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EAN : 9782864970538
47 pages
Editions Albert René (16/10/1991)
3.32/5   784 notes
Résumé :
C’est la révolution au village d’Astérix ! Maestria, barde féminine, pousse ses sœurs gauloises à dire non à la tyrannie masculine. La révolte gronde, les villageoises portent des braies, et Mimine veut siéger au Conseil du Village. L’armée romaine elle-même soumet ses légions aux règles de la parité…
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
3,32

sur 784 notes

XanderOne
  10 mai 2015
En règle générale, Astérix, c'est assez sympa, je ne prends pas ça trop au sérieux, mais là, j'ai retrouvé ce vieil album et ce que je n'avais pas vu enfant, m'as sauté aux yeux. Cet album est misogyne sur tous les points. J'espère que l'auteur n'a pas voulu rendre un hommage aux femmes ou je ne sais quelle autre idiotie, car c'est raté.
Il faut dire qu'en temps normal les femmes ne sont pas à l'honneur dans les aventures d'Asterix. Mais bon, c'est des petits gaulois qui font la bagarre, destiné sans doute aux petits garçons. Mais là…c'est juste pas possible…
le pitch est assez simple une nouvelle barde débarque et révolutionne la position des femmes au coeur du village gaulois. L'idée aurait pu être bonne si la femme qui débarque n'était pas une féministe qui déteste les hommes. Elle portes des braies (pantalon) pour affirmer son décalage…D'ailleurs le personnage est bien loin de ressemble à la belle Falbala. Non, là, on nous a dessiné un personnage moche comme jamais.
Le scénario en profite pour s'axer autour de la galanterie, en créant une troupe de légionnaire féminine pour attaquer les gaulois. Pourquoi pas, si cette troupe n'était pas composé de petite midinette trop occupée à se pomponner plutôt qua combattre.
Le dénouement est épique, pour battre cette troupe nos amis gaulois organisent des soldes géantes dans leur village. Ben oui, elle ne résistent pas à l'achat compulsif d'un sac à main…
Je ne sais pas dans quelle catégorie l'auteur range les femmes, mais il ne semble pas les porter dans son coeur. le pire album que j'ai pu lire d'Asterix. Honteux !
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MissSherlock
  12 août 2013
Dans les aventures d'Astérix, les femmes n'ont jamais eu le beau rôle. Totalement absentes du premier album (Astérix le gaulois), elles ont brillé par leur rôle de potiches au fil des épisodes. Reléguées au rang de ménagères, de bimbo (la femme d'Agecanonix), de fauteuses de troubles et de cancanières, les femmes du village sont aussi privées de potion magique (hormis dans le Devin).
Cela n'avait jusqu'ici que peu d'importance dans le sens où les hommes ne valaient pas mieux que leurs compagnes et se faisaient copieusement égratignés par Goscinny et Uderzo.
Avec La Rose et le Glaive, Uderzo franchit une étape : la misogynie pure.
Publié à l'automne 1991, l'album témoigne clairement du rejet de l'arrivée d'Edith Cresson au poste de Premier Ministre en Mai de la même année et, plus généralement, de l'accession des femmes à des postes de responsables.
Les femmes ne sont plus seulement caricaturées, elles sont humiliées.
Ainsi Maestria qui représente le mouvement féministe est revêche, masculine et franchement moche. Elle monte le bourrichon aux femmes du village et provoque la zizanie dans les ménages. Les femmes ne veulent plus être les esclaves des hommes, veulent des responsabilités et porter des braies. C'est la guerre des sexes.
En parallèle, César a l'idée de se jouer de la supposée galanterie gauloise et envoie une troupe de légionnaires composée uniquement de femmes. Aucun des hommes du village n'oserait se battre contre une femme ! Aucun homme ? Astérix décoche tout de même un coup de poing dans le visage rébarbatif de Maestria ! Voilà le héros de mon enfance transformé en Brutus...
L'épilogue est une insulte à l'intelligence féminine : ne pouvant combattre les femmes légionnaires à coups de tatanes, Astérix met au point une stratégie avec Maestria qui consiste à détourner la centurie féminine de sa mission. Voilà donc nos braves légionnaires prises en embuscade par les femmes du village qui ont organisé un marché géant et des défilés de mode.
"Tout est bien qui finit bien" : les femmes reprennent leur fonction initiale de ménagères tandis que les hommes retrouvent leur virilité et leur place dominante au sein du foyer. Cerise sur le gâteau, Maestria décide de quitter le village et rend sa place à Assurancetourix.
