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ISBN : 2505013187
Éditeur : Dargaud (04/11/2011)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Kentarô Ueno est mangaka. Il habite, avec sa femme et sa fille de 10 ans, dans une petite maison qui lui sert aussi d'atelier. C'est une famille heureuse. Certes, sa femme souffre de dépression mais, elle suit un traitement et tout a l'air de bien se passer. Jusqu'au jour où, alors qu'il s'apprête à se coucher, il la retrouve allongée face contre sol, inerte. "Sans même nous dire au revoir" raconte ce qui s'est passé ensuite dans la vie de l'auteur jusqu'à aujourd'h... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
andman
  01 novembre 2014
Le travail de deuil est étroitement lié aux circonstances du décès de l'être cher. Ainsi une séparation brutale provoque souvent une hébétude traumatique et amplifie la durée du chagrin.
La pochette plastifiée protégeant le manga de Kentarô Ueno, intitulé ''Sans même nous dire au revoir'', représente un quartier commerçant de la banlieue de Tokyo.
La précision du coup de crayon est telle qu'en plissant légèrement les yeux vous avez l'impression d'observer une photo en niveau de gris. L'oeil est pourtant attiré par quelques gouttes d'eau qui en surimpression brouillent quelque peu ce paysage urbain et poussent instinctivement le lecteur à effleurer du bout des doigts cette jolie couverture. On pourrait croire qu'il s'agit de gouttes de pluie mais en réalité se sont les larmes de l'auteur.
Kentarô Ueno exerce ses talents de mangaka dans l'atelier aménagé au-dessus de l'appartement qu'il occupe avec son épouse Kiho et leur fille Karim âgée de dix ans.
En ce 10 décembre 2004, à bientôt minuit, il travaille sur ses planches pour satisfaire une importante commande du magazine ''Comic Beam''. Au même instant, à l'étage au-dessous, Kiho s'écroule face contre sol.
Ni le massage cardiaque prodigué par Kentarô, ni l'intervention des sapeurs-pompiers, n'arrivent à ranimer la jeune femme.
Le processus de résilience se concrétise chez Kentarô Ueno par le besoin de raconter sous la forme d'un manga cette mort tragique et aussi le long travail de deuil qui commence. Perpétuer le plus longtemps possible le souvenir de Kiho aidera peut-être Karim à surmonter la disparition de sa maman.
La veillée mortuaire, le crématorium, le recueillement des ossements, le petit autel où brûlent les bâtonnets d'encens avec en arrière-plan une photo de Kiho sont reconstitués avec minutie. Ces dessins, parfois sur une double page, sont plus vrais que nature.
Le rituel de la séparation, l'absence insoutenable de l'être aimé, les souvenirs heureux, le sentiment de profonde injustice, les promenades en solitaire au coeur de la nuit, les planches du manga sur lesquelles perle parfois une larme : une kyrielle d'images qui montrent et suggèrent tout autant.
Laisser du temps au temps pour se reconstruire, laisser le chagrin lentement s'estomper, laisser les jours meilleurs venir par les hasards de la vie...
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marina53
  07 juillet 2019
Son budget domestique ayant diminué, Kentarô Ueno, mangaka, a demandé à disposer, en cette fin d'année 2004, d'un nombre de pages deux fois supérieur à son habitude. Aussi, son planning est très serré et il travaille jusque très tard dans la nuit avec son assistant. Heureusement pour lui, il habite juste au-dessous, avec sa femme, Kiho, et sa fille, Karin. Cela le rassure car son épouse est asthmatique et souffre de dépression. Les coups de déprime ne sont pas rares. En ce 9 décembre 2004, comme d'habitude, Kentarô descend tardivement chez lui. Il est étonné de voir l'appartement en désordre, le frigo ouvert et la télé encore allumée. Et là, encore plus étrange, Kiho est étendue dans le salon, face contre terre. Après l'avoir retournée, il lui prend son pouls, qu'il a l'impression de confondre avec le sien, lui prodigue un massage cardiaque et décide finalement d'appeler une ambulance. Aussitôt, la jeune femme est conduite à l'hôpital où, malheureusement, les médecins ne peuvent que constater sa mort...
Kentarô Ueno est un mangaka célèbre au Japon, notamment pour ses mangas humoristiques. Pour son premier album publié en France, l'auteur se livre avec beaucoup d'émotion et de délicatesse. En effet, il retrace les jours qui ont précédé et suivi la mort de son épouse, Kiho. Une épouse aimée et aimante, une mère dévouée et tendre. de sa mort tragique et effroyablement subite, l'auteur déploie les heures et les journées irréelles et pourtant inoubliables qui ont suivi. le rituel de la mort, la crémation, la famille présente puis le travail de deuil. Profondément intime et sincère, ce récit, sans être larmoyant, se révèle extrêmement poignant et bouleversant. D'autant que quelques photos et dessins au fusain agrémentent des planches déjà sensibles et très réalistes et que la couverture est elle-même marquée de larmes. Une magnifique et émouvante leçon de vie, pour celui qui, bien qu'étant tourné vers l'avenir et vers l'espoir, n'oublie pas la femme et l'épouse qu'était Kiho...
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kuroineko
  28 décembre 2017
Une couverture troublée de petits ronds comme autant de traces de larmes. Un titre portant le fardeau du regret. D'entrée, le ton est donné.
Dans Sans même nous dire au revoir, Ueno Kentarô, mangaka spécialisé dans les séries humoristiques, racontent la mort de sa jeune femme en décembre 2004. Avec précision et émotion, il détaille les démarches à effectuer, les rites, les funérailles. Plus douloureusement, c'est la perte qui transparaît à travers chaque case, chaque planche. La perte pour laquelle il n'existe pas de mot juste. Pas de réconfort si ce n'est laisser le temps faire son oeuvre d'érosion. de cicatrisation. Chose qui semble si improbable au moment de la mort d'un être cher.
En commençant ce manga, je craignais de me sentir dans une position désagréable de voyeur du malheur d'autrui. Mais le tracé net et fouillé de Ueno Kentarô, sa narration en équilibre qui jamais ne tombe dans l'exhibition ou le pathos, ont rendu sa lecture émouvante. Et difficile dans le sens où le récit renvoie tout un chacun à ses propres drames vécus.
Un très beau roman graphique à découvrir.
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manU17
  15 novembre 2013

