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Commissaire Teresa Battaglia tome 2 sur 4

Johan-Frédérik Hel Guedj (Traducteur)
EAN : 9782266311946
656 pages
Pocket (01/04/2021)
3.86/5   199 notes
Résumé :
"Le temps cache toujours un secret. Il camoufle même les crimes."

Derrière la beauté bouleversante de la Nymphe endormie se cache l’horreur : au lieu de peinture, l’artiste a peint le tableau avec du sang. Voilà ce qui lance le commissaire Teresa Battaglia sur la piste d’un meurtre commis soixante-dix ans plus tôt, dans les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale. Une enquête où il n’y a ni corps ni scène de crime, ni suspect ni témoin. Rien qu’u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
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Deuxième volet des enquêtes de la commissaire Thérèsa Battaglia et de son inspecteur Massimo Marini.
J'ai été séduite dès le T.1 (Sur le toit de l'enfer) par ce personnage de femme policier, spécialiste en profilage, dans la soixantaine, diabétique et qui a la mémoire qui fuit.
Avec son jeune inspecteur Marini, Battaglia traque le mal en essayant de comprendre et de s'arracher à son emprise. Car les enquêtes de cette femme commissaire prennent des allures de véritables batailles contre le mal qui ne la laissent pas sans cicatrices. Personnage bougon, arrogant mais généreux et humain, sa bienveillance fait en sorte que l'on s'attache sincèrement à celui-ci.
La nymphe endormie c'est un tableau peint il ya 70 ans avec du sang humain qui est retrouvé et qui bien sûr intrigue et que l'on veut expliquer. le peintre de se tableau, aujourd'hui vieillard, est muré dans le silence et l'immobilité de son corps depuis tout ce temps. Est-ce lui l'assassin ?
La quête et l'enquête de Battaglia nous mènera dans le Val Resia, vallée alpine dominée par les monts Musi et le torrent Resia et abritant de petits hameaux isolés et un millier d'âmes parlant un dialecte proche du slovène. Vivant dans une nature préservée, ces gens ont également su conserver culture, traditions, cultes paiens et c'est ce que devra déchiffrer et comprendre Battaglia pour résoudre le mystère de ce tableau peint de sang.
L'action donc se situe de nos jours mais on devra remonter le temps, chez les résistants, chez les nazis, durant cette seconde guerre aux violences militaires, policières d'une intensité terrifiante et qui a aussi touchée une région aussi isolée que le Val Resia.
Mais notre commissaire n'aura pas que les démons du passé à combattre. Les siens et ceux de Marini, son adjoint, n'auront de cesse de remonter à la surface.
Malgré des longueurs et des répétitions, j'ai apprécié ma lecture car j'aime les personnages d'Ilaria Tuti. J'ai appris aussi sur les Résians de la région du Frioul, habitants de souche slave établis là depuis le VIIe siècle.
J'apprécie aussi la façon de cette jeune autrice pour nous parler des femmes, et des zones d'ombre et de lumière de l'âme et de sensibilité et d'amour.
Clairement le T.3, À la lumière de la nuit, et le T.4, Fille de cendre, m'attendent.
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Petite déception pour ce roman dont j'avais beaucoup aimé le premier tome de la série.
On retrouve un duo d'enquêteur très particulier, entre une femme commissaire qui a une grave maladie dont elle n'a parlé à personne, et un jeune policier qui a de très gros soucis personnels.
Cette enquête concerne un tableau, et il a été prouvé qu'il avait entièrement été peint avec du sang humain, alors que la victime était probablement encore vivante au moment des faits.
J'ai bien aimé la partie concernant la recherche autour de ce tableau atypique, et cela nous emmène dans une vallée italienne où vivent des personnes assez singulières.
Cette partie historique était vraiment passionnante, d'autant qu'elle est en partie vraie.
Par contre, j'ai trouvé que le récit était un peu trop étiré en longueur, avec beaucoup de répétitions, et que la fin était assez invraisemblable.
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J'aurai mis plus de temps à lire ce deuxième épisode. Moins touché par le fond de l'affaire, avec ce privilège que nous fait notre autrice à nous apprendre quelques petites choses. Ici, on découvre le Val Resia, au nord de l'Italie, et ses habitants les Résians, qui ont une spécificité génétique qui leur est propre. L'autre sujet central de ce polar est évidemment ce tableau peint avec du sang humain. Qui est la victime ? Qui est le criminel ? Quel rapport avec cette vallée ? On se laisse embarquer. Un (tout) petit bémol : vous le savez j'apprécie peu quand on tourne autour du mal être ou des malheurs des enquêteurs. Et ici, il y a en a deux. Ça pèse sur la trame sans grand intérêt.
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Une grosse déception du grand retour de Teresa Battaglia sous la plume d'Ilaria Tuti. Un gros pavé pour beaucoup de broderie. Heureusement que le duo d'enquêteur et leur équipe sont passionnants car j'aurais passé mon chemin.
Nous avons des personnages emblématiques, ce qui fait la force de l'auteure italienne.
Une enquête qui s'annonçait addictive au départ. Un tableau retrouvé, peint avec du sang humain mais surtout on peut prouver que la victime était encore vivante…. Une affaire sordide, un cold case qui rentre dans les cordes de la grande commissaire, plus mama que justicière de prime abord. Une commissaire comme on le sait depuis le premier opus, a de gros soucis de santé. Maladie qui est un obstacle pour une enquête policière.
Pour moi cet opus est plus centré sur le passé des personnages. D'ailleurs c'est le point positif de la nymphe endormie. le duo d'enquêteur est atypique et on a l'impression d'avoir son enfant et sa mère. Ils sont touchants dans leur parcours.
Mais l'auteure a failli me perdre à plusieurs reprises avec son déroulé de l'enquête. Cela prend beaucoup de longueurs et elle passe par beaucoup de chemins de traverses. Et le résultat ne répond pas à mes nombreuses attentes.
L'auteure comme dans son précédent opus, veut traiter de l'origine du mal mais son clap de fin ne donne pas le même effet que Sur le toit de l'enfer. Je m'attendais à une lecture plus vivante, plus palpitante et surtout plus intense. Mais Ilaria Tuti tâtonne trop et il faut plus de la moitié du roman pour que celui prend le bon rythme pour moi.
Donc j'ai un nouvel opus en demi-teinte. J'en attendais beaucoup du nouveau roman d'Ilaria Tuti. A savoir si elle rentrerait dans ma wish list chaque année. J'abandonne cette idée pour le moment.
Par contre, l'auteure a l'art et la manière de nous embarquer dans des belles contrées d'Italie. A chaque roman, elle nous apprend un pan du passé. Chapeau pour ce travail de titan.
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C'est grâce à un coup de coeur posté sur le blog de "Collectif Polar" (TAG de l'été) que j'ai eu envie de lire ce cold case, même s'il n'y avait pas la bande-son de la série, ni Lilly Rush.