Voilà donc la vision imbécile d'Uderzo : il est impossible de faire confiance à une femme puisqu'elle est incapable de prendre ses responsabilités et s'en détourne à la vue d'un sac à main. Par leur comportement émancipatoire, les femmes du village ont mis en danger le village et donc leur indépendance vis-à-vis de Rome tandis que les femmes légionnaires ont trahi leur engagement patriotique pour s'adonner au shopping. Heureusement que les hommes sont là pour veiller sur ces créatures sans cervelle.
Avec La Rose et le Glaive, Uderzo prouve une fois encore qu'il est un auteur très médiocre qui aurait dû laisser Astérix mourir en même temps que Goscinny. Cet album est imbuvable, conservateur, machiste et dépourvu d'humour.
Une vraie purge.
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Rivia56
  07 mai 2016
Je lis plein de critiques négatives sur cet épisode, pour moi ce n'est pas le plus nul, il a des dialogues drôles, et montre nos petits travers, que nous soyons homme ou femme. Il est vrai que Maestria n'est pas belle, elle est moche avec sa tête de betterave, ce n'est pas agréable, mais sommes-nous soumis à la dictature de la beauté ? C'est le portrait de femme le plus nuancé de tous les albums. A part elle, les femmes ne font jamais l'action dans les albums d'Astérix. Quant au portrait caricatural des femmes, il me semble en tous points assorti au portrait caricatural des hommes (baffreurs, au gros nez, au gros ventre, au coup de poing facile…). Peut-être qu'on y est trop habitué pour y faire encore attention ? ces caricatures masculines sont devenues tellement banales : les hommes moches et machos, ça passe, mais les femmes imprévisibles et coquettes, non ? Elles devraient être comment, pour vivre dans le village gaulois ? Question barde, les nuisances sonores de Maestria sont égales à celles d'Assurancetourix, elle n'est pas là pour faire mieux que lui, mais pour qu'une femme le fasse.
Maestria amène le sujet de l'émancipation des femmes - elle a un métier, et n'est pas mariée - c'est comme cela que ça a commencé dans la vraie vie. Et que fait une femme quand elle cesse cinq minutes de faire la bonniche – pardon, de tenir la maison ? Elle prend un moment pour elle, elle se change, elle se distrait.
La baffe, on en parle beaucoup, et, curieusement, personne ne dit à quel point Maestria l'a cherchée. Elle ne défend plus un point de vue à ce moment-là, elle le cherche gratuitement, dans un jeu de pouvoir, elle cherche la bagarre, et il n'est pas préparé à ce comportement, pas du tout (surtout comme célibataire dans la Gaulle profonde), et il réagit…
Une fois passé le choc des cultures, l'animosité, la baffe, Astérix et Maestria s'entendent pour mettre au point la ruse qui va défendre le village. Les légionnaires femmes sont l'équivalent des légionnaires hommes du monde d'Astérix, et on sait que ceux-ci sont les caricatures des êtres humains les plus improbables qu'on puisse trouver dans la vie réelle.
Le thème nous concerne tous, notre culture en est imprégnée, le sexisme, le machisme, le féminisme. J'ai trouvé cet épisode très drôle, largement aussi drôle que la plupart des autres albums.
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Shaynning
  29 mai 2020
Cet album est à haute teneur féministe, car cette fois, l'histoire tourne autours de la condition féminine.
Mise en contexte: Las d'être tapoché sans arrêt et ulcéré d'être remplacé par une étrangère dans ses fonctions de professeur, le barbe Assurancetourix quitte le village pour son campement solitaire dans la forêt. En effet, Maestria arrive de Lutèce afin de former la jeunesse gauloise du petite village des irréductibles, mais son arrivé ne se fait pas sans vagues. C,est qu'elle a des opinions modernes la nouvelle barde et elle les partage allègrement avec les femmes du village. Bientôt, les femmes refusent de faire les tâches domestiques, portent les braie* ( pantalon gaulois) et s'intéressent à de nouveaux sujets plus citadins. Évidement, tout cela porte atteinte à l'harmonie du village. Dans l'entrefaite, César croit détenir le moyen de soumettre les gaulois grâce à une nouvelle faction dans l'armée romaine, une unité très spéciale...
C'est l'un de mes Astérix préférés, car non seulement il est bien monté, toujours truffé d'un humour des Lettres très drôle et remplis d'action, celui-ci est à saveur hautement sociale. Ce n'est pas seulement le village gaulois qui est effectivement "arriéré" en matière de condition de la femme, mais la Rome antique au complet. Cette fois, les auteurs leur donne la tribune des deux côtés et finissent le tout avec une belle leçon: On peut se comprendre autrement qu'en faisant la guerre, d'où sans doute le parallèle entre la "rose" à la place du "glaive".
