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EAN : 9782752911674
288 pages
Éditeur : Phébus (04/04/2019)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Fille d’un père trop aimable et d’une mère très instable, la jeune Willa Drake a rapidement choisi l’ordre et la sécurité pour son existence de femme, d’épouse et de mère. Mariage, enfants, veuvage, remariage, le temps file à toute allure, et à soixante et un ans, la voilà qui mène une vie parfaitement inutile et ennuyeuse dans l’Arizona. Jusqu’au jour où on l’appelle : à Baltimore, sa belle-fille Denise a reçu une balle dans le pied! Cependant Denise n’est pas sa b... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  16 avril 2019
Pardon de le dire aussi platement, mais Willa Drake est une potiche. Inodore, incolore, insipide, passive, voilà 60 ans qu'elle laisse les autres déterminer le cours de sa vie. Elle a renoncé à une bourse d'études pour suivre son premier mari de l'autre côté des USA, puis à un travail valorisant pour accompagner le second au fond de l'Arizona, et ses relations avec ses deux grands fils sont insignifiantes. Dans une note introductive, l'auteure nous fait savoir que la "transparence" de son personnage est due à une enfance troublée par une mère instable et un père trop accommodant avec son épouse, et à la décision que la petite Willa aurait prise à 11 ans d'épouser un homme stable et sécurisant. Pourquoi nous expliquer cela en aparté plutôt que de nous le laisser comprendre à la lecture du roman ? Sans doute parce que le livre ne fait que survoler poussivement cet aspect. La première partie développe donc vaguement l'enfance de Willa à 11 ans, puis sa vie de jeune fiancée à 21 ans et enfin sa vie de femme rangée à 41 ans alors que son premier mari vient de se tuer dans un accident de la route. Tout cela aurait été intéressant mais la psychologie et les relations entre les personnages sont sous-exploitées, on reste en surface alors qu'il y avait matière à creuser. Qu'à cela ne tienne, on s'attend à ce que la deuxième partie du roman s'ouvre sur LA révélation qui bouleversera la vie étriquée de cette pauvre Willa, 61 ans, délaissée dans son coin de désert. Et donc, l'événement survient par la grâce d'un coup de fil : une inconnue appelle Willa pour lui demander de venir s'occuper en urgence de Cheryl, 9 ans, dont la mère, Denise (une ex-petite amie de son fils aîné), vient d'être hospitalisée après avoir reçu une balle perdue dans la jambe. Précisons pour plus de clarté que l'inconnue est la voisine de Denise et Cheryl et qu'elle a trouvé le numéro de Willa par hasard dans le répertoire de Denise, que Cheryl n'est pas la petite-fille de Willa, et que cette dernière n'a jamais rencontré Denise et encore moins Cheryl, qui en plus n'ont rien demandé. Mais peu importe, Willa décide sans plus réfléchir de voler au secours de ces malheureuses à l'autre bout du pays, dans la jungle de Baltimore. On a déjà lu plus vraisemblable, mais puisqu'il est question de destin qui bascule, soit, soyons open. Donc voilà Willa, maladroite et timorée, qui débarque et s'installe fissa chez Denise et Cheryl, dans un quartier ni très chic ni très pourri, où tous les voisins sont charmants et serviables (mais pas au point de s'occuper quelques jours d'une gamine de 9 ans), où ladite gamine, adorable et drôlement mûre pour son âge, accepte sans broncher cette mamy d'adoption, où Denise à l'hôpital n'en finit pas de s'excuser pour le malentendu et le dérangement (mais accepte la présence de Willa dans sa maison pendant plusieurs semaines). Bref tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (sauf pour Peter, le 2è mari de Willa, d'humeur "ronchonchon" (sic) parce qu'il trouve l'attitude de sa femme aberrante). Et donc ? Ben voilà, Willa est comme un poisson dans l'eau à Baltimore, avec des vraies gens et une vraie famille. Et puis un jour elle rentre chez elle, et décide de mener une nouvelle vie. The end.
