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EAN : 9782896983384
Éditeur : Le Quartanier (11/09/2017)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Récapitulons. Nous savons comment Simone a rencontré celui qui deviendra, pour un temps, son quatrième mari. Nous connaissons le métier de Simone (dessinatrice), nous connaissons son âge (elle ne les fait pas), ses mœurs (comment dire ?), ses amitiés (une fameuse ribambelle), ses habitudes (de casanière contrariée). Nous avons appris sur elle des choses que sans doute elle ignorait elle-même. Il nous reste seulement à comprendre le rôle qu’elle a joué dans la célèbr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
nadiouchka
  04 mars 2019
Grâce à la lecture d'un livre de David Turgeon, j'ai fait la connaissance d'une certaine Simone au travers de « Simone au travail. »
David Turgeon est un écrivain canadien, dessinateur, critique de bande dessinée, romancier, musicien québécois et vivant à Montréal.  Il a déjà à son actif plusieurs ouvrages et j'ai découvert celui-ci grâce aux #ÉditionsleQuartanier qui l'ont publié en 2017.
Curieuse du titre et m'attendant à une histoire plutôt loufoque, que nenni, c'est bien sérieux mais il est vrai que parfois de l'humour s'immisce un peu tout de même.

Alors, me direz-vous, cette chère Simone ? On nous la présente comme une peintre de dessins érotiques car sa spécialité est « le nu ». Sa vie amoureuse est assez particulière jusqu'à ce qu'elle se marie enfin. Il faut signaler qu'elle a connu trois divorces et que ce mariage sera le quatrième.
Elle expose dans la galerie d'Alban Wouters chez qui, un jour, se présente « un quidam vêtu d'une pelisse » et qui, au fil de ses déambulations, est particulièrement intéressé par des toiles de Simone Bergmann (on apprendra son nom plus tard car c'est une autre histoire…).

Les chapitres alternent entre Simone, Alban Wouters, Fabrice Mansamé (le quidam acheteur qui se fera aussi appeler Charles Rose) et d'autres intervenants. Le récit est composé de nombreuses description sur le « travail » de la peinture de Simone – la vie personnelle de chacun – des moments au goût d'espionnage – des faits tragiques… On passe aussi, géographiquement, de Bruant à Port-Merveille.
Des personnages plutôt particuliers arrivent dans cette histoire qui est de plus en plus énigmatique.

Que dire de plus sans spoiler cet ouvrage qui m'a tellement intéressée (au point de le lire en même pas deux soirées) ? Peut-être simplement que Simone n'était pas inconnue des fichiers de la police ? Qu'il y aune histoire de diamant ? Quant à savoir ce qui se trame dans tout ce récit, désolée, mieux vaut ne pas en raconter plus. Ce serait réellement dommage et je laisse donc la surprise aux futurs lecteurs.

