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EAN : 9782234063297
445 pages
Éditeur : Stock (09/05/2012)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Qui n'a pas eu le désir de déserter sa vie, de tout recommencer ailleurs, de devenir quelqu'un d'autre ? Ce qui pour la plupart des gens demeure un rêve, Delia, quarante ans, se décide soudain à l'accomplir. Elle marche sur une plage, s'éloignant d'un mari devenu indifférent, de trois enfants pour qui elle n'est guère qu'une domestique... Et voilà, elle ne sait pas si elle reviendra un jour. Tandis que ses proches se révèlent incapables de donner à la police un sign... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  10 mars 2017
Une autre femme roman de la grande femmes de lettres- et discrète américaines Anne Tyler a été publié en 1995, mais est ressorti récemment chez 10/18 .
Il trace le portrait d'une américaine de Baltimore sans histoire, Delia Grinstead, jeune quarantaine, épouse, fille et petite-fille de médecin, qui découvre son identité personnelle et se retrouve en lutte avec sa famille: mari, enfants, soeurs… En vacance au bord de la mer en compagnie de tous les membres de cette famille élargie, spontanément, sur le coup de la colère et d'une très grande tristesse, elle s'éloigne en marchant sur le sable et disparaît volontairement.
Le livre décrit le long cheminement de Delia pour arriver à sa décision radicale, cette fuite volontaire que ses proches ne pouvait pas deviner, malgré quelques signes avant coureurs.Un geste entre courage et lacheté, pour une femme sans histoire qui avait le sentiment d'occuper le role ingrat de la gentille épouse et mère transparente qui joue fidèlement son rôle sans se plaindre.

Mais le récit la suit pas à pas après cette fuit volontaire dans sa recherche d'un travail et ses états d'ame après ce geste.
Une puissante et vibrante réflexion sur la place que l'on occupe dans sa vie, à ses propres yeux, à ceux des autres, sur ce que l'on est capable de supporter et sur le besoin de s'éloigner de ceux qu'on aime le plus pour pouvoir (peut-être) les retrouver et leur manquer...
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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aaahhh
  19 avril 2012
J'avais lu ce roman il y a sept ans et si je ne m'en souvenais pas vraiment, je savais encore qu'il m'avait énormément plu. Quelle déception, donc, en le relisant cet hiver et en constatant que je n'étais que moyennement intéressée et mollement touchée par les aventures de cette mère de famille qui fugue pour recommencer une nouvelle vie ailleurs...
C'est peut-être parce qu'il y a sept ans j'avais envie, moi aussi, de devenir une autre femme alors qu'aujourd'hui je suis une heureuse maman, que j'ai pu tant m'identifier au récit à l'époque et que je n'ai pas voulu l'aimer cette fois ci...
Enfin, quels que soient mes états d'âme de lectrice, lors de mes deux lectures j'ai apprécié le style fluide et très agréable d'Anne Tyler. "Une autre femme" se lit vraiment bien!
On aimera ou pas cette héroïne pas comme les autres, mais quoi qu'il en soit, son personnage, ainsi que tous les autres qui peuplent ce roman, est intéressant et profondément humain (à entendre ici comme : à la fois lâche, bête, beau et bon...)
L'histoire est un peu plate et se déroule lentement, mais cette lenteur participe à l'action et permet à cette autre femme de s'épanouir entre les lignes, en ce sens, ce n'est peut-être pas un défaut.
Je ne sais pas comment conclure puisque personnellement je n'ai pas tellement envie de recommander ce livre qui m'a un peu ennuyée et agacée, mais je me dois d'être fidèle à la petite voix de l'autre femme, celle que j'étais il y a sept ans, et qui forcément vit encore quelque part en moi, et cette demoiselle là, je m'en souviens, a été très touchée par ce roman et le recommanderait chaudement... A vous de vous faire une idée donc! Bonne lecture ;-)
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MAPATOU
  25 janvier 2017
Delia Grinstead, petite quarantaine, est femme de médecin, mère de 3 grands ados et vit toujours dans la maison de son enfance. En effet, son mari Sam a repris le cabinet médical du père de Delia.
Alors qu’elle fait ses courses au supermarché, elle est abordée par un charmant inconnu un peu plus jeune qu’elle. Inconnu qu’elle trouve charmant et qui deviendra temporairement son amant.
Oh mais ne vous fiez pas aux apparences, Delia n’a rien d’une cougar ni d’une dévergondée ! Elle est simplement étonnée que quelqu’un puisse encore s’intéresser à elle. D’ailleurs, elle a le sentiment que son mari ne la voit plus tant il est absorbé par son travail ; ses enfants n’ont plus vraiment besoin d’elle. (Que celle qui n’a jamais ressenti ça, jette la première pierre à Delia. En tout cas, ce ne sera pas moi).