Je n'ai sans doute rien compris, ou bien j'ai un coeur de pierre, mais tout cela m'a semblé très plat, sans grand intérêt, dépassé (impression constante d'être dans les années 90 avec une Willa de 80 ans alors qu'on est en 2017 et que Willa n'a que 61 ans), caricatural et gnangnan (de gentilles pauvres femmes malmenées par des hommes égoïstes, à une ou deux exceptions près), superficiel, avec trop d'éléments ou de personnages mis en avant et abandonnés en cours de route. Et à lire la 4ème de couverture de la jaquette ("un texte extraordinaire" selon Publishers Weekly, "l'une de nos plus grandes romancières contemporaines ; si c'était à nous de décider, elle recevrait le prochain prix Nobel" selon The Observer, "Si Anne Tyler n'est pas la plus grande écrivaine au monde, qui l'est ?" selon BBC Radio 4), j'en reste toute songeuse...
En partenariat avec les Editions Phébus via une opération Masse Critique privilégiée de Babelio.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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LePamplemousse
  29 mai 2019
L'écriture d'Anne Tyler ressemble un peu à celle d'Angela Huth.
Il ne se passe jamais rien d'extraordinaire dans ses romans mais le style est délicat, ce sont les petits riens de la vie quotidienne qui nous sont racontés, les gestes qu'on fait sans y penser, les mots qu'on dit sans avoir réfléchi avant de les prononcer, les gens qu'on croise sans y prêter attention, tout ce à quoi on tient mais en pensant que cela est naturel et acquis, sans songer un seul instant qu'un objet, un lieu ou une personne aimée peuvent disparaître du jour au lendemain.
Nous suivons Willa à différents moments de sa vie, dans le premier épisode, elle a 11 ans, ensuite 21 ans, puis 41 ans et enfin 61 ans et à chaque fois, on découvre une femme qui semble être restée la petite fille sage et apeurée de son enfance, soumise à ses parents, son fiancé, son mari ou même ses fils adultes.
L'histoire se déroule entre 1967 et 2017, mais on a parfois l'impression que Willa est restée bloquée en 1967, quand à 11 ans, elle a eu l'impression de comprendre tout un tas de choses essentielles sur la vie.
Cette femme peut sembler naïve et surtout totalement dépendante, mais elle va peu à peu découvrir qu'elle peut elle aussi décider de sa propre vie, même si elle va mettre du temps à réaliser que c'est encore possible.
J'ai bien aimé prendre le temps de découvrir toutes les facettes de cette enfant, qui va devenir une jeune fille, une femme mariée, une mère, une femme qui travaille et enfin une femme qui dit oui, oui à la vie qu'elle veut avoir, oui à celle qu'elle veut enfin être.
Un roman délicat qui prend son temps et laisse le lecteur avec le sourire.
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Didili
  04 mai 2019
Ce livre je l'ai reçu dans le cadre d'une masse critique privilégiée de chez Babelio.
Merci encore à BABELIO et aux Editions Phébus pour cette lecture.
Ce livre est le portrait émouvant d'une femme américaine : Willa
De son enfance à son troisième âge. Nous suivons Willa dans son enfance un peu bancale avec une mère fantasque et un père effacé et doux, à sa vie de femme au foyer renonçant à sa vie professionnelle (et plus personnelle finalement) pour élever ses deux garçons : Ian et Sean auprès de Derek son mari.
Elle deviendra veuve à la suite d'un accident de voiture. Elle refera alors sa vie avec Peter avec qui elle est quand elle reçoit cet appel téléphonique lui demandant de l'aide.
Les différentes parties de sa vie sont plus ou moins mis en avant, son enfance et l'époque actuelle sont les plus narrées, quant à sa rencontre avec Peter on n'en sait pas grand chose...
L'accident de Denise, ex-petite amie d'un de ses fils Sean, sera l'occasion pour Willa de se porter volontaire pour aider une enfant qui pourrait être sa petite fille mais qui ne l'ai pas.
Un malentendu au départ permettant à Willa de filer un coup de main à Cheryl la fille de Denise , une enfant au combien attachante.
Portrait d'une femme que la danse du temps a ballotté au gré des désirs des autres... Ce portrait intime m'a touché. Willa va se rendre compte par petite touches successives qu'elle a laissé un peu trop filer sa vie. On ne choisit pas sa famille mais on peut s'en construire d'autres... Les liens du sang ne sont pas toujours les plus forts...
