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Thibaud Eliroff (Traducteur)
ISBN : 2756421731
Éditeur : Pygmalion-Gérard Watelet (17/01/2018)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 103 notes)
Résumé :
"Le problème, c’est que nous n’avons jamais réussi à nous mettre d’accord sur le début. Est-ce quand Gros Gav a reçu le seau de craies pour son anniversaire ? Est-ce quand nous nous sommes mis à nous en servir pour dessiner des bonshommes ? Ou quand ils ont commencé à apparaître d’eux-mêmes ? Est-ce le terrible accident? Ou quand on a retrouvé le premier cadavre ?"

1986. Eddie et ses amis sont encore des enfants. Ils passent leurs journées à parcourir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  31 mars 2018
Hmmm! le bonheur de parcourir avec frissons et délices les pages d'un bon thriller!
Le procédé est classique : les chapitres alternent à trente ans d'intervalle, les réponses données à une époque créant d'autres questions à résoudre dans une autre temporalité. Adroit. D'autant que ici, les indices offerts à dose homéopathique entretiennent le suspens.
Les personnages très suspects par leur différences affichées et le mystère qui les entourent sont-ils les coupables ainsi que le clame la vindicte populaire? Peut-on faire confiance à l'auteur pour nous donner la solution ou les preuves s'effaceront-elles dans le magma brumeux de la mémoire défaillante des plus anciens personnages (pratique l'Alzeimher , dans les polars!)
Le narrateur est parfait dans son rôle, oscillant entre regrets et remords, et portant le poids d'un passé pas clair, preuve que l'enfer est pavé de bonnes intentions. Ses amis selon l'action convenue lorsque les réseaux sociaux n'avaient pas introduit une nuance dans la définition, sont des gamins puis des types ordinaires avec leur part d'ombre et leurs secrets. de ceux que l'on ne remarque pas, pour peu qu'une erreur de parcours ne vienne les sortir de l'anonymat.
On est loin du feel-good, mais c'est normal, c'est du noir et CJ Tudor comme la majorité des auteurs de thrillers, prend un malin plaisir à maltraiter ses personnages. Et le pire c'est que c'est cela qui attire le lecteur.

Un mot pour la couverture, réussie, sobre avec son dessin de bonhomme de craie sur un fond noir. C'est suffisamment rare actuellement pour le souligner (à la craie?). Et bravo pour les dernières lignes, j'ai adoré ce qui s'y passe.
Merci à Babelio et aux éditions Pygmalion pour leur confiance et pour m'avoir fait passer d'agréables bien que terrifiantes heures de lectures
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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kuroineko
  27 mars 2018
Livre lu dans le cadre de l'opération Masse Critique. Je remercie Babelio de m'avoir sélectionnée et les éditions Pygmalion pour leur envoi.
Le titre à la fois sobre et intrigant, à l'instar de la couverture, m'a attirée. C'eût pu être L'homme à la craie, moins mystérieux car plus explicite. Mais quid de cet homme craie? Et qu'est ce que ça peut bien être? Tout comme ces petits bonhommes bâtons qui pullulent sur la quatrième.
Le prologue démarre fort, façon chasse au harpon. Une fois lue la première page, qui pose la scène d'un meurtre sordide, difficile de lâcher le volume. Et le développement ne fait que confirmer, un chapitre après l'autre, le ressenti du début. Il n'y a guère que sur le dénouement où je me sens un peu moins enthousiaste. Satisfaite seulement. Qu'a cela ne tienne, ce premier roman se révèle très efficace dans le fond comme dans sa construction narrative.
On vieillit et rajeunit de trente années à chaque chapitre, le récit oscillant entre les faits qui se sont déroulés en 1986 et les révélations progressives en 2016.
