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ISBN : 2355928967
Éditeur : Editions Ki-oon (10/12/2015)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 62 notes)
Résumé :
Tokyo, 2019. À mois d'un an de l'ouverture des Jeux Olympiques, le Japon est bien décidé à faire place nette avant de recevoir les athlètes du monde entier. Une vague de puritanisme exacerbé s'abat dans tout le pays, cristallisée par la multiplication de mouvements autoproclamés de vigilance citoyenne. Littérature, cinéma, jeu vidéo, bande dessinée : aucun mode d'expression n'est épargné. C'est dans ce climat suffocant que Mikio Hibino, jeune auteur de 32 ans, se la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  24 mars 2018
Lui-même victime de la censure pour son titre "Manhole", le mangaka Tetsuya Tsutsui nous offre en 2 tomes un magnifique plaidoyer pour la liberté d'expression et un pamphlet au vitriol contre les censeurs qui se cachent derrière les médias prostitués et les prescripteurs d'opinions (et je ne parle même pas de la classe dirigeante, elle n'a plus besoin de personne pour prouver qu'elle est hautement plus nocive que tout ce qu'elle pourra qualifier de nocif), le tout avec un joli coup de crayon auquel qui ne m'a pas totalement conquis mais indéniablement de qualité.
En 2020, le jeune mangaka Mikio Hibino se lance dans le métier avec « Dark Walker », un nouveau manga d'horreur (dont la version initiale ressemble fortement au "Tokyo Ghoul" de Sui Ishida, un hasard sûrement ^^). Pas de chance pour lui, en prévision des JO de Tôkyô les cul-serrés ont décidé de serrer la vis en imposant au pays tout entier la chape de plomb de la pensée unique du politiquement correct ("Meilleur des Mondes" d'Aldous Huxley et "1984" de George Orwell, nous vous saluons bien !)
Notre héros ne cesse de revoir sa copie pour transformer son histoire en récit classique de zombies virologiques, mais rien n'y fait la censure veut faire de lui un exemple pour toute la profession : l'avenir sera politiquement correct, formaté et aseptisé ou ne sera pas ! du coup nous suivons en parallèles la lutte pour la survie de ces personnages contre les créatures mortes- vivantes, et sa propre lutte pour la survie contre les créatures bien plus terrifiantes de la pensée unique. Nous découvrons à travers les yeux de notre candide tous les mécanismes ubuesques de la censure et l'autocensure sous toutes leurs formes, jusqu'à cet artiste très connu qui a renoncé à toute créativité pour industrialiser sa production avec un partage de tâche digne des plus grands heures de la taylorisation du travail… Va-t-on vers une lobotomisation culturelle à l'échelle d'une civilisation ?

Dans la 2e partie de son diptyque Tetsuya Tsutsui continue sa mise en abîme : dans « Dark Walker », son héros lutte de toutes ses forces pour protéger une jeune fille traquée par des hordes de monstres inhumains, alors que dans « Poison City » Mikio Hibino lutte de toutes ses forces pour protéger son oeuvre traquée par des hordes de politiciens inhumains... La jeune fille comme la première oeuvre de l'auteur sont toutes les deux symboles d'espoir au sein de cette Boîte de Pandore qu'est la société moderne. Donc marre de ces connards issus de la prétendue bonne/haute société qui se masturbent collectivement en détruisant des gens : à quand le retour de la Louisette pour ces gens-là ???
Le jeune mangaka qui se sacrifie corps et âme à son oeuvre est soutenu par des auteurs et des éditeurs japonais et étrangers, mais au final tout est d'avance déjà joué : des homines crevarices qui n'ont d'humains que l'apparence ont décidé de se faire carrière en faisant de lui un bouc émissaire... C'est ainsi qu'il est convoqué à une commission fantoche tenant plus du procès inquisitorial et/ou du procès stalinien où ses accusateurs psychopathes et/ou sociopathes l'accusent publiquement de leurs propres turpitudes car chaque page est mal interprétée à l'aune du principe de précaution poussé à l'extrême limite de la connerie ! Un repenti du système, un Juste quoi, démontre par A +B son innocence et l'iniquité de la procédure qui veut le condamner, mais comme par hasard son témoignage est rejeté et la retransmission du lynchage est arrêtée... Comment pourraient se comprendre des êtres humains qui parlent émotions humaines et des êtres inhumains qui parlent intérêts inhumains ? Monde de Merde ! La conclusion nous fait basculer dans l'anticipation pour ne pas dire dans la dystopie, quand le mangaka idéaliste est condamné à la camisole chimique et à la neurochirurgie, parce que ses idées ne sont pas en adéquation avec la doxa des prescripteurs d'opinion à la con...
