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ISBN : 225390659X
Éditeur : Le Livre de Poche (09/05/2018)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 18 notes)
Résumé :

Publié en 1924 aux Etats-unis, Vagabonds de la vie compte parmi les classiques de la littérature consacrée aux hobos, ces saisonniers qui voyageaient clandestinement sur les trains de marchandises.

Jim Tully se frotta pendant plus de six ans aux trimardeurs - parfois les plus infréquentables. Il voyagea dans les trains postaux et les convois de marchandises, bivouaqua dans les "jungles" des vagabonds, assimila les us et coutumes des hobos, véc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  15 mai 2018
J'avoue avoir été séduit par la couverture de ce livre qui montre deux hommes grimpant dans un wagon de marchandises .Cette illustration en noir et blanc,émouvante, laisse déjà entrevoir la fuite,la détermination,l'entraide,la clandestinité. La quatrième de couverture nous indique qu'il s'agit de hobos,des travailleurs itinérants saisonniers qui parcourent le pays de ville en ville en fonction de l'accueil qui peut leur être réservé par les autorités locales et une population peu tolérante à leur égard .Il faut dire qu'on trouve toutes sortes d'individus parmi cette population itinérante bagarreuse,souvent alcoolisée, prompte au chapardage,parfois habile à tromper celui ou celle qui lui tend la main.C'est cette vie d'errance,ces relations conflictuelles,la vie dans la jungle que nous relate avec beaucoup de précisions et d'à propos JIM TRULLY qui a partagé ce quotidien pendant de nombreuses années. Cet ouvrage a un fort pouvoir de témoignage,les scènes sont vivantes, la nature humaine est explorée avec minutie,sous toutes les coutures.
J'ai appris beaucoup de choses,encore une fois,tout en ayant aussi l'impression d'avoir accompagné ces vagabonds sur leur chemin de misère et avoir,parfois,échappé aux pires dangers.
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Mimeko
  11 décembre 2018
A seize ans ans, Jim Tully commence à brûler le dur, c'est à dire à devenir vagabond du rail. Il quitte St Marys dans l'Ohio et va connaître pendant six ans les expériences de vie, émaillées de voyages et surtout de nombreuses rencontres, le jeune qui sert de souffre-douleur à un vagabond plus expérimenté, à fréquenter tous les types d'hommes, du plus roublard au plus réglo, en passant par le poète ou le profiteur...
Au fur et à mesure de la lecture de ses chroniques, on découvre l'Amérique pauvre et marginale des hommes quelques fois très jeunes qui souvent pour des raisons de maltraitances et quelque fois par goût de l'aventure, font le choix d'une vie sans habitudes, sans liens et sans attaches...Une communauté qui tisse rarement des relations suivies mais souvent peuvent être sincères, connaissant tous les tuyaux et les bonnes adresses, celles où ils peuvent espérer une peu de nourriture, quelques villes à fuir, là où les condés vous tombent dessus en vous tabassant...
Les vagabonds de la vie est un récit instructif qui permet d'aborder un courant littéraire qui s'inscrit dans celui initié par Jack London et plus tard Jack Kerouac, celle du voyage solitaire et sans contrainte.
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mollymon
  31 juillet 2016
Dans ce récit qui file à la vitesse d'une locomotive lancée à toute vapeur, Jim Tully raconte comment à l'âge de quinze ans, il décide de larguer les amarres.
Las de son travail à l'usine, fasciné par les histoires racontées par les trimardeurs qu'il rencontre dans la gare de triage de son patelin, il est pris d'une irrésistible envie de liberté et d'aventure. Alors il décide, sur un coup de tête, de lui aussi prendre la route. Endurci par une enfance passée à l'orphelinat, il ne pense même pas aux dangers de la vie qui l'attend.
Son errance dure plusieurs années pendant lesquelles il avale des milliers de kilomètres à bord de trains postaux ou de marchandises sans but précis, juste possédé par la fièvre de la route, l'envie de bouger. Il intègre la confrérie des hobos et en adopte l'argot, les habitudes, la morale brutale et étrange.
