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Gabriel Iaculli (Traducteur)
EAN : 9782070400751
112 pages
Éditeur : Gallimard (30/04/2010)

Note moyenne : 3.05/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Toujours risqué, d'avoir des ouvriers chez soi, surtout quand on vit à Mexico. Aussi, quand Miguel Àngel Morgado, avocat qui s'est officiellement consacré à la défense des droits de l'homme, en voit arriver un en larmes, il se dit que pour une fois...

Mais le charpentier nommé Blondie a appris qu'il travaille en fait pour le plus privé des privés, et lui demande de retrouver son père, disparu depuis 1951.

Une enquête historique, se di... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
belette2911
  25 février 2016
Vous avez décidé de visiter le Mexique et la ville de Tijuana ? Pas besoin de vous farcir des tonnes de prospectus, ce petit roman d'un peu plus de 100 pages fera l'affaire.
Bon, après lecture, vous aurez peut-être – tout comme moi – décidé d'abandonner le voyage !
Miguel Àngel Morgado est un avocat et le voici engagé par un charpentier (qui ne prénomme pas Joseph) pour retrouver la trace de son père, un américain mystérieusement disparu en 1951 lors de la fusillade dans la cantina El Tecolote à Tijuana.
Est-il toujours vivant ou non ? Et si oui, pourquoi cet homme bien n'a-t-il plus donné signe de vie à sa fiancée mexicaine qui avait un polichinelle dans le tiroir ?
La quête de ce paternel disparu mystérieusement de la circulation – comme si c'était Copperfield – mènera l'avocat dans la ville de Tijuana pour une confrontation avec la vérité toute nue et sans l'éclat du bronzage.
Une lecture qui se termine vite, sans temps mort, l'intrigue étant aisée à suivre sans pour autre être simpliste.
L'enquête était correcte, le dépaysement était total, et j'ai savouré les petites répliques acides entre l'avocat, mexicain, et le gars du FBI, américain jusqu'aux bout des ongles.
Et prends-toi dans la gueule, gars du FBI, que les yankees considèrent le Mexique comme un lieu de défoulement et un super réservoir pour obtenir des travailleurs à bas prix ou des prostiputes.
Mais attention, le gars du FBI a de la réplique ! Et prends-toi dans les dents que les Mexicains ne sont pas des anges non plus avec les autres.
Le seul bémol est la petitesse du roman (oui, parfois, la taille est importante).
La plume de Muñoz est un plaisir à suivre et j'aurais bien poursuivit l'Histoire de la ville, de ses vices et de ses délices, bien en sécurité dans mon divan que j'étais.
Vu les personnages, les approfondir ne leur auraient pas fait de tort, que du contraire, cela aurait donné encore plus de corps au récit.
Hélas, en 100 pages, l'auteur doit aller à l'essentiel et c'est bien dommage parce qu'il y avait matière là à nous écrire un bon 300 pages sans soucis. Plus si affinités.
Pas de regret d'avoir découvert "ce saisissant portrait du Mexique" comme l'écrivait le Monde.

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hoel
  29 novembre 2009
Tijuana city blues est un court roman de l'auteur mexicain Gabriel Trujillo Muñoz, publié en français par Les allusifs, une maison d'édition québecoise.
Résumé
Miguel Angel Morgado est un avocat assez réputé à Mexico, surtout pour sa défense des droits de l'homme. Son bureau est en plein chantier et l'un des charpentiers insiste pour le voir en privé. Blondie – c'est son nom – demande alors une faveur à l'avocat : partir sur la piste de son père, disparu subitement à Tijuana en 1951 à la suite, semble-t-il, d'une affaire suspecte à laquelle la drogue ne serait pas étrangère. Morgado va devoir remonter le temps pour résoudre son enquête.