Je tiens à remercier chaleureusement #PicaboRiverBookClub pour cette découverte bien originale qui me fait aimer de plus en plus la littérature canadienne (et ici québécoise) dont le vocabulaire est souvent est souvent particulier pour qui n’en connaît pas un peu.
Merci aussi à #Davidturgeon et #marsquébécois.
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MadameTapioca
  05 octobre 2020
C'est le moment pour moi d'avouer à la face du monde (enfin plutôt à celle de Babelio mais reconnaissez que ça en jette moins) que je ne comprends jamais rien aux histoires d'espionnage. Suivre l'intrigue d'un James Bond est pour moi mission impossible. Les romans de John le Carré sont pour moi aussi incompréhensibles qu'une notice de montage Ikéa. C'est qui le gentil, c'est qui le méchant ? Qui est copain avec qui ? Dormant, transfuge, double, je m'y perds très vite.
Par conséquent, si j'avais su que Simone allait m'emmener dans cet univers, je n'aurais pas fait ce choix de lecture… et pourtant j'y ai trouvé mon compte, sans doute parce que les sphères du renseignements ne sont pour l'auteur qu'un prétexte à jouer avec la langue, à créer un roman-farce.
Difficile de résumé ce livre à la trame mouvante mais voici ce qu'il faut savoir :
On rencontre Simone, dessinatrice de nu qui connait le succès. Autour d'elle gravite tout un petit monde. Sa future ex-fiancée Faya, son futur quatrième mari Fabrice Mansamé espion de profession (aussi connu sous le nom de Charles Rose), son galeriste Alban Wouters, un ami prof de dessin, une princesse, une chanteuse de groupe de rock et quelques gars à la mine patibulaire. Tout cela se déroule dans une ville fictive que l'on peine à placer sur la carte et une république qui n'en a que le nom. Ce qui est bien réel par contre c'est l'énorme diamant qui fait envie à tous et qui va passer de main en main.
David Turgeon exécute un véritable numéro d'équilibriste bourré de digressions et de récits gigognes avec une histoire qui semble s'inventer au fur et à mesure, en permanente construction. Tout cela nous donne un récit un brin alambiqué dont je ne suis pas sûre d'avoir tout compris, une histoire légère dont je doute garder longtemps en mémoire tous les détails mais qui a le mérite de m'avoir fait passer moment sympathique.
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soleil
  13 juillet 2018
Simone est dessinatrice. Elle fait principalement des nus, expose dans la galerie d'Alan Wouters et est autant attirée par les hommes que par les femmes. Charles Rose et Fabrice Mansaré gravitent autour d'eux. N'oublions pas au passage Pierre-Luc professeur et Sarah-Jeanne brillante élève. le jour où Charles Rose vient acheter une des toiles de Simone, leur vie prend une autre direction.
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S'il est aisé de vous citer les noms des personnages, il est bien plus ardu de suivre le fil de cette histoire alambiquée où dominent l'espionnage, le second degré, les amours versatiles mais surtout une atmosphère étrange que l'on peine à intégrer.
Si j'aime ce qui est décalé, cette histoire remplit, certes, le contrat mais j'ai eu beaucoup de mal à rejoindre les personnages, à m'immiscer dans l'histoire. Je n'ai eu aucun affect ; j'étais très au-dessus d'eux et n'ai eu aucun sentiment en lisant leurs aventures. Au tout début du roman j'ai eu l'impression que cela allait être du même style que les romans de James Hadley Chase car l'histoire et la narration avaient quelque chose de cinématographique, de très visuel. Or là il y avait beaucoup moins d'humour, de rires, d'empathie, de suspense, d'affection, de parti-pris pour l'un et l'autre des personnages.
J'ai trouvé ce roman très froid. Je n'y ai vu aucune couleur, aucun visage (cela m'arrive parfois mais là cela était gênant). Je m'y suis même ennuyée dès la moitié.
Je suis passée au travers de ce roman d'un auteur québécois. Je souligne en revanche la qualité de l'écriture.
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gielair
  09 septembre 2018
J'étais curieux de prendre la mesure de l'écriture de David Turgeon, j'étais curieux de le lire et de plonger dans son univers, de m'asseoir Simone au travail en main et de me laisser emporter vers ailleurs. Ses mots font images, la forme de son discours se dessine devant moi et des représentations s'esquissent sur un écran virtuel et mental. Et puis, une phrase vient confirmer ce sentiment figuré:
«Sur le sol parsemé d'aiguilles elle recensa quelques mégots de cigarette, ainsi qu'un bout de papier déchiré, vestige sans doute de l'étiquette d'une boîte de conserve; au verso elle déchiffra, manuscrit, le nom d'un navire qui ne lui dit rien.»[D.T.]
Voilà ce que je ressentais à ma lecture, ce que je lis est en fait la mise en mots d'une bande dessinée utilisant la ligne claire, celle qu'Hergé utilise lorsqu'il parle du Karaboudjan, une bande dessinée dont les décors auraient pu être adroitement construits par E.P. Jacobs et qui montrent une ville, Bruant, appartenant à un état ayant autant d'existence que la Syldavie ou la Poldévie où Nicolas Bourbaki professait naguère, une BD d'aventures où les différents moments forts s'étalent sur quelques pages et tendent vers des noeuds dramatiques à saveur d'espionnage et d'exotisme. J'y ai totalement adhéré à ce monde bédéesque où la planète de l'art côtoie sans s'en rendre compte un univers de complot et de conspiration qui s'étalent de Bruant à Port-Merveille. Ces cases, ces vignettes, qui s'organisent en planches sur un écran quelque part derrière ma tête, ne sont que des avatars de ma lecture. Si j'ai trouvé quelques indices dans le texte pour susciter cette matérialisation, cela est sûrement attribuable au pouvoir d'évocation que Turgeon inscrit si merveilleusement dans ses mots et ses phrases.
Lien : http://rivesderives.blogspot..
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cloceline
  04 août 2019
Résumé sans spoiler:
Allez Simone! Hop! Au travail!!! Mais c'est quoi son travail au fait à Simone? Mesdames, messieurs, Simone est Artiste. Oui avec un grand A!! Elle expose dans une galerie, à un agent, ( Alban Wouters) et a une vie... compliquée. Déja trois mariages à son actif. Que voulez vous Simone vit intensément. Nous découvrons Simone, en pleine liaison avec l'un de ses modèles. Oui, parce que Simone fait du Nu. Alors évidemment, la promiscuité des corps fait qu'elle tombe souvent amoureuse de ses modèles. Homme ou femme peu importe. En ce moment, c'est Faya.
Et puis elle leur demandait, mais ils avaient été prévenus, des mises en scène plus intimes, plus immodestes, plus concupiscentes. Elle aimait qu'alors les corps lui échappent, oublient la présence de la dessinatrice, qu'ils louvoient l'un face à l'autre ou se consacrent à leur seul plaisir"
Parallèlement à Simone et ses questionnements artistiques et amoureux, un autre personnage pointe son nez: Fabrice Mansaré/ Charles Rose. Beau et mystérieux, il a craqué sur un nu de Simone représentant Faya. La rencontre entre eux sera... intrigante ....