Alors que la famille passe ses vacances au même endroit depuis des années et avec la famille élargie au grand complet, Delia part se promener sur la plage et sans l’avoir prémédité s’enfuit. Elle s’installera dans une toute petite ville à une heure de route de Baltimore . Là, elle va s’inventer une autre vie, se prouver qu’elle est capable d’exercer un emploi, de voir ses compétences reconnues et de lier des amitiés.
Delia ne vit plus maintenant à travers les autres : mari, enfants, soeurs. Delia se reconstruit et découvre sa vraie personnalité. Au fil des pages, je me suis attachée à ce personnage qui m’a tour à tour émue, énervée, profondément agacée parfois. J’ai eu aussi envie à certains moments de la secouer et de lui dire « eh attention, Delia, ne retombe pas dans tes travers ou tes faiblesses ». Mais finalement, n’était-ce pas à moi-même que je m’adressais ?
La grande force de ce roman réside dans la justesse du portrait que l’auteure dresse d’une femme qui arrive au mitan de sa vie avec ses interrogations, ses déceptions, ses espoirs aussi. Je ne dévoilerai pas la fin de l’histoire, je dirai juste que Delia ne m’a pas déçue.
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Plouf_le_loup
  19 octobre 2017
L'histoire : Delia Grinstead est mariée à un médecin, celui qui a repris le cabinet de son père. Elle a toujours vécu dans la maison familiale de Baltimore, où son mari Sam fait quelques travaux. Leurs 3 enfants sont grands, le plus jeune est ado. Delia se sent un peu transparente, sans plus, partout, tout le temps. Au hasard d'une rencontre de supermarché, elle essaye d'échapper un peu à cette vie... Comme tous les ans, les soeurs de Delia les rejoignent pour partir en vacances à la mer... Et puis, là, le premier jour des vacances, Delia ne sait trop pourquoi, elle s'en va, part sans se retourner. Ailleurs, elle se construira une autre vie, une autre Delia, longtemps, au jour le jour... Sans jamais savoir ce qu'elle y cherche, ni pourquoi...

Mon avis : sur une base d'histoire somme toute banale (que celleux qui n'ont jamais rêvé de tout quitter et de recommencer à zéro me jettent la première pierre), Anne Tyler construit un personnage à la fois limpide et complexe. Limpide parce qu'on peut probablement tous comprendre Delia, son envie de partir sans se perdre dans le dédale d'interminables questionnements existentiels stériles, et complexe parce que Delia ne tourne pas non plus le dos, elle avance, avec même ne volonté farouche, une détermination sans faille, mais comme en changeant de chemin, en prenant une route parallèle, sans comparer ni chercher la revanche, sans la moindre animosité ni envers la vie ni envers sa famille, et sans pitié non plus malgré le calvaire qu'elle leur fait traverser on s'en doute aux quelques indices qu'on en aura. Serait-elle dénuée de conscience ? D'amour ? de sens du devoir ? D'empathie ? Pourtant non, elle est bien pourvue de tout cela... Et c'est bien ce qui rend ce personnage attachant, consistant, car elle est humaine, pleine de paradoxes, impérieusement guidée par son instinct sans être impulsive. Au tout début du roman, j'ai beaucoup pensé à Emma Bovary en suivant Delia, vraiment beaucoup, la similitude était incroyable, troublante. Et puis d'un coup, c'est comme si Emma Bovary avait choisi une autre façon de faire, de sortir de sa vie ! Bref : j'ai trouvé ce personnage attachant, vibrant et vrai.
Pendant un temps, on se demande à quelle époque on est, c'est comme un autre monde, encore très misogyne, ouvertement patriarcal et un poil archaïque. J'ai été étonnée de me rendre compte que c'était assez proche de nous, à l'indice laissé par un film, et de prendre la mesure du décalage.
Le livre est délicieusement bien écrit (et bien traduit je suppose), avec une simplicité qui ressemble à la nudité, sans complication inutile mais sans facilité non plus. le roman est long, lent, comme une reconstruction sans éclat de voix ni de lumière, comme le temps de pouvoir prendre du recul et que ça ait un sens, et ça va bien à l'histoire qu'il porte, d'être long et lent comme ça. du coup, je l'ai lu assez lentement aussi, avec chaque fois un grand plaisir à retrouver Delia, sa vie, son destin, déçue de ses choix parfois, enthousiaste d'autres fois, j'ai apprécié ses amis, été agacée par d'autres, etc., bref j'ai fait comme un bout de chemin avec elle, moi aussi, et j'ai beaucoup aimé ça !