Vivant de mendicité et de rapine, s'alcoolisant beaucoup, il doit constamment veiller à déjouer les pièges tendus par les flics des compagnies ferroviaires qui traquent les clandestins. Il lui faut durement défendre sa liberté car le risque de se faire coffrer pour délit de vagabondage est permanent.

C'est avec une grande simplicité de style que Jim Tully raconte son expérience de gamin du rail. Plus qu'une simple illustration d'un mode de vie hors-la-loi, qui deviendra malheureusement celui de milliers d'américains quelques années plus tard lors de la grande crise des années 30, ce roman se fait aussi le témoin de la naissance d'une contre-culture qui donnera jour à d'autres célèbres clochards.
Cette lecture passionnante fait découvrir un univers qui, cent ans plus tard, fait étrangement penser aux migrants de Calais.
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Corboland78
  24 juillet 2016
Jim Tully, né de parents immigrés Irlandais dans l'Ohio en 1886 et décédé en Floride en 1947, a vécu plusieurs vies. Garçon de ferme, boxeur, conseiller à Hollywood (pour Charlie Chaplin pendant le tournage de la Ruée vers l'or), c'est aussi un écrivain qui dès les années 1920 se partagea entre littérature et journalisme pour de nombreux magazines tels Esquire, Vanity Fair, etc.
Le présent ouvrage qui vient de paraître, Vagabonds de la vie, autobiographie d'un hobo, revient sur une époque difficile de la vie de Jim Tully, les six années courant de 1901 à 1907, où très jeune encore, il s'embarqua dans l'aventure ferroviaire chère aux clochards célestes.
S'il y a un mot qui m'a toujours fait rêver, c'est bien ce « hobo », croisé aussi bien dans la littérature que dans les chansons d'artistes américains. Aux Etats-Unis, le terme désigne un sans domicile fixe se déplaçant de ville en ville, le plus souvent en se cachant dans des trains de marchandises, et vivant de travaux manuels saisonniers et d'expédients. Bien entendu mes rêves se conforment mal avec la réalité qui n'est pas aussi rose, l'idée de liberté absolue, de voyages et de grands espaces devant être opposée aux souffrances (la faim, le froid) et aux violences physiques (bagarres entre trimardeurs ou avec les flics du train).
C'est de cette réalité qu'il sera question ici. Dans les pas de Jim nous allons faire connaissance avec des personnages pittoresques à défaut d'être toujours de bonne compagnie. Poivrots, voleurs, bagarreurs voire criminels, les hobos vivent de la mendicité des gens pauvres ou de petites arnaques qui paieront leur gnôle. « Ces hommes étaient des pauvres diables, des petits escrocs en loques. » de ses rencontres, l'écrivain ne gardera un souvenir ému que des prostituées, qui toujours lui apporteront un secours modeste mais bienvenu quand la dèche sera à son comble.
Jim Tully va sillonner les Etats-Unis en long et en large, croiser et recroiser tel ou tel, se faire des amis comme Bill, un fugueur ; il va frôler la mort, touché par la typhoïde et la malaria, être mêlé à des évènements guère brillants, le plus souvent en tant que témoin comme cet horrible épisode où un Noir est lynché. L'écrivain raconte ses souvenirs comme le ferait un journaliste, sans y mettre de pathos, les faits se suffisent à eux-mêmes ; ils sont ainsi, chacun en jugera comme sa morale l'entend.
Un bouquin très intéressant pour qui veut se plonger dans ce monde parallèle qui a ses règles, son argot, ses combines. le récit est moins rude ou émouvant que celui de Jack London (Les vagabonds du rail) ou bien de Woody Guthrie (En route vers la gloire), il n'a pas le souffle de l'épopée d'un Jack Kerouac, il se rapproche peut-être plus d'un Mark Twain
En ce temps de vacances et de voyages, vous lirez cette autobiographie en écoutant un disque de Woody Guthrie ou bien un Bob Dylan des débuts.