Sad End ? Non, son testament est transmis aux futures génération, et Shingo Mastumoto bouleversé par le sort imposé à son collègue décide de reprendre son manga « Innoncence » sur la maltraitance des enfants quelles que soient les conséquences !
Évidemment on reconnaît dans tout cela nos élites de mes couilles, partisanes du principe de précaution poussé à l'extrême limite de la connerie quand cela les arrange, mais qui laissent mettre en danger la vie de millions voire des milliards de gens dès que des intérêts politiques ou économiques sont en jeu : tous leurs grands discours sont inaudibles car mensongers ! Qu'ils disparaissent tous, rapidement de préférence, cela ne sera pas une grosse perte dans l'histoire de l'humanité...
Si on part du point de vue que les auteurs sont sincères, raisonnables et responsables, il n'existe pas d'oeuvres nocives mais juste des oeuvres inadaptées à certains publics... Oui on ne recommande pas les oeuvres du Marquis de Sade à des préadolescents, ça tombe sous le sens (sauf pour les censeurs de mes couilles qui du coup auraient un QI indigne d'un être humain s'ils étaient humains)... Ainsi "Tokyo Ghoul" qui cartonne chez les préadolescents n'est pas nocif, il est juste inadapté au public préadolescent... (Mais bon, pour avoir ce raisonnement il faut avoir du bon sens, ce qui n'est pas le cas des représentants de la prétendue bonne/haute société, depuis le temps cela se saurait !)

PS1: tiens prenons un exemple au hasard... Au Japon comme ailleurs on a des lobbies des poussent des cries d'orfraie contre les affreux préjugés sexistes de la culture populaire, mais quand le Premier Ministre du Japon ordonne aux juges et aux policiers de laisser tranquille son pote accusé et convaincu de viol aucun d'entre d'eux n'élèvent la voix (ben oui, la voix de son maître évidemment !)... Marre de la morale à géométrie variable en fonction des intérêts politiques et économiques : égalité et équité ou rien !!!
PS2: ce diptyque manga est une autofiction de ce qu'a subi l'auteur IRL, donc n'allez jamais à Nagasaki qui semble dirigé par les réincarnations de cette saloperie de Savonarole, vu que les autorités locales ont condamné outre des oeuvres modernes des oeuvres historiques à la damnatio memoriae... Qui sont-ils sont ces censeurs de mes couilles pour décider de ce qui est bien et de ce qui est mal ???
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Krout
  24 mai 2016
C'est volontairement que dans la critique du tome 1 j'ai laissé tomber la partie Dark Walker. Hors ce procédé a un triple avantage.
- Dark Walker, tout un chacun le comprend, est imaginaire puisque littéralement dessiné sous nos yeux par Mikio Hobino le mangaka, héro de Poison City. Est ainsi créée pour le lecteur une évidente distanciation par rapport aux scènes d'horreurs de son manga, devenues indubitablement virtuelles.
- A contrario, l'histoire du mangaka semble d'autant plus réelle et le lecteur est ainsi habilement amené à embrasser le point de vue du héro par empathie et parce qu'il est soudain indéfendable de considérer une confusion possible entre l'univers de Dark Walker -par extension, de tous les mangas- et la réalité.
- Enfin, l'histoire de Dark Walker peut être considéré comme une allégorie. Un mal mystérieux envahi la terre, une grande partie de la population se transforme en zombies uniquement guidés par leur pulsions débridées. Et évidemment, cette meute de dégénérés s'attaquent aux quelques uns qui ont gardé leurs facultés de penser, parce qu'ils sont différents. Question sous-jacente : les rares rescapés qui ont gardé la raison seront-ils capables d'échapper à la folie de cette majorité de tarés pour trouver les moyens de sauver l'humanité malgrès elle ?
