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Critique de AdamPK


AdamPK
  22 juin 2018
Rien d'évident dans l'aventure humaine qui nous est racontée dans ce livre ? Pourtant tout semble couler de source, je veux dire que la lecture est facile .Dabord puisqu'il s'agit d'une autobiographie on ressent de la compassion pour les difficultés traversées (voyage en mer intérieure) mais on est aussi porté par le rythme rapide et simple qui nous entraine vers une sorte de conclusion heureuse .En fin de compte c'est une sorte de récit initiatique ,la vie d'une personne sans relief particulier sauf qu'elle affronte pour se soigner les non-dits qui lui ont rendus presqu'impossible de ne pas faire face , des non-dits familiaux, puis des dénis. Au départ même des acteurs etrangers à son cercle proche (medecins, infirmières) butent et sont impuissants devant ses difficultés peut-être même alourdissant le fardeau.Il s'en est fallu de peu que « la medecine » dans sa version ignorance-brutale ne permette pas un travail de guérison tel qui nous est raconté et on mesure à quel point celui-ci a sans doute manqué (à leur insu peut-être) à de nombreuses personnes . Je pense que c'est essentiellement ça : la motivation de l'écriture de ce livre, je crois tellement que je dirais presque même que Virginie Tyou le dit quelque-part. Mais il faut se méfier de nos compréhensions ,elle peuvent (volontairement ou pas ) déguiser la réalité .Il y a donc dans ce livre sans dimension de scandale spectaculaire une sorte de révélation nécéssaire d'éxistence de progrès possible au même titre que l'arrivée de télé-(-phone, -vision, -présence,etc..., machine à laver, eau courante, gaz à tous les étages) mais sur un mode moins objectivable .J'aime beaucoup une phrase dite par un des thérapeute : « Ce qui ne se voit pas n'existe pas et donc on n'en parle pas. » Ghislain Devroede Professeur de chirurgie à l'Université de Sherbrooke (Quebec) et ayant publié de nombreux articles et ouvrages consacrés à la communication transgénérationnelle et aux rapports entre l'inconscient et ses manifestations physiques.
C'est donc plus un témoignage de la présence de quelque-chose de révolutionnaire à connaître, pour le confort de nombreuses personnes que d'un récit de vie exclusivement littéraire ou d'aventure.. Enfin... d'aventurière si ! Il faut comprendre que cela commence en Belgique .Petit détour : la romancière Anna Enquist le dit bien quand elle parle des Pays-Bas « oû l'on se tourne naturellement vers ce qui est petit » ( in «  écrire dans l'arrière boutique de l'Europe » article parut dans le journal «  le  1 » du 9 mai 2018. Vers quoi se tourne notre Virginie Tyou ? Vers son inconscient. Non ,il n'est pas question de psychananlyse  . Quelque-chose d'approchant que n'aurait peut-être renié Freud et qui laisse perplexe : Guidée par son instinct ,sans doute, elle demande un avis à un chirurgien au sujet de douleurs qui n'ont jusque là pas trouvé de solution et qui sont sur le point de reconduire notre « héroïne » en salle d'opération. Celui-ci lui dubitatif propose d'essayer de soulager ses douleurs par l'hypnose . Ce livre nous raconte cette entreprise étrange et personnelle la guérissant et nous ouvrant les portes d'un ou plusieurs mystères .  . Je suis encore étonné qu'elle soit parvenue à raconter aussi simplement son parcours. Utilisant la notion de puzzle , elle nous entraine avec elle sur les traces d'une quête intérieure qui l'a conduite en France … le sud-ouest et le sud-est dont un des villages mentionnés m'est familié (Cogolin) Parce-que le ton n'est pas ampoulé , ni plein d'emphase, sans grandiloquence on se sent proche du récit tandis qu'elle a été la proie de tortures insoutenables . Et toujours ce sentiment que j'aurais pu croiser cette personne sans jamais ne rien deviner de ce qui constitue à mes yeux un exemple de courage et de simple sincérité dans une recherche d'identité et de santé . Ayant à dépasser un certains nombre de barrages que la bienséance du moment ,en apparence, rend nécéssaire , elle nous montre la difficulté d'être soi .Je ne connaissais pas Ker éditions et sa collection « Témoins du monde » que je salut pour ce livre libérateur et ouvert . Aussi merci à ce très beau site :Babélio de m'avoir proposé de le lire et d'en faire une critique au détours de « Masse Critique » Là aussi une sorte de sentiment de progrès et de source d'espoir résonne en moi à l'idée des nouvelles possibilités engendrées par les moyens de cette époque oû fleurit l'émergence de possibilités insoupçonnées mais aussi oû l'on a l'impression qu'on a atteint à des moyens plus fins pour soupeser les fruits de traditions anciennes ,enfin ,accessibles en leur état actuel et par le bout de notre lorgnette .Ce qui est abordé dans ce livre après une traversée ce sont des questions que l'on retrouve dans d'autres régions du globe dans d'autres registres de pensées avec d'autres références .Ce qui est interessant c'est l'humilité de V. Tyou qui ne donne pas à penser qu'elle a trouvé la panacée, et qui exprime que la vie continue avec ses hauts et ses bas, tout n'est pas magiquement devenu un conte de fée, mais les progrès et les rencontres parlent d'enrichissement et de stabilisation de son point de vue .Il est normal qu'elle faire profiter à d'autres de son sentiment de pouvoir participer à aider ,motiver et chercher en matière de santé.
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