Mon avis:
Connaissant les arts, j'ai trouvé que le milieu artistique et les questionnements , les gestes de l'artiste sont très bien décrits.
L'écriture de David Turgeon, que j'ai découvert avec cet ouvrage est agréable à lire, travaillée et rythmée.
Simone est un sacré morceaux!! À vous de vous faire votre idée ;)

Lien : https://lesvoyagesinterieurs..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   05 mars 2019
C’était l’heureux temps avant l’advenue des caméras de surveillance tous azimuts. Tant mieux car nous turbinâmes pas mal pour loger le macchabée dans son dernier convoi. C’est que Debruyn avait cette fâcheuse tendance, lors de nos missions, à chouraver des véhicules certes élégants mais inutilement limités en cubage.
P.98
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nadiouchkanadiouchka   04 mars 2019
Le monde est brutal, le monde de l’art particulièrement. P.54
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nadiouchkanadiouchka   09 mai 2019
On ne visite pas Port-Merveille sans au moins une fois aller danser dans le quartier de la Briqueterie, dans ces rues où échouent des marées de noctambules en liesse, entraînés par les rythmes enchevêtrés de ritournelles étourdissantes….
P.280
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gielairgielair   09 septembre 2018
Ils se quittèrent sur un baiser dont on localiserait la teneur non loin du point médian d'une droite qui irait de l'amour à l'amitié, ceci sachant que le chemin qui relie ces deux points, s'il existe, est tout sauf une droite.
Commenter  J’apprécie          10
clocelinecloceline   04 août 2019
Et puis elle leur demandait, mais ils avaient été prévenus, des mises en scène plus intimes, plus immodestes, plus concupiscentes. Elle aimait qu'alors les corps lui échappent, oublient la présence de la dessinatrice, qu'ils louvoient l'un face à l'autre ou se consacrent à leur seul plaisir.
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