tsarines qui ont succédé à Pierre le Grand jusqu'à l'avènement de celle qui sera appelée Catherine la Grande .
En parcourant le livre , on se rend compte que l'histoire change peu : alliances qui se défont du jour au lendemain , cruauté incroyable des Tsarines , guerres incessantes entre les différentes puissances de l'époque .
Une époque pleine de contradictions partagée entre faste et coutumes sanguinaires .
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purplevelvet
  29 janvier 2011
Sur la première partie du livre, en gros jusqu'à l'accession au trône d'Elisabeth, pas grand chose à redire, on nous parle de personnages peu connus ou dont l'influence est assez peu notable, l'auteur a au moins le mérite de faire connaître une période de l'histoire russe assez obscure. Pour la suite, ça se gâte un peu quand même: je regrette qu'il soit assez peu précis sur les événements politique: jeux d'alliances compliqués entre la Russie, et soit la France, soit l'Autriche, soit l'Angleterre.. contre la suède, ou contre la Prusse, .. on sait qu'il y a une période de guerre, mais tout est vu par le petit bout de la lorgnette, et au final, c'est très fouillis sur ce point là. Une petite chronologie ou une frise des événements/alliances/ coups d'états aurait bien aidé à y voir plus clair! mais voilà, on est plus proche de Gala que du Dessous des Cartes, et du coup, difficile de se passionner vraiment pour ces intrigues de couloirs, trop peu scénarisées pour donner un roman ou a défaut une biographie romancée, trop peu précises pour être vraiment informatives. Ce qui en gênait pas trop pour les personnages hauts en couleurs devient un défaut pour le règne quand même important d'Elisabeth.
Une autre chose qui me gêne: le parti pris évident de l'auteur pour la future Catherine II, quasi-parfaite, tandis que son mari est systématiquement ridiculisé, voire comparé à un singe. Les deux derniers chapitres font un peut " la gentille Catherine contre la vilaine Elisabeth jalouse de sa jeunesse" ou " la gentille Catherine prise à tort pour une conspiratrice".. etc... Quand on sait quelle impératrice à poigne elle va devenir, c'est un poil ridicule de nous en faire une Cosette systématiquement victime de tout et tout le monde.

Lien : http://chezpurple.blogspot.c..
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meknes56
  06 juillet 2019
Quand un excellent écrivain se fait historien, le résultat est absolument génial. Henri TROYAT nous livre des portraits des tsarines vraiment époustouflants.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
mariechmariech   01 novembre 2011
Parmi les nations dites civilisées , les risques se résument à un blâme , à une destitution ou à une mise à la retraite d'office ; en Russie , patrie de la démesure , les coupables peuvent être condamnés à la ruine ,à l'exil , à la torture , voire à la mort .
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TobagoTobago   11 novembre 2013
" Dans l'ordre de la succession dynastique, elle sera la cinquième après Catherine Ier, Anna Ivanovna, Anna Léopoldovna et Elizabeth Ier (Petrovna) à gravir les marches du trône. Qui donc a prétendu que la jupe entrave les mouvements naturels de la femme ? Jamais Catherine ne s'est sentie plus à l'aise ni plus sûr d'elle. Celles qui l'ont précédée dans cette charge majeure lui donnent du courage et une sorte de légitimité. C'est la tête et non le sexe qui est dorénavant le meilleur atout pour la prise du pouvoir. "
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TobagoTobago   10 novembre 2013
"Certes, en songeant à cette naissance prochaine, Elizabeth regrette qu'il s'agisse d'un bâtard, lequel, bien qu'héritier en titre de la couronne, n'aura plus une seule goutte du sang des Romanov. [...] Mais elle sait aussi que, même si on n'est pas dupe dans les chancelleries de ce tour de passe-passe, personne n'osera dire tout haut que le petit Paul Petrovitch est un bâtard et que le grand-duc Pierre (Pierre III) est le plus glorieux cocu de Russie."
