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Critique de camati


camati
  11 février 2019
Comment vous dire ? Peut-être parce que je n'en ai jamais eu étant enfant, je porte un grand amour aux ours en peluche. Inutile de vous dire que mes enfants en ont eu beaucoup et que, bien que tous trentenaires, ils les ont encore et commencent à les partager avec leurs propres petits.
J'écris et publie des histoires pour jeunes enfants. Devinez donc qui est l'héroïne de ces aventures ? Une oursonne, bien sûr. Je connais les grands pouvoirs des ours en peluche alors elle me sert à partager des tranches de vie avec les petits. C'est vous dire si je les prends au sérieux !
Alors, lorsque j'ai appris le décès de Tomi Ungerer, je me suis dirigée vers la bibliothèque que j'ai installée pour mes petits-enfants car Otto m'est revenu en mémoire. Vous le connaissez, vous aussi, cet ours en peluche avec une tache d'encre violette sur l'oeil gauche ?
Ce livre est destiné aux enfants et pourtant, il traite d'un sujet grave qu'il met ainsi à la portée des plus petits : la seconde guerre mondiale, l'extermination des Juifs, etc… Un sujet bien difficile pour des enfants, me direz-vous ? Tomi Ungerer pensait que les enfants n'ont pas peur de la réalité. Avec cette histoire triste, il fait cependant passer un message à la fois tendre et humain, voire humaniste.
Laissez Otto vous la raconter. N'oubliez pas de serrer votre nounours dans vos bras, vous en aurez peut-être besoin. Quelque part en Alsace occupée par l'Allemagne nazie (T.Ungerer en était originaire), Otto est le cadeau d'anniversaire du petit David. Il devient vite son compagnon de jeu qu'il partage avec Oskar, son petit voisin de palier. Ils s'amusent bien tous les trois, comme des enfants, me direz-vous….. ….. jusqu'au jour où……. David est contraint de porter une étoile jaune, puis se fait emmener en camion avec ses parents vers une destination inconnue. Mais avant son départ, David donne son ami Otto à Oskar, comme s'il pensait qu'il n'en aurait plus besoin ou comme pour le protéger du sort qui l'attend, lui. Quel cadeau ! Quelle confiance ! Il mérite bien le nom d'objet transitionnel, l'objet qui permet de quitter l'illusion pour la réalité et de vivre la séparation sans angoisse.
Mais quel chagrin pour Otto qui ne comprend pas. Puis c'est au tour du père d'Oskar de partir au front. Les pages de guerre se succèdent les unes aux autres, avec des couleurs sombres, des morts, mais sur l'une d'entre elles, une tache claire au milieu des décombres : c'est Otto qui gît, là. Un soldat noir américain le ramasse et le met sur sa poitrine, à l'instant-même où une balle les atteint tous les deux, le GI en pleine poitrine et Otto dans le dos. Emmené à l'hôpital, le soldat survit et pour marquer sa reconnaissance, il recoud la « blessure » d'Otto. Plus tard, il lui épinglera même sur la poitrine sa médaille de guerre. Et Otto devient Alamo. le soldat, de retour dans son pays, offre l'ours en peluche à sa fille, Jasmine. Une nouvelle vie d'amour et de bonheur commence pour lui, jusqu'au jour où……….. Bon, allez, au lit……… La fin est touchante mais chut……..Oh, je vous entends protester. Vous voulez connaître la suite? Alors, filez vous procurer le livre ! Vous ne le regretterez pas.
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