Avant ce livre, je n'avais jamais lu cette auteure qui est encensée aux USA, les critiques sont élogieuses... Pour ma part, si j'ai aimé ce livre, je ne le mets pas au panthéon de mes lectures. Il faudrait sans doute que je lise d'autres livres pour me faire une idée de l'oeuvre entière de cette auteure.
En résumé, j'ai passé un bon moment en compagnie de Willa, Cheryl et Denise et d'autres personnages secondaires (tous pour la plupart des voisins du quartier de Denise et Cheryl).
J'ai apprécié ce portrait féminin et ce portrait presque sociologique de la famille américaine.
Une lecture sensible et désenchantée qui m'a fait m'attacher à Willa qui prend conscience,enfin à plus de 60 ans, de l'importance de tenir enfin les rênes de sa vie et qu'elle peut se conduire seule là où elle le souhaite !
"Les possibilités sont infinies."
Lien : https://imagimots.blogspot.c..
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alexb27
  16 avril 2019
C'est le roman d'une vie en quelques dates. C'est aussi le portrait d'une femme qui opère toujours les mêmes choix dans ses relations avec les autres, qui parait plus spectatrice qu'actrice de son existence, en quête perpétuelle d'amour et de sécurité. C'est enfin un roman mélancolique, portrait de l'Amérique des banlieues résidentielles et de ses habitants. Une lecture plaisante.
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Biblioroz
  03 septembre 2019
Réservé depuis un mois à la bibliothèque, je commence enfin ce livre avec impatience et avec confiance. J'entrevois une lecture douce, qui s'attache à une américaine dont le fil de vie va évoluer au gré du temps qui passe et surtout suite à une décision, un choix qu'elle ose enfin opérer à 61 ans.
Willa a 11 ans. À ses yeux, son père est merveilleux, d'humeur égale, drôle et surtout gentil. Ses talents culinaires se résument aux sandwichs grillés au fromage et lorsqu'ils sont au menu du jour cela signifie que la mère a de nouveau eu un de ses accès de colère en claquant la porte.
Lecture d'une petite tranche de vie de Willa et sa petite soeur Elaine qui tentent de faire une crème au chocolat pour surprendre leur père lorsqu'il rentrera. Deux soirées et deux nuits sans leur maman qui revient toute enjouée et pleine d'entrain à leur réveil.
Willa a 21 ans. De son université, elle prend l'avion avec son petit ami Derek pour le présenter à ses parents. Elle s'emploie à ne pas paraître négligée, ne discute pas (ou très faiblement) les décisions de son ami même lorsqu'il s'agit d'un mariage qu'elle n'envisageait pas avant la fin de ses études. Elle se laisse guider, se laisse mener.
Autre tranche de vie avec le vol dans un premier temps puis la rencontre avec les parents.
Willa a 41 ans. Elle perd son mari Dereck dans un accident de la route alors qu'il s'énerve contre un chauffard.
Je deviens légèrement perplexe face à ces tranches de vie qui ne s'attachent qu'à un seul fait, certes fort bien détaillé pour remplir les pages, mais qui ne laissent jamais entrevoir les pensées, les émotions ni les sentiments de Willa. Condamnant dès ses onze ans le comportement imprévisible et coléreux de sa mère, il semblerait qu'elle ait choisi la complaisance pour ne pas faire de vagues qui risquent de perturber ses proches. Ses relations avec ses parents, sa soeur, son mari et ses fils restent floues et distantes. Arrivée à ce stade de ma lecture, je n'ai pas trouvé d'indices véritables pour déterminer si la vie de Willa lui pèse ou non.
Alors, comme annoncé par l'auteure en préambule de son roman, j'attends que Willa donne de la couleur à sa vie jusque là plongée dans le noir et blanc.
Willa a 61 ans. Elle se rend à Baltimore pour s'occuper de la fille d'une ancienne amie de son fils Sean. La mère a été blessée à la jambe par une balle perdue et la voisine qui ne désire pas s'occuper de la jeune Cheryl pense appeler, à tort, sa grand-mère. Willa se retrouve dans un quartier modeste, fait connaissance des voisins. Entre la climatisation à fond, le pipi du chien Falcon, la découpe du poulet, son mauvais sens de l'orientation, une série avec des extraterrestres et leur vaisseau spatial, j'attends désespérément le frémissement car je pressens bien qu'il n'y aura pas de tsunami !
