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Bernard Blanc (Traducteur)Michel Le Bris (Préfacier, etc.)
ISBN : 2228894427
Éditeur : Payot et Rivages (21/05/2003)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Le jeune Samuel Clemens, alias Mark Twain rêvait de voyages fabuleux : en 1859 enfin, le voici à la barre de son premier bateau pour parcourir le Mississippi. Voyage de milliers de kilomètres haut en couleur, parmi les hauts-fonds et les écueils, les sabotages et les vols, les escrocs et les hors la loi.
Dur métier que celui de pilote ! Mais c'est aussi un métier de prince, libre et souverain, dans les paysages grandioses d'Amérique. La guerre de Sécession co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
ClaireG
  22 octobre 2015
Né au bord du Missouri, Samuel Clemens rêve de travailler sur un bateau à vapeur. Comme tous ses copains. Lui fera de son rêve une réalité. A 20 ans, après avoir roulé sa bosse comme typographe dans les villes côtières, Samuel, s'embarqua pour le très long voyage de Cincinnati à La Nouvelle-Orléans.
Il eut la chance de recevoir ses premiers enseignements d'un pilote expérimenté qui, loin d'être séduit par l'arrogance de sa jeunesse intrépide, mit sans arrêt Samuel face aux embûches et aux changements incessants du cours du Mississippi, qui est loin d'être tranquille et inoffensif.
Deux ans et demi furent nécessaires à Samuel Clemens pour devenir pilote dont les vertus essentielles se ramènent à trois :
1. Une mémoire infaillible liée à des yeux scrutateurs des moindres détails du fleuve et de ses berges mouvantes sur des milliers de km.
2. Une capacité d'analyse et de décision rapides en toutes circonstances. Pas de direction assistée à l'époque !
3. Un sang-froid qu'aucun danger ne peut perturber. Dur métier que celui de pilote mais "le seul être au monde libre et indépendant" car la loi des Etats-Unis lui interdisait d'écouter les ordres et recommandations du capitaine et des officiers de bord.
Malgré ces conditions sine qua non, il arrivait qu'une chaudière explosât, qu'une cheminée s'écrasât sur le pont et fendît le bateau en deux ou qu'un rocher sournois engloutît le bâtiment corps et biens.
Au cours de son apprentissage, Samuel Clemens devint, pour la postérité, Mark Twain (deux brasses de fond) qui était le cri répétitif et monocorde du "plongeur" pour annoncer un haut-fond.
Bien avant Tom Sawyer et Huckleberry Finn, Mark Twain relate d'autres aventures de sa vie sur le Mississippi-Missouri dans A la Dure où rien n'est épargné à ceux qui ont choisi le métier de la mer.
La vie sur le Mississippi est à la fois un récit autobiographique et une tranche d'aventures périlleuses et souvent drôles sous la plume de Mark Twain.
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dbacquet
  28 février 2013
Dans ce second volume, Mark Twain revient sur le fleuve, 21 ans après ! Il y avait exercé le métier de pilote sur des bateaux à vapeur ; mais la guerre en avait interrompu le trafic, que le chemin de fer allait peu à peu anéantir, et refusant de se battre auprès des troupes confédérées, il était parti vers l'ouest. C'est donc avec une grande émotion qu'il entreprend ce périple, s'embarquant d'abord à Saint-Louis pour rejoindre New-Orléans puis à nouveau remonter vers le Nord jusqu'aux limites navigables du fleuve. Il constate ici et là les changements qui se sont produits. A Saint-Louis si la ville a grandi, si les fumées sortent toujours des usines, les quais autrefois grouillants sont vides… Les souvenirs le submergent et l'émotion est palpable, encore plus quand il retrouve Hannibal, la ville de son enfance dans le Missouri. Il est resté un homme du Sud, amoureux de ses paysages grandioses mais aussi de ses hommes, si souvent décriés ; car il est vrai qu'ici il semble qu'on assassine et mente un peu plus qu'ailleurs. Il croise assez souvent au cours de ses pérégrinations des bonimenteurs, des joueurs impitoyables, toutes sortes de petits escrocs et des despérados. Des histoires de meurtres et de vengeances évoquent « La Frontière ». Il y ajoute parfois une touche macabre, dans la veine des contes gothiques, ou simplement cocasse. A New Orléans le récit devient presque un guide, d'anciennes maisons rappellent le passé colonial de la ville, on assiste à des combats de coqs, aux festivités du Mardi Gras. Plus au Nord le climat et les paysages changent. Ceux-ci sont faits de falaises abruptes et de rocs impressionnants, de lacs et de montagnes et résonnent encore de leurs légendes indiennes.