Par contre, Teresa Battaglia, madame la commissaire, est un personnage fort, haut en couleur, sans verser dans la caricature, même si elle est remplie de secrets, de blessures et possède un mauvais caractère. Je l'ai adorée.

Contrairement à une lecture précédente (Une libération) où l'enquête policière était négligeable par rapport à la partie Historique, ici, c'est tout le contraire : l'enquête est importante, elle se taille la part du lion, tandis que ce qui s'est passé en avril 1945 sera limité.

Dommage ? Oui, mais non… Ce que l'autrice nous offre est déjà important puisque centré sur les évènements qui ont eu lieu dans un petit vallon dont je ne vous dirai rien de plus, si ce n'est que je suis allée au lit moins bête qu'avant.

Ce qui fait la force de ce gros pavé, ce sont ses personnages, assez emblématiques, forts, travaillés, possédant une présence, de la profondeur. Ils sont touchants, chacun ayant ses secrets, ses fêlures.

Le rythme n'est pas rapide, et pourtant, je n'ai jamais souffert d'ennui durant ma lecture. Faut pas chercher docteur. Je suis entrée directement dans le récit, appréciant les personnages, l'énigme autour de la toile peinte, de son peintre, enfermé depuis 1945 dans un mutisme total, et cette enquête dans un petit vallon oublié où l'on a écrasé, effacé la culture, les assimilant à un autre peuple.

