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Thibaud Eliroff (Traducteur)
ISBN : 2756421731
Éditeur : Pygmalion-Gérard Watelet (17/01/2018)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 112 notes)
Résumé :
"Le problème, c’est que nous n’avons jamais réussi à nous mettre d’accord sur le début. Est-ce quand Gros Gav a reçu le seau de craies pour son anniversaire ? Est-ce quand nous nous sommes mis à nous en servir pour dessiner des bonshommes ? Ou quand ils ont commencé à apparaître d’eux-mêmes ? Est-ce le terrible accident? Ou quand on a retrouvé le premier cadavre ?"

1986. Eddie et ses amis sont encore des enfants. Ils passent leurs journées à parcourir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  20 septembre 2018
Ils sont amis depuis l'enfance. Passent leur journée ensemble, chez l'un ou chez l'autre, au terrain de jeu ou encore dans la forêt. Eddie, Gros Gav, Mickey Métal, Hoppo et Nicky, la seule fille de la bande. Au cours de cet été 1986, un tragique événement va bouleverser le jeune Eddie. À la fête foraine, un wagon libéré de son manège est allé heurter un stand. Coincée, défigurée, la jambe broyée, la Fille du Manège, comme il la surnomme, va trouver en Eddie et Monsieur Halloran, le nouveau professeur, ses sauveurs. Déjà ébranlé par cet événement, un autre, bien plus tragique, va bouleverser la quiétude de ses vacances estivales...
Trente ans plus tard, Eddie, célibataire endurci qui vit avec une colocataire, va bientôt voir ressurgir les démons de son enfance...
Qui est donc cet homme craie qui hante encore aujourd'hui Eddie ? Peut-on effacer, d'un coup de chiffon, ses erreurs du passé ?
Naviguant entre passé et présent, C.J. Tudor nous offre un premier roman très abouti au suspense croissant. Elle dépeint avec force et subtilité aussi bien les blessures de l'enfance que ses conséquences, une fois adulte. L'atmosphère, tendue, parfois oppressante, fait la part belle aux secrets et la tension psychologique est délicatement décrite. Cette bande d'adolescents est terriblement attachante, chacun avec sa zone d'ombre, chacun semblant porter sa croix. Et l'on retrouve, trente ans plus tard, un Eddie torturé, égratigné tout comme ses amis, qui devra faire face à son passé. Ce roman, à la narration habile, fait montre, incontestablement, d'un avenir prometteur.
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Kittiwake
  31 mars 2018
Hmmm! le bonheur de parcourir avec frissons et délices les pages d'un bon thriller!
Le procédé est classique : les chapitres alternent à trente ans d'intervalle, les réponses données à une époque créant d'autres questions à résoudre dans une autre temporalité. Adroit. D'autant que ici, les indices offerts à dose homéopathique entretiennent le suspens.
Les personnages très suspects par leur différences affichées et le mystère qui les entourent sont-ils les coupables ainsi que le clame la vindicte populaire? Peut-on faire confiance à l'auteur pour nous donner la solution ou les preuves s'effaceront-elles dans le magma brumeux de la mémoire défaillante des plus anciens personnages (pratique l'Alzeimher , dans les polars!)
Le narrateur est parfait dans son rôle, oscillant entre regrets et remords, et portant le poids d'un passé pas clair, preuve que l'enfer est pavé de bonnes intentions. Ses amis selon l'action convenue lorsque les réseaux sociaux n'avaient pas introduit une nuance dans la définition, sont des gamins puis des types ordinaires avec leur part d'ombre et leurs secrets. de ceux que l'on ne remarque pas, pour peu qu'une erreur de parcours ne vienne les sortir de l'anonymat.
On est loin du feel-good, mais c'est normal, c'est du noir et CJ Tudor comme la majorité des auteurs de thrillers, prend un malin plaisir à maltraiter ses personnages. Et le pire c'est que c'est cela qui attire le lecteur.

Un mot pour la couverture, réussie, sobre avec son dessin de bonhomme de craie sur un fond noir. C'est suffisamment rare actuellement pour le souligner (à la craie?). Et bravo pour les dernières lignes, j'ai adoré ce qui s'y passe.
