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EAN : 9782864970538
47 pages
Éditeur : Editions Albert René (16/10/1991)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 643 notes)
Résumé :
C’est la révolution au village d’Astérix ! Maestria, barde féminine, pousse ses sœurs gauloises à dire non à la tyrannie masculine. La révolte gronde, les villageoises portent des braies, et Mimine veut siéger au Conseil du Village. L’armée romaine elle-même soumet ses légions aux règles de la parité…
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
garrytopper9
  10 mai 2015
En règle générale, Astérix, c'est assez sympa, je ne prends pas ça trop au sérieux, mais là, j'ai retrouvé ce vieil album et ce que je n'avais pas vu enfant, m'as sauté aux yeux. Cet album est misogyne sur tous les points. J'espère que l'auteur n'a pas voulu rendre un hommage aux femmes ou je ne sais quelle autre idiotie, car c'est raté.
Il faut dire qu'en temps normal les femmes ne sont pas à l'honneur dans les aventures d'Asterix. Mais bon, c'est des petits gaulois qui font la bagarre, destiné sans doute aux petits garçons. Mais là…c'est juste pas possible…
le pitch est assez simple une nouvelle barde débarque et révolutionne la position des femmes au coeur du village gaulois. L'idée aurait pu être bonne si la femme qui débarque n'était pas une féministe qui déteste les hommes. Elle portes des braies (pantalon) pour affirmer son décalage…D'ailleurs le personnage est bien loin de ressemble à la belle Falbala. Non, là, on nous a dessiné un personnage moche comme jamais.
Le scénario en profite pour s'axer autour de la galanterie, en créant une troupe de légionnaire féminine pour attaquer les gaulois. Pourquoi pas, si cette troupe n'était pas composé de petite midinette trop occupée à se pomponner plutôt qua combattre.
Le dénouement est épique, pour battre cette troupe nos amis gaulois organisent des soldes géantes dans leur village. Ben oui, elle ne résistent pas à l'achat compulsif d'un sac à main…
Je ne sais pas dans quelle catégorie l'auteur range les femmes, mais il ne semble pas les porter dans son coeur. le pire album que j'ai pu lire d'Asterix. Honteux !
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MissSherlock
  12 août 2013
Dans les aventures d'Astérix, les femmes n'ont jamais eu le beau rôle. Totalement absentes du premier album (Astérix le gaulois), elles ont brillé par leur rôle de potiches au fil des épisodes. Reléguées au rang de ménagères, de bimbo (la femme d'Agecanonix), de fauteuses de troubles et de cancanières, les femmes du village sont aussi privées de potion magique (hormis dans le Devin).
Cela n'avait jusqu'ici que peu d'importance dans le sens où les hommes ne valaient pas mieux que leurs compagnes et se faisaient copieusement égratignés par Goscinny et Uderzo.
Avec La Rose et le Glaive, Uderzo franchit une étape : la misogynie pure.
Publié à l'automne 1991, l'album témoigne clairement du rejet de l'arrivée d'Edith Cresson au poste de Premier Ministre en Mai de la même année et, plus généralement, de l'accession des femmes à des postes de responsables.
Les femmes ne sont plus seulement caricaturées, elles sont humiliées.
Ainsi Maestria qui représente le mouvement féministe est revêche, masculine et franchement moche. Elle monte le bourrichon aux femmes du village et provoque la zizanie dans les ménages. Les femmes ne veulent plus être les esclaves des hommes, veulent des responsabilités et porter des braies. C'est la guerre des sexes.
En parallèle, César a l'idée de se jouer de la supposée galanterie gauloise et envoie une troupe de légionnaires composée uniquement de femmes. Aucun des hommes du village n'oserait se battre contre une femme ! Aucun homme ? Astérix décoche tout de même un coup de poing dans le visage rébarbatif de Maestria ! Voilà le héros de mon enfance transformé en Brutus...