Le héros de cette histoire est un mangaka qui mène une existence tranquille partagée entre travail et vie de famille, avec sa fille et sa femme, de santé fragile. Un soir, il rentre chez lui et trouve cette dernière étendue dans le séjour, face contre terre. Après avoir vainement tenté de la ranimer, appelé les secours qui l'ont conduite à l'hôpital, le voilà contraint à se rendre à l'évidence, elle est morte. La suite expose son ressenti, sa douleur, l'organisation des funérailles, et nous éclaire sur tout le rituel qui accompagne la mort et les funérailles au Japon, un regard inédit pour les occidentaux que nous sommes.
Un manga sur la mort et le deuil, il fallait oser, Kentarô Ueno, paradoxalement essentiellement auteur d'histoires humoristiques, l'a fait. D'inspiration largement autobiographique, le récit n'en a que plus de poids. En effet, ce que le mangaka a vécu, il lui a fallu le retranscrire, une fois le temps passé sur cet événement douloureux. Besoin d'en parler, besoin de partager sa douleur, cette expérience que l'on a tous vécu ou que l'on sera malheureusement tous amenés à vivre un jour : la perte d'un être cher. Se remet-on un jour d'un tel drame, l'histoire ne le dit pas mais il est indéniable qu'il fait forcément de nous quelqu'un de différent, rien n'étant plus jamais comme avant.
Un manga aussi puissant que touchant dont les dessins surprenant d'expressivité traduisent avec talent le déchirement lié à la perte d'un être cher. Des visages déformés, au sens propre, par le chagrin et la douleur, des cases comme délavés, façon de modifier notre regard, comme si nos propres yeux étaient embués par les larmes. Un manga sur vous, sur moi, sur des gens normaux confrontés à l'indicible. Comme quoi de la normalité nait parfois l'exceptionnel.
J'en termine sur ces mots de l'auteur, extraits de la préface :
« S'il y a des personnes qui vous sont chères, que pouvez-vous faire pour elles ? Mon souhait serait que vous lisiez cette histoire tout en y réfléchissant. »