Le graphisme est très épuré mais beaucoup moins dans les scènes de violences de la partie Dark Walker ce qui accentue le contraste entre le monde réel et imaginaire. Immanquablement il m'évoque la ligne claire d'Hergé car mon imaginaire a été nourri par Tintin. Tintin dont les aventures au Congo publiées en 1931 et parfait reflet de toute une époque coloniale font l'objet de retraits en librairie en 2007 en Angleterre et en France soumis aux attaques d'un groupe de bien-pensants en 2014. Dégénérescence ? Où est l'intolérance ? Ci-joint partie d'un article paru dans Le Figaro en décembre 2014 : " Tintin au Congo est de nouveau dans le collimateur d'un collectif antiracisme. Lundi 8 décembre, plusieurs membres du Groupe d'intervention contre le racisme se sont rendus à la Fnac des Halles, au centre de Paris, afin d'apposer des autocollants sur des albums de la bande dessinée d'Hergé. Reprenant le logo avertissant de la nature toxique d'un produit, avec une tête de mort dans un triangle jaune cerclé de noir, les stickers mentionnaient «Produit toxique, relents racistes, peut nuire à la santé mentale». " Non dites moi que je rêve, que c'est un cauchemar. HELAS !!! Alerte : quand la liberté n'est plus, disparaissent peu après l'égalité et la fraternité !
Face à l'urgence d'une société voulue de plus en plus sécuritaire et face à la montée des totalitarismes qui l'accompagnent, je me présente comme promis dans ma critique sur le tome 1 à la séance biaisée du tribunal de la censure si bien décrit au chapitre 12 : La violence du bon droit.
Voici mon témoignage. Moi, Krout, n'ayant jamais fumé, affirme solennellement n'avoir acheté aucun album de Lucky Luke après l'âge de mes 14 ans suite au remplacement des cigarettes à rouler par un brin d'une herbe (au passage admirez l'ironie) quelconque. Non, je ne voulais pas d'un héro bête à bouffer du foin pour complaire à la censure américaine !!! J'affirme que l'original n'a jamais généré en moi aucune envie de cigarettes. Mes deux grands-pères fumaient et si j'avais dû succomber c'eût été en m'identifiant à eux ou plus simplement pour faire comme mes camarades. Oui j'ai subi le tabagisme passif, comme aujourd'hui je subi l'air de la bêtise qui résonne (et non raisonne !) de plus en plus fort autour de moi !
Je n'ai pas fini ! Derrière la bien-pensance se cache l'hypocrisie, derrière toute loi se tapi l'injustice, derrière toute religion se masque l'intolérance. Aussi je préfère paraître malpoli, sauvage et mécréant, soit chanter avec Brassens "Je ne fais pourtant de mal à personne en suivant des chemins qui ne mènent pas à Rome." Une petite voix dissonante, contre l'air de la bêtise ce n'est pas assez. Mais elle peut, pour un temps encore, dire je suis avec vous Mr Tsusui, contre la censure. Juste un petit colibri apportant sa petite goutte dans l'espoir d'éteindre la résurgence des autodafés des livres d'abord mais ensuite d'hommes et de femmes.
Mais n'allez pas imaginer que c'est votre manga seul qui crée mon opinion et me fait agir. Non, vous n'avez pas cette puissance. Cependant je vous suis gré de m'avoir averti dès le ch.1 que le Manneken Pis était en grand danger. T1 p.23 "Cette statue est une représentation réaliste d'un jeune enfant en train d'uriner et le personnage exhibe son sexe en public... Il s'agit clairement d'un cas flagrant d'infraction à la loi contre la pornographie infantile ! Cette oeuvre obscène doit disparaître !" Arggg...
Et merci de nous rappeler à la fin de ce tome p.196 "La lueur de l'espoir... sera toujours entre nos mains"
SAUVEZ TINTIN, SAUVEZ LE MANNEK..... AU SECOURS !!!
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Sphilaptere
  27 décembre 2018
Honte aux censeurs qui ont énervé notre Tsutsui, parce que je ne pense pas que Poison City soit ce qu'il ait fait de meilleur. Si on enlève le message qui dresse des poils anti-censure sur l'épiderme des lecteurs, que reste-t-il ?
Poison City, en quelques points, allez disons 5 !
