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EAN : 9782070457199
96 pages
Gallimard (27/05/2014)
3.79/5   24 notes
Résumé :
Un noble guerrier, prêt à tout pour honorer une promesse de rendez-vous, à la neuvième lune, quand fleurissent les chrystanthèmes ; une femme aimante séparée de son époux par la guerre, qui l'attend fidèlement dans leur maison dans les roseaux, au sein d'un village dévasté ; un moine réincarné en carpe géante; une épouse trahie et morte de désespoir, transformée en spectre furieux par la jalousie...



Fantômes, spectres et autres apparit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  28 mai 2015
Voila un recueil de quatre contes qui m'a beaucoup plu. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, je voudrais préciser que je trouve la couverture de l'édition folio 2€ vraiment magnifique. Elle est simple mais finalement représente a merveille ce recueil de contes.
Quatre contes donc et ce recueil s'ouvre sur le rendez-vous aux chrysanthèmes. On y fait la connaissance d'un jeune homme malade et et d'un homme qui va le soigner, de la va naître un très grand complicité et fraternité. Mais une fois rétabli, le jeune homme doit s'absenter, il promet donc au second de revenir bientôt. Il va tout faire pour tenir sa promesse : "L'homme, en un jour, est incapable de parcourir mille lieues, mais un esprit, aisément, parcourt jusqu'à mille lieues en un seul jour."
C'est une nouvelle intéressante et elle apporte énormément de détails historiques sur les différentes guerres / conflits au Japon.
Vient ensuite La maison dans les roseaux qui donne son nom au recueil. Celle-ci m'a beaucoup plu et on retrouve beaucoup d'éléments communs au conte précédent.Un homme part de chez lui et fait la promesse a sa femme de revenir a l'automne. Sa femme, que l'auteur décrit de cette façon "L'épouse de Katsushiro, une certaine Miyagi, d'une beauté qui retenait les regards, avait, avec cela, un tour d'esprit qui n'était point d'une sotte." l'attend donc patiemment mais entre temps la guerre éclate.... C'est un couple attachant, malgré le fait que ce conte soit plutôt court. "Nul doute que l'esprit de votre sage épouse ne soit revenu pour vous faire entendre son mal d'amour."
On continue avec Carpes telles qu'en songe... Celle-ci, je l'ai trouvé assez différentes des autres nouvelles qui figure dans le recueil. Je trouve que le ton est plus drôle et surtout plus léger. Il s'agit de l'histoire d'un moine qui se voit réincarné en carpe. "Il y a de cela bien longtemps - c'était aux environs de l'ère Encho (923-930) - vivait au temple Mii un moine du nom de Kogi. Par son talent de peintre, il avait acquis un nom dans le monde. Ce qu'il peignait habituellement, ce n'était pas les images de bouddhas, les monts et les eaux, les fleurs et les oiseaux. Les jours ou le service au temple lui laissait des loisirs, il faisait voguer sa barque sur le lac ; aux pécheurs qui tiraient leurs filets ou péchaient a l ligne, il donnait quelque piécette, et relâchait dans l'onde natale les poissons qu'ils avaient pris ; quand il voyait ces poissons s'ébattre, il les peignait ; et de la sorte, les années s'écoulant, il avait atteint une merveilleuse précision."
Enfin avec le chaudron de Kibitsu on découvre le mariage et ses rituels dans le Japon ancestral. C'est une nouvelle qui encore une fois m'a beaucoup plu. Il s'agit de l'union d'un couple mais quelques temps après le mariage l'homme tombe amoureux d'une courtisane. La jeune épouse est bien décidée a se venger. ""Une femme jalouse est difficile a vivre, mais, parvenu a la vieillesse, on reconnaît ses mérites" Ah ! de qui donc sont ces paroles ? Même quand le dommage n'est as excessif, c'est un obstacle aux affaires [du mari], c'est la ruine de tous ses biens, et il est malaisé d'éviter la médisance des plus proches voisins ; mais, lorsque le dommage atteint de grandes proportions, c'est la perte d'une famille, la ruine d'un pays et, d'âge en âge, la dérision de tout l'Empire. Ceux qui, depuis les origines, furent les victimes de ce poison, on ne sait combien ils furent. Quand a l'espèce de celle qui, après la mort, se changent en serpents monstrueux, ou qui, brandissant la foudre, assouvissent leur vengeance, dut-on mettre en saumure leur chair lacérée, que ce serait insuffisant ! de tel cas sont rares. Si le mari prêche d'exemple, en réglant convenablement sa propre conduite, il aura, par le fait même, écarté ces soucis, tandis que par une conduite frivole, même passagère, il ne fera que stimuler le naturel pervers de sa femme, et c'est lui-même qui aura appelé son propre chagrin." Voila comment débute cette nouvelle et cet extrait prend tout son sens quand on connaît le fin mot de ce conte.