Merci à Babelio et aux éditions Pygmalion pour leur confiance et pour m'avoir fait passer d'agréables bien que terrifiantes heures de lectures
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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kuroineko
  27 mars 2018
Livre lu dans le cadre de l'opération Masse Critique. Je remercie Babelio de m'avoir sélectionnée et les éditions Pygmalion pour leur envoi.
Le titre à la fois sobre et intrigant, à l'instar de la couverture, m'a attirée. C'eût pu être L'homme à la craie, moins mystérieux car plus explicite. Mais quid de cet homme craie? Et qu'est ce que ça peut bien être? Tout comme ces petits bonhommes bâtons qui pullulent sur la quatrième.
Le prologue démarre fort, façon chasse au harpon. Une fois lue la première page, qui pose la scène d'un meurtre sordide, difficile de lâcher le volume. Et le développement ne fait que confirmer, un chapitre après l'autre, le ressenti du début. Il n'y a guère que sur le dénouement où je me sens un peu moins enthousiaste. Satisfaite seulement. Qu'a cela ne tienne, ce premier roman se révèle très efficace dans le fond comme dans sa construction narrative.
On vieillit et rajeunit de trente années à chaque chapitre, le récit oscillant entre les faits qui se sont déroulés en 1986 et les révélations progressives en 2016.
Outre l'aspect suspense et thriller du roman, C.J. Tudor met en avant une histoire d'amitié entre des gamins de douze ans. Il est difficile de lire L'homme craie sans penser à la bande de Ça de Stephen King, ou du film Stand by me (également tiré d'une excellente nouvelle du même King). Volontaire ou pas de la part de l'auteure, la réminiscence est loin d'être désagréable à défaut de respirer une grande originalité.
Elle réussit néanmoins à se transposer dans les pensées et soucis de pré ados des années 1980 avec beaucoup de sincérité.
Et reste le mystère du fameux homme craie. Et qui dessine ces bonshommes qui finissent par devenir angoissants à force d'apparition annonciatrice de malheurs? Réponse dans les pages de ce volume palpitant et immersif, qui offre en bonus de pertinentes réflexions sur le passage des années et les conséquences parfois tragiques (la maladie d'Alzheimer par exemple, qui a de quoi effrayer).
Premier roman, première réussite. Vivement le prochain!
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Crossroads
  09 octobre 2018
L'homme craie, au tableau !
Noir, le tableau, mais d'honneur, ça compense.
Contrairement au meunier, C.J. ne s'est pas endormie sur ses lauriers.
Un procédé narratif alternant deux époques et devenu ultra classique pour dépeindre les sources du mal puis son éradication.
Une bande de gamins insouciants confrontés à la mort.
Une bande d'adultes cyniques et routiniers sortis de leur torpeur journalière par un sordide événement reminiscent.
Lorsque l'on scénarise le quotidien d'une bande de d'jeuns, je ne peux m'empêcher la comparaison avec le Ça du grand King, mon livre poney.
Ici, panard total à la découverte de ce jeune quatuor boutonneux parfaitement crédible.
Souvent, l'une des deux parties passé/présent affiche des faiblesses finalement pénalisantes.
L'homme craie, triple ban pour son grain, fait montre d'un niveau d'excellence forçant le respect.
J'aurais des mains, j'applaudirais.
Réussir le tour de force de passionner le lecteur sur deux cycles, peu d'écrivains peuvent se targuer d'un tel fait d'armes.
L'écriture est alerte, passionnée, mais sait également user du frein à main lorsqu'il s'agit de nous faire languir, la coquinette.
Écrits sur l'enfance, la perte de l'innocence, le présent claudiquant d'avoir trop attendu d'un monde finalement sans éclat, le tout sur un faux rythme lancinant et une bande-son désenchantée à la Saez, l'homme craie pourrait bien vous apporter quelques tourments difficilement abrogeables d'un simple coup d'éponge mémoriel.
Premier roman, premier coup de maître !
En même temps, avec un titre pareil...
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Bazart
  15 mars 2018
Promenons-nous dans les bois tant que le loup n'y est pas…. Sud de l'Angleterre 1986. Une petite bande de préado étire son ennui dans cette fin d'été. Eddy, Gros Gav, Mickey Métal, et Hoppo, au cours d'une balade en forêt, découvrent corps atrocement mutilé d'une jeune fille.
