AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
>

Critique de yanndallex


yanndallex
  02 décembre 2015
Cette BD est parue à l'occasion des cinquante printemps du duo de héros "Astérix et Obélix".
Ces deux-là sont nés le 29 octobre 1959 (et oui à un mois près, 7BD aurait été parfaitement dans le timing pour leur fêter leur 56 ans… On prend un coup de vieux là…), dans un nouveau petit magazine hebdomadaire, à l'époque, nommé « Pilote ».


Je vous passerai donc mes classiques analyses de dessin, style, couleur, scénario, découpage etc.., car que pourrai-je bien apporter de ce côté-là à propos de grands classiques comme Astérix ?


Non et comme c'est la fête chez 7BD, je m'arrêterai à exprimer mon ressenti à la relecture de ce tome 34.


J'avoue que la première lecture m'avaitconsidérablement déçu. J'y attendais une aventure rocambolesque de ces irréductibles Gaulois face à l'envahisseur Romain, mais j'y ai trouvé des histoires courtes, décousues, avec beaucoup d'incohérences temporelles et/ou culturelles…


Mais à ma deuxième relecture 6 ans plus tard, je me suis agréablement surpris à apprécier cet hommage d'Albert Uderzo à ses personnages fétiches.


Ce qui m'a particulièrement plu est, finalement, ce qui m'avait le moins plu il y a 6 ans: ces multitudes de références, de personnages, ces idées spatio-temporelles etc...


Bref la variété pluridisciplinaire (sport, musique, mode, théâtre, peinture, voyage etc…) et culturelle (en terme de références BDs, musicales, graphiques, textuelles, théâtrales, cinématographiques etc…) apportée par l'auteur.


En effet, mon petit jeu était de reconnaître les personnages et d'identifier dans quel tome ils sont intervenus.


Ainsi nous pouvons retrouver dans le volume entre autre ces personnages « d'un jour » :


Amnésix, Anglaigus, Boufiltre, Caius Aérobus, Choléramorbus, Claudius Cornedurus, Coriza (Zaza), Epidemaïs, Goudurix, Gueuselambix, Gélatine, Homéopatix, Jolitorax, Kiçàh, Lentix, Maestria, Numérobis, Ocatarinetabellatchitchix, Olaf Grossebaf, Prolix, Pépé, Rahãzade, Septantesix, Soupalognon y Crouton, Tragicomix, Tullius Détritus, Téléféric ...


Allez, petit jeu pour le fun : sauriez-vous citer les tomes dans lesquelles ils interviennent ? (réponse en commentaire de l'article SVP)


L'idée de commencer la BD en vieillissant tous les personnages de 50 ans est plutôt bien trouvée, bien qu'il puisse paraître bizarre de voir Agécanonix ou le druide Panoramix encore vivant, mais c'est là toute la beauté de la BD, il est possible de ne faire mourir personne et d'avoir de véritables irréductibles !


Ce que j'ai moins apprécié, c'est l'incursion d'Albert Uderzo, lui-même en caricature, dans cette première histoire mais je peux comprendre que cela paraisse marrant… Je préfère cent fois les caricatures de Mr Uderzo et Mr Goscinny faites sur les peintures. Mais quoiqu'il en soit Albert Uderzo joue beaucoup sur l'autodérision et j'apprécie beaucoup cela car c'est une grande preuve d'humilité.


Le défilé de mode imaginé par la suite avec Obélix en mannequin était osé mais particulièrement hilarant, et le final en « tagueur » est absolument divin. le petit hommage « Astérix en marsupilami » est complètement décalé mais à la fois surprenant et plein d'humour (faisant ainsi d'Obélix le vrai héros et effaçant un peu Astérix).
J'en souris encore !


Certains gags peuvent trainer en longueurs mais ils sont toujours plaisants.

Les références culturelles nombreuses permettent aussi de distraire nos neurones, en reconnaissant immédiatement l'oeuvre picturale imitée, le groupe de musique parodié, le célèbre club de vacance et/ou guide gastronomique singé. Parfois la référence est moins évidente et fait appel à quelques simples connaissances comme par exemple le quotidien « le parisien » qui devient « le lutécien » etc…


Le sport aussi n'est pas épargné et est mis à l'épreuve avec… le ski ! Ainsi on pourra dire que l'Armorique s'est mise au ski !! (Désolé pour le trait d'humour…)


Enfin la relation inversée entre Jules César et nos gaulois est aussi très bien amenée et fort marrante. Voir Jules César faire de la résistance pour ne pas aller à l'anniversaire de nos héros le met en position d'irréductible Romain !!
Mais il finira par céder face à plus fort que lui : la belle Cléopâtre.


Il s'agit là, au final, d'un bel album, hors classe vis-à-vis des autres aventures de nos sympathiques guerriers, qui finit de bien belle manière, non pas sur un banquet, mais sur une fête d'anniversaire réussie !!

Lien : http://www.7bd.fr/2015/11/la..
Commenter  J’apprécie          60



Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Ont apprécié cette critique (6)voir plus