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ISBN : 236914548X
Éditeur : Libretto (03/10/2019)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Publié sous le titre "Un américain à la cour du roi Arthur" en 1991 chez Arc en poche/Nathan

Au cours d'une rixe, Hank Morgan, jeune et audacieux Américain originaire du Connecticut, reçoit un mauvais coup sur la tête. Alors qu'il reprend ses esprits, il découvre qu'il a atterri quelque mille trois cents années en arrière, à la cour du roi Arthur. Dès lors, quelle peut être la réaction de ce jeune homme impétueux, produit d'une époque qui met en avant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
torpedo
  25 avril 2019
Remarque préliminaire : Cette critique porte sur l'édition abrégée parue au Tournesol mais que je n'ai pas pu entrer dans la base.
Mon regret fut de ne pas m'attaquer à une édition dans le texte. Car dès le premier chapitre, nous pouvons très nettement percevoir ce que le choc linguistique peut provoquer. Un Américain vivant à la fin du 19ème siècle est propulsé à la Cour du roi Arthur. Comment peuvent se comprendre un Américain qui parle un anglais 'adapté' de 1890 et des Anglais du 6ème siècle qui conversent en vieil anglais. C'est comme imaginer lire les aventures d'un Québecois contemporain aux prises avec Louis IX.
L'histoire en elle-même, faire se rencontrer des personnes vivant à des siècles d'écart, devait lors de la publication surprendre le lectorat. Alors que de nos jours, ce procédé semble assez basique. Qui n'a jamais entendu parler de Code Quantum ou de Docteur Who ?
Mais le plus intéressant est la satire sociale développée ici par Mark Twain de façon humoristique. Il compare sans cesse la vie médiévale à l'époque du Graal et la condition humaine de ses contemporains. Bien loin de cette édition présentée à tort comme un livre pour enfants.


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nekomusume
  21 août 2017
Un petit bijou que ce livre.
Une vision de la cour du roi Arthur par un américain né 13 siècle plus tard. Mark Twain invente un genre en renvoyant son personnage principal dans le passé suite à une bagarre. Un ressort qui nous est bien connu mais qui était une innovation à l'époque.
On peut y voir un ancêtre des Monty Python avec sa vision très décalée de la chevalerie, une uchronie où le personnage du futur implante à VIème siècle des invention du XIXème comme le train ou le téléphone, un hommage car des passages complets du Morte d'Arthur de Thomas Mallory, mais également un ouvrage politique. En effet "Leboss" démontre et oeuvre pour l'avènement d'une démocratie où l'égalité serait la règle. Il se heurte toutefois à la vision étriquée et à l'intelligence limitée de ses interlocuteurs.
L'écriture est résolument moderne, bourré d'humour et nous entraine dans une aventure rocambolesque. Peut être pas le plus connu des Mark Twain mais assurément un très bon livre.
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stcyr04
  08 septembre 2013
Comment un bon yankee du Connecticut du XIXème siècle, dirigeant d'une manufacture d'arme, se voit propulsé, par la vertu d'une bonne dérouillée, en l'an de grâce 528, à la cour du Roi Arthur. On est ici en pleine farce satirique, mais le talent de Twain y trouve le terrain le plus propice à son humour burlesque.