Ce fait divers sanglant, trop rapidement élucidé, marque les jeunes garçons. Fini l'insouciance, les enfants vont découvrir que, comme eux, les adultes savent mentir pour protéger leurs misérables secrets…Trente ans plus tard Eddy, Gros Gav, Mickey Métal et Hoppo, devenu adultes, vont devoir assumer les conséquence de leurs actes. Promenons-nous dans le bois tant que le loup n'y est pas…
Bien sûr il y a une bande d'enfants et un chien qui attendent mélancoliquement la fin des vacances d'été, et si nous sommes bien en Angleterre ce n'est pas Enid Blyton qui va nous raconter une histoire.
C.j Tudor n'a pas envie de tromper le lecteur, alors dès les premiers chapitres elle nous plonge dans l'ambiance : un tragique accident dans une fête foraine, vraiment gore l'accident, un jeu de piste morbide, vraiment gore le jeu de piste, le suicide d'un professeur, beaucoup de sang là aussi, et la noyade d'un adolescent, cette fin de saison est plutôt revisitée par Stephen King.
Roman d'apprentissage très très noir, cruelle chronique d'entrée en adolescence, découverte du mensonge et de la cruauté de l'existence. Certains s'en remettront, d'autres resterons blessés, guérit-on jamais ne notre enfance ?
Porté par une écriture aussi simple que terriblement efficace « l'homme craie » est un peu plus qu'un simple thriller.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   29 janvier 2018
Diabolique à souhait, l’histoire de L’homme craie ne s’effacera pas de votre esprit d’un simple coup de brosse !
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   20 septembre 2018
Être adulte n'est qu'une illusion. À y réfléchir, je ne crois pas qu'aucun de nous le soit jamais devenu. On a simplement pris des centimètres et des poils. Je m'étonne parfois qu'on m'ait donné le droit de conduire, ou qu'on ne m'ait pas pincé pour consommation d'alcool au pub.
Sous le vernis de l'âge, sous les couches d'expérience qu'on accumule tandis que les années continuent leur avancée stoïque, nous sommes toujours des enfants, aux genoux écorchés et au nez plein de morve, qui ont besoin de leurs parents... et de leurs amis.
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marina53marina53   21 septembre 2018
Je me demande s'il faut avoir eu une existence irréprochable pour devenir saint, ou si une vie de débauche rattrapée in extremis par quelques miracles est canonisable ? Ça semble être ainsi que la religion fonctionne. Assassine, viole, trucide, mutile, tout sera pardonné tant que tu te repens. Ça ne m'a jamais paru très juste. Mais bon, Dieu, comme la vie, est injuste.
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marina53marina53   25 septembre 2018
La mort arrivait aux autres, pas aux gosses comme nous, pas aux gens que nous connaissions. La mort était une notion abstraite et distante. L'enterrement de (…) m'a permis de comprendre que la mort n'est jamais qu'à un souffle – un souffle frais et aigre. Son meilleur tour, c'est de vous faire croire qu'elle n'est pas là. Et la mort a plus d'un tour dans les profondeurs glaciales et sombres de son sac.
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marina53marina53   22 septembre 2018
- Qu'est-ce que c'est ?
(…)
- Ceci, dis-je en la dépliant soigneusement, est ce qu'on appelle une lettre. Les gens l'utilisaient comme moyen de communication dans les temps anciens.
Elle m'adresse un regard et un majeur pleins de mépris.
- Je sais que tu parles, mais tout ce que j'entends, c'est blablabla.
- C'est le problème avec vous autres jeunes. Vous n'écoutez pas.
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marina53marina53   22 septembre 2018
On croit vouloir des réponses. Mais en réalité ce que nous voulons ce sont les bonnes réponses. Nous posons des questions dont nous attendons en retour la vérité que nous voulons entendre. Le problème c'est qu'on ne peut pas choisir ses vérités. La vérité a cette habitude d'être simplement la vérité. Le seul choix que nous ayons, c'est d'y ajouter foi ou non.
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Encuentro con C.J. Tudor (Autora de El hombre de Tiza)
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