Il ne faut pas y voir là le seul album à saveur féministe, car on voit bien que dans les autres tomes les femmes occupent aussi une place importante et ne sont pas des idiotes. Je pense notamment à Fantine dans "Le grand fossé", "Rahazade" dans l'album du même nom et Cléopâtre, présente dans deux tomes. La série regorge de femmes au caractère bien trempé et capable d'égaler les hommes, mais on ne peut pas non plus oublier qu'à cette époque, effectivement, certains corps de métiers étaient exclusivement masculins. Même les femmes du village gaulois ne sont pas du genre à se laisser mener à la baguette, surtout Bonemine, qui est même parfois plus "chef" qu'Abraracourcix.
La case de fin est d'ailleurs porteuse d'espoir: est-ce que cette petite demoiselle gauloise aurait songé devenir cheffe si les évènements ne s'étaient pas déroulés?
D'accord, on a une pelletée de jeunes femmes un brin cruches dans cette Unitée Romaine, en témoignent certaines répliques et cette aberrant changement d'attitude quand elles investissent le village gaulois, alors truffé de magasins. Néanmoins, pour reprendre les mots d'une autre Lectrice, au fond elles sont le pendant caricatural des hommes romains, quand à eux chialeux, feignasses et poltrons. En plus, soyons francs: on parle de "Rome la décadente", alors vous imaginiez quoi? Des patriotes? Des femmes guerrières à la Normande? En fait, ça fait sens ces femmes matérialistes et douillettes, à la juste mesure des romains citadins et fortunés. Et il demeure qu'elles avaient plus de discipline que toute l'armée Romaine réunie!
Par contre, récemment, le tome 39 "La fille de Vercingétorix", c'est un vrai fiasco. Non seulement la jeune fille en question est gravement infantilisée, mais en plus, on reconnait son autonomie seulement au moment où elle rencontre un adolescent, comme si maintenant qu'un "homme" veille sur elle, alors là, y a plus de quoi la surveiller. Aïe.
Tout cela pour dire que c'est une fois de plus un bon album, comique à souhait, pertinent et même touchant.
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Marcellina
  07 septembre 2021
Toujours plein d'humour mais clairement pas du niveau des premiers volumes :-)
Ici, les femmes ont la part belle. Notre barde préféré se fait jeter, une barde bien indépendante arrive de Lutèce et les ennuis commencent pour nos fiers et valeureux gaulois. Car si faire venir une femme pour instruire les petits du village peut sembler saugrenu, l'idée d'un conseiller de César de créer une légion féminine pour combattre nos amis gaulois trop galants est assez cocasse. Et nous voilà dans une affaire bien nunuche où la galanterie ne tuera pas le village mais où le shopping et la mode auront raison de la légion, un peu simple quand même ;-)
Un bon moment de lecture sans plus qui se termine quand même par un banquet où exceptionnellement les femmes et les bardes sont présents ;-)
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   06 décembre 2012
Astérix : Je ne pensais pas qu'il puisse exister des femmes bardes !
Panoramix : Nous entrons dans l'ère moderne du monde antique où beaucoup de choses peuvent évoluer, Astérix !... C'est ainsi que la femme pourra en toute justice devenir l'égale de l'homme, avec des ambitions qui lui étaient injustement interdites jusque-là !
Astérix : Alors il pourrait y avoir des femmes druides ?
Panoramix : Allons allons, Astérix ! Soyons sérieux !

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XanderOneXanderOne   10 mai 2015
- Dois-je vous rappeler que seuls les druides et les bardes ont le pouvoir d’instruire ?!
- Et alors ? Les femmes bardes, ça existe non ?!
- Non madame ! Une barde ça n’existe pas, ou alors c’est une tranche de lard !
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Dionysos89Dionysos89   19 décembre 2012
Obélix : Moi je suis tranquille ! Jamais une femme ne pourra me remplacer. Tailler des menhirs, c'est un travail bien trop délicat !

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Rivia56Rivia56   02 décembre 2015
[Abraracourcix, dans sa hutte : ]
- Ah! non Mimi... Bonemine ! Pas mon pavois !
[Bonemine dehors, sur le bouclier : ]
- Le pavois qui est à toi est à moi !
[Une des porteuses du bouclier pense : ]
- Si c'est ça, la nouvelle condition féminine en Gaule !!!
[Abraracourcix en maillot de corps, les pieds dans la bassine : ]
- Ce n'est pas le port de braies qui vous donnera notre mâle et fière allure, bougresses !!
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Dionysos89Dionysos89   10 janvier 2013
Petit Gaulois : Z'ai hâte de devenir grand pour m'amuser aussi !
Petite Gauloise : Moi aussi… pour devenir votre chef !
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