Les tribulations de notre américain commencent lorsqu'il est fait prisonnier, au cours d'une parodie de combat, par maitre Keu, grand sénéchal et beau-frère du roi Arthur. Un temps incrédule, pensant être entouré d'une bande d'aliénés, il doit se rendre à l'évidence, il est dans la salle d'arme des Chevaliers de la Table Ronde! Mis tout nu, jeté dans un cul-de-basse-fosse, promis au bûcher, il profite de la crédulité environnante pour se faire passer pour le maître des sorciers, en transformant une éclipse de soleil en sa disparition définitive par lui voulu pour les punir de leur funeste dessein. Il devient ainsi le centre d'intérêt et l'objet de l'étonnement et de la crainte de tout le monde, lui qui semble pouvoir éteindre le soleil tel un vulgaire lumignon; il obtient le titre de ministre perpétuel du roi et de seul mandataire du souverain. Comiquement confronté à l'inconfort total de ces temps reculés, l'américain, secondé par Clarence, son page fidèle, y voit le terrain idéal pour mettre à profit son esprit d'entreprise et la perspective attrayante de tirer parti de treize siècles de savoir en plus vis-à-vis de ces médiévaux congénères pour y tout “inventer”. C'est sans compter avec son ennemi Merlin, qui a juré sa perte, mais dont toutes les tentatives tourneront singulièrement à sa déconfiture...
Le comique de ce roman réside dans l'incompréhension foncière qui sépare le self-made-man américain, sa conception du mérite, et cette société aristocratique où la valeur repose sur les titres nobiliaires et la naissance. Cette fable est aussi le prétexte habile permettant une comparaison, aux profits des premiers, entre libre échange et protectionnisme, démocratie et despotisme, protestantisme et catholicisme. Comme souvent chez Twain, les épisodes bouffons d'un comique hilarant côtoient des passages très noirs de violence et de cruauté. A ce jour, c'est l'oeuvre que j'ai le mieux goûté de cet auteur; je m'y suis franchement amusé et trouvé certaines figures fort attachantes, comme Sandy, l'inépuisable bavarde, ou la fée Morgane, d'une cruauté incroyablement ingénue. On rit beaucoup aux rodomontades outrées des chevaliers, aux superstitions farfelues dont tout se petit monde est farci. du Monthy Python avant l'heure.
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kalimera
  02 février 2015
C' est un petit exercice d'imagination qui nous semble si banal, à nous lecteurs et cinéphile du XXI ème siècle.
Et pourtant ce roman a été écrit en 1889.
A l'époque d'une nouvelle ère, industrielle et faisant émerger un homme encore inconnu : le travailleur individualiste et libéré des chaînes des castes et de l'église.
Mark Twain en pamphlétaire chevronné nous campe avec sa truculence habituelle une situation tout à fait inédite: un bon coup sur la tête nous envoie un businessman américain (yankee de surcroît)...au VI ème siècle à la cour du roi Arthur.
Là où nous essayerions de nous adapter, nous fondre dans la masse, ce personnage sûr de lui, fanfaron et très ingénieux, y voit l'occasion inespéré de changer le cours de l'histoire européenne.
Pas pour son propre intérêt, non, pour celui des hommes de bonne volonté, ceux qui grâce à lui sauront se libérer des innombrables chaînes qui les attachent à leur roi, leur seigneur, le clergé, l' ignorance et leur lourd labeur.
Nous nous rendons vite compte que ce petit roman tourne très vite au pamphlet politique, à la critique sociétale du VI ème siècle et du ...XIX ème à la fois.
Quelle mise en abyme !
Malheureusement, notre héros tombe finalement dans le piège de tout libérateur: celui du "colonialisme".
Il faut noter que c'est Mark Twain qui a inventé le "truc " de l'éclipse, le personnage pour échapper au bûcher se souvient qu'une éclipse doit avoir lieu à ce moment là, son sort de nuit éternelle lui sauve la mise et lui donne un avantage certain sur son ennemi Merlin l'Enchanteur !
Et pour les fans de Sacré Graal des Monthy Python, voilà ce que l'on peut lire dans un roman de 1889 :
"Les fiers destriers: allez hop, remplacés par des vélos.
Blasons,écussons et oriflammes? Des espaces publicitaires pour des brosses à dents." !!!
Enfin, conseil de lecture de mon cher et tendre, commencez par la postface, la compréhension du texte n'en sera que plus sûre !