Outre l'aspect suspense et thriller du roman, C.J. Tudor met en avant une histoire d'amitié entre des gamins de douze ans. Il est difficile de lire L'homme craie sans penser à la bande de Ça de Stephen King, ou du film Stand by me (également tiré d'une excellente nouvelle du même King). Volontaire ou pas de la part de l'auteure, la réminiscence est loin d'être désagréable à défaut de respirer une grande originalité.
Elle réussit néanmoins à se transposer dans les pensées et soucis de pré ados des années 1980 avec beaucoup de sincérité.
Et reste le mystère du fameux homme craie. Et qui dessine ces bonshommes qui finissent par devenir angoissants à force d'apparition annonciatrice de malheurs? Réponse dans les pages de ce volume palpitant et immersif, qui offre en bonus de pertinentes réflexions sur le passage des années et les conséquences parfois tragiques (la maladie d'Alzheimer par exemple, qui a de quoi effrayer).
Premier roman, première réussite. Vivement le prochain!
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Bazart
  15 mars 2018
Promenons-nous dans les bois tant que le loup n'y est pas…. Sud de l'Angleterre 1986. Une petite bande de préado étire son ennui dans cette fin d'été. Eddy, Gros Gav, Mickey Métal, et Hoppo, au cours d'une balade en forêt, découvrent corps atrocement mutilé d'une jeune fille.
Ce fait divers sanglant, trop rapidement élucidé, marque les jeunes garçons. Fini l'insouciance, les enfants vont découvrir que, comme eux, les adultes savent mentir pour protéger leurs misérables secrets…Trente ans plus tard Eddy, Gros Gav, Mickey Métal et Hoppo, devenu adultes, vont devoir assumer les conséquence de leurs actes. Promenons-nous dans le bois tant que le loup n'y est pas…
Bien sûr il y a une bande d'enfants et un chien qui attendent mélancoliquement la fin des vacances d'été, et si nous sommes bien en Angleterre ce n'est pas Enid Blyton qui va nous raconter une histoire.
C.j Tudor n'a pas envie de tromper le lecteur, alors dès les premiers chapitres elle nous plonge dans l'ambiance : un tragique accident dans une fête foraine, vraiment gore l'accident, un jeu de piste morbide, vraiment gore le jeu de piste, le suicide d'un professeur, beaucoup de sang là aussi, et la noyade d'un adolescent, cette fin de saison est plutôt revisitée par Stephen King.
Roman d'apprentissage très très noir, cruelle chronique d'entrée en adolescence, découverte du mensonge et de la cruauté de l'existence. Certains s'en remettront, d'autres resterons blessés, guérit-on jamais ne notre enfance ?
Porté par une écriture aussi simple que terriblement efficace « l'homme craie » est un peu plus qu'un simple thriller.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Jeanfrancoislemoine
  12 février 2018
Je viens de quitter avec beaucoup de regrets Éd,Gros Gav, Mickey,Hoppo, et Nicky,cette bande qui,en 1986,se retrouve régulièrement pour profiter de sa .jeunesse,Les vélos,les filles,l'insouciance, les bêtises aussi et parfois les drames .Qui ne se retrouverait avec nostalgie dans cette ambiance,parfois conflictuelle avec les parents,les mensonges,les sous entendus?
Et comme tout passe,on retrouve ces jeunes gens 20 ans plus tard,plus matures peut être mais déjà cassés par la vie,s'interrogeant sur leur passé, leur avenir,ayant connu la rupture avec les parents qu'ils voient disparaître parfois très douloureusement.La vie,quoi,si bien racontée qu'elle pourrait être la notre.Sauf que....Tout le monde,fort heureusement ne voit pas apparaître un cadavre dans sa vie...C'est là que les suppositions,la suspicion,les mensonges brisent les plus belles des ententes....Qui?Pourquoi?Comment?
Ce roman est remarquable par sa construction, alternant présent et passé ,son style fluide et précis ,ses dialogues alertes.
J'ai vraiment passé un très bon moment,poussé sans arrêt par la curiosité, l'envie de savoir,de tourner les pages...
