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Henri Béhar (Éditeur scientifique)
EAN : 9782080708922
381 pages
Flammarion (04/01/1999)
4/5   6 notes
Résumé :
"Pour faire un poème dadaïste. Prenez un journal. Prenez des ciseaux. Choisissez dans ce journal un article ayant la longueur que vous comptez donner à votre poème. Découpez l'article. Découpez ensuite avec soin chacun des mots qui forment cet article et mettez-les dans un sac. Le poème vous ressemblera. Et vous voilà un écrivain infiniment original et d'une sensibilité charmante, encore qu'incomprise du vulgaire." Tristan Tzara.
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique

La première fois que je suis tombée sur la chanson du dadaïste j'ai cru que c'était le texte d'un fou et pourtant non.Un jour à la fac en plein amphi la prof me fait lire un texte de Breton à haute voix:résultat une centaine d'étudiants pliés en deux et moi avec je n'arrivais même plus à lire tellement c'était tendancieux,étrange et marrant.Alors même si je n'aime pas du tout cette littérature je dois dire qu'il a un grand travail de recherche pour rendre toute cette étrangeté dans leur texte.

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Pas tout compris mais tant pis c'est amusant et même beau.

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Texte amusant et fou. Pour le plaisir...

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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation

GARE

danse crie casse

roule j'attends sur le banc

tout-de-même quoi? les nerfs sont silences

d'instants coupés

lis tranquillement virages

le journal

regarde qui passe?

je ne sais pas

si je suis tout seul

la lumière écoute mais de quel

côté et pourquoi

le vol d'un oiseau qui brûle

est ma force virile sous la coupole

je cherche asile au fond flamboyant

volant du rubis

j'ai donné mon âme

à la pierre blanche

dieu sans réclame

précis et sage

ordre en amitié

dire : la douleur du feu

a noirci mes yeux

et je les ai jetés dans la cascade

partir

vois mon visage

dans le cercle du soir ou dans la valise

ou dans la cage neige

je pars ce soir

l'étincelle pleure

dans mon lit dans l'usine

hurlent les chiens et les jaguars

as-tu aussi donné ton âme

à la pierre bracelet

saltimbanque au crâne oblong

mon frère monte

je fus honnête

soeur infini

fini pour cette

nuit

coeurs des pharmacies plantes

s'ouvrent aux lueurs sphéroïdales

et les liqueurs de la religion c'est vrai

les lions et les clowns

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LA GRANDE COMPLAINTE DE MON OBSCURITÉ UN

froid tourbillon zigzag de sang

je suis sans âme cascade sans amis et sans talents seigneur

je ne reçois pas régulièrement les lettres de ma mère qui doivent passer par la russie par la norvège et par l'angleterre

les souvenirs en spirales rouges brûlent le cerveau sur les marches de l'amphithéâtre

et comme une réclame lumineuse de mon âme malheur jailli de la sphère

tour de lumière la roue féconde des fourmis bleues

nimbe sécheresse suraiguë des douleurs

viens près de moi que la prière ne te gêne pas elle descend dans la terre comme les scaphandres qu'on inventera

alors l'obscurité de fer en vin et sel changera

simplicité paratonnerre de nos plantes prenez garde

les paratonnerres qui se groupent en araignée

ainsi je deviens la couronne d'un christ énorme

pays sans forme arc voltaïque

les aigles de neige viendront nourrir le rocher

où l'argile profonde changera en lait

et le lait troublera la nuit les chaînes sonneront

la pluie composera des chaînes

lourdes

formera dans l'espace des roues des rayons

le sceptre au milieu parmi les branches

les vieux journaux les tapisseries

un paralytique

nimbe sécheresse

roue féconde des fourmis bleues

seigneur doigt d'or fourneau sphingerie

pourquoi l'étrangler pourquoi

après le coup de foudre la marche militaire éclatera

mon désespoir tube en fer d'étain mais pourquoi

pourquoi alors?

ainsi ainsi toujours mais le chemin

tu dois être ma pluie mon circuit ma pharmacie nu

mai plânge nu mai plânge veux-tu

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DROGUERIE-CONSCIENCE

de la lampe d'un lys naîtra un si grand prince

que les jets d'eau agrandiront les usines

et la sangsue se transformant en arbre de maladie

je cherche la racine seigneur immobile seigneur immobile

pourquoi alors oui tu apprendras

viens en spirale vers la larme inutile

perroquet humide

cactus de lignite gonfle-toi entre les cornes de la vache noire

le perroquet creuse la tour le mannequin saint

dans le coeur il y a un enfant - une lampe

le médecin déclare qu'il ne passera pas la nuit

puis il s'en va en lignes courtes et aiguës silence formation siliceuse

quand le loup chassé se repose sur le blanc

l'élu chasse ses enfermés

montrant la flore issue de la mort qui sera cause

et le cardinal de france apparaîtra

les trois lys clarté fulgurale vertu électrique

rouge long sec peignant poissons et lettres sous la couleur

le géant le lépreux du paysage

s'immobilise entre deux villes

il a des ruisseaux cadence et les tortues des collines s'accumulent lourdement

il crache du sable pétrit ses poumons de laine s'éclaircir l'âme et le rossignol tourbillonnent dans son rire - tournesol

il veut cueillir l'arc-en-ciel mon coeur est une astérie de papier

à missouri au brésil aux antilles

si tu penses si tu es content lecteur tu deviens pour un instant transparent

ton cerveau éponge transparente

et dans cette transparence il y aura une autre transparence plus lointaine

lointaine quand un animal nouveau bleuira dans cette transparence

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ANGE

la couleur se recompose coule entre les espaces

les pendus liquides balance arc-en-ciel

les vers de lumière dans là où nos durées sont

la vapeur visibles

où poussent les clarinettes femme enceinte de

satellites

la sonnerie glisse sous la boule verte brûlante

barque

en bas la ville bandages caresse la plaie

de flammes centrifuge

serre serre fortement acides des ventres et

plante

le feldspath luit dans la ange mécanicien

vitesse moulin à vent

en vacance

mécanicien des

nécrologues tête de nègre

mise en scène des

ménageries et des amitiés

puis elle jette à la tête

de son mari un bol de vitriol

allons vers les autres

mééééétéééééooooorooooo- météorologies

looooogües

le soleil glisse tangente de glisse auréole

l'atmosphère

patinage dimensions

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MOUVEMENT

gargarisme astronomique

vibre vibre vibre vibre dans la gorge métallique des hauteurs

ton âme est verte est météorologique empereur

et mes oreilles sont des torches végétales

écoute écoute écoute j'avale mbampou et ta bonne volonté

prends danse entends viens tourne bois vire ou hou ou hou ou hou

faucon faucon de tes propres images amères

mel o mon ami tu me soulèves le matin à panama

que je sois dieu sans importance ou colibri

ou bien le foetus de ma servante en souffrance

ou bien tailleur explosion couleur loutre

robe de cascade circulaire chevelure intérieure lettre qu'on reçoit à l'hôpital longue très longue lettre

quand tu peignes consciencieusement tes intestins ta chevelure intérieure

tu es pour moi insignifiant comme un faux-passeport

les ramoneurs sont bleus à midi

aboiement de ma dernière clarté se précipite dans le gouffre de médicaments verdis ma chère mon parapluie

tes yeux sont clos les poumons aussi

du jet-d'eau on entend le pipi

les ramoneurs

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