1 - Une piqûre de rappel. En France, c'était comme ça il y a 50 ans. D'ailleurs la loi de 1949 est toujours en vigueur. Même devenue discrète, elle se réunit toujours, cette infâme commission qui a fait bien du dégât par le passé (comme interdire d'étal 600 fois Elvifrance, un manque de goût évident) ou le manga Angel pas plus tard qu'en 1996.
2 - Une démo de comment la censure agit par autocensure.
3 - Une histoire qui montre un peu les coulisses de l'édition du manga.
4 - Une histoire dans l'histoire, de fin du monde cannibale, et je n'ai pas compris ce qu'il a voulu en faire. A la limite j'aurais préféré qu'il raconte juste celle là.
5 - Un dessin... en fait je crois que je n'aime plus Tsutsui.
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lypon
  12 décembre 2015
Entre la modification de son œuvre ou la lutte contre la censure. Nous suivrons dans ce second tome le choix du mangaka « Mikio ». Tout en lisant les péripéties qu’endure Mikio, nous nous questionnons sur la censure, ses raisons et ses limites. Devons-nous braver les interdits basés sur une dérive exponentielle des supervisions ? En continuant cette lecture, l’auteur nous donne sa réponse par le biais d’un « procès ».
Ce procès d’intention orchestré par ses puritains de la commission « d’assainissement » nous évoque l’incompréhension et la révolte qu’aurai pu ressentir Tetsuya Tsutsui lors de son appel. Réclamant le contrordre de « Manhole »sur cette liste noir intronisé par « l’agence pour la protection de la jeunesse (Nagasaki)».
Voici quelques extraits d’une lettre ouverte écrite et publié sur le blog de Tetsuya Tsutsui. « … Ce qui me révolte particulièrement, c’est que, par ce biais, les responsables cherchent à fuir les véritables problèmes à l’origine de ces incidents et à rejeter la faute sur autrui » … « L’application de la loi ne peut être aussi arbitraire, illogique et contradictoire » … « Pour l’anecdote, ….j’ai découvert que le département de Nagasaki faisait figurer sur sa liste noire des Shunga (gravures érotiques) de l’époque d’Edo (1600)» Pour la lecture complète de cette lettre, rendez-vous au deux dernières pages de ce tome.
Dans le manga, cette parodie de procès est bien entendu retransmise par les médias. De part ce fait, Tetsuya Tsuisui n’oublie pas de critiquer ceux qui colportent le mieux les messages "des soldats du bon droit détruisent des livres». « Que ce soient les animateurs Télé avec leurs conclusions toutes faites, ou les journalistes avec leurs questions orientées …. Ils se sont contentés de jouer le rôle qu’on attendait d’eux ! ». On retrouve bien là, le peu de considération qu’éprouve Tetsuya Tsutsui face aux médias.
Pour cette lutte, d’une part perdu contre les politiciens et d’une autre part devant être soutenu par les citoyens. Ces citoyens ne devant pas se cacher derrière la lâcheté et le silence. Car selon lui, ce sont bien eux (lâcheté et le silence) qui menaceraient la culture…
Par le biais de Mikio, Tetsuya Tsutsui nous dévoile les coulisses d’une « chasse aux sorcières » qu’il a subit. Chasse qui avait pour but de déceler les coupables qui pervertissent et contamines les jeunes….
Après la lecture complète de « Poison City » je ne peux que plussoyer cet auteur dans ca critique et cette œuvre prend, pour moi, une dimension encore plus exceptionnel de vérité dans ce second tome. C’est une histoire forte, ancrée dans une actualité brûlante et au sujet délicat qui vous faudra lire. Je vous laisserai sur cette dernière citation.
« La lueur de l’espoir sera toujours entre nos mains !»
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IreneAdler
  07 juin 2017
Vouloir publier un manga et se retrouver face à une purge de la littérature, parce qu'il ne faudrait pas montrer de mauvaises choses aux enfants. Parce qu'ils pourraient être tenté, non pire, perverti et reproduire ce qu'ils voient.