Pour conclure, je dirais que c'est la première nouvelle qui m'a le moins plu, mais surtout j'ai adoré e recueil. Il est plein de mystère et puis on découvre une autre culture, une autre Histoire et tout plein de croyances et de légendes. Et puis c'est a un recueil a petit prix donc pas d'excuse, foncez !

Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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mh17
  07 août 2020
Cette édition contient quatre contes extraits du recueil Contes de pluie et de lune, qui en compte neuf. Ils ont été écrits au XVIIIème siècle. Chaque conte est bâti comme un mini drame dans lequel les fantômes et les esprits se mêlent aux vivants pour honorer une promesse , revoir un être cher ou bien se venger. Il leur arrive même de se confondre avec eux.
Je n'ai pas trouvé la lecture du recueil particulièrement difficile mais il faut être attentif. La traduction est parfois un peu heurtée. Akinari a utilisé des sources légendaires chinoises ou leurs imitations japonaises et les a revisitées à sa façon, dans un contexte populaire. On est vite charmé par la peinture du Japon d'antan, celui des lettrés, des paysans, des marchands et des guerriers. Les dialogues sont réalistes, savoureux ; la narration tranquille et élégante. Et, à l'image des principaux protagonistes, nous nous laissons bercer d'illusions jusqu'à la révélation tardive du surnaturel.
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ATOS
  04 décembre 2014
Les contes d'Ueda Akinari, auteur nippon du 18e siècle, répond à la longue tradition des contes japonais. Surnaturel, paranormal, fantastique, épique et légendaire, le yurei, membre de la grande saga du pays des ombres japonaises, est un fantôme, une âme, tourmentée par quelques violentes émotions ( amour, vengeance) ou par manque de rite funéraire, qui hante le monde des vivants. Présages, rachat, talismans, et prières voilà la panoplie des "gostbusters" nippons. Descendants des contes venus de l'Inde, de la Chine, du Tibet, de Birmanie ou de Corée, les fantômes et les esprits qui peuplent les histoires d'Ueda Akinari vous raconteront le monde incroyable des cinq veilles de la nuit au pied du Mont Fuji.
Astrid Shriqui Garain
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MELANYA
  22 juin 2021
Quatre contes, c'est un petit recueil de de Ueda Akinari (上田秋成) : « La maison dans les roseaux et autres contes ».
L'auteur, né à Osaka, en 1734, a survécu à une épidémie de variole et il est décédé en 1809. On dit de lui qu'il a peut-être été la plus grande figure littéraire du XVIIIe siècle au Japon.
Son ouvrage le plus célèbre est « Contes de pluie et de lune » d'où est extrait ce recueil.
Quatre petits contes, donc, et qui ont pour titres :
* le rendez-vous aux chrysanthèmes,
* La maison dans les roseaux,
* Carpes telles qu'en songe,
* le chaudron de Kibitsu.
Avec leur diversité, on trouve des faits historiques – du fantastique – des fantômes – on y voit un « yurej »,(qui fait partie de la saga des ombres japonaises) - du mystère - de l'amour et de la jalousie … tout cela dans ce minuscule petit livre qui avait attiré mon regard par sa couverture et sa parution dans la Collection 2€. Je ne l'ai pas pris pour son coût mais tout simplement pour sa présentation et aussi pour le nom de l'auteur.
Ayant pour habitude de ne pas détailler les nouvelles, je ne vais pas le faire ici non plus car, de plus, elles sont tellement courtes que ce serait les raconter.
Je laisse donc la place au mystère de la découverte.
Si vous vous lancez dans cette lecture, vous apprécierez aussi les « Notes », en fin de livre, qui apportent les informations nécessaires pour les mots annotés.
Une jolie petite lecture japonaise que j'ai bien appréciée.
Il me reste juste à signaler que « La Maison dans les roseaux » a été adaptée au cinéma par le cinéaste japonais Kenji Mizoguchi, dans son film « Les Contes de la lune vague après la pluie », film récompensé en 1953, par le Lion d'argent au festival de Venise.




