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Amélie Petita (Autre)Françoise Choay (Autre)
ISBN : 2020047764
Éditeur : Seuil (01/01/1978)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 64 notes)
Résumé :
La dimension cachée, c'est celle du territoire de tout être vivant, animal ou humain, de l'espace nécessaire à son équilibre. Mais chez l'homme, cette dimension devient culturelle. Ainsi, chaque civilisation a sa manière de concevoir les déplacements du corps, l'agencement des maisons, les conditions de la conversation, les frontières de l'intimité. Ces études comparatives jettent une lumière neuve sur la connaissance que nous pouvons avoir d'autrui et sur le danger... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
ValentineF
  05 septembre 2014
Lecture à faire après celle du Langage Silencieux, pour une raison simple, l'auteur y fait référence très souvent.
Si le langage silencieux évoque l'ensemble des éléments distinctifs d'une culture et offre une méthode d'analyse comparative des cultures, la Dimension caché s'intéresse uniquement à l'un des axes d'analyse d'une culture : La distance, ou plutôt la perception de l'espace (Espace vitale, gestion de l'espace public, privée, etc.).
Le livre se construit en plusieurs étapes :
- Une analyse d'expérience dans le monde animal sur la surpopulation : Expérience pertinente sur les effets de la surpopulation chez les souris, on peut ne s'empêcher de faire des parallèle avec le monde humain.
- Une définition des différents espaces chez l'homme, et en particulier l'américain : Cette partie vous amène plutôt à réfléchir sur l'application de ces notions dans votre propre référentiel de valeur et comment vous pouvez percevoir une incursion dans votre monde de la part d'un autre individu.
- Une étude comparative de plusieurs populations: La partie qui m'intéressait le plus mais qui s'avère assez décevante, les exemples de l'auteur étant les mêmes que ceux du premier volume, je n'ai pas appris grand chose.
- Une conclusion très personnelle sur l'évolution de l'immobilier, l'urbanisme aujourd'hui : Bon, là, je suis assez dubitative face à ses conclusions qui donnent une impression de vouloir "ghettoiser" (néologisme personnel) chaque population en fonction de ses origines ethniques, religieuses et sociales afin que chaque population puisse vivre heureuse...(Sic).
J'ai une opinion mitigée à la fin de cette lecture. Si le sujet est très intéressant et sa méthode d'analyse pertinente, j'ai une sensation très négative sur sa conclusion. Bien que se voulant objectif, on sent tout de même une forte subjectivité dans les exemples qu'il prend et dans son interprétation, le tout pouvant, à mon sens, amplifier les problèmes d'intégration et de communication. En effet, l'auteur, qui semble vouloir rapprocher les peuples, ne propose à aucun moment un "protocole" de communication entre les différentes cultures. du coup, qui doit s'adapter ? Doit-on s'effacer et oublier ses propres valeurs pour s'uniformiser ? le contraire ?
Mais il faut relativiser, l'auteur écrit dans un contexte différent : Américain, année 50-60, l'opinion et les jugements de l'auteur sont forcément influencés par son mode de vie et l'actualité du moment. Son analyse, à l'heure de la mondialisation serait-elle très différente ?
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bioki
  09 novembre 2012
Un essai passionnant d'un anthropologue américain sur un sujet peu connu mais qui est pourtant évident : « La dimension cachée » qui est le territoire à tout être vivant, animal ou humain nécessaire à son équilibre.
c'est donc l'espace que l'homme maintient entre lui et les autres, qu'il construit autour de lui à la maison ou au bureau.
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Tagrawla
  28 avril 2013
Cet ouvrage est un peu dépassé par certains aspects, ce qui est assez logique pour un texte qui a plus de 30 ans.
Néanmoins, il reste pertinent sur bien des plans, et découvrir les enjeux du rapport à l'espace donne au moins une clef de compréhension de certains des dysfonctionnements humains qu'on peut aisément palper dans les endroits très peuplés.
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Nightfall
  09 juillet 2011
Livre intéressant dans l'ensemble mais certains exemples sont désuets et il y a beaucoup de stéréotypes. Livre donc à prendre avec des pincettes.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
DelphineMaDelphineMa   30 avril 2017
L’américain moyen élevé aux Etats-Unis, estime qu’il a droit à sa propre chambre ou en tout cas à une partie d’une chambre. Quand je demande à des sujets américains de dessiner une pièce ou un bureau idéal, c’est toujours pour eux-mêmes qu’ils le conçoivent et pour personne d’autre. [...] L’Anglais des classes moyennes et supérieures grandit au contraire dans une nursery qu’il partage avec ses frères et soeurs. [...] Le fait de partager dès l’enfance un espace commun au lieu de posséder sa propre chambre semble un détail trivial mais exerce pourtant une influence décisive sur l’attitude de l’Anglais à l’égard de son propre
espace. [...] Cette opposition des comportements américains et anglais prend tout son sens lorsqu’on se rappelle que l’homme, comme les autre animaux, possède un besoin inné de s’isoler d’autrui de temps à
autre. Les conséquences des conflits entre les comportements culturels cachés sont admirablement illustrés par le cas d’un de mes étudiants anglais. À l’époque, celui-ci éprouvait, de toute évidence, de grandes
difficultés dans ses rapports avec les Américains. Tout allait de travers et il ressortait de ses propos que les américains n’avaient aucune éducation. De l’analyse de ses griefs, il apparut que son irritation était due en
grande partie au fait que les Américains n’étaient pas capables de déchiffrer les indices subtils signalant les moments où il désirait être à l’abri des intrusions. Son témoignage est clair : «On dirait qu’à chaque fois
que je désire être seul, mon camarade de chambre se met à me parler. [...] Il nous fallut un certain temps pour parvenir à définir la plus grande partie des structures culturelles opposées appartenant aux mondes anglais et américains, qui entraient en conflit dans son cas. Lorsqu’un
Américain veut être seul, il se rend dans une pièce et ferme la porte ; il dépend donc des éléments architectoniques pour s’isoler. Pour un Américain, refuser de parler à une personne qui se trouve dans la même
pièce, lui inffliger le «traitement du silence», constitue la forme suprême du refus et le signe évident d’un profond mécontentement. Mais l’Anglais qui, depuis l’enfance n’a jamais eu de pièce à lui, n’a pas appris à
utiliser l’espace pour se protéger des autres. Il dispose d’un ensemble de barrières intérieures, de nature psychique, que les autres sont censés reconnaitre lorsqu’il les fait fonctionner. Ainsi, plus l’Anglais se barricade
en présence d’un Américain, plus grand est le risque pour que celui-ci fasse irruption pour s’assurer que tout va bien. La tension persiste jusqu’à ce que les deux individus apprennent à mieux se comprendre.
Ce qui importe ici, c’est que les besoins spatiaux et architecturaux de chacun ne sont nullement les mêmes.
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AunryzAunryz   22 novembre 2015
Les conventions, non plus que le malaise éprouvé par les dirigeants de sociétés si leurs employés ne sont pas visuellement présents, ne suffisent pas à expliquer pourquoi si peu d'hommes d'affaires installent leur bureau à leur domicile. J'ai remarqué à ce propos que beaucoup d'hommes semblent avoir deux personnalités, une pour la maison et une pour le bureau.

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AunryzAunryz   20 mars 2015
peu à peu elles devenaient comme les meubles, définitivement collées au mur, en silence, à intervalles réguliers entre les lits
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AunryzAunryz   29 avril 2015
Sauf dans des cas extrêmes, la densité seule ne suffit pas à provoquer le stress chez les animaux.
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