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Folfaerie
  04 septembre 2010
Puristes, amoureux de la Table Ronde, passez votre chemin ! Avec Mark Twain, le mythe du Gral en prend un sacré coup ! Imaginez un type du Connecticut de la fin du XIXème siècle, catapulté à la suite d'un caprice du temps dans l'Angleterre du roi Arthur.
Merlin est un vieux magicien roublard, sans talent et orgueilleux, Arthur un vulgaire mari trompé, Guenièvre est une femme aux moeurs légères et sans réelle dignité... bref, une peinture au vitriol de la chevalerie anglaise. Sous la plume de Twain, les tournois sont ridiculisés (moment d'anthologie quand l'Américain est obligé de relever un défi !) et seul le sort des chevaux inquiète notre infortuné héros.
Notre Yankee, surnommé "Le Boss" et catalogué magicien, concurrent direct de Merlin, va profitre de ce retour dans le temps pour remodeler le pays à l'image d'une Amérique idéale, au tout début de l'ère industrielle. Des lignes télégraphiques conçues en secret pour ne pas déplaire à l'Eglise toute-puissante, des chevaliers transformés en hommes-sandwiches qui font du porte-à-porte pour vendre du savon (car le B.A. BA de l'hygiène est totalement inconnu à la Cour, se dont s'indigue le Boss). Bref, l'Angleterre féodale découvre avec bonheur (quoique...) les avantages de la démocratie.
Sous ses dehors loufoques, ce voyage dans le temps est un prétexte pour Mark Twain à brocarder bien des choses : le pouvoir de l'Eglise et l'obscurantisme, l'injustice sociale, la pauvreté... Toutefois, et comme d'habitude, one ne sait jamais vraiment très bien à quel moment l'auteur est réellement sérieux, et nombre de ses réflexions sont assez ambiguës. La fin du roman elle-même est assez déroutante, point d'orgue d'une tragédie qui ne pouvait manquer de survenir.
C'est un bon roman d'aventures, d'une drôlerie irrésistible, et qui éclaire sur les sentiments d'un Américain du XIXème siècle envers la vieille Europe et vis à vis de l'influence des mythes et légendes dont il souhaitait s'affranchir. En faisaint preuve d'irrespect, Twain démontre qu'il n'a aucune obligation littéraire envers l'Angleterre...
Les éditions Terre de Brume ont choisi une belle couverture pour cet ouvrage de qualité, ce qui augmente le plaisir de la lecture.
A noter : une adaptation cinéma a vu le jour en 1949 avec Bing Crosby. Une curiosité, bien certainement...

Lien : http://lectures-au-coin-du-f..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
laulauttelaulautte   09 décembre 2018
Ce n'étaient pourtant pas des esclaves, ni des serfs. Selon une plaisanterie de la loi, c'étaient des hommes libres. Les sept dixièmes de la population libre de ce pays étaient de la même classe et du même niveau : petits fermiers "indépendants", artisans, etc., qui formaient la majorité de la nation. Ils représentaient tout ce qui était utile et digne d'être ménagé ou respecté. Si on les avait supprimés, on aurait supprimé du même coup tous les éléments sains de la nation, en laissant seulement le rebut, les incapables, sous forme d'un roi, d'une noblesse et d'une aristocratie, tous paresseux, improductifs, experts seulement en l'art de dévaster et de détruire, et n'ayant aucune valeur pratique dans un monde normalement constitué. Et, par une ingénieuse machination, cette minorité dorée au lieu d'être en queue de procession - à sa vraie place - marchait en tête, bannières au vent. Elle se prenait pour la nation elle-même. Et les innombrables va-nu-pieds qui étaient à sa remorque avaient fini par accepter ce non-sens, et à l'accepter comme une vérité première.
