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Mireille Davidovici (Traducteur)
EAN : 9782266045735
414 pages
Éditeur : Pocket (18/08/2006)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Aucun homme ne doit savoir, ni aucune femme en parler. Sinon... Un peintre new-yorkais, sa femme et sa fille d'une douzaine d'années réalisent enfin leur rêve : s'installer à la campagne. Ils trouvent une vieille maison dans un village où les habitants vivent encore selon les coutumes ancestrales. Nos citadins sont aussitôt séduits par ces gens si proches de la nature, par cette vie toujours rythmée par les fêtes traditionnelles. Pourtant, peu à peu, l'inquiétude s'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  05 novembre 2011
- 3e lecture. Pépite.
Evitez de lire la 4e de couv, si vous voulez laisser l'horreur vous gagner, vous glacer...
Cela pourait s'appeler 'Le retour à la terre' (Larcenet), ou 'Tous à la campagne' (Judith O'Reilly). Ned, un peintre new-yorkais, s'exile en Nouvelle-Angleterre avec sa femme et leur fille adolescente. On ne parle pas à l'époque de fuir la pollution citadine, l'intrigue se déroulant en 1972, mais d'aspirer à une vie plus calme, plus saine, oui, déjà. Ned, Beth et Kate s'installent donc à Cornwall Coombe, parmi ces villageois - agriculteurs pour la plupart - farouchement attachés aux méthodes ancestrales (buggy, charrue tractée par des chevaux...). Bien que chrétiens pratiquants, les villageois recourent à des rituels païens pour la fertilité de la terre et des cultures - celle du maïs en particulier. D'abord anodins et gentiment exotiques pour les nouveaux venus, ces cultes et quelques personnages (la gamine étrange, les Soakes et leur bois interdit) vont devenir inquiétants pour Ned... et pour le lecteur.
Voici le premier thriller de mon adolescence, sans compter les Agatha Christie lus trop jeunes, et donc terrifiants à 12-13 ans. Il s'agit là d'une troisième découverte pour ma part, et le plaisir, l'admiration pour ce thriller raffiné sont intacts, voire accrus. Je me souvenais de l'ambiance, du propos et d'une partie du dénouement. J'ai de nouveau adoré la plume, l'impression d'être revenue un siècle (voire plus) en arrière, hors du temps, le subtil mélange entre fantastique et rationnel qui laisse le narrateur et le lecteur sur le fil du rasoir jusqu'aux dernières pages, au terme de sentiments de malaise croissants, de sueurs froides. Pas de sensationnalisme sanguinolent, mais une découverte lente, patiente, en même temps que le narrateur, des moeurs insolites de cette communauté dont la vie est rythmée par le cycle du maïs. Et en filigrane, un parallèle subtil, brillant, entre fertilité de la terre et maternité.
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dourvach
  14 octobre 2018
Suite aux sommets de suspense psychologique atteints par "The Other" (1971), encore une réussite artistique de l'excellent Thomas TRYON, maître du "fantastique solaire" : "Harvest Home" (1973) - traduit sous le titre "La fête du maïs" - est un roman réellement fascinant - insidieusement et lentement terrifiant...
Tryon a patiemment modelé cette atmosphère lourde, distillée au fil des pages : elle semble annoncer les orages de fin d'été.
Commune à "The Other" et "Harvest Home", elle ressuscite un vif souvenir de lecture : ce climat des meilleures nouvelles fantastiques De Maupassant : "Sur l'eau", "La peur", "le Horla"...
Quel étonnant conteur fut cet homme - disparu en 1991... qui laissa outre ses 4 romans déjà traduits - outre "The Other" et "Harvest Home" déjà cités - le très nostalgique "Lady" en 1974 (traduit en français : éd. Albin Michel), puis "Crowned Heads" en 1976 (traduit en français sous le titre "Fedora", éd. Albin Michel - magnifiquement adapté par Billy Wilder en 1978 sous ce titre), puis un ouvrage "All that Glitters", publié aux U.S.A. en 1986 non encore traduit en français - " , et encore un ultime roman destiné en principe à un jeune public : "The Night of the Moonbow" en 1989 (traduit en français sous le titre "La nuit de l'arc de lune" - collection "J'ai Lu", 1991) ! Sa part d'enfance, une fois encore...
Lien : http://fleuvlitterature.cana..
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Apikrus
  04 janvier 2019
Ned et son épouse Beth, avec leur fille Kate, ont quitté New-York pour venir vivre à la campagne dans le nord-est des Etats Unis. Leurs premiers contacts avec les villageois sont cordiaux, mais certaines de leurs réactions posent question aux nouveaux venus. De fait, chaque année, ces campagnards célèbrent une fête païenne entourée de mystères.
Pour le lecteur, l'angoisse est garantie, et le sentiment de malaise va crescendo.
Un thriller glaçant et remarquable, qu'on garde en mémoire très longtemps.
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Masa
  03 mars 2015
Hum, que j'aime ces vieux romans. Il y règne une certaine insouciance, un certain espoir. J'espère retrouver cet impression dans ce livre.
Ma première déception vint de l'illustration hyper moche, j'ai celle de J'ai lu (1973), alors que la réédition par Pocket terreur est plus réussi. Mais bon, il y a de belle pépite qui ont des couvertures laides. Comme on dit, il ne faut pas se fier aux apparences.
Écrit dans les années 70, l'ouvrage est un mélange de modernisation – thème de pollution ou de santé – et de vieillerie. En fait, je ne sais même pas à quelle époque l'histoire se déroule. L'auteur parle de chevaux, qu'un fermier utilise un tracteur.