L'épilogue est une insulte à l'intelligence féminine : ne pouvant combattre les femmes légionnaires à coups de tatanes, Astérix met au point une stratégie avec Maestria qui consiste à détourner la centurie féminine de sa mission. Voilà donc nos braves légionnaires prises en embuscade par les femmes du village qui ont organisé un marché géant et des défilés de mode.
"Tout est bien qui finit bien" : les femmes reprennent leur fonction initiale de ménagères tandis que les hommes retrouvent leur virilité et leur place dominante au sein du foyer. Cerise sur le gâteau, Maestria décide de quitter le village et rend sa place à Assurancetourix.
Voilà donc la vision imbécile d'Uderzo : il est impossible de faire confiance à une femme puisqu'elle est incapable de prendre ses responsabilités et s'en détourne à la vue d'un sac à main. Par leur comportement émancipatoire, les femmes du village ont mis en danger le village et donc leur indépendance vis-à-vis de Rome tandis que les femmes légionnaires ont trahi leur engagement patriotique pour s'adonner au shopping. Heureusement que les hommes sont là pour veiller sur ces créatures sans cervelle.
Avec La Rose et le Glaive, Uderzo prouve une fois encore qu'il est un auteur très médiocre qui aurait dû laisser Astérix mourir en même temps que Goscinny. Cet album est imbuvable, conservateur, machiste et dépourvu d'humour.
Une vraie purge.
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Florellia
  07 mai 2016
Je lis plein de critiques négatives sur cet épisode, pour moi ce n'est pas le plus nul, il a des dialogues drôles, et montre nos petits travers, que nous soyons homme ou femme. Il est vrai que Maestria n'est pas belle, elle est moche avec sa tête de betterave, ce n'est pas agréable, mais sommes-nous soumis à la dictature de la beauté ? C'est le portrait de femme le plus nuancé de tous les albums. A part elle, les femmes ne font jamais l'action dans les albums d'Astérix. Quant au portrait caricatural des femmes, il me semble en tous points assorti au portrait caricatural des hommes (baffreurs, au gros nez, au gros ventre, au coup de poing facile…). Peut-être qu'on y est trop habitué pour y faire encore attention ? ces caricatures masculines sont devenues tellement banales : les hommes moches et machos, ça passe, mais les femmes imprévisibles et coquettes, non ? Elles devraient être comment, pour vivre dans le village gaulois ? Question barde, les nuisances sonores de Maestria sont égales à celles d'Assurancetourix, elle n'est pas là pour faire mieux que lui, mais pour qu'une femme le fasse.
Maestria amène le sujet de l'émancipation des femmes - elle a un métier, et n'est pas mariée - c'est comme cela que ça a commencé dans la vraie vie. Et que fait une femme quand elle cesse cinq minutes de faire la bonniche – pardon, de tenir la maison ? Elle prend un moment pour elle, elle se change, elle se distrait.
La baffe, on en parle beaucoup, et, curieusement, personne ne dit à quel point Maestria l'a cherchée. Elle ne défend plus un point de vue à ce moment-là, elle le cherche gratuitement, dans un jeu de pouvoir, elle cherche la bagarre, et il n'est pas préparé à ce comportement, pas du tout (surtout comme célibataire dans la Gaulle profonde), et il réagit…
Une fois passé le choc des cultures, l'animosité, la baffe, Astérix et Maestria s'entendent pour mettre au point la ruse qui va défendre le village. Les légionnaires femmes sont l'équivalent des légionnaires hommes du monde d'Astérix, et on sait que ceux-ci sont les caricatures des êtres humains les plus improbables qu'on puisse trouver dans la vie réelle.
Le thème nous concerne tous, notre culture en est imprégnée, le sexisme, le machisme, le féminisme. J'ai trouvé cet épisode très drôle, largement aussi drôle que la plupart des autres albums.