Je ne suis pas un grand détective et je suis souvent bluffé par les dénouements,mais là,franchement,bravo,le final est éblouissant. .
Un grand coup de chapeau.Un premier roman?Il y a des gens talentueux et je suis prêt à renouveler ma confiance à l'auteure sans hésiter.
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NicolasElie
  30 janvier 2018
Tombé dessus au détour d'une page Facebook, sur le mur de Berlin de Lau Lo. Comme quoi, Facebook ne sert pas qu'à balancer des infos sur la santé du chien, ou sur tes intestins du matin...
Drôle de roman.
Un roman qui m'a ramené juste au milieu de mon enfance, quand mes potes et moi, on s'envoyait des messages secrets, de la fenêtre du troisième à celle du rez-de-chaussée. Quand on fouillait les bois, à la recherche de la piste laissée par le sanglier dont on avait entendu parler.
Une histoire de gosses alors.
Ouais. Une histoire de gosses, des gosses qui ont grandi et qui sont restés des gamins qui ont peur des fantômes. J'aime bien les histoires de gosses, dans la mesure où elles sont bien racontées. Un peu comme dans le roman de King dont je vais pas te faire l'affront de te rappeler le titre. C'est pas tout le temps le cas. Me souviens d'un roman que j'ai pas pu finir, malgré les dithyrambes internêtiennes... Je te dis pas lequel. Cherche. Jamais chroniqué, sous peine de perdre tous les amis professionnels que je croise sur le ouaibe. Ça, c'est fait.
Dans ce livre, celui qui te raconte ce qui s'est passé hier, il s'appelle Eddie. Il m'a fait penser à un pote à moi. Celui qui voulait bien être Martin Luther King mais qui finalement n'était qu'un mec normal. C'est Eddie qui te parle de l'homme craie. Il avait 12 ans quand tout a commencé. Quand quelqu'un lui a donné cette idée de fabriquer des messages secrets en dessinant des bonshommes à la craie.
Et au début, c'était plutôt drôle.
Jusqu'à la première fille.
Il y a les potes d'Eddie, aussi, ceux qui passent leurs journées avec lui.
Gav, dont les parents ont du pognon, mais il se la joue pas avec ses potes, et ça, c'est bien. On a sans doute tous eu un copain comme lui. Tu te souviens ?
Hoppo. Sa mère est femme de ménage. C'est pas un boulot facile. C'est la vraie vie, là encore.
Mickey. Pas grand chose à dire sur lui. Presque à penser qu'il est revenu de tout, et à douze ans, c'est ballot d'être à ce point aussi loin de sa vie d'enfant.
Et puis il y a Nicky, la fille du pasteur. Nicky, elle a souvent des bleus, elle tombe souvent dans les escaliers. Elle se cogne beaucoup aux meubles... T'en connais, toi aussi, des filles qui se cognent souvent aux meubles ?
Eddie, aujourd'hui, il a trente ans de plus. Et finalement, trente ans plus tard, rien n'a vraiment changé. Juste lui et ses potes qui ont vieilli. Un peu. Un jour, il reçoit une lettre. Dedans, il y a un bonhomme en bâton, pendu, et dessiné à la craie. le même que celui qu'ils avaient trouvé pas loin de la première fille. La fille morte.
Voilà, c'était le pitch.
Le coup de... j'allais dire «génie», mais faut pas exagérer non plus, de C. J. Tudor, c'est cette capacité à nous ramener dans nos enfances. Celles des potes, des parents parfois bizarres, et celles des peurs aussi, des monstres sous le lit, ceux que t'oses pas regarder de peur qu'ils ne soient vrais.
Je t'ai causé de «Stand by me», tout à l'heure, et je ne t'ai pas fait l'affront de te rappeler le titre de ce roman de M'sieur King, mais c'est vrai que par instants je me suis souvenu de ces mômes, de ces amitiés qui dureront «toute la vie» et de ces conneries qui peuvent changer le monde autour de nous.
