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Michel Courtois-Fourcy (Traducteur)
EAN : 9782234061002
388 pages
Éditeur : Stock (15/04/2009)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Dans l'Amérique des années 1960, une famille sans histoires vit au rythme des déménagements successifs que leur impose le père, représentant de commerce. Baladés d'une ville à l'autre, les enfants se partagent entre leur mère, Pearl, une femme autoritaire et leur père, Beck, souvent absent. Le rythme est précaire mais il existe. Jusqu'au jour où le mari décide de les quitter... pour ne jamais revenir. Ne rien dire aux enfants. Leur faire croire qu'il est parti en vo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
FRANGA
  01 mars 2012
J'ai beaucoup apprécié ce roman par la justesse d'analyse des sentiments d'une famille dont les 3 enfants ont été élevés par leur mère après le départ du père.
On suit tout au long des pages leur évolution jusqu'à leur âge adulte, les relations souvent conflictuelles qu'ils entretiennent entre eux (surtout au moment des repas), le rapport qu'ils ont avec leur mère, différent selon leur individualité.
Je lirai volontiers d'autres ouvrages de cette auteure.
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VivianeB
  27 décembre 2009
Au nom du paraître, il est des silences destructeurs qui laissent des traces à vie où les blessures d'enfance se répercutent à l'âge adulte. Chacun survit comme il peut avec ses blessures qui ne refermeront jamais même au sein de la cellule familiale. Un portrait au laser d'une famille et de chacun de ses membres passionnant et émouvant. La nostalgie l'emporte tout de même car malgré tout, chacun conserve une âme d'enfant, celle qui n'est pas atteinte par la peur, la rancoeur et la jalousie. J'ai adoré ce livre et je compte bien découvrir les autres écrits de l'auteur.
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ChatDuCheshire
  09 janvier 2018
Lu avec beaucoup de plaisir dans le texte original américain. Une famille racontée selon la perspective de chacun de ses membres, avec la mère vampiresque persuadée de sa vertu, le père absent peut-être "with a cause" et les enfants qui font ce qu'ils peuvent. L'aîné, persuadé d'être le mal-aimé, multiplie les bétises avant de compenser par la réussite matérielle, s'attachant à s'accaparer aussi tout ce qui revient à son plus jeune frère, le préféré de leur mère, y-compris ce qu'il a de plus intime. La soeur en fuite perpétuelle et le jeune frère qui s'attache inlassablement à les réunir, les réconcilier à l'occasion d'un déjeuner familial annuel qui invariablement tourne à la catastrophe, jusqu'au jour...
C'est sensible, à la fois universel et singulier. Chacun y retrouvera des réminiscences de sa propre enfance, des occasions perdues et de quelques joies précieuses quand même.
Premier livre lu de cette auteure. J'en lirai d'autres : assurément une belle découverte.
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Solette
  31 janvier 2012
Quand une famille se retrouve autour de la table
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
ClarissaDallowayClarissaDalloway   15 mai 2010
Ses enfants grandirent et commencèrent à avoir leur propre vie. (…) Quand elles pensaient à eux, à différents moments de leur enfance – d'abord s'accrochant à elle puis acquérant de l'indépendance et finalement se détachant d'elle – elle se souvenait avant tout des lampes. De la lampe du couloir qu'elle avait l'habitude de laisser allumée pour qu'ils n'aient pas peur dans le noir. Ensuite ce fut la lampe de la salle de bains, plus loin dans le couloir, qui resta allumée, quelle que fut la maison qu'ils habitaient et, pour finir, celle du rez-de-chaussée lorsque l'un d'entre eux sortait le soir. Leur croissance correspondait donc à une graduelle diminution de la lumière éclairant la porte de sa chambre à coucher, comme s'ils emportaient avec eux un peu de clarté lorsqu'ils s'éloignaient d'elle. Elle aurait dû s'organiser, pensait-elle parfois. Elle aurait dû se trouver des amis ou s'inscrire à un club. Mais ce n'était pas son genre. Et de toute façon ça ne l'aurait pas consolée.