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tchouk-tchouk-nougat
  31 janvier 2018
Au village des irréductibles gaulois une révolution est en marche, les femmes ont fait venir de Lutèce une femme barde afin d'enseigner à leur enfant. Maestria se révélera une féministe engagée.
Dans ce tome les jeux de mots sont discrets mais les dialogues plutôt drôles. Mais concernant le contexte on ne sait trop quoi en penser. Nous avons l'impression qu'Uderzo à voulu rendre hommage à la femme gauloise en les plaçant au centre de l'histoire (pour une fois!!) mais l'effet est tombé à l'eau. Effectivement elles sont plutôt représentées comme des personnes superficielles ne s'intéressant qu'à la mode. le tout fait un peu misogyne avec le recul...
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Crazynath
  21 février 2015
Annoncé comme un album qui donne la part belle aux femmes, pour moi , La rose et le glaive est une déception !
Le postulat de départ est pourtant intéressant : une nouvelle arrivée dans le village , Maestria, qui emporte très vite l'assentiment des femmes.
Mais...., que faut-il retenir de cet album ?
Des femmes qui finalement se révèlent très superficielles puisqu'elles ne pensent qu'à la mode et aux soldes ?
Des soldates romaines encore plus superficielles que leurs homologues gauloises ?
Asterix qui frappe une femme ? horreur !!!
Ou le dragon qui apparait à la fin et qui clôt cette histoire de façon ridicule ?
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
mikawinchmikawinch   25 mars 2020
Obélix ! Je t'en prie. Ne complique pas la situation.
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Dionysos89Dionysos89   06 décembre 2012
Astérix : Je ne pensais pas qu'il puisse exister des femmes bardes !
Panoramix : Nous entrons dans l'ère moderne du monde antique où beaucoup de choses peuvent évoluer, Astérix !... C'est ainsi que la femme pourra en toute justice devenir l'égale de l'homme, avec des ambitions qui lui étaient injustement interdites jusque-là !
Astérix : Alors il pourrait y avoir des femmes druides ?
Panoramix : Allons allons, Astérix ! Soyons sérieux !

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garrytopper9garrytopper9   10 mai 2015
- Dois-je vous rappeler que seuls les druides et les bardes ont le pouvoir d’instruire ?!
- Et alors ? Les femmes bardes, ça existe non ?!
- Non madame ! Une barde ça n’existe pas, ou alors c’est une tranche de lard !
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Dionysos89Dionysos89   19 décembre 2012
Obélix : Moi je suis tranquille ! Jamais une femme ne pourra me remplacer. Tailler des menhirs, c'est un travail bien trop délicat !

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FlorelliaFlorellia   02 décembre 2015
[Abraracourcix, dans sa hutte] - Ah! non Mimi... Bonemine! Pas mon pavois!
[Bonemine dehors, sur le bouclier] - Le pavois qui est à toi est à moi!
[Une des porteuses du bouclier pense] - Si c'est ça, la nouvelle condition féminine en Gaule !!!
[Abraracourcix en maillot de corps, les pieds dans la bassine] - Ce n'est pas le port de braies qui vous donnera notre mâle et fière allure, bougresses!!
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Videos de Albert Uderzo (77) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Albert Uderzo
Soixante ans après sa création par René Goscinny et Albert Uderzo, le héros gaulois s'offre une nouvelle jeunesse pour son 38e album signé Jean-Yves Ferri et Didier Conrad avec l'arrivée d'Adrénaline, la fille du vaincu de César. le dessinateur Didier Conrad explique ici à Anne Douhaire comment il s'y est pris pour dessiner le célèbre héros gaulois. Plus d'informations sur la BD "La Fille de Vercingétorix" de Ferri et Conrad : Plus de BD sur France Inter : https://www.franceinter.fr/theme/bande-dessinee Plus de leçons de dessin : https://www.youtube.com/playlist?list=PL43OynbWaTMLSUzMpmqwuKcJNbTeC5GhD
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