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dbacquet
  20 février 2013
Dans ce premier tome, Samuel Clemens, alias Mark Twain, évoque la vie sur le fleuve, le Mississippi, l'un des plus longs au monde, avec beaucoup de réalisme et de pittoresque et aussi une grande nostalgie pour une époque révolue, celle des bateaux à aubes que le chemin de fer allait peu à peu remplacer. Une vie souvent rude mais libre. Mark Twain avait appris le dur métier de pilote sur l'un de ces vapeurs qui alors fascinaient tant. Il insiste donc beaucoup sur cet apprentissage tout en égrenant anecdotes et portraits en nous faisant descendre ou remonter le cours de ce fleuve, souvent plein de majesté, mais aussi sinueux, intrépides et dangereux, avec ses crues dévastatrices, ses chicots, ses hauts fonds, ses écueils et ses ombres. Un fleuve qui se métamorphose sans cesse au point qu'il nécessite une attention et une mémoire surhumaine. On croise aussi quelques villes : New Orléans, Memphis, Cairo (une autre vallée du Nil ?), Saint-Louis, Minneapolis …, des plantations et des berges avec leurs pauvres cabanes en rondins … C'est donc tout un monde, celui de son enfance et de sa jeunesse que ressuscite la plume de Mark Twain.
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outofzebra
  31 mars 2013
Samuel Clemens, alias Mark Twain, emprunte son pseudonyme au vocabulaire du pilotin, métier qu'il exerça d'abord avant celui de journaliste, guidant de ces grandes barges dotées d'une roue et leur fret sur le fleuve Mississipi ; se frayant un passage, plutôt, faudrait-il dire, au gré des crus et des décrues d'un fleuve, alors encore capable d'engloutir une ville entière, et de redessiner le pays. La profondeur de deux brasses («mark twain») est une cote que gueule le guetteur, utile pour ne pas s'échouer sur un banc.
Le chemin de fer relégua rapidement ces embarcations, si vitales au commencement. Mark Twain, bien que pionnier, en éprouve déjà la nostalgie quelques années plus tard. Il sait très bien faire saisir la différence entre une vie « sur les rails », et une vie déterminée par les turbulences, ou contre elles.
D'aucuns voient en lui le père fondateur de la littérature américaine, à l'instar de Shakespeare pour les Anglais. de fait, le vif intérêt de Twain pour Shakespeare, au point de faire le voyage jusqu'à Stratford-sur-Avon, et de se ranger résolument du côté de ceux qui suspectent quelque arcane mystérieux dans la biographie du grand Will, cet intérêt n'est pas par hasard.
Si Mark Twain n'est pas aussi radical que Shakespeare, pour qui la civilisation, définitivement, sent le gaz, du moins nous la peint-il, au stade embryonnaire, comme un gigantesque tohu-bohu, le tambour d'une machine à essorer l'homme. La succession d'anecdotes qui forment la trame de son récit valide assez le point de vue de notre Alphonse Allais, pour qui les hommes les mieux adaptés en société sont les escrocs. Twain fait le portrait de quelques-uns, auxquels il n'hésite pas à se mêler, pour le besoin de ses investigations. Puisque l'escroquerie indique le sens de la vie, examinons-là de plus près pour ne pas mourir bête. Son compatriote Henry David Thoreau n'est pas si loin, que le constat de cette corruption conduisit à se réfugier au sein de la nature, suivant un mouvement dont plusieurs sectes encore aujourd'hui dans cette nation perpétuent, paraît-il, la tradition ascétique.
Mark Twain est plus subtil que Thoreau, me semble-t-il, c'est-à-dire moins philosophe ou moins poète. Son propos illustre mieux que la principale nécessité pour l'homme de s'adapter vient de la nature elle-même, qui contraint l'homme à transiger. La culture est un tissu de conneries protecteur, une police d'assurance.