Willa n'ose toujours rien demander et rien attendre des autres. Les relations que les voisins entretiennent entre eux sont pétries d'indifférence.
Je suis dépitée. Le tracé de cette lecture reste désespérément plat, aucune oscillation, même infime, ne vient le perturber. Pas d'émotions, pas d'empathie, pas d'intérêt. Je n'ai sûrement pas su saisir entre les lignes le bouleversement de la vie de Willa au milieu de ce quotidien si bien exposé. Je n'ai pas décelé les étincelles qui lui ouvrent, paraît-il, une nouvelle vie.
Je reconnais cependant que l'écriture d'Anne Tyler est fort agréable à parcourir. Elle est parfaite pour rentrer dans les détails de ces petits riens qui comblent le quotidien.
J'ai sûrement manqué le rendez-vous avec la vie de Willa et j'en ressors bien frustrée !
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critiques presse (1)
LeFigaro   10 avril 2019
Ce 22e roman est rempli de notations furtives, d’odeurs de gâteaux, de phrases qu’on regrette d’avoir prononcées, de coups de fil qu’on hésite à passer.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
DidiliDidili   04 mai 2019
"Willa et moi nous sommes fiancés" annonça Derek. Personne ne réagit. Willa, elle-même n'aurait su deviner ce que pensaient ses parents. Elle posa tout doucement et sans bruit sa valise."Nous nous aimons, poursuivit Derek. Et... Nous avons décidé, hum, de passer le reste de notre envie ensemble".Quelque chose dans son élocution, dans la façon dont les mots dégringolaient par vagues, donnait à penser qu'il parlait presque sas savoir ce qu'il disait, tâchant de combler un silence de plus en plus palpable."Je lui ai fait ma demande et elle... elle a dit oui et elle veut attendre de terminer ses études, alors que moi, je pense que cet été serait idéal ; à mon sens, elle pourrait terminer ses études en Californie aussi bien qu'à Kinney, alors j'espère la convaincre de la faire changer d'avis, mais quoiqu'il en soit..."
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viou1108viou1108   15 avril 2019
Je trouve toujours que c'est rassurant, quand un homme aime les chats. Ça prouve qu'il n'a pas besoin de tout dominer.
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cecilestmartincecilestmartin   07 avril 2019
Lui revint en mémoire une époque, juste après la naissance de Sean, où sa propre mortalité l'avait obsédée. durant quelques temps, Sean avait souffert d'une éruption cutanée - de minuscules boutons rouges sur une joue restée trop longtemps appuyée contre une serviette humide. Il faisait peine à voir et cela avait poussé Willa à l'aimer encore plus que lorsqu'il avait été parfait. Qui d'autre qu'une mère pouvait ressentir cela ? s'était-elle demandé. Personne. Pas même le père de Sean. Et l'idée de pouvoir mourir du jour au lendemain et de le laisser sans défense l'avait terrifiée.
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ManouBManouB   03 août 2019
Elle (Willa) resta allongée sur le dos, les yeux grands ouverts. Elle n'avait pas du tout sommeil.
Et si leur mère ne revenait jamais ?
Elle (leur mère) n'était pas tout le temps en colère. Il lui arrivait souvent d'être dans un bon jour. Les bons jours, elle inventait de fabuleuses activités pour elles trois_des ateliers de peinture; des décorations à fabriquer pour la maison, des sketches à jouer pendant les vacances...
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caro_linecaro_line   13 mai 2019
Après cela, elle s'installa dans un deuil ordinaire - non pas ce premier coup de poignard, mais une douleur quotidienne et lancinante, l'absence tellement palpable qu'elle se transforme en présence.
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Videos de Anne Tyler (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne Tyler
Romain Gary le disait : "S'il y a une chose impardonnable, c'est de ne pas pardonner". Plus simple à dire qu'à faire. Pourtant, en lisant "Vinegar girl" d'Anne Tyler, cela semble déjà bien plus simple à mettre en application. Cela l'est encore plus lorsque ce sont Héloïse Goy et Tatiana Lenté, auteures du livre "Bibliothérapie" paru aux éditions Hachette Pratique, qui nous le présentent.
En savoir plus sur "Bibliothérapie : 500 livres qui réenchantent la vie" ? http://bit.ly/Bibliotherapie-500-livres
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