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Pchabannes
  05 janvier 2019
D'une langue âpre et sans concession, avec un art consommé de la description, Jim Tully condense ses 6 années comme trimardeur, comme hobo, ce saisonnier américain voyageant en train clandestinement et possédant mille ruses pour se faire offrir le boire et le manger, échapper aux forces de polices et résister aux conditions climatiques parfois extrêmes, alors que la Grande Dépression s'abat sur l'Amérique.
Si La Route, Les vagabonds du rail, de Jack London paru en 1907 est plus connu du grand public, ce court ouvrage édité en 1924 compte parmi les classiques de la littérature du genre.

Lien : http://www.quidhodieagisti.c..
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critiques presse (1)
Telerama   22 juin 2016
Fugueur à 14 ans, il vivra sur la route pendant six ans. Son chef-d'oeuvre, enfin édité en France, a ouvert la route à Kerouac et à la beat generation.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
JeanfrancoislemoineJeanfrancoislemoine   15 mai 2018
Ces hommes étaient des pauvres diables,des petits escrocs en loques.Mais,à la manière des stoïques,ils enduraient leur sort avec le sourire.Ils prenaient ce que la vie ou les éléments leur donnaient.Ils se battaient,ils buvaient,ils mendiaient,ils volaient ,mais jamais ils ne se plaignaient.Qe cela soit mis à leur crédit jusqu'à la fin des temps.(p216)
Commenter  J’apprécie          210
MimekoMimeko   15 novembre 2018
Je me demandai pourquoi les adultes étaient si cruels avec les enfants. Presque tous les gamins de ma connaissance ayant été placés chez des fermiers par l'orphelinat s'étaient enfuis à cause des mauvais traitements. "Ils sont trop radins pour engager des hommes, ces dégueulasses, alors ils se trouvent des orphelins et les épuisent à la tâche".
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MimekoMimeko   13 novembre 2018
Les habitants du coin se moquaient du vieux Raley mais ils lui payaient volontiers un verre. Il avait beau être un poivrot sans le sou, un pique-assiette, un videur de crachoirs, un balayeur de planchers de bistrots, il m'apparaissait comme l'homme le plus riche de la ville car il avait toujours dans sa poche un livre écorné de Voltaire - dont il me parlait souvent.
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Charybde2Charybde2   29 septembre 2016
Tout au long de mon enfance, j’avais entendu dire que les hôpitaux municipaux étaient des lieux effrayants pour les pauvres. Des garçons à l’orphelinat m’avaient même raconté que les docteurs et les infirmières donnaient des fioles noires aux malades. Après on n’entendait plus jamais parler d’eux. Les fioles noires contenaient un poison mortel. Dans le silence de la nuit, on en administrait une cuillerée aux plus faibles et aux plus démunis, et leurs lits se libéraient pour d’autres patients.
Moins de trois mois plus tôt, j’avais eu une conversation avec un vieux vagabond pratiquement à l’article de la mort. Lorsque je lui avais demandé pourquoi il n’allait pas se faire soigner à l’hôpital municipal, il m’avait répondu : « J’ai encore une chance dehors mais eux ne me louperont pas, c’est sûr. Je tiens pas à crever en tétant leur fiole noire. »
Même s’il ne s’agit que d’une superstition, il se peut qu’elle tire son origine d’un fait bien réel. En tout cas, la plupart des vagabonds y croient et les plus anciens ne sont jamais avares d’exemples pour en démontrer la véracité.
Je ne craignais pas la mort à cet instant. Mais la fiole noire, oui.
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MimekoMimeko   05 décembre 2018
Nous marchâmes plusieurs kilomètres jusqu'à un train de marchandises à l'arrêt sur une voie de service, près d'une petite ville. Il ne comptait pas plus de dix voitures et son imposante locomotive haletait doucement comme un cheval fourbu au bout d'un long sillon. Quelques tourbillons de fumée sortaient de la cheminée et s'enroulaient dans le vent, pareils à des petits nuages perdus se hâtant de remonter dans le ciel. L'équipage du train se prélassait au bord de la voie et personne ne nous salua.
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