C'est assez noir, comme roman, le passé n'est pas rose, les nazis sont passés, les soldats allemands aussi, les partisans de Tito de même, il reste des blessures, des non-dits, des regrets, des gens qui ont lutté pour la liberté et que l'on accuse d'avoir été des assassins. le passé a beau avoir de la barbe, il est toujours présent dans ce vallon.

Une fois de plus, c'est un pavé que j'ai dévoré en deux jours, prenant le train en cours, puisque je n'ai pas lu le premier, où les personnages étaient présentés. Cela n'a posé aucun problème, je me suis coulée dans cette équipe comme si j'en avais toujours fait partie. Ils sont ambivalents, ils progressent, ils ne sont pas figés.

L'enquête progresse à petits pas, tout doucement, car le passé est enseveli sous les non-dits, sous les secrets de famille, du village, des morts, des bâtons mis dans les jambes de la commissaire, sans oublier sa maladie handicapante (je n'en dirai pas plus). Une réussite, tant au niveau du scénario que de l'écriture (traduction).

Un thriller passionnant, intéressant, intriguant et qui m'a aussi permis de découvrir le compositeur, Giuseppe Tartini et sa trille du diable, que j'adore et qui m'a bercée lorsque j'ai écrit cette chronique.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
TERESA PENSE SOUVENT À LA MORT. Pourtant, jamais elle n'aurait imaginé que la sienne surviendrait ainsi ; le seul fait de ne pas réussir à se souvenir de ce qui pourrait la sauver ne manque pas d'ironie.

Un incendie sur le point d'éclater, des victimes qui attendent d'être secourues et elle, figée sur place. Son mental l'a abandonnée.
La confusion plonge le dernier acte de la tragédie dans le grotesque, et des yeux implorants, comme deux calices emplis de terreur, la regardent faire la seule et unique chose dont elle est capable en cet instant : rien. Elle qui a vécu toute sa vie en guerrière périra en moins-que-rien, après avoir lâchement baissé les bras.
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LA BAGUETTE D'HÉMATITE court sur la feuille. Elle dessine des arabesques qui prennent la forme de courbes connues et de vallons qui éclosent comme des lèvres. Elle trace des arrondis tendres et des lignes estompées. Un profil tout en finesse. De longs cheveux sombres. La blancheur de la peau est celle, lumineuse, du papier.
L'écarlate s'écoule, pénètre dans les replis des fibres, jusqu'à ne faire plus qu'un avec elles. Les doigts l'étalent d'une pression puissante, un élan de désespoir. Ils teintent et ils colorent. Ils veulent emprisonner l'image avant que la beauté ne s'évanouisse.
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Il l'aimait, pourtant ; mais entre eux, le vide avait pris la place de la complicité.
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Son grand-père lui avait enseigné que l'arbre qui sent arriver la fin produit plus de fruits au dernier état de sa vie, dans un effort extrême pour faire avancer l'espèce : elle était prête elle aussi à se donner toute entière à ses jeunes gens avant de disparaître [...]
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Tuer une femme qu’on prétend aimer.
Effacer de sa vie celle qui l’illumine, c’était une contradiction dans ses termes, et pourtant cela se produit tous les jours. On célébrait trop souvent cet amour qui se transforme en drame. C’étaient toujours les femmes qui mourraient.

Ce n’est pas de l’amour, c’est de la possession.
Un besoin de contrôle.
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Videos de Ilaria Tuti (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ilaria Tuti
https://www.laprocure.com/product/1285525/tuti-ilaria-fleur-de-roche
Fleur de roche Ilaria Tuti Traduit de l'italien par Johan-Frédérik Hel-Guedj Éditions Stock Collection La cosmopolite
« On connaissait Ilaria Tuti pour ses romans policiers, c'est un auteur italien, mais on ne l'attendait pas dans cette collection, La Cosmopolite chez Stock, c'est une très belle collection, la collection rose, avec ce titre, Fleur de roche, qui veut dire edelweiss. Ça se passe pendant la Première Guerre Mondiale dans un petit village italien assez montagneux. C'est l'histoire de ces femmes, c'est un hommage en fait pour ces femmes qui ont pendant la guerre gravi les montagnes... » Marie-Joseph Biziou, libraire à La Procure de Paris
+ Lire la suite
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