Finalement, et malgré cette histoire de bonhomme de craie, sans doute qu'il s'agit d'un roman qui nous parle de vie, et d'amour. C'est marrant de constater ça au terme de cette chronique, mais c'est pourtant ce qui ressort quand je regarde les empreintes qu'il a laissé sur mon chemin...
Des empreintes qui vont te conduire au milieu de la brume, celle qui cache les secrets du passé, celle qui t'empêche de voir trop loin, surtout quand tu passes à côté de la vérité mais que tu ne t'en rends pas compte.
Je résume.
Un vrai beau roman, pas noir, mais pas blanc non plus. Rempli de toutes ces nuances de gris qui vont du plus clair au plus foncé.
Voilà. C'est tout ce que j'ai à dire sur ce roman.
Lien : http://leslivresdelie.org
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   29 janvier 2018
Diabolique à souhait, l’histoire de L’homme craie ne s’effacera pas de votre esprit d’un simple coup de brosse !
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
JeanfrancoislemoineJeanfrancoislemoine   12 février 2018
Qui sommes nous sinon la somme de nos expériences, tout ce que nous rassemblons et amassons au cours de notre vie?Une fois qu'on nous enlève cela,nous devenons une masse de chair,d'os et de vaisseaux sanguins.
S'il existe cette chose qu'on appelle l'âme-et je n'en suis toujours pas convaincu-,alors celle de mon père l'avait quitté bien avant que la pneumonie finisse par l'envoyer,gémissant et délirant, dans un lit d'hôpital stérile ;une version rétrécir,squelettique du père grand etvigoureux que j'avais côtoyé toute ma vie.Je ne reconnaissais pas cette coquille d'être humain.J'ai honte de le dire,mais quand on est venu m'annoncer qu'il était parti,j'ai ressenti du soulagement avant la peine.
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Amnezik666Amnezik666   05 avril 2018
Tu dois comprendre qu’être une bonne personne n’a rien à voir avec le fait de chanter des hymnes ou de prier quelque dieu mythique. Il ne s’agit pas non plus de porter une croix ou d’aller à l’église tous les dimanches. La bonté se mesure à la façon dont tu traites les autres. Une personne de bien n’a pas besoin de religion, car elle a la satisfaction de savoir qu’elle fait ce qui est juste.
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BazartBazart   15 mars 2018
Le karma. Ça veut dire que tu récoltes ce que tu sèmes. Tes mauvaises actions reviendront te mordre les fesses.
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Amnezik666Amnezik666   05 avril 2018
Personne n’est jamais préparé à la mort. À quelque chose de si définitif. En tant qu’êtres humains, nous sommes capables de contrôler nos vies. De les prolonger jusqu’à un certain point. Mais la mort n’admet aucun argument. Pas de plaidoyer final. Pas d’appel. La mort, c’est la mort, et elle a toutes les cartes en main. On peut la tromper une fois, mais elle ne vous laissera pas déjouer son bluff une seconde fois.
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lesleonerieslesleoneries   14 février 2018
Après l'altercation chez Gros Gav, Papa m'avait dit deux ou trois choses, et j'en connaissais un peu plus sur ce qui se passait dans la clinique où travaillait Maman. Quand bien même, à douze ans, l'énormité d'un sujet comme l'avortement vous échappe. Je savais juste que Maman aidait les femmes qui ne pouvaient pas s'occuper de leur bébé. Je crois que je ne voulais pas en entendre davantage.
Cependant, même enfant, je ressentais la colère, le venin de ces manifestants. Quelque chose dans leurs yeux, les postillons qu'ils expulsaient, leur façon de brandir leurs pancartes comme des armes. Leurs slogans parlaient d'amour, mais ils semblaient remplis de haine.
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Video de C. J. Tudor (1) Voir plusAjouter une vidéo
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