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ISBN : 275291167X
Éditeur : Phébus (04/04/2019)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Fille d’un père trop aimable et d’une mère très instable, la jeune Willa Drake a rapidement choisi l’ordre et la sécurité pour son existence de femme, d’épouse et de mère. Mariage, enfants, veuvage, remariage, le temps file à toute allure, et à soixante et un ans, la voilà qui mène une vie parfaitement inutile et ennuyeuse dans l’Arizona. Jusqu’au jour où on l’appelle : à Baltimore, sa belle-fille Denise a reçu une balle dans le pied! Cependant Denise n’est pas sa b... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  16 avril 2019
Pardon de le dire aussi platement, mais Willa Drake est une potiche. Inodore, incolore, insipide, passive, voilà 60 ans qu'elle laisse les autres déterminer le cours de sa vie. Elle a renoncé à une bourse d'études pour suivre son premier mari de l'autre côté des USA, puis à un travail valorisant pour accompagner le second au fond de l'Arizona, et ses relations avec ses deux grands fils sont insignifiantes. Dans une note introductive, l'auteure nous fait savoir que la "transparence" de son personnage est due à une enfance troublée par une mère instable et un père trop accommodant avec son épouse, et à la décision que la petite Willa aurait prise à 11 ans d'épouser un homme stable et sécurisant. Pourquoi nous expliquer cela en aparté plutôt que de nous le laisser comprendre à la lecture du roman ? Sans doute parce que le livre ne fait que survoler poussivement cet aspect. La première partie développe donc vaguement l'enfance de Willa à 11 ans, puis sa vie de jeune fiancée à 21 ans et enfin sa vie de femme rangée à 41 ans alors que son premier mari vient de se tuer dans un accident de la route. Tout cela aurait été intéressant mais la psychologie et les relations entre les personnages sont sous-exploitées, on reste en surface alors qu'il y avait matière à creuser. Qu'à cela ne tienne, on s'attend à ce que la deuxième partie du roman s'ouvre sur LA révélation qui bouleversera la vie étriquée de cette pauvre Willa, 61 ans, délaissée dans son coin de désert. Et donc, l'événement survient par la grâce d'un coup de fil : une inconnue appelle Willa pour lui demander de venir s'occuper en urgence de Cheryl, 9 ans, dont la mère, Denise (une ex-petite amie de son fils aîné), vient d'être hospitalisée après avoir reçu une balle perdue dans la jambe. Précisons pour plus de clarté que l'inconnue est la voisine de Denise et Cheryl et qu'elle a trouvé le numéro de Willa par hasard dans le répertoire de Denise, que Cheryl n'est pas la petite-fille de Willa, et que cette dernière n'a jamais rencontré Denise et encore moins Cheryl, qui en plus n'ont rien demandé. Mais peu importe, Willa décide sans plus réfléchir de voler au secours de ces malheureuses à l'autre bout du pays, dans la jungle de Baltimore. On a déjà lu plus vraisemblable, mais puisqu'il est question de destin qui bascule, soit, soyons open. Donc voilà Willa, maladroite et timorée, qui débarque et s'installe fissa chez Denise et Cheryl, dans un quartier ni très chic ni très pourri, où tous les voisins sont charmants et serviables (mais pas au point de s'occuper quelques jours d'une gamine de 9 ans), où ladite gamine, adorable et drôlement mûre pour son âge, accepte sans broncher cette mamy d'adoption, où Denise à l'hôpital n'en finit pas de s'excuser pour le malentendu et le dérangement (mais accepte la présence de Willa dans sa maison pendant plusieurs semaines). Bref tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (sauf pour Peter, le 2è mari de Willa, d'humeur "ronchonchon" (sic) parce qu'il trouve l'attitude de sa femme aberrante). Et donc ? Ben voilà, Willa est comme un poisson dans l'eau à Baltimore, avec des vraies gens et une vraie famille. Et puis un jour elle rentre chez elle, et décide de mener une nouvelle vie. The end.
Je n'ai sans doute rien compris, ou bien j'ai un coeur de pierre, mais tout cela m'a semblé très plat, sans grand intérêt, dépassé (impression constante d'être dans les années 90 avec une Willa de 80 ans alors qu'on est en 2017 et que Willa n'a que 61 ans), caricatural et gnangnan (de gentilles pauvres femmes malmenées par des hommes égoïstes, à une ou deux exceptions près), superficiel, avec trop d'éléments ou de personnages mis en avant et abandonnés en cours de route. Et à lire la 4ème de couverture de la jaquette ("un texte extraordinaire" selon Publishers Weekly, "l'une de nos plus grandes romancières contemporaines ; si c'était à nous de décider, elle recevrait le prochain prix Nobel" selon The Observer, "Si Anne Tyler n'est pas la plus grande écrivaine au monde, qui l'est ?" selon BBC Radio 4), j'en reste toute songeuse...