Mon avis
- Ecoutez maître, dit Leobardo sans se départir de son air austère, à Tijuana, les agressions, les vendettas, les règlements de compte, les crimes sordides, passionnels ou corporatifs sont monnaie courante. Ça ne date pas d'hier. Depuis la fondation de notre bien-aimé trou-à-rats, il en est toujours allé ainsi. Mais, vous êtes bien placé pour le savoir, il y a crime et crime. Ceux qui apparaissent au grand jour tels qu'ils se sont produits, et ceux qui restent dans l'ombre mais sont connus de tous et dont tout le monde parle. Vous me suivez ?
Moins de cent pages pour un roman ?! Pari risqué pourrait-on se dire. Tijuana city blues n'est pourtant ni une nouvelle tirant en longueur ni un roman au rabais : le défi est relevé, et avec la manière.
Le format contraint quelque peu Gabriel Trujillo Muñoz à aller à l'essentiel, ce qui est appréciable, mais ne l'empêche pas cependant de trouver le temps de faire vivre son roman.
- Combien de temps a-t-il passé en taule ?
- Je ne sais pas. C'est pour ça que je t'ai filé le bouquin. Mais j'ai l'impression qu'il n'y est pas resté longtemps. Quelques semaines, ou quelques mois. Je me souviens que c'était sous la présidence de Miguel Aleman, quand le pot-de-vin était un dieu omniprésent.
- Etait ? demanda Morgado.
Cette fois, il n'obtint pas de réponse.
Les dialogues sont travaillés et il en va de même pour les personnages, même pour les seconds couteaux – on pense à ce professeur d'université, puits de science sur l'histoire de la Basse Californie à la logorrhée facile – les portraits sont réussis. Les quelques passages descriptifs concernant Tijuana nous plongent sans mal dans un Mexique sombre mais jamais sans espoir, où la vie suit son cours quoi qu'il advienne. Il y a presque du Taibo II par moments, lorsque Trujillo Muñoz s'essaie à l'humour, non sans talent.
Si l'intrigue n'est pas des plus développées, elle est facilement parvenue à m'intéresser, de par quelques rebondissements notamment.
Attention, petit roman mais grand talent avec ce Tijuana city blues, premier opus d'une série qui se poursuit avec Loverboy et Mexicali city blues. Attendu que les romans sont aussi bons que courts, il faut signaler la sortie ce mois-ci de Mezquite Road, pour ceux qui souhaiteraient du rab de polar mexicain goûtu.
Il faut en parler : Malheureusement pour eux et leur diffusion à un large public, ces livres sont trop chers. Les allusifs fait un travail de qualité, avec du beau papier, de belles couvertures, bref, des petits livres qu'il fait bon tenir en main. Cependant (c'est mon humble avis) cela ne justifie pas de tels prix. Chacun de ces romans (ils font tous moins de cent pages, sauf 160 pour le dernier) coûte pas moins de 12,50€, soit 50€ pour se faire la collec ! Et pour la fin de l'année, voilà qu'on nous promet un coffret contenant les quatre romans pour... 51,50€ ! Dites, le coffret doit être vraiment chouette à ce prix là !
M'enfin, personnellement, je ne vais trop me plaindre puisque j'ai reçu Tijuana city blues dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babelio.
Lien : http://hanniballelecteur.ove..
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encoredunoir
  27 octobre 2011
Après Loverboy, me voilà enfin avec le premier volume des enquêtes de Miguel Ángel Morgado.
L'avocat mexicain est ici contacté par un ébéniste qui lui demande de bien vouloir enquêter sur une affaire vieille de près d'un demi-siècle. L'artisan lui présente des photographies et coupures de presse qui mettent notamment en scène son père, un américain alors installé à Mexico, et William Burroughs. le père de l'ébéniste se serait rendu à Tijuana avec deux autres hommes et transportait avec lui une poupée et un mystérieux paquet remis par Burroughs. Pris dans une fusillade, il a purement et simplement disparu. Aiguillonné par sa curiosité, Morgado accepte de s'occuper de cette affaire et de partir sur les traces du passé.