Lien : http://ploufsurterre.canalbl..
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ViolaineB
  12 juin 2017
Delia est une mère au foyer de 3 enfants, mariée à un médecin qui a repris le cabinet de son père.
Ses enfants grandissant, elle se sent de plus en plus inutile et finit, un soir de vacances par partir et quitter sa famille. Rapidement, elle se reconstruit une vie et se prouve à elle même qu'elle peut être indépendante.
L'idée du roman est belle : quand on donne tellement qu'on en devient transparente, quand tout donner est un du pour sa famille. Quand l'abnégation de soi finit par nous plonger dans une forme de dépression.
Malheureusement le roman manque de rythme, d'événement qui a rendu la lecture longue et parfois laborieuse.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
claraetlesmotsclaraetlesmots   11 mai 2012
Pourquoi, ainsi, fallait-il toujours que ce soit vers Sam qu'ils se tournent tous dans les moments décisifs? Chaque fois, il passait pour le plus raisonnable des deux, le plus posé, la plus fiable. Elle n'était que purement décorative. Comment en était-elle arrivée là ? Où avait-elle la tête pendant que s'enracinait cet état des choses ?
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agneaubleuagneaubleu   03 mars 2015
Elle s'imagina côté passager avec Sam au volant. Comme deux figurines plantées dans des petites voitures.Tête de papa, tête de Maman, côte à côte. Face à la route, sans se regarder. Pourquoi se regarderaient-ils, en effet puisqu’ils avaient depuis longtemps déjà franchi les limites de la surface visible? Plus le moindre espoir de regard admiratif, plus la moindre chance de perpétuelle adoration. Plus rien à dévoiler que la simplicité, la vérité, la banalité de leur être profond, dont la richesse, quoi qu'il en soit, était incomparable...
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BazartBazart   10 mars 2017
"Elle se rappelait avoir admiré à l'époque sa calvitie non dissimulée. Les hommes qui dédaignaient le subterfuge des mèches artistiquement disposées dégageaient une séduisante impression d'assurance virile, et avec ses traits réguliers, son teint mat et son ample costume gris, Mr Miller semblait parfaitement serein. Toutefois, sous la surface, elle sentait une certaine tension."
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rkhettaouirkhettaoui   23 avril 2019
Manifestement, les temps modernes avaient eu raison de la ville. Des bâtisses qui devaient dater d’un siècle, dont les briques
étaient aussi polies que de vieilles gommes à crayon et les planches si patinées qu’elles laissaient apparaître le bois veiné
de gris, abritaient désormais le Super-Vidéo Shop, Tricia Coiffure et un Palais du Pot-pourri. Un endroit cependant semblait
avoir résisté à tout changement : le bazar à l’angle de la rue, avec son enseigne rouge et or et sa devanture bariolée de
drapeaux et de pavillons.



Elle avait pour principe de n’acheter que des sous-vêtements de qualité, quitte à devoir économiser sur tout le reste.
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rkhettaouirkhettaoui   23 avril 2019
Chaque fois qu’ils se disputaient, il s’éclipsait avant que la question ne soit réglée. Il s’évertuait à la faire sortir de
ses gonds, puis se retirait d’un air hautain, histoire de montrer que lui au moins était capable de se conduire en adulte.
Un adulte, lui ? Un vieillard, oui… Qui d’autre qu’un vieillard pataugerait ainsi en tennis dans le ressac ? Qui d’autre s’aspergerait
aussi minutieusement le torse et les avant-bras avant de plonger ? Et sa montre, bon sang, qui d’autre irait jeter un coup
d’œil à sa montre en refaisant surface, sinon un vieillard ? À croire qu’il chronométrait les vagues, en suivant un rituel
précis qu’elle jugeait exaspérant.
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Videos de Anne Tyler (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne Tyler
Romain Gary le disait : "S'il y a une chose impardonnable, c'est de ne pas pardonner". Plus simple à dire qu'à faire. Pourtant, en lisant "Vinegar girl" d'Anne Tyler, cela semble déjà bien plus simple à mettre en application. Cela l'est encore plus lorsque ce sont Héloïse Goy et Tatiana Lenté, auteures du livre "Bibliothérapie" paru aux éditions Hachette Pratique, qui nous le présentent.
En savoir plus sur "Bibliothérapie : 500 livres qui réenchantent la vie" ? http://bit.ly/Bibliotherapie-500-livres
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