En partenariat avec les Editions Phébus via une opération Masse Critique privilégiée de Babelio.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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alexb27
  16 avril 2019
C'est le roman d'une vie en quelques dates. C'est aussi le portrait d'une femme qui opère toujours les mêmes choix dans ses relations avec les autres, qui parait plus spectatrice qu'actrice de son existence, en quête perpétuelle d'amour et de sécurité. C'est enfin un roman mélancolique, portrait de l'Amérique des banlieues résidentielles et de ses habitants. Une lecture plaisante.
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cecilestmartin
  07 avril 2019
Quel joli personnage que celui de Willa, que l'on découvre enfant, jeune femme, puis sexagénaire dans La danse du temps. Anna Tyler n'a pas son pareil pour nous conter de touchantes histoires où la famille tient une place prépondérante. La famille, l'affection, l'amour mais aussi la difficulté d'y trouver sa place, d'exister en tant qu'individu, hors du rôle attendu par ses membres ou la société.
Willa grandit dans un milieu aimant mais insécure du fait de l'instabilité de sa mère. Sans doute, les choix qu'elle opère ensuite, notamment celui de son conjoint, sont prédéterminés par cette enfance affectivement chamboulée. Si sa soeur opte pour l'éloignement et une forme de rupture avec les attaches familiales, Willa, elle s'applique à devenir une femme aimante, une mère attentive et une fille présente auprès de ses vieux parents. Conforme à ce que les autres attendent d'elle, en quelque sorte.
Un appel téléphonique va venir rebattre les cartes en permettant à Willa de faire ses propres choix et on en est presque soulagé, nous, lecteurs. En effet, les hommes de sa vie – ses deux maris et ses fils – sont particulièrement détestables (je trouve) soit du fait de leur autoritarisme en ce qui concerne les premiers, soit incontestablement absents de la vie affective de leur mère. Indifférents, peu soucieux d'elle, ils instaurent progressivement de la distance et n'entretiennent que peu le lien avec Willa (le repas partagé avec Sean est un des passages les plus tristes du roman pour moi).
Difficile de ne pas éprouver d'empathie pour Willa qui déploie son amour pour ses proches, sans recevoir en retour beaucoup de chaleur. Sa visite à l'ex-compagne de son fils, Denise, agit comme une prise de conscience et lui permet de trouver une place perdue depuis longtemps. Elle fait finalement famille avec des gens qu'elle rencontre sur un malentendu, alors qu'aucun lien ne pré-existait. Est-ce la morale qu'il faut tirer de la danse du temps ? N'y a-t-il pas un moment dans sa vie où il faut se laisser guider par ses intuitions, accepter la confrontation à l'autre qui désapprouve et choisir ceux avec qui on souhaite faire famille ?
Se plonger dans un roman d'Anne Tyler, c'est l'assurance de passer un moment de lecture intelligent parce que les questions posées sont souvent essentielles. Les personnages ne sont pas des héros mais des individus auxquels il est aisé de s'identifier, dont les histoires viennent réveiller chez nous des sentiments, des sensations, des émotions. C'est comme toujours très bien écrit, avec des dialogues qui font mouche.
Merci aux Editions Phébus et à Babelio de m'avoir permis de découvrir le dernier roman de l'auteur.
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ChatDuCheshire
  17 avril 2019
Agréable à lire mais un peu trop convenu, un peu trop "gentillet" à mon sens. La couverture fait d'ailleurs bizarrement penser aux "Martine" de Marcel Marlier. C'est probablement involontaire et l'histoire d'Anne Tyler est tout de même autrement nuancée qu'un "Martine" mais... pas toujours, inégal donc. ATTENTION SPOILER NE LISEZ PAS SI VOUS NE SOUHAITEZ PAS DÉFLORER L'INTRIGUE.
Ce que j'ai aimé dans le livre c'est le récit de l'enfance de Willa et de sa soeur Elaine, écartelées entre un père "trop gentil" et une mère comédienne frustrée et abusive. J'ai également aimé la réflexion à laquelle amène l'auteure sur ce que le fait d'être trop gentil n'est pas nécessairement une bonne chose. Ainsi le père de Willa a-t-il quelque part enfermé sa femme dans une sorte de filet conjugal qui l'a empêchée de se réaliser dans sa vie. Peut-être son destin était-il de quitter son foyer et de se réaliser en dehors de la maternité. Y étant sans cesse ramenée du fait de la tolérance benoîte de son époux, elle s'est en quelque sorte vengée sur ses enfants, traumatisant la jeune Elaine au passage. Willa elle-même décide de devenir trop gentille, comme son père qu'elle adore, mais de ce fait elle passe à côté de sa vie, abandonnant des études prometteuses pour s'inscrire dans un destin classique de femme au foyer. Et jusqu'au jour où, âgée de 61 ans, elle reçoit un coup de fil qui va changer sa vie. Sur le récit même de ce qui va changer sa vie j'ai été beaucoup moins intéressée. J'avais l'impression de voir se dérouler le scénario d'un futur film Hollywoodien plan-plan et sans grand intérêt, où la "vieille" dame "découvre qu'elle est passée à côté de sa vie mais qu'il n'est peut-être pas trop tard" et blablabla.... Un peu facile facile, d'autant plus que Willa, contrairement à la plupart de ses nouveaux amis qui se débattent avec les difficultés matérielles de la vie, elle, a les moyens de changer de vie si elle le souhaite. On flirte un peu trop avec la bluette à l'eau de rose ici et il est vrai que la plupart des romans d'Anne Tyler (j'en ai lu plusieurs, et avec plaisir) se situent souvent sur un fil délicat entre conte familial et une réflexion plus profonde sur les dysfonctionnements/travers de l'institution familiale sur fond de "American way of life". Personnellement je trouve que l'équilibre n'est pas atteint ici. Dommage
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MAPATOU
  12 avril 2019
Anne Tyler fait partie de ces auteurs dont j'ai tout de suite envie de lire le dernier roman paru.