En dehors du fait que c'est insulter à la fois l'intelligence des enfants et de leurs parents, c'est se voiler la face sur les vrais problèmes qui conduisent au déferlement de violence. Mais comme le dit un des personnages, le manga n'a aucune force politique, c'est donc facile de taper dessus (je paraphrase, je ne cite pas)
Le ùanga montre bien tout le mécanisme qui mène à la censure, puis au procès de l'auteur. Tout est fait pour qu"il soit coupable, malgré les soutiens de son éditeurs, d'un éditeur étranger. Ce qui est montré également, c'est la méthode, quantitative (le nombre de pages "problématiques") et non pas qualitative, qui mène à la mise à l'index. D'autant que le lecteur lit en alternance le manga incriminé et la vie de son auteur. En dehors du fait qu'il s'agisse de censure et que l'on voit l'oeuvre censurée (une histoire de zombie), ce qui m'a le plus perturbée dans ma lecture, c'est que ça me rappelle une initiative d'étudiants américains. Ils peuvent, dans certaines universités, refuser de lire certaines des oeuvres au programme parce qu'elles peuvent être traumatisantes (genre : meurtres, viols, violence... ce qui se retrouve souvent dans la littérature quand même) ; ces oeuvres sont signalées comme telles.
Vous voulez le meilleur : c'est arrivé au vrai auteur, à Tetusya Tsutui. Et on ne l'a même pas prévenu.
Au final, on ne sai plus à quel manga correspond le titre...
Pour en savoir plus :
- https://www.actualitte.com/article/patrimoine-education/racisme-viol-segregation-proteger-les-etudiants-de-livres-dangereux/48990
- http://www.lemonde.fr/livres/visuel/2015/03/25/tetsuya-tsutsui-regle-ses-comptes_4597750_3260.html
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critiques presse (2)
Sceneario   04 février 2016
C’est vraiment un très bon auteur, dont les histoires sont complexes et les dessins toujours fins et très efficaces.
Lire la critique sur le site : Sceneario
ActuaBD   24 décembre 2015
Tetsuya Tsutsui confirme l’étendue de son talent, fait de soin et précision. La liberté d’expression dans toutes ses dimensions, voilà le challenge de cet album.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   10 avril 2018
- Le ministère de la culture confie la sélection des ouvrages signalés à une organisation indépendante... Ses membres lisent tous les livres sortis chaque mois et déterminent leur taux de nocivité !
- Un taux ? Comment c'est calculé ?
- C'est le pourcentage de pages contenant des passages problématiques ! Dans un manga par exemple, ils collent des post-it là où il y a des scènes violentes ou érotiques ! En divisant le nombre total de pages par le nombre de post-it, on obtient le taux de nocivité... S'il dépasse 20%, le volume concerné est envoyé à la commission d'experts avec la mention « ouvrage signalé » ! Ils ne tiennent absolument pas compte du thème de l’œuvre ni de l'intention de l'auteur... C'est un procédé purement mécanique !
- Je n'y crois pas ! C'est comme ça qu'ils décident des titres à censurer ?
- Oui c'est ridicule, je te l'accorde ! La simple expression « taux de nocivité » est une injure aux créateurs !
+ Lire la suite
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AlfaricAlfaric   30 mars 2018
Une censure qui prendrait exagérément en compte les sensibilités de chacun aurait pour seul résultat d'étouffer toute création.
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okkaokka   02 août 2017
p.140-1
Que ce soient les animateurs télé avec leurs conclusions toutes faites ou les journalistes avec leurs questions orientées ils se sont contentés de jouer le rôle qu'on attendait d'eux ! Le pire dans tout ça, c'est que ce n'est pas le résultat d'une quelconque manigance... S'il fallait à tout prix désigner un coupable ce serait le lâche qui se cache en chacun de nous ! Et la couardise a atteint son apogée avec cette ridicule mise en scène ! Quand je vois des adultes supposés responsables se livrer à cette parodie de procès je n'ai qu'une chose à dire... Honte à vous !
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okkaokka   02 août 2017
Alors que de leur propre aveu, ces personnes n'ont pas les compétences pour juger une oeuvre, ni pour remettre en question les choix de leurs pairs, ils sont subventionnés par les pouvoirs publics et les décisions qu'ils prennent ont de graves conséquences pour les auteurs. un fonctionnement interne tout simplement impensable, qui a inspiré à Tetsuya Tsutsui l'atmosphère de " chasse aux sorcières " de Poison City.
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KroutKrout   18 mai 2016
- Le personnage descend par la fenêtre en s'accrochant à une gouttière... Des enfants pourraient se blesser en l'imitant !
- Quoi ?
- Verdict : NOCIF !
ch. 12 LA VIOLENCE DU BON DROIT
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