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Dominique Petit (Traducteur)
EAN : 9782864243045
160 pages
Éditeur : Editions Métailié (02/04/2004)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Galsan Tschinag raconte son enfance dans la steppe aux confins du désert de Gobi, dans les terres du Haut-Altaï. Vivant sous la yourte au sein d'une famille d'éleveurs de moutons, l'enfant découvre le monde à travers sa relation avec Arsilang son chien, dont les aventures ouvrent et ferment le livre. L'exotisme est ici total et actuel.

Le groupe familial se déplace en fonction des pâturages et des saisons, on monte les yourtes et on rencontre les gens... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  08 octobre 2018
Vous aimeriez vous lancer dans une aventure touchante et dépaysante ? le ciel bleu est le roman parfait pour vous. Son auteur Galsan Tschinag y raconte son enfance nomade dans les steppes de Mongolie, au milieu des années 1950. C'était une vie de transhumance, à se déplacer selon les pâturages et les saisons, et tout ce qui vient avec : s'occuper des troupeaux de moutons, monter et démonter les yourtes (tentes), s'amuser avec ses frères, soeurs et cousins, connecter avec sa grand-mère, faire des rencontres inattendues, etc.
C'est la seule vie qu'a connue le narrateur, qui a à peine cinq ans au début de l'histoire. Puis il est séparé de sa fratrie, envoyée à l'école à la ville. Il est maitnenant seul et doit se charger seul des tâches restantes. Mais ce n'est pas grave, la vie dans les steppes est synonyme de liberté et Galsan Tschinag réussit très bien à la dépeindre puis à me la faire aimer. Bon, je ne crois pas que je pourrais sérieusement abandonner le confort de mon foyer mais je serais curieux de tenter l'expérience pendant un laps de temps déterminé, pas trop long.
Dans tous les cas, le roman m'a apporté une dose appréciable d'exotisme, de cette existence entre ciel et terre, loin de tout repère. Pendant ma lecture, je me prenais à m'imaginer au grand air, à m'occuper de moutons, ou bien à m'installer dans une yourte et à boire du thé à côté du fourneau. Ainsi, c'est aussi un voyage initiatique auquel le lecteur a droit. C'est que le jeune narrateur grandit un peu, il doit faire face à des difficultés car la vie dans les steppes peut paraître simple mais elle n'est pas si facile. La perte de chaque animal (que ce soit dû à un renard affamé ou au grand froid) se fait ressentir, celle de membres de la famille aussi.
Au-delà des sujets abordés, le ciel bleu est une lecture agréable et facile. le roman est plutôt court, environ cent-cinquante pages, donc se lire rapidement. Puis, tous les mots propres à la culture mongole sont définis en bas de page et réunis dans un glossaire à la toute fin. Lisez-le, vous serez émerveillés !
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missmolko1
  27 novembre 2015
J'ai posé mes valises en Mongolie en compagnie de Galsan Tschinag. Dans ciel bleu, il nous raconte ses souvenirs d'enfances dans les plaines de Mongolie. C'est une totale découverte pour moi et j'ai beaucoup apprécié ce court récit.
Si au début, tout est merveilleux pour cet enfant : la vie avec sa famille, les ballades avec son chien très vite tout bascule quand ses frères et soeurs doivent être scolarisé en ville. Puis c'est sa grand-mère qui disparaît.
On découvre d'autres coutumes et croyances, un autre mode de vie dans les yourtes. Bref c'est on ne peut plus dépaysant.
J'ai beaucoup aimé l'écriture de l'auteur et je pense sortir très vite ses autres romans de ma PAL.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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IsaLise
  02 mars 2012
S'il ne s'agit pas d'un coup de coeur, j'ai tout de même passé un agréable moment avec celui-ci. le dépaysement est en effet garanti ! Impossible de le lire sans frissonner tant le froid est omniprésent. Pourtant le narrateur et sa famille continuent d'avancer, de se battre jour après jour pour leur survie. Malgré tout, ce texte n'est pas triste et on y découvre également beaucoup d'amour entre les différents personnages : les membres de la famille, mais aussi avec Arsylang, le chien complice, fidèle soutien et miroir de l'enfant ; je pense notamment à la scène où celui-ci est séparé de son frère et de sa soeur car ils ont été envoyés à l'école et où le chien hurle son désespoir. D'autre part, les scènes décrites sont choisies avec soin et nous permettent de mieux connaître un quotidien totalement différent d'une enfance française, un quotidien où l'enfant occupe un rôle proche de celui de l'adulte et où très tôt il apprend par exemple à dépouiller un mouton ! Entre joie de vivre et cruelles injustices, la mort arrache trop souvent ceux que l'on aime, l'enfant grandit tandis que ses rêves de devenir un éleveur riche disparaissent petit à petit car certaines traditions sont peu à peu remplacées par une autre approche de la vie que lui et sa famille ne comprennent pas toujours...
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marlene50
  06 janvier 2016
La vie de transhumance d'un peuple de Mongolie, racontée par un petit garçon. Le regard de l'enfant plein de poésie, d'émerveillement, mais aussi de questionnement face aux adultes qui l'entoure, à la dureté de la vie de labeur des peuples qui disparaissent petit à petit avec le "progrès".
