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Janine Matillon (Traducteur)
ISBN : 2226179666
Éditeur : Albin Michel (20/08/2008)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Le ministère de la douleur est un club bien connu à Amsterdam. Pour survivre, nombre de jeunes étudiants, exilés de l'ancienne Yougoslavie, confectionnent à son intention, comme à celle d'autres établissements fétichistes, toutes sortes d'articles à usage érotique. Ils ont tout perdu, leur maison, leur langue, leur pays. Tout sauf le souvenir torturé de la guerre et de la destruction. C'est précisément pour exorciser leurs fantômes que Tania Lusic, une jeune profess... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
  22 septembre 2014
J'ai lu ce roman pour notre Tour du Monde par les livres sur le forum Nota Bene. Cette année, les deux pays au programme sont le Danemark et la Croatie. Trouver de la littérature croate relève du sacerdoce ! Alors lorsque j'ai vu celui-ci, je me suis dit que cela pourrait être sympathique, d'autant plus que la fin de la quatrième de couverture me le laissait espérer :
"Ce nouveau roman de Dubravka Ugresic, écrivain croate dont l'oeuvre est désormais traduite en plus de trente langues, a été unanimement salué à l'étranger pour sa puissance et sa subtilité. Pour cet humour noir aussi, qu'elle distille avec tant d'ironie tout au long d'un voyage aux enfers marqué par la douleur de la perte, l'isolement et la solitude auxquels on ne saurait échapper."

Pourtant, je me suis profondément ennuyée et, pour tout dire, je l'ai même abandonné après m'être forcée à le lire jusqu'à la moitié. Peut-être parce que trop de politique tue la politique. Tous les bouquins croates que j'ai lus y font référence. Cela peut se comprendre - leur Histoire est loin d'être facile - mais attention à l'excès ! Je dois également être honnête en disant que le style ne m'a pas emportée. J'attendais plus, j'attendais mieux...

Bref, je suis certainement passée à côté. Tant pis. Ce sera pour une prochaine fois.
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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DandeGre
  05 octobre 2014
Que deviennent les réfugiés d'un pays qui n'existe plus ? Peuvent-ils recommencer une vie à l'endroit qui les a accueillis ?
Dubravka Ugresic nous propose un roman magistral, de son regard incisif et mélancolique, à travers le portrait d'une enseignante, Tanja, invitée à l'université d'Amsterdam au département de langues Slaves. Un personnage remarquable, le trait d'union entre le monde disparu, La Yougoslavie, et ses étudiants qui ont fui, comme elle, la guerre. Un regard sans concessions sur cette "Yougoslavie" qui empoisonne les relations entre tous ces personnages.
Un roman brillant sur la littérature slave, balkanique, d'Europe orientale, mais aussi sur la linguistique, arme politique par excellence et composante essentielle de l'identité nationale.
Tanja pourra-t-elle conduire son cours de littérature slave dans une classe composée des nationalités de toute l'ex-yougoslavie alors que ce pays s'entre-déchire encore et que l'on juge à La Haye les criminels de cette guerre fratricide ?
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bookloveuse
  25 mai 2014
J'ai hésité plusieurs fois avant d'aller au bout de ce roman pourtant agréable et facile à lire..je ne saurais dire pourquoi....
le titre...peut être...qui emprunte son nom à un café bar dans lequel des étudiants tous originaires de l'ex-Yougoslavie ont pour habitude de se rencontrer...et d'y voir leur professeur....également une rescapée des conflits sanglants et meurtriers qui battent alors à plein régime.. donc rien qui renverrait à un quelconque ministère au sens commun du terme, mais beaucoup de douleur qui s'épanche par la voix du narrateur et de ses élèves
Impossible d'être déçue par Dubravka Ugresic, cette féministe et opposante aux régimes nationalistes à ses premières heures... Ces romans rencontrent un succès internationale et sont traduits dans des dizaines de langues...Par son engagement combatif et humaniste à la fois, je dirais que Dubravka Ugresic est pour moi le plus grand écrivain contemporain issu des territoire de l'ex-Yougoslavie...
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de
  18 octobre 2011
Amsterdam, un enseignement pour exilés de l'ancienne Yougoslavie. le dire des souffrances, des souvenirs, des destructions, de la guerre. Les textes pour dynamiser les mémoires.
Une trahison, des compromissions, le souvenir obsédant d'un monde détruit.
Une ironie mordante en voyage.
« J'observais les voyageurs, j'écoutais ce qu'ils disaient, même si je ne comprenais pas la langue, je flairais leurs odeurs, je laissais mon regard glisser sur leur visage comme sur un écran d'ordinateur et j'engrangeai dans ma mémoire des détails, oui, surtout des détails. Des images saisies par hasard me hantaient, plus ou moins longtemps. J'avais souvent l'impression que ce n'était pas moi qui leur avais ouvert la porte, mais quelqu'un d'autre. »
Un très beau livre sur les chemins de l'exil.
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sebastienL
  03 janvier 2009
Après Ceci n'est pas un livre, essai acerbe sur le milieu de l'édition aujourd'hui, publié chez Fayard, Dubravka Ugresic change de registre et propose le ministère de la douleur, un roman sur l'exil, l'immigration et la nostalgie de l'émigré. Dubravka ugresic
Tania, une ancienne habitante de Zagreb, qui a fui à Berlin, lors des premières guerres yougoslaves, se retrouve, le temps de deux semestres, à l'université d'Amsterdam, pour enseigner le servo-kroatisch au département de slavistique. Une langue qui n'a pu lieu d'être, avec l'éclatement de la Yougoslavie : la langue maternelle s'est divisée en « trois autres langues maternelles », par la force des choses. Alors, comment enseigner la littérature, son domaine de prédilection ? Comme un ensemble, ou comme trois entités séparées ? C'est le choc des nouvelles nations, les étudiants de Tania étant soit croates, soit serbes, soit bosniaques, et la plupart étant à la faculté seulement pour obtenir un visa et des bourses –pour essayer de survivre. C'est le dilemme insoluble auquel se retrouve confrontée l'enseignante, perdue entre son désir d'unir et son devoir de séparer.
la suite sur Lireplus
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   16 juillet 2014
Charles Bukowski, lui aussi, était au rendez-vous : de par son caractère rebelle, il leur en imposait, comme à tant d'autres générations. A leurs yeux, Bokowski était un type "cool", c'était une "pointure", un "mec canon", le représentant de la "vraie" littérature, la littérature qui a "des couilles".
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dede   18 octobre 2011
J’observais les voyageurs, j’écoutais ce qu’ils disaient, même si je ne comprenais pas la langue, je flairais leurs odeurs, je laissais mon regard glisser sur leur visage comme sur un écran d’ordinateur et j’engrangeai dans ma mémoire des détails, oui, surtout des détails. Des images saisies par hasard me hantaient, plus ou moins longtemps. J’avais souvent l’impression que ce n’était pas moi qui leur avais ouvert la porte, mais quelqu’un d’autre.
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Video de Dubravka Ugresic (1) Voir plusAjouter une vidéo

[Dubravka Ugresic : Le ministère de la douleur]
Dans les locaux de la Fondation Deutsch de la Meurthe à la Cité Universitaire Internationale de Paris, Olivier BARROT présente le roman de Dubravka UGRESIC "Le ministère de la douleur". Dans ce livre, l'écrivain croate traite de la question de l'exil et du rapport à la langue maternelle dans un pays étranger.
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