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Dominique Petit (Traducteur)
EAN : 9782864243045
160 pages
Éditeur : Editions Métailié (02/04/2004)
3.89/5   60 notes
Résumé :
Galsan Tschinag raconte son enfance dans la steppe aux confins du désert de Gobi, dans les terres du Haut-Altaï. Vivant sous la yourte au sein d'une famille d'éleveurs de moutons, l'enfant découvre le monde à travers sa relation avec Arsilang son chien, dont les aventures ouvrent et ferment le livre. L'exotisme est ici total et actuel.

Le groupe familial se déplace en fonction des pâturages et des saisons, on monte les yourtes et on rencontre les gens... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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Sachenka
  08 octobre 2018
Vous aimeriez vous lancer dans une aventure touchante et dépaysante ? le ciel bleu est le roman parfait pour vous. Son auteur Galsan Tschinag y raconte son enfance nomade dans les steppes de Mongolie, au milieu des années 1950. C'était une vie de transhumance, à se déplacer selon les pâturages et les saisons, et tout ce qui vient avec : s'occuper des troupeaux de moutons, monter et démonter les yourtes (tentes), s'amuser avec ses frères, soeurs et cousins, connecter avec sa grand-mère, faire des rencontres inattendues, etc.
C'est la seule vie qu'a connue le narrateur, qui a à peine cinq ans au début de l'histoire. Puis il est séparé de sa fratrie, envoyée à l'école à la ville. Il est maitnenant seul et doit se charger seul des tâches restantes. Mais ce n'est pas grave, la vie dans les steppes est synonyme de liberté et Galsan Tschinag réussit très bien à la dépeindre puis à me la faire aimer. Bon, je ne crois pas que je pourrais sérieusement abandonner le confort de mon foyer mais je serais curieux de tenter l'expérience pendant un laps de temps déterminé, pas trop long.
Dans tous les cas, le roman m'a apporté une dose appréciable d'exotisme, de cette existence entre ciel et terre, loin de tout repère. Pendant ma lecture, je me prenais à m'imaginer au grand air, à m'occuper de moutons, ou bien à m'installer dans une yourte et à boire du thé à côté du fourneau. Ainsi, c'est aussi un voyage initiatique auquel le lecteur a droit. C'est que le jeune narrateur grandit un peu, il doit faire face à des difficultés car la vie dans les steppes peut paraître simple mais elle n'est pas si facile. La perte de chaque animal (que ce soit dû à un renard affamé ou au grand froid) se fait ressentir, celle de membres de la famille aussi.
Au-delà des sujets abordés, le ciel bleu est une lecture agréable et facile. le roman est plutôt court, environ cent-cinquante pages, donc se lire rapidement. Puis, tous les mots propres à la culture mongole sont définis en bas de page et réunis dans un glossaire à la toute fin. Lisez-le, vous serez émerveillés !
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missmolko1
  27 novembre 2015
J'ai posé mes valises en Mongolie en compagnie de Galsan Tschinag. Dans ciel bleu, il nous raconte ses souvenirs d'enfances dans les plaines de Mongolie. C'est une totale découverte pour moi et j'ai beaucoup apprécié ce court récit.
Si au début, tout est merveilleux pour cet enfant : la vie avec sa famille, les ballades avec son chien très vite tout bascule quand ses frères et soeurs doivent être scolarisé en ville. Puis c'est sa grand-mère qui disparaît.
On découvre d'autres coutumes et croyances, un autre mode de vie dans les yourtes. Bref c'est on ne peut plus dépaysant.
J'ai beaucoup aimé l'écriture de l'auteur et je pense sortir très vite ses autres romans de ma PAL.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Nadrouge
  15 mars 2021
Quel dépaysement !
L'auteur nous raconte son enfance dans les montagnes du Haut-Altaï en Mongolie.
C'est un Touva, peuple nomade d'éleveurs et de chasseurs. Un mode de vie authentique qui dépend de la nature. Il vivent en harmonie avec elle, dans ces grands espaces où le climat peut être rude.
Dans l'aïl, groupement de yourtes, chacun à sa place, même les plus petits participent.
Dshurukuwaa est un petit garçon plein de vie, courageux et fougueux. Il entretien une relation pleine de tendresse avec sa grand-mère Enej ,qu'il s'est choisi et avec qui il veut vivre. Tout deux possèdent un petit troupeau, qu'ils emmènent paître dans la steppe, avec Arsylang, son chien, son meilleur ami et confident. Plus tard il rêve de devenir un «excellent éleveur», comme son grand-pères, il aura au moins mille têtes.
A l'âge de huit ans il devra partir à l'école, à une journée de cheval, comme ses frères et soeurs. Mais il ne le souhaite pas, il préfère sa vie auprès de sa tribu, avec ses traditions et ses rites ancestraux.
Ce récit est un véritable voyage sensoriel.
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Moan
  30 novembre 2020
Dshurukuwaa le narrateur vit dans une yourte en Mongolie avec ses parents, son frère , sa soeur et la grand-mère qu'il a adopté dès son plus jeune âge.
Il raconte l'éducation qu'il a reçu de cette grand-mère durant sa petite enfance, le départ de son frère et sa soeur pour l'école à une journée de cheval du campement, les relations avec la famille proche, les efforts surhumains pour protéger le troupeau de moutons durant le terrible hiver, son travail dans la steppe et sa relation avec son chien Arsylang.