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laulauttelaulautte   13 décembre 2018
Un homme dénué d'expérience et de réflexion mesure la prospérité d'une nation d'après l'importance des salaires en usage : si ceux-ci sont élevés, la nation est prospère. S'ils sont bas, elle ne l'est point. Grosse erreur. Ce qui importe, ce n'est pas la somme que vous touchez, mais le pouvoir d'achat qu'elle représente. Et c'est ce pouvoir seulement qui détermine si les salaires sont élevés ou non. Je me rappelle ce qui se passait en Amérique à l'époque de la guerre de Sécession, au XIXe siècle. Dans le Nord, un charpentier touchait trois dollars-or par jour. Dans le Sud, où les banknotes valaient un dollar le boisseau, il recevait cinquante dollars-papier. Dans le Nord, un vêtement coûtait trois dollars, soit le salaire d'une journée. Dans le Sud, il en coûtait soixante-quinze, ce qui représentait le gain de deux jours. Et tout le reste à l'avenant. Ce qui revient à dire que les salaires dans le Nord étaient deux fois plus élevés que dans le Sud, puisque les premiers avaient un pouvoir d'achat beaucoup plus fort que les seconds.
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laulauttelaulautte   09 décembre 2018
Je disposais dès maintenant d'un système d'écoles laïques et professionnelles en pleine activité, en même temps qu'une variété complète de congrégations protestantes prospères. Chacun pouvait adopter la doctrine chrétienne qu'il désirait ; je laissais liberté pleine et entière à tout le monde. Mais l'enseignement religieux était réservé uniquement aux Eglises et aux écoles du dimanche, car je n'en voulais à aucun prix dans mes autres établissements d'éducation. J'aurais pu donner la préférence à ma propre secte et faire de tous des presbytériens sans aucune difficulté, mais ç'aurait été faire affront aux lois humaines les plus élémentaires. Les besoins spirituels et les instincts naturels sont aussi variés que les appétits sexuels, les tempéraments et les traits individuels ; et un homme est plus à son aise, moralement parlant, quand il est paré du vêtement religieux dont la couleur, la forme et la taille conviennent le mieux à sa tournure d'esprit. En outre, j'avais peur d'une Eglise unique, car c'est une grande puissance, la plus grande que l'on puisse concevoir ici-bas ; et quand elle tombe - chose fatale - entre des mains rapaces, cela signifie la mort de la liberté et la paralysie de la pensée.
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laulauttelaulautte   14 décembre 2018
[…] cela prouvait tout simplement une fois de plus qu'un roi n'est pas d'une essence plus divine qu'un vagabond. Lorsque vous ne savez pas que vous êtes en présence d'un roi, il vous paraît un homme comme tous les autres. Mais proclamez son rang, et sa vue seule vous coupera le souffle ! Je pense que nous sommes tous des fous. Mais il n'y a rien à faire : nous sommes nés ainsi.
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lesptitchatslesptitchats   22 juin 2014
La majorité des sujets britanniques du roi Arthur était purement et simplement des esclaves. Ils portaient ce nom et avaient autour du cou le collier de fer. Les autres, bien qu'on ne les appelât pas de la sorte, en faisaient partie. Ils s'imaginaient être des hommes, des hommes libres et se donnaient ce nom. En vérité la nation tout entière n'avaient qu'une seule raison d'être : vivre à plat ventre devant le roi, l’Église et la noblesse ; être leur bien, leur esclave, suer sang et eau pour eux ; crever de faim afin de les nourrir, travailler afin de leur permettre de s'amuser, connaître la misère, afin qu'ils puissent, eux, être heureux; aller nus afin qu'ils fussent parés de bijoux et de soie ; payer la dîme à leur profit ; passer leur existence à parler un langage vulgaire, dans une posture d'adoration, pour que leurs maîtres pussent se croire les dieux de ce monde.
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Videos de Mark Twain (106) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mark Twain
Extrait d'une lecture de «Cette maudite race humaine», par Jörn Cambreleng., accompagnée par Carjez Gerretsen à la clarinette, donnée le 6 février 2018 à la Maison de la Poésie - Scène littéraire.
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