On trouve dans Tijuana City Blues ce qui fait le charme des très courts romans de Gabriel Triujillo Muñoz : une intrigue qui éveille la curiosité du lecteur, une vision mexicaine des relations entre Mexique et États-Unis qui peut se résumer en une réplique de Blondie, l'ébéniste : « Enfoirés de gringos, grommela Blondie. Toujours à nous considérer comme des sauvages. Des brutes. Des bêtes. Et eux ? Ce sont des petits saints ? de purs et durs tueurs en série, oui, voilà ce qu'ils sont, des cinglés de mes deux ».
Comme dans Loverboy, Muñoz ne cache pas son antipathie envers ces yankees qui prennent le Mexique comme un lieu de défoulement et un réservoir humain pour le travail à bas prix ou la prostitution. Cela d'ailleurs sans pour autant exonérer les Mexicains de certaines de leurs responsabilités en la matière. Il a, pour appuyer son propos, le talent de tisser une intrigue aisée à suivre sans être vraiment simpliste sur le fond et, on l'a déjà dit à propos de Loverboy, celui de donner vie et épaisseurs à ses personnages en l'espace de quelques phrases.
Cette concision – le livre compte une centaine de pages – est plaisante, certes, mais aussi frustrante tant il semble que Gabriel Trujillo Muñoz avait la matière nécessaire pour en faire une histoire plus longue. Au total, il nous livre un très bon roman qui aurait sans doute pu être excellent si certains aspects de cette intrigue, qui nous laissent parfois sur notre faim, avaient été développés. C'est en tout cas un roman idéal pour qui cherche une lecture courte et de qualité.

Lien : http://encoredunoir.over-blo..
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Margotte
  28 juin 2010
Cet ouvrage paru initialement aux éditions Les Allusifs, mais aujourd'hui chez Folio policier, est le premier d'une série de polars mexicains mettant en scène l'avocat Morgado. Celui-ci, à l'image de son pays, est surprenant et atypique. Spécialisé dans les affaires ayant un lien avec les droits de l'homme, il jette un oeil lucide et critique sur les “gringos” voisins qui viennent prendre du bon temps dans son “pays du Sud” bon marché pour qui dispose d'une monnaie forte.
Dans cette première enquête, notre avocat est sollicité par un charpentier qui travaille chez lui. Alors qu'il plaide pour des paysans de Colima en conflit avec leur employeur, Blondie, son employé, qui veut retrouver trace de son père disparu, lui remet un étrange paquet. Dans cette enveloppe, des photos d'écrivains de la Beat Generation, dont Burroughs. Les recherches de Morgado vont le conduire à la zone frontière avec les États-Unis, à Tijuana, en Basse-Californie, et le mener vers des révélations étonnantes. J'ai trouvé l'intrigue de ce polar mexicain bien conduite, mais surtout, j'ai apprécié le portrait du Mexique d'aujourd'hui.