Nous suivons l'histoire racontée par le père de famille qui dit, donc, la narration épouvantable à la première personne. Voilà pour moi l'horreur que j'éprouve dans un livre.
L'histoire raconte l'arrivée d'un couple et de leur fille, dont on suivra principalement que le père de famille.
Maintenant, on va parler des choses qui fâchent. La fête du maïs se déroule tous les ans après la récolte. Mais bien avant, il y a les préparatifs. En gros, tout le livre se résume à ce qui se passe avant. Nous avons également la fête d'Agnès. Mais le livre se contente de narrer l'interaction autour des habitants où une vieille veuve tient le rôle de sorcière avec qui le père de famille à tisser des liens. Il parle également de gens dans les bois qui tiennent une distilleries illégale. Voilà, j'ai résumé ce qu'il se passe en 250 pages. En fait, je pense même avoir résumé le bouquin, mais je me suis tellement ennuyé que j'ai fini par le jeter par terre.
On nous avait promis une histoire Fantastique et d'horreur, il n'en n'ai rien. Il ne se passe absolument rien. Ce livre est une arnaque.
Ceux qui veulent un semblant d'imaginaire, passez votre chemin. Ceux qui ont du temps à perdre, allez-y, savourez.
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mariech
  02 juin 2012
Ned va s'installer avec sa femme et leur fille dans un petit village de campagne assez isolé à Cornwall Cottage , en Nouvelle-Angleterre .
Au début , tout se passe bien , les habitants accueillent favorablement les nouveaux venus ; mais assez vite Ned se rend compte qu'il se passe des choses bizarres ches ces campagnards qui semblent soumis à des coutumes ancerstrales d'un autre âge .
Il commence à se poser des questions sur ces traditions dépassées et sur cette fameuse ' Fête du maïs ' ; la tension monte peu à peu jusqu'au dénouement assez inattendu .
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
dourvachdourvach   14 octobre 2018
Je m'éveillai ce matin-là, au chant d'un oiseau. Ce n'était que le petit oiseau jaune qui niche dans le caroubier devant la fenêtre de notre chambre, et je lui aurais volontiers tordu le cou car il n'était pas six heures et j'avais la gueule de bois. C'était la fin de l'été, avant la Fête des Moissons, avant que l'oiseau ne quittât son nid pour l'hiver. Maintenant, le printemps est de retour, hélas ! et, comme prévu l'oiseau jaune est revenu. Ici, on appelle cela le Retour Eternel [...]

[Thomas TRYON, "Harvest Home", Alfred A. Knopf ed., New York, 1973 - traduit de l'américain par Mireille Davidovici : "La fête du maïs" pour les éditions Albin Michel, 1974 - chap. I]
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AcherontiaAcherontia   19 février 2017
De chaque côté de la route s'étendaient des champs de maïs déjà haut ; je dis que la récolte promettait d'être bonne et la Veuve acquiesça.
"Je le savais. J'ai écouté pousser le maïs pendant tout l'été. Oh! oui ; on l'entend très bien. Vous viendrez avec moi, une nuit, l'année prochaine. Ne riez pas, ce ne sont pas des balivernes, et vous l'entendrez, vous aussi. Le doux bruissement des feuilles, doux comme des ailes de fée. Et les tiges qui s'élancent vers le ciel, les épis qui se gonflent, petit à petit, jusqu'à ce qu'on entende éclater leur enveloppe. C'est quelque chose que d'entendre pousser le maïs, par une chaude nuit d'été, à la clarté mauve de la lune. C'est à ce moment-là qu'on peut dire que la terre a rendu la semence au centuple."
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AcherontiaAcherontia   19 février 2017
Bientôt il ne resta plus personne, que moi.
Et le mouton étripé.
Et Missy Penrose.
Elle respirait par la bouche et émettait d'étranges sonorités, incompréhensibles, en regardant la cavité béante. "Mmm-um-nmm." La panse n'était plus rouge, une bile noire s'écoulait maintenant des tissus déchirés. Elle y plongea les doigts et les ressortit encore plus sanglants, encore plus noirs, les leva vers le ciel. Son corps se raidit et se mit à trembler. "Mm, um, nmm, mm."
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AcherontiaAcherontia   19 février 2017
Toutes deux avaient le corps en épis de maïs, de grands yeux dans une tête de paille, des jambes de paille et, pour vêtements, des chiffons en lambeaux. La poupée de Missy n'était qu'un jouet d'enfant, mais l'autre... Je contemplai son visage étrange, effroyable, essayant encore de comprendre ce qu'elle était. Elle représentait, de toute évidence, une femme car de grosses protubérances, des seins, étaient fixées au corps de maïs et le sexe était clairement défini par une fente profonde entre les jambes.
Qu'était-ce? Quelle main avait fabriqué cela? Je me rappelai tout à coup un de mes livres d'histoire de l'art. Je pris l'ouvrage sur l'étagère et l'ouvris au chapitre "Art primitif"...
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AcherontiaAcherontia   19 février 2017
J'aimais l'atmosphère de ces lieux, leur aspect tranquille, bucolique, la sensation de paix qui se dégageait des maisons, des pelouses soigneusement entretenues, des jardins nouvellement fleuris. J'aimais cette vigueur, cette pérennité dont étaient empreints les passants eux-mêmes, des paysans simples, aux visages simples de campagnards. On sentait une sorte de vénération pour le passé, un effort intransigeant pour conserver les choses telles qu'elles étaient autrefois et peut-être même une résistance à admettre les choses telles qu'elles sont.
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