Monter et démonter la yourte "pour parcourir les quatre saisons, traverser les quatre fleuves, aller des montagnes à la steppe, de la steppe à d'autres montagnes et au bord du lac avant de faire demi-tour".
Une vie simple à travers le regard d'un enfant qui observe tout, qui veut tout apprendre, racontée avec beaucoup de douceur, de questionnements jusqu'à la révolte.
Un voyage magnifique.
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MarieLywood
  24 mars 2021
Je ne suis pas une grande amatrice de romans de type “nature writing” car s'ils nous rappellent comme la nature peut être belle et merveilleuse, bien souvent ils nous rappellent également comme elle peut être cruelle. Celui-ci ne fait pas exception.
Avec cette lecture, le dépaysement est garanti. J'ai tout de suite été plongée dans un autre lieu, les steppes de Mongolie avec leurs magnifiques paysages comme on se les imagine, et un autre temps, celui des éleveurs nomades vivants dans des yourtes avec leurs troupeaux.
J'ai beaucoup aimé le début du récit qui m'a donné l'impression de me retrouver dans un épisode de l'émission “Rendez-vous en terre inconnue”. J'ai pu vivre avec le narrateur et sa famille leur quotidien et découvrir leurs croyances et leurs traditions ainsi que les prémices de la modification de leurs coutumes sous l'influence du gouvernement. Mais dans la dernière partie du récit, c'est la nature impitoyable qui reprend ses droits. Et on voit également l'influence néfaste que l'homme peut avoir sur elle. Certains passages bien qu'on ne peut plus réels se sont avérés très durs et ils teintent la fin du récit d'un sentiment d'injustice difficile à accepter pour le narrateur comme pour le lecteur.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
HgloHglo   09 août 2015
Les dents de grand-mère avaient vieilli aussi. Elles n'avaient pas pu vieillir beaucoup plus, car elles étaient toutes tombées. Elle avait arraché elle-même les dernières. Il lui avait fallu tirer longtemps. Elle disait que c'était mieux ainsi, que c'était plus confortable pour elle. Les dents de grand-mère étaient différentes des nôtres, elles étaient jaunies et usées à l'extrémité, mais encore très longues et solides à la racine, on les aurait dites en pierre. Arsylang ne les mangeait pas. J'avais beau les envelopper dans du gras de queue de mouton, il laissait tout le temps tomber la dent alors qu'il tournait avec gourmandise la tranche de gras sur la langue avant de l'avaler. Jamais il n'avait remarqué avant les dents qu'on lui jetait enveloppées dans du gras : ma soeur et mon frère avaient perdu les leurs les unes après les autres et on les avait toutes jetées à Arsylang enveloppées dans une fine tranche de gras. En lui adressant cette supplique : Prends ma vieille dent en échange d'une jeune !
Et effectivement, mon frère et ma soeur avaient retrouvé toutes leurs dents. J'aurais tant voulu qu'Arsylang prenne au moins les dernières de grand-mère en échange de nouvelles. Mais il n'y avait rien à faire et c'est ainsi qu'elle n'a pas eu de dents neuves. (page 45)
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veronique55veronique55   08 novembre 2010
Les rayons du soleil étaient chauds et piquants comme en été. De légères effluves parfumées venaient me frapper les narines, s’en allaient puis revenaient au bout d’un moment. Elles devaient provenir de jeunes pousses de verdure bien que l’œil ne pût en découvrir encore la moindre trace ; Une alouette scintillante comme un petit éclat de glace est arrivée en fendant le ciel bleu et, battant des ailes, elle est restée à la hauteur de perche-lasso; j’aurai aimé qu’elle chante, mais elle était encore muette. Les agneaux chahutaient, jouaient à se faire peur, sautaient sur leurs pattes pour se disperser avec un bruit clair comme un roulement de tambour avant de reformer une mêlée et de reprendre de plus belle leur jeu bruyant.
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LounimaLounima   07 octobre 2012
"Dans toutes les langues et chez tous les peuples, on affirme qu'il ne faut pas dire du mal d'un mort. Pourquoi ? Être mort est-il un luxe dont seuls les élus peuvent jouir ? Ou bien une peine que seuls les exclus doivent expier ? C'est ce que doit payer chacun pour avoir été, pour s'acquitter du miracle qui préside à chaque naissance." (Métailié - p.17)
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IzapiIzapi   29 octobre 2017
Les dernières années de sa vie, grand-mère a été heureuse. Nous étions l'un à l'autre, nous étions ensemble, nous vivions l'un pour l'autre. Nous formions une petite famille à l'intérieur de la grande. Dans la grande, il pouvait y avoir des accrocs, dans notre petite famille régnait toujours l'harmonie, le petit soleil du bonheur y brillait.
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NadrougeNadrouge   14 mars 2021
Grand-mère a donné raison à papa.
"Balsyng, fais confiance à Shynyk, surtout à notre époque où les hommes perdent la tête !" a-t-elle dit avec assurance.
Moi, j'ai couru à la yourte d'oncle Sama et de tante Purwu. Les gens de l'aïl y étaient rassemblés autour de la marmite remplie de thé. J'ai regardé avec attention la tête des gens sans constater quoi que ce soit de bizarre. Elle paraissait être encore là où elle avait toujours été.
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Video de Galsan Tschinag (1) Voir plusAjouter une vidéo
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