Un regard chargé d'amour immodéré pour sa grand-mère, magnifique !
Mais aussi ce lien très fort qui l'uni à son chien si fidèle et si courageux.
Regards d'un enfant d'une sensibilité à fleur de peau.
Puis , ce cri d'amour, de colère, d'incompréhension, d'injustice face aux
chagrins qui déferlent sur sa jeune vie .
Des mots tellement justes pour décrire la fin de l'innocence, la fin de cet état de grâce qu'est l'enfance.
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boubili
  31 mars 2020
L'auteur nous raconte dans Ciel bleu son enfance en Mongolie dans une famille de nomades. Il faut bouger à chaque saison pour survivre et pour que le bétail survive. Ah le bétail ! Que de belles descriptions nous sont données. On ressent l'amour pour chaque bête.
Dans les familles de nomades dans les années 50, chaque enfant participe à la vie de famille : le narrateur, le cadet, possède un mini troupeau. Il doit les surveiller chaque jour, les connaitre et les emmener pâturer.
Dans cette vie au grand air, il y a aussi la grand-mère, qui abreuve le narrateur de ses histoires, contes mongols mais aussi des histoires de son enfance.
J'ai adoré ce livre. En ces temps de confinement, ce livre m'a fait voyager, j'étais dans les steppes avec ce petit garçon, je le voyais lutter contre les éléments : froid, neige et vent. Je le voyais courir avec son chien pour rechercher les moutons. Ce livre est doux et poétique, je le recommande vivement !
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
HgloHglo   09 août 2015
Les dents de grand-mère avaient vieilli aussi. Elles n'avaient pas pu vieillir beaucoup plus, car elles étaient toutes tombées. Elle avait arraché elle-même les dernières. Il lui avait fallu tirer longtemps. Elle disait que c'était mieux ainsi, que c'était plus confortable pour elle. Les dents de grand-mère étaient différentes des nôtres, elles étaient jaunies et usées à l'extrémité, mais encore très longues et solides à la racine, on les aurait dites en pierre. Arsylang ne les mangeait pas. J'avais beau les envelopper dans du gras de queue de mouton, il laissait tout le temps tomber la dent alors qu'il tournait avec gourmandise la tranche de gras sur la langue avant de l'avaler. Jamais il n'avait remarqué avant les dents qu'on lui jetait enveloppées dans du gras : ma soeur et mon frère avaient perdu les leurs les unes après les autres et on les avait toutes jetées à Arsylang enveloppées dans une fine tranche de gras. En lui adressant cette supplique : Prends ma vieille dent en échange d'une jeune !
Et effectivement, mon frère et ma soeur avaient retrouvé toutes leurs dents. J'aurais tant voulu qu'Arsylang prenne au moins les dernières de grand-mère en échange de nouvelles. Mais il n'y avait rien à faire et c'est ainsi qu'elle n'a pas eu de dents neuves. (page 45)
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veronique55veronique55   08 novembre 2010
Les rayons du soleil étaient chauds et piquants comme en été. De légères effluves parfumées venaient me frapper les narines, s’en allaient puis revenaient au bout d’un moment. Elles devaient provenir de jeunes pousses de verdure bien que l’œil ne pût en découvrir encore la moindre trace ; Une alouette scintillante comme un petit éclat de glace est arrivée en fendant le ciel bleu et, battant des ailes, elle est restée à la hauteur de perche-lasso; j’aurai aimé qu’elle chante, mais elle était encore muette. Les agneaux chahutaient, jouaient à se faire peur, sautaient sur leurs pattes pour se disperser avec un bruit clair comme un roulement de tambour avant de reformer une mêlée et de reprendre de plus belle leur jeu bruyant.
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LounimaLounima   07 octobre 2012
"Dans toutes les langues et chez tous les peuples, on affirme qu'il ne faut pas dire du mal d'un mort. Pourquoi ? Être mort est-il un luxe dont seuls les élus peuvent jouir ? Ou bien une peine que seuls les exclus doivent expier ? C'est ce que doit payer chacun pour avoir été, pour s'acquitter du miracle qui préside à chaque naissance." (Métailié - p.17)
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IsalireIsalire   29 octobre 2017
Les dernières années de sa vie, grand-mère a été heureuse. Nous étions l'un à l'autre, nous étions ensemble, nous vivions l'un pour l'autre. Nous formions une petite famille à l'intérieur de la grande. Dans la grande, il pouvait y avoir des accrocs, dans notre petite famille régnait toujours l'harmonie, le petit soleil du bonheur y brillait.
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LounimaLounima   07 octobre 2012
"Il est possible que cette histoire ait commencé dans un rêve. Était-ce une préparation à ce qui allait suivre, une mise en garde peut-être? Car le rêve était pénible, pénible - un cauchemar.
On disait qu'il ne fallait parler de ses rêves à personne, mais les dire plutôt pour soi à haute voix, puis cracher trois fois. On disait la même chose pour les rêves agréables. Il ne fallait les confier à personne, les garder pour soi. Ceux qu'on entendait raconter n'étaient-ils donc ni bons ni mauvais ?" (Métailié - p.9)
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