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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le_Bison
  28 avril 2012
Kentarô Ueno est un mangaka (pour les néophytes, un dessinateur de mangas). Il habite, avec sa femme et sa fille de 10 ans, dans une petite maison dont le premier étage lui sert également d'atelier d'écriture. Sa femme semble souffrir d'une étrange maladie – la dépression. Hormis ce détail, la vie coule paisiblement dans ce foyer ordinaire. Jusqu'au jour où, alors qu'il s'apprête à se coucher, il la retrouve allongée face contre terre, morte. « Sans même nous dire au revoir » raconte ce qui s'est passé ensuite dans la vie de l'auteur jusqu'à aujourd'hui. Un manga autobiographique sur la mort de son épouse et le deuil qui va s'en suivre. Une idée qui s'est imposée naturellement, une façon d'exorciser la douleur en la transcrivant sur quelques planches à dessins.
Le dessin au crayon et à l'ancienne n'est pas sans me rappeler certains Jirô Taniguchi, notamment dans les scènes de rue où les détails foisonnent de toute part jusqu'à l'amoncellement des fils électriques au milieu de la rue. Si l'auteur a plus de mal à dessiner les visages des personnages, souvent d'une rondeur grossière avec un léger manque d'expressivité, il a su rendre la vision telle que je l'entends du Japon que j'aime… Et l'histoire… d'une tristesse profonde et émouvante. Normal, vous me direz, pour parler d'un deuil. Mais quand le deuil est aussi proche que peut l'être entre un mari et sa femme, cela n'avait rien d'évident au départ.
Dans le jargon populaire, il s'agit d'une oeuvre « one-shot », unique et incomparable au reste de son oeuvre, car comme l'auteur le précise lui-même en préambule de son récit, il est avant tout un auteur de manga comique ! Malgré son inexpérience dans ce genre de domaine, « Sans même nous dire au revoir » est une formidable réussite tant j'ai ressenti l'émotion voulue par l'auteur, son incompréhension face à ce genre d'évènement, son inacceptation à un tel drame. Tous les détails sont présents pour nous impliquer – la découverte du corps, l'appel des pompiers, la venue des gendarmes, la crémation, la dispersion des cendres – jusqu'à l'achèvement du manga et à la reconstruction de l'auteur vers une seconde famille. « The Show Must Go On », dans la musique. Ici, pas de musique mais la vie doit continuer également…
Sombre et mélancolique.
Brut et émouvant.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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critiques presse (4)
LeFigaro   15 mars 2012
Le chemin vers l'apaisement est long et tortueux. Kentaro Uneo le parcourt, en compagnie de sa petite fille, avec ses pinceaux et ses crayons pour seuls soutiens.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
BDGest   13 décembre 2011
Récit sur le deuil, Sans même nous dire au revoir est très juste dans ce qu’il déroule, mais, peut-être par pudeur, trop sage, trop appliqué pour le sujet traité.
Lire la critique sur le site : BDGest
BullesEtOnomatopees   12 décembre 2011
Sans même nous dire au revoir est une œuvre magnifique, dure et tendre à la fois. A travers le récit de ces quelques jours, Kentarô Ueno touche au cœur ; une inévitable empathie naît à la lecture du drame, tellement inattendu et dans le même temps si commun, si banal.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
Sceneario   21 novembre 2011
C’est très sincère, très profond, très juste. Et c’est donc quelque part indispensable parce que personne n’est à l’abri de vivre un tel triste événement. Ce qui rend presque naturellement indispensable cette bande dessinée des éditions Kana qui vous marquera profondément.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
andmanandman   13 mars 2013
Quel que soit l’amour qui
nous lie à une personne,
quel que soit le respect
que l’on éprouve pour elle,
un jour, on finit par ne plus
entendre les battements de
son cœur, et, très peu de
temps après il faut s’occuper
des funérailles. L’idée que
l’être s’éloigne de nous, qu’il
quitte notre regard émane
directement de l’homme. La
philosophie jouit de cette idée,
la religion la glorifie, les
hommes se l’expliquent pour
ne pas avoir de regrets.
+ Lire la suite
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kuroinekokuroineko   28 décembre 2017
Je vivais dans la crainte de ta maladie.

Je craignais que notre quotidien ne s'effondre.

Je craignais que mon organisation ne soit déréglée.

Alors que c'était toi qui souffrais le plus de cette situation...
... moi pendant ce temps je pensais...
"C'est embêtant..."
"Quel ennui..."
"Le voilà bien embarrassé..."

Alors c'est à moi de te demander pardon...
+ Lire la suite
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Chrisdu26Chrisdu26   26 janvier 2015
Je vivais dans la crainte de ta maladie.
Je craignais que notre quotidien ne s'effondre.
Je craignais que mon organisation soit déréglée.
Alors que c'est toi qui souffrait le plus de cette situation ...
Moi pendant ce temps je pensais...
Commenter  J’apprécie          150
okkaokka   18 décembre 2016
p.31.
Moi-même, après avoir commencé à dessiner, c’est un fait, j’en suis évidemment arrivé à me demander : " Pourquoi faut-il que je dessine cette histoire si cela me fait tant souffrir ? "

Il n’empêche qu’il m’était impossible de ne pas la dessiner. Alors, pourquoi ? Serait-ce parce que j’ai envie que quelqu’un sache ce que j’ai ressenti ? C’est probablement la conclusion à laquelle on arrive, celles et ceux qui ont connu des moments difficiles disent qu’ils souhaitent avoir au moins une personne qui les écoute, qu’ils souhaitent trouver quelqu’un qui les comprenne, je pense que c’est ça.

Plus encore, en tant qu’artiste, comment aurais-je pu supporter de ne pas exprimer ces émotions par le dessin ? En fait, si je devais parler sans tact, je dirais qu’en tant qu’artiste, c’est un sujet en or que je ne pouvais pas laisser passer.

Cette œuvre est faite avec le cœur, le passé est ce qu’il est, je fais à présent la part des choses dans mes sentiments je souhaite aller de l’avant, le regard tourné vers l’avenir.

A la fin de cette œuvre, il y a du désespoir. Mais il cédera finalement la place à de l’espoir ; je le sais aujourd’hui.

24 Juin 2009.
Kentarô Ueno
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marina53marina53   07 juillet 2019
Quelqu'un a dit que la manière dont on meurt et celle dont on vit étaient identiques.
Commenter  J’apprécie          250
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