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ISBN : 2234046521
Éditeur : Stock (01/04/1996)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Erlend, le chevalier pour qui Christine avait bravé tous les tabous religieux et sociaux, s'est détaché d'elle malgré d'ardentes mais brèves retrouvailles. Il mourra au moment où elle doit affronter le départ de ses enfants.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Gwen21
  12 novembre 2017
C'est avec ce troisième tome que s'achève la grande épopée de "Christine Lavransdatter" qui a valu à Sigrid Undset le prix Nobel de Littérature en 1928.
Pour le lecteur contemporain, plonger dans l'univers de Christine est tout à fait improbable : que connaissons-nous en effet du Moyen Age norvégien ? En tout cas, moi je n'y connaissais rien et si je ressors de cette saga fleuve sans en connaître beaucoup plus sous le rapport politique et historique, j'en connais désormais un rayon sous celui de la vie quotidienne et de la spiritualité (étroitement liées).
A défaut de bien connaître la Norvège je connais bien la Suède, sa voisine. A travers l'oeuvre de Sigrid Undset, j'ai donc retrouvé avec plaisir les traditions et le folklore scandinaves. La vie à la ferme, les différences sociales, le rapport à l'Eglise et à la religion catholique (nous sommes au XIVème siècle et la Réforme est encore loin) et les relations familiales prennent vie sous la plume précise de l'auteur, magnifiée par la poésie qui se dégage de chaque description.
Le lecteur, qui s'est déjà attaché dans les tomes précédents à Christine et à son mari, le chevalier Erlend, les accompagne volontiers dans leur maturité, à travers hélas un nombre croissant d'épreuves. La destinée des sept fils de Christine et d'Erlend n'est pas non plus émouvoir le lecteur qui les a vus naître et devenir des hommes.
Beaucoup d'humanité se dégage de cette oeuvre colossale (l'intégrale compte plus de mille pages) et s'il est vrai qu'il y a des longueurs, par ailleurs inévitables quand on choisit une narration chronologique axée sur toute l'existence d'un personnage, j'ai pleinement subi - comme tant d'autres lecteurs avant moi - le charme puissant et enchanteur de cette épopée qui a définitivement toute sa place parmi les grandes oeuvres littéraires du XXème siècle.

Challenge NOBEL
Challenge ATOUT PRIX 2017
Challenge PAVES 2017
Challenge PLUMES FÉMININES 2017
Challenge 1914 - 1968 2017
Challenge ABC 2017 - 2018
Challenge Petit Bac 2017 - 2018
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Marple
  29 juin 2013
Je copie la critique déposée pour la trilogie :

Soyons clairs : j'ai adoré cette grande fresque qui m'a fait rencontrer ma nouvelle amie, Kristin Lavransdatter, dans la Norvège du XIVe siècle !
Adoré est d'ailleurs un terme trop générique, dans la mesure où mes sentiments ont beaucoup évolué au fil du livre, suivant ceux de l'héroïne : au début, j'étais emballée et exaltée comme la jeune fille qui vit ses premiers émois. Puis vint le temps ambivalent de l'âge adulte, où j'étais tiraillée entre agacements et grands élans d'amour et de générosité. Et à la fin j'ai connu l'apaisement, cette sagesse matinée d'un léger ennui et ponctuellement de morceaux de bravoure. Bref, toute une vie dans un livre...
À la fois roman historique foisonnant, histoire d'une grande passion et beau portrait de femme, Kristin Lavransdatter a de quoi séduire de nombreux amateurs du genre (ou plutôt des genres)... Mais le livre vaut aussi, et surtout, par la justesse de la psychologie des personnages et des situations. Aussi loin et différents de nous soient-ils, nous pouvons tous nous retrouver en eux. Ainsi des disputes lourdes de reproches non-dits entre Kristin et Erlend, où je me suis reconnue à ma grande honte... Ou encore du chemin des enfants, tâtonnant entre héritage, loyauté, fidélité... et leurs aspirations propres. Tout cela est remarquablement observé et décrit, d'où un écho très fort en nous.
Que dire de plus ? Il y a de la poésie dans le style, les paysages de fjords ou de montagnes et la vie simple rythmée par l'amour, la religion et les petites tâches du quotidien. On peut se perdre un peu à la fin entre les très nombreux personnages qui portent tous plus ou moins les mêmes noms, mais cela participe du charme de ce roman. Et, après chaque interruption, il suffit de quelques pages pour replonger dans cet univers violent et doux.
En conclusion, moi Alexia Raymonsdatter, souhaite remercier chaleureusement Gwen Vingtetunsdatter pour cette belle découverte faite dans le cadre du challenge Nobel !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   11 novembre 2017
Bjoern, le vieux chien, se levait et se secouait en bâillant, puis il venait vers sa maîtresse. Dès qu'elle le caressait, il posait ses pattes sur les genoux de Christine, et à ses bonnes paroles il répondait en lui léchant consciencieusement le visage et les mains, tout en agitant la queue. Quand Bjoern s'en retournait d'où il était venu, il regardait sa maîtresse d'un air penaud ; ses petits yeux luisants et son corps lourd et velu, et jusqu'aux bouclettes de sa queue, paraissaient témoigner de sa mauvaise conscience. Christine souriait placidement, et faisait comme si de rien n'était. Alors le chien sautait dans le lit et s'y roulait en boule.
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Gwen21Gwen21   09 novembre 2017
Il est facile de rester jeune à celui qui ne veut rien apprendre, à celui qui est incapable de satisfaire aux exigences de la vie, qui ne sait pas lutter pour plier les circonstances à sa volonté d'homme !
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Gwen21Gwen21   26 octobre 2017
Dans les jours qui suivirent, le vent tourna au sud, soufflant en tempête, annonçant des pluies torrentielles ; par moments la bourrasque était d'une telle violence qu'on pouvait à peine traverser la place entre les maisons, sans risquer, semblait-il, d'être emporté par-dessus les toits.
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Gwen21Gwen21   15 octobre 2017
Dame Gunna avait des traits lourds, elle était jaune et bouffie. Trois rides profondes barraient son front qui semblait de cire. Ces bons yeux bleus au regard vif étaient un peu enfoncés ; sur sa bouche édentée pendaient de longs poils de moustache.
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Gwen21Gwen21   03 novembre 2017
- Je te le dis, Christine, pour l'amour de tes fils, il faut que tu te réconcilies avec ton mari. Si tu as le moindre tort, il doit être plus facile pour toi de tendre la main à Erlend.
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