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Corboland78
  20 juillet 2014
Ueda Akinari ou Ueda Shūsei (1734 - 1809) est peut-être la plus grande figure littéraire du XVIIIème siècle au Japon. Né d'une mère courtisane et d'un père inconnu, il est abandonné à l'âge de quatre ans. Recueilli par un riche marchand de papier et d'huile nommé Ueda n'ayant qu'une fille, en fait son héritier et lui donne l'éducation soignée d'un fils de riche commerçant. En 1738, l'enfant contracte la variole, il survit mais la maladie laisse des traces, plusieurs doigts paralysés, au point que l'on craignit qu'il ne pût jamais tenir le pinceau du lettré. Cette guérison miraculeuse qu'il attribuera au dieu Inari - le dieu-renard - développe sa spiritualité qui se manifestera dans le côté fantastique de ses oeuvres. En 1776, il devient médecin et publie, dans le même temps, ses Contes de pluie et de lune, chef-d'oeuvre de la littérature japonaise. La mort de sa femme en 1798, le laisse désemparé et presque aveugle, ce qui l'oblige à dicter la plupart de ses textes. Dans ce contexte, il commence sa deuxième oeuvre, les Contes de pluie de printemps qui sera publiée inachevée en 1809, année de sa mort. La version complète ne verra le jour qu'en 1951.
Ce petit livre tout juste édité par Folio, est un extrait des Contes de pluie et de lune. Ici, quatre contes seulement sur les neuf du recueil original : le Rendez-vous aux chrysanthèmes, La Maison dans les roseaux, Carpes telles qu'en songe…, le Chaudron de Kibitsu. On notera que le cinéaste japonais Kenji Mizoguchi adapta librement La Maison dans les roseaux, conte inclus dans son film intitulé Les Contes de la lune vague après la pluie qui fut récompensé en 1953 par le Lion d'argent au festival de Venise.
Contes sous le signe du fantastique. Dans le premier, un guerrier mort entre temps, revient au jour dit, honorer un rendez-vous fixé par son ami et tenir sa parole. le second conte est dans la même veine, un mari séparé de son épouse par la guerre revient au village sept ans plus tard pour constater que celle-ci l'attends toujours alors qu'elle n'est plus depuis longtemps. Les deux meilleurs textes pour moi, exaltant le pouvoir de l'amitié comme de l'amour, transcendant l'adversité et même la mort. Dans les deux contes suivants, un moine est métamorphosé en carpe et une épouse morte de désespoir se transforme en spectre.
Je reconnais ne pas avoir été convaincu par ces textes. Je pense qu'ils sont trop courts, l'univers du Japon de cette époque et l'angle fantastique, nécessitaient – pour moi en tout cas – un développement plus important pour que je m'y immerge lentement, car trop extérieur à ma culture. D'ailleurs, tout en lisant ce petit livre, inconsciemment mon esprit recherchait des images tirées de films japonais pour reconstruire décors et personnages évoqués.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
mh17mh17   07 août 2020
Le papier des fenêtres laissait entrer en se froissant, le vent des pins, et toute la nuit avait été fraîche ; épuisé par une longue route, il dormit profondément. Vers le moment où le ciel de la cinquième veille va s'éclairant, une vague impression de froid le pénétra jusque dans l'inconscience du sommeil, et sur sa main qui tâtonnait pour remonter la couverture, il y eut-qu'était-ce-donc ?-le bruit d'un frottement qui l'éveilla. sur son visage, quelque chose de froid tombait goutte à goutte ; il regarda, se demandant si c'était la pluie qui s'infiltrait : le toit avait été arraché par le vent, et l'on apercevait la pâle blancheur de la lune attardée à l'aube. La maison n'avait plus rien qui ressemblât à une porte ; par les trous de la clôture de bambou délabrée, les roseaux avaient poussé plus haut (...) le jardin était enseveli sous le grateron. ; ce n'était pas l'automne et pourtant cette demeure en avait la désolation...
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MELANYAMELANYA   22 juin 2021
Nul doute que l'esprit de votre sage épouse ne soit revenu pour vous faire entendre son mal d'amour.
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missmolko1missmolko1   18 mai 2015
Nul doute que l’esprit de votre sage épouse ne soit revenu pour vous faire entendre son mal d’amour
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