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NellaLunaNellaLuna   21 novembre 2014
[Élisabeth Ier] Jugeant qu’en travesti masculin elle surpasse toutes ses habituelles invitées, elle institue des bals masqués où, sur son ordre, les femmes paraissent en habits et culottes à la française et les hommes en jupes à panier. Fort jalouse de la beauté de ses congénères, elle ne tolère aucune concurrence en matière d’attifement et de parure. Ayant résolu de se montrer à un bal avec une rose dans les cheveux, elle remarque avec indignation que Mme Nathalie Lopoukhine, réputée pour ses succès dans le monde, en arbore elle aussi une, au sommet de sa coiffure. Une telle coïncidence ne peut être fortuite, décide Élisabeth. Elle voit là une atteinte flagrante à l’honneur impérial. Arrêtant l’orchestre au milieu d’un menuet, elle oblige Mme Lopoukhine à s’agenouiller, demande une paire de ciseaux, coupe rageusement la fleur incriminée en même temps que les mèches artistiquement frisées qui entourent la tige, gifle la malheureuse sur les deux joues, devant un groupe de courtisans médusés, fait un signe aux musiciens et retourne à la danse. A la fin du morceau, quelqu’un lui chuchote à l’oreille que Mme Lopoukhine s’est évanouie de honte. Haussant les épaules, la tsarine profère entre ses dents : « Elle n’a eu que ce qu’elle méritait, l’imbécile ! » Aussitôt après cette petite vengeance féminine, elle retrouve son habituelle sérénité, comme si c’était une autre qui avait agi à sa place.

(Chap. 8, Travaux et plaisirs d’une autocrate)
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akhesaakhesa   10 mars 2015
S'il est triste pour un pays d'etouffer sous les jupes d'une femme,que dire lorsque cette femme est elle-meme a la devotion d'un etranger
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Vidéo de Henri Troyat
Retrouver l'émission ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/theresa-revay-la-nuit-du-premier-jour-52411.html
Après deux titres contemporains, Theresa Révay a choisi le roman historique dont elle est devenue l'une des meilleures représentantes. Avec « Valentine ou le temps des adieux » en 2002, les lecteurs découvrent alors une jeune auteur dont le travail d'écriture, le romanesque des situations, la psychologie des personnages et le cadre historique n'est pas sans rappeler Henri Troyat, Maurice Druon ou Françoise Chandernagor. Pour ma part, j'aime à dire que Theresa Révay peut être considérée comme la petite cousine de Ken Follett !
Après la révolution bolchevique dans « La louve blanche », l'Angleterre des années 20 dans « Dernier été à Mayfair », le Berlin de 1945 dans « Tous les rêves du monde » ou la fin de l'empire ottoman dans « L'autre rive du Bosphire », Theresa Révay n'a pas son égale pour nous faire voyager dans le temps et dans le monde. Par un sens de l'intrigue parfaitement construit, elle sait inventer des destins romanesques aux prises avec la grande histoire, sans rien sacrifier à la qualité de l'écriture.
Voici le 10ème roman de Theresa Révay, « La nuit du premier jour ». Nous sommes à Lyon à la toute fin du XIXème siècle, où Blanche s'étiole dans la bourgeoisie locale des soyeux, auprès de son mari Victor. de ce mariage arrangé sont nés deux enfants, Oriane et Aurélien que chérit leur mère. Et pourtant, par amour pour Salim, venu de son Orient natal pour affaires avec les soyeux, Blanche va tout quitter.
Au-delà de cette intrigue romanesque et des rebondissements liés à des secrets de famille bien enfouis, Theresa Révay nous entraine dans un formidable tourbillon de sentiments et de larmes, au coeur du premier conflit mondial mais aussi dans le soleil de la Syrie et du Liban, où le sang va couler également. Face à une Europe qui se déchire, à l'autre bout de la Méditerranée, Blanche va devoir affronter la révolte arabe face à l'empire Ottoman de Jamel Pacha.
Magnifique portrait de femme luttant par amour, pour ses enfants comme pour l'homme de son coeur, le nouveau roman de Theresa Révay est une grande fresque qui résonne avec notre époque contemporaine et nous offre un magnifique moment de lecture.
« La nuit du premier jour » de Theresa Révay est publié chez Albin Michel.
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