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FRANGAFRANGA   01 mars 2012
"Pour être honnête, quand je suis parti, je ne pensais pas avoir envie de vous revoir. Puis, après, j'ai commencé à me dire : "Qu'est-ce que peut bien fabriquer Cody en ce moment ? Et Ezra ? Et Jenny? Moi qui croyais que ma famille n'était pas importante, finalement je me rends compte que c'est la seule chose qui compte," je pensais. Mais alors ça faisait peut-être deux, trois ans que j'étais parti. Un soir, de passage à Baltimore, j'ai garé ma voiture un peu plus haut et j'ai descendu la rue, à pied, jusqu'à la maison. J'ai failli mourir de froid à rester là, debout, immobile dans la rue, à attendre. Je pensais que j'allais aborder celui ou celle qui allait sortir, en tout cas faire quelque chose. C'est toi qui es sorti. Tout d'abord je ne t'ai pas reconnu, je me suis même demandé s'il n'y avait pas de nouveaux locataires. Puis j'ai compris que tu avais grandi, tu étais presque un homme. Tu as descendu l'allée et tu t'es baissé pour ramasser le journal du soir. Quand tu t'es relevé, tu l'as, comment dirais-je, lancé en l'air et rattrapé au vol. J'ai vu alors que tu pouvais vivre sans moi. Tu pouvais faire des choses avec insouciance, tu vois-jeter un journal en l'air et le rattraper. Tout allait bien se passer. Et tu vois j'avais raison. Regarde ! N'avez-vous pas tous réussi, n'avez-vous pas tous les trois une bonne vie ? Grâce à Pearl, grâce à elle. Je savais qu'elle s'en sortirait, qu'elle se débrouillerait très bien. J'ai fait demi-tour et suis retourné à ma voiture. Après cela j'ai repris mon train-train.
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FRANGAFRANGA   29 février 2012
Mais si vous étiez malade vous pouviez compter sur elle pour vous apporter des boissons chaudes. Du thé bouillant qu'elle faisait merveilleusement. Des consommés en boîte. Tout ce qui était fluide, liquide. Elle restait les bras croisés dans l'encadrement de la porte en attendant que vous ayez fini de boire. Cody se rappelait l'expression de léger dégoût que prenait son visage lorsqu'elle regardait quelqu'un en train de manger ou de boire. Elle mangeait elle-même extrêmement peu, elle chipotait. Cela impliquait une sorte de critique à l'égard de ceux qui avaient le malheur d'avoir faim ou qui s'intéressaient à ce qu'il y avait dans leur assiette. Elle détestait toute nécessité, elle ne supportait pas que les gens aient des besoins. Elle s'arrangeait presque toujours pour que les disputes familiales surviennent au beau milieu des repas.
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FRANGAFRANGA   01 mars 2012
Pense aux photos... Ne t'es-tu jamais posé de question en voyant de vieilles photos ? C'est fou ce qu'on se sent nostalgique en les regardant. Des gens d'une autre époque qui vous sourient, une petite fille qui, en ce moment même, doit être une vieille dame, un chat qui est mort, une plante verte en fleur, fanée depuis longtemps, dont le pot est probablement cassé, perdu... N'est-ce pas précisément parce que pour une fois le temps est arrêté qu'on se sent nostalgique ? Si seulement ces moments-là pouvaient revenir, se dit-on. Si seulement on pouvait changer ceci ou cela, défaire ce qu'on a fait, si seulement pour une fois on pouvait parvenir à ce que le temps tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre."
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FRANGAFRANGA   29 février 2012
Cody se coupa un énorme quartier de tarte et accorda quelques pensées à cette nourriture qui, inexplicablement, était chargée de sens pour la plupart des gens. Etait-il possible de définir une personne en observant son attitude vis-à-vis de la nourriture ? Sa mère, par exemple, n'avait jamais eu, au grand jamais, une attitude nourricière. Même lorsque, dans son enfance, il dépendait entièrement d'elle sur ce point. Il suffisait de dire que vous aviez faim pour que Pearl s'agitât nerveusement, en prenant un air agacé, égaré, affolé. Il la revoyait rentrant le soir de son travail et se démenant comme un forcené dans la cuisine. Les boîtes de conserve dégringolaient des placards et se répandaient sur le sol-corned beef, thon à l'huile, sardines, petits pois, qui, sur l'assiette, prenaient une couleur terne, morte. La plupart du temps elle gardait son chapeau sur la tête pour faire la cuisine. Si elle laissait brûler quelque chose elle parlait toute seule à voix basse. Elle réussissait d'ailleurs à faire brûler n'importe quoi, les choses les plus invraisemblables... Par contre, elle pouvait vous servir toutes sortes d'aliments à moitié cuits. Et elle avait aussi de redoutables inventions de son cru, comme d'ajouter un jus de pamplemousse à la purée de pommes de terre.
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Videos de Anne Tyler (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne Tyler
Romain Gary le disait : "S'il y a une chose impardonnable, c'est de ne pas pardonner". Plus simple à dire qu'à faire. Pourtant, en lisant "Vinegar girl" d'Anne Tyler, cela semble déjà bien plus simple à mettre en application. Cela l'est encore plus lorsque ce sont Héloïse Goy et Tatiana Lenté, auteures du livre "Bibliothérapie" paru aux éditions Hachette Pratique, qui nous le présentent.
En savoir plus sur "Bibliothérapie : 500 livres qui réenchantent la vie" ? http://bit.ly/Bibliotherapie-500-livres
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