C'est pourquoi je remercie Babelio et Masse Critique de m'avoir donné cette opportunité.
« La danse du temps » est divisé en deux parties. La première débute en 1967 alors que Willa est âgée d'une dizaine d'années. Elle est l'aînée de deux filles et vit dans une famille que l'on qualifierait aujourd'hui de dysfonctionnelle. En effet, sa mère présente tous les symptômes de la bipolarité et même si son père tente de limiter les dégâts, la vie quotidienne des fillettes reste suspendue aux troubles d'humeur de leur mère.
A l'université Willa rencontrera Derek, séduisant jeune homme qu'elle épousera, conformément à son souhait à lui, avant même la fin de ses études, qu'elle sera contrainte de toute façon d'abandonner pour cause de grossesse. S'ensuivront les années de vie de famille jusqu'à son veuvage vingt ans plus tard.
Willa croisera la route de Peter qui deviendra son deuxième mari. Elle le suivra en Arizona car ce dernier, avocat à la retraite, entend bien s'adonner à sa passion du golf.
C'est une Willa qui semble satisfaite de sa vie qui aborde la deuxième partie du livre. Or, un jour, elle reçoit un coup de fil d'une parfaite inconnue lui demandant de venir s'occuper de la fille de Denise, victime d'une fusillade.
La seule Denise dont Willa a jamais entendu parler, c'est une ex-petite amie de son fils Sean et qui vit à Baltimore. Sans trop réfléchir, Willa accepte de se rendre à Baltimore. Bien sûr, elle ne connait pas Denise, bien évidemment elle n'est pas la grand-mère de la petite Cheryl mais elle perçoit bien le vide qu'il y a en elle. Ses fils adultes vivent loin et ne donnent quasiment jamais signe de vie. Son mari lui fait sentir qu'elle n'est pas vraiment bonne à grand chose sauf à s'occuper de lui.
Son séjour à Baltimore sera révélateur et va changer la perception que Willa a d'elle-même. Pour la première fois de sa vie peut-être, elle va oser exprimer ses propres désirs et sa volonté de faire quelque chose qui compte pour elle.
Après toute une vie où elle a ménagé la chèvre et le chou, pris soin des membres de sa famille qui ne se préoccupent nullement de son bien-être à elle, enfin, à 61 ans, Willa décide de prendre sa vie en mains.
Anne Tyler a dressé dans ce roman, comme à son habitude, un portrait de femme touchant et profond. Alors qu'elle a tout donné pour sa famille, la voir prendre conscience qu'elle doit maintenant s'émanciper et réellement vivre avant qu'il ne soit trop tard est un message puissant pour ses lectrices.
Encore une fois, j'ai adoré lire cette auteure.
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critiques presse (1)
LeFigaro   10 avril 2019
Ce 22e roman est rempli de notations furtives, d’odeurs de gâteaux, de phrases qu’on regrette d’avoir prononcées, de coups de fil qu’on hésite à passer.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
viou1108viou1108   15 avril 2019
Je trouve toujours que c'est rassurant, quand un homme aime les chats. Ça prouve qu'il n'a pas besoin de tout dominer.
Commenter  J’apprécie          292
MAPATOUMAPATOU   12 avril 2019
" Les possibilités sont infinies. "
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cecilestmartincecilestmartin   07 avril 2019
Lui revint en mémoire une époque, juste après la naissance de Sean, où sa propre mortalité l'avait obsédée. durant quelques temps, Sean avait souffert d'une éruption cutanée - de minuscules boutons rouges sur une joue restée trop longtemps appuyée contre une serviette humide. Il faisait peine à voir et cela avait poussé Willa à l'aimer encore plus que lorsqu'il avait été parfait. Qui d'autre qu'une mère pouvait ressentir cela ? s'était-elle demandé. Personne. Pas même le père de Sean. Et l'idée de pouvoir mourir du jour au lendemain et de le laisser sans défense l'avait terrifiée.
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Vinegar girl, d'Anne Tyler
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