René Goscinny fut bien inspiré de lire Mark Twain pour fournir à Morris quelques-uns des meilleurs scénarios de Lucky-Luke. C'est un cas d'adaptation d'une oeuvre littéraire presque parfait, qui en traduit l'esprit sous une autre forme, non pas seulement un truc intertextuel ou référencé. Morris a placé les gosses qui le lisent dans la position de se méfier de la société des adultes, le plus souvent sans loisirs véritables, et absorbés par la compétition, dont le terme le plus abusif est sans doute le choc des cultures, police d'assurance contre police d'assurance.
D'aspect caricatural, le Far-West de Morris est plus réaliste que le western-spaghetti à la sauce Charlier ou Jijé ; même si Lucky-Luke reste une sorte de super-flic, comme il n'en existe pas dans la vraie vie.
M. Twain fournit aussi la méthode aux dessinateurs qui veulent s'y essayer, d'un journalisme affranchi du devoir d'information. Twain s'affranchit des détails. Il invente, même, s'il le faut, pour captiver le lecteur ; mais toujours dans le sens du modèle. Ce sont les touristes qui ont besoin d'informations précises. Sous celles-ci, le lecteur d'un journal se noie. Pire, en termes d'information, la publicité peut s'avérer plus utile que le menu détail exotique. D'ailleurs la chronique de Twain ne se présente pas sous l'habillage respectable du devoir. Il chronique d'abord lui-même, non parce que c'est sa fonction, mais parce qu'il a soif de comprendre. D'ailleurs l'habit du devoir est celui qui sied le mieux à l'escroc ; à commencer par le pasteur, parfois.

Lien : http://fanzine.hautetfort.co..
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raton-liseur
  05 décembre 2011
Qui n'a jamais rêvé d'être pilote sur un vapeur sur le Mississippi ? Moi, non plus, je dois l'avouer… Et pourtant, je me suis laissée embrigadée dans ce livre comme si ç'avait été un rêve de gosse…
Mark Twain rend sa fascination pour le fleuve communicative et l'on se laisse entraîner, lisant des considérations techniques sur le fleuve, son cours changeant et le métier de pilote comme s'il s'agissait d'un roman à suspens ! La façon dont Mark Twain (nom de plume de Samuel Clemens, qui est le cri des sondeurs du fleuve indiquant la marque des deux brasses de fond) s'amuse de lui-même lors de ses années de découverte et d'apprentissage du métier rend le ton léger et moqueur, contrebalançant les envolées techniques qui demeurent d'ailleurs tout à fait abordables.
Un livre amusant donc, traitant d'un sujet sur lequel je ne m'attendais pas à lire avec tant de gourmandise ! le livre finit cependant de façon abrupte et j'ai donc commencé immédiatement le second tome, et là c'est une autre histoire…
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
ClaireGClaireG   22 octobre 2015
...Il faut que je connaisse par coeur les noms de la totalité des villes et des îles et des méandres, etc., mais je dois en plus entretenir de chaleureuses relations personnelles avec chaque vieux chicot, chaque peuplier à une seule branche et chaque obscur tas de bois qui orne les rives de ce fleuve sur douze cents miles ; et encore mieux, je dois savoir où se trouvent ces choses dans le noir (p. 102).
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jimpeejimpee   13 septembre 2012
La moitié du Sud est est donc finalement émancipée, la moitié du Sud est libre. Mais la moitié blanche est apparemment aussi loin de l’émancipation que jamais.
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jimpeejimpee   13 septembre 2012
Les discussions sur la guerre par les hommes qui l’ont faite sont toujours intéressantes ; alors qu’un discours sur la lune par un poète qui n’y est jamais allé a toutes les chances d’être ennuyeux.
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jimpeejimpee   13 septembre 2012
Au cours de ce voyage vers l’amont j’ai découvert un petit banc de sable qui s’est formé au cours des 19 années précédentes. Puisque l’on disposait de tant de temps et que l’on pouvait consacrer dix-neuf années à la construction d’un simple banc de sable avec quelques arbres, à quoi cela a-t-il servi, à l’origine, de se dépêcher de fabriquer le monde entier en six jours ?
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Videos de Mark Twain (106) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mark Twain
Extrait d'une lecture de «Cette maudite race humaine», par Jörn Cambreleng., accompagnée par Carjez Gerretsen à la clarinette, donnée le 6 février 2018 à la Maison de la Poésie - Scène littéraire.
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