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Lencreuse
  19 septembre 2010
Avocat spécialisé dans la défense des droits de l'homme à Mexico, Miguel Angel Morgado est sollicité par un des ouvriers qui travaillent à la construction de sa bibliothèque. Blondie, ébéniste, lui remet une enveloppe remplie de photos et de coupures de presse des années 50 et demande à l'avocat de retrouver son père disparu suite à une affaire de trafic d'héroïne en 1951 à Tijuana. Intrigué par ces vieilles photos où mafieux locaux, jeunes inconnus, auteurs et poètes de la beat generation posent l'air goguenard, Morgado prend l'affaire en main. Aidé par un ami du FBI, l'homme de loi plonge dans le Tijuana de l'époque, ville frontière où la drogue, la corruption et la prostitution attirent les Etats-Uniens en recherche de sensations. On croise, dans ce court roman qui ne s'embarrasse pas de fioritures, William Burroughs, Jack Kerouac et Allen Ginsberg, leurs excès et finalement ils ne sont que le reflet de leurs compatriotes attirés par les lumières de ce lieu de perdition « où se réalisent le mieux les pires désirs ». Car c'est aussi cela que raconte Gabriel Trujillo Muñoz : les rapports faussés de l'Amérique du Nord et de celle du Sud dans ces villes frontalières et les conséquences désastreuses de cette proximité. Muñoz livre, dans ce court texte percutant, un regard sans concession, mais non dénué d'humour, sur son pays, celui d'hier comme celui d'aujourd'hui : « Brûler ses vaisseaux, se dit Morgado. Incinérer le passé afin de pouvoir lui donner la forme qui nous chante, de sorte que les crimes soient oubliés et que les affaires continuent de tourner. Pour ce qui est d'ensevelir profondément nos morts, d'enterrer tout ce qui nous dérange, nous sommes les meilleurs. »
Lien : http://lencreuse.over-blog.com
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
belette2911belette2911   15 février 2016
— Arrêtons, Morgado. Je sus venu avec le drapeau blanc, des intentions pacifiques.
— C'est ce que vous avez dit à Géronimo et tu sais ce qui est arrivé.
— Et c'est ce que vous dites, vous, les mexicains, aux Indiens du Chipas, et tu sais ce qu'il leur arrive, répliqua Harry. Rien ne vous sert de leçon, à vous non plus. À toi moins qu'à tout autre. Je me trompe ?

Morgado dut reconnaître qu'il en allait bien ainsi, que pour chaque enseignement reçu, il en rejetait trois.
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hoelhoel   29 novembre 2009
- Ecoutez maître, dit Leobardo sans se départir de son air austère, à Tijuana, les agressions, les vendettas, les règlements de compte, les crimes sordides, passionnels ou corporatifs sont monnaie courante. Ça ne date pas d’hier. Depuis la fondation de notre bien-aimé trou-à-rats, il en est toujours allé ainsi. Mais, vous êtes bien placé pour le savoir, il y a crime et crime. Ceux qui apparaissent au grand jour tels qu’ils se sont produits, et ceux qui restent dans l’ombre mais sont connus de tous et dont tout le monde parle. Vous me suivez ?
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LencreuseLencreuse   19 septembre 2010
- Burroughs a lui aussi été un pionnier dans ce domaine, fit Leobardo, sourire aux lèvres ; un des premiers à considérer la vie comme une horreur et à ne pas détourner le regard, ni à reculer quand il s’est agi de lutter pour vivre sous l’empire de ses démons.
[…]
- Qu’ils sont beaux, vos mots, Leobardo : l’horreur, la violence, l’empire des démons ! Mais ils ne restent pas toujours sur le papier, dans une boîte. Ces idées-là, je les ai vues incarnées dans des hommes et des femmes qui ont tués et ont été tués. Il m’est aussi arrivé de les entendre, les voix de ces démons, et peut-être ne savez-vous pas combien c’est excitant de faire ce qu’elles réclament : le plaisir, la douleur, le dégoût, tout à la fois, d’un seul trait.
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hoelhoel   29 novembre 2009
- Combien de temps a-t-il passé en taule ?
- Je ne sais pas. C’est pour ça que je t’ai filé le bouquin. Mais j’ai l’impression qu’il n’y est pas resté longtemps. Quelques semaines, ou quelques mois. Je me souviens que c’était sous la présidence de Miguel Aleman, quand le pot-de-vin était un dieu omniprésent.
- Etait ? demanda Morgado.
Cette fois, il n’obtint pas de réponse.
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encoredunoirencoredunoir   27 octobre 2011
Enfoirés de gringos, grommela Blondie. Toujours à nous considérer comme des sauvages. Des brutes. Des bêtes. Et eux ? Ce sont des petits saints ? De purs et durs tueurs en série, oui, voilà ce qu’ils sont, des cinglés de mes deux
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