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Dominique Palmé (Traducteur)Kyoko Sato (Traducteur)
EAN : 9782264022813
243 pages
Éditeur : 10-18 (27/11/1997)

Note moyenne : 2.87/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Pour les stéréotypes, Yuasa Joji, le héros de ce roman d'amour écrit par la grande dame des lettres japonaises, est un Don Juan malheureux qui fait l'expérience de la douleur d'aimer.
Jamais comme dans ce récit où notre Yuasa-Don Juan est le jouet successivement des femmes qu'il croit aimer ou qu'il pense amoureuses de lui, l'adage " l'homme propose, la femme dispose " n'a été aussi cyniquement démontré par une romancière que l'on a surnommée la " Colette jap... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Cannetille
  13 décembre 2019
Peintre doté d'une certaine renommée dans le Japon des années trente, Yuasa Joji se laisse porter par ses succès féminins, incapable de décider clairement entre les femmes qui tournent autour de lui. Alors qu'il peine à couper le lien avec sa première épouse dont il divorce, il se laisse séduire par la fantasque Takao qui s'échappe alors aussitôt, tombe amoureux de la belle Tsuyoko sans se donner les moyens de contrer l'opposition de sa famille, et, par facilité, finit par se remarier avec la jeune et bien dotée Tomoko, pour le regretter aussitôt.

Derrière les apparences du séducteur, se cache en fait un homme indécis, qui s'en remet toujours aux autres et aux événements pour infléchir le cours de sa vie. Répugnant à déplaire ou à contredire, toujours dans le sens du courant, il s'avère incapable de faire des choix et encore moins de les imposer, se contentant de se croire amoureux ou aimé, sans disséquer clairement ses propres sentiments ni chercher à voir au-delà des apparences. Naïf, veule et immature, mais sans méchanceté aucune, il finit par être le jouet de ses conquêtes ou de leur entourage, éternel coeur d'artichaut qui, pour son malheur, ne sait plus qui il aime ni qui l'aime.

Agaçant, l'homme reste malgré tout sympathique, car pitoyable et malheureux. Toute l'intrigue se déroule de son point de vue de narrateur, c'est-à-dire plutôt neutre et passif, sans grand sentiment ni état d'âme, si ce n'est un profond désarroi.

Chiyo Uno nous renvoie ici le trouble d'un Japon tiraillé entre modernité et traditions, à une époque où elle faisait elle-même figure d'exception par sa vie tumultueuse et sa lutte pour l'émancipation féminine. Son état d'esprit précurseur se retrouve dans la détermination et l'insolence de ses personnages de femmes. Il confère à ce récit une dimension critique et moqueuse à l'égard du patriarcat nippon, en même temps qu'une étonnante modernité.

Mené d’une plume fluide et alerte, ce roman agréablement dépaysant dévoile avec subtilité les complexités du Japon, au travers du regard ironique d’une femme en rébellion contre l’hypocrisie d’une société très attachée à l’honneur, avant tout masculin.
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Annette55
  06 avril 2015
Autant j'avais aimé"Ohan"de Uno Chiyo, la célèbre romancière japonaise, autant "Confession Amoureuse", me laisse un sentiment mitigé. Nous faisons connaissance avec Yuasa Joji,, un peintre rentré d'Europe oú il a passé plusieurs années, qui ressent son épouse et son fils comme des étrangers: il vit à l'étage, sa femme et leur enfant au rez-de - chaussée.......Yuasa Joji, don Juan malheureux, fait l'amére expérience de la douleur d'aimer, il est le jouet des femmes qu'il aime ou qu'il pense aimer...." L'homme propose, la femme dispose". La jeune Takao, belle, glaciale, sauvage lui dicte ses quatre volontés,son épouse le laisse tomber, il tombe amoureux de la ravissante Tsuyuko...avant de tomber dans les bras de l'enfantine Tomoko......Aura t- il le dernier mot?
Ce personnage versatile qui multiplie les liaisons ne semble pas heureux , il se laisse balloter au gré des événements, dés que sa maitresse le quitte , il en prend une autre. Il se montre lâche ou intéressé suivant les circonstances, hésitant, inconstant, léger, gauche, peu courageux, comme si son statut de peintre auréolé de son séjour en Europe lui permettait ce comportement de coureur de jupons incapable de tomber amoureux vraiment!
L'écriture est froide, "bavarde," un peu distante. Trahison,faux semblants,séduction, lâcheté prédominent!
Paradoxalement, les émotions manquent même lorsque les événements prennent un tour tragique. Un héros à la fois exaspérant , antipathique et pathétique à la fois!
Un ouvrage désarmant , du moins à mes yeux ! Et dire que mon amie de la médiathéque l'a déniché dans la " réserve "!
"Confession amoureuse,": publié pour la premiére fois, en 1935 !
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Mimeko
  25 août 2019
Yuasa Joji un artiste peintre, marié à Matsuyo, un enfant dont il ne se soucie guère, son mariage bat de l'aile, est en pleine déroute affective. Il se fait d'abord harceler par Takao, une jeune fille obsessionnelle mais c'est Tsusyuko l'amie discrète qui l'attire et dont il va - croit-il - tomber amoureux mais la famille de la jeune fille ne l'entend pas ainsi. Éconduit, c'est Tomoko, une toute jeune fille à la santé fragile, et surtout l'accueil de la famille dans laquelle il se sent pour la première fois, réconforté et apprécié, qui va lui extorquer le mariage alors qu'il n'est pas encore divorcé. Mais Tomoko n'est pas tout à fait la jeune fille frêle qu'elle laisse paraître. le mariage célébré, la belle disparaît mais pas seule...
Marivaudage à la japonaise qui tourne au vaudeville avec comme personnage central Yuasa, un Dom Juan un peu veule, un peu lâche mais très naïf, qui se laisse bercer par les paroles de l'une ou de l'autre, un homme faible affectivement mais qui ne s'aperçoit pas qu'il est constamment le jouet des femmes qui le manipulent tour à tour...
Chiyo Uno, une auteure comparée à Colette, s'amuse dans cette Confession amoureuse à décrire les affres et déboires amoureux de Yuasa, sur un ton badin mais qui au final, tourne à l'amertume, avec un homme qui ne sait plus très bien qui il est et qui l'aime vraiment.
Confession amoureuse est une peinture des moeurs dans le Japon des années trente surprenante d'actualité et de modernité, le ton se veut léger, le style est agréable mais au final ce roman n'est pas très marquant et m'a laissée un peu sur ma faim peut-être à cause de ce héros pas très consistant...
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Luniver
  22 mai 2013
Yuasa Joji est un peintre japonais renommé, parti en Europe plusieurs années, et qui revient enfin au pays retrouver sa femme et son enfant. Bonheur de courte durée : la trop longue séparation a fait de ses êtres chers des étrangers. Joji multiplie alors les liaisons : avec Takao, qui dicte ses quatre volontés ; avec Tsuyoko, la meilleure amie de cette dernière ; puis enfin avec Tomoko, jeune fille malade, qu'il finit par épouser sans vraiment le vouloir sur l'insistance de ses parents à elle.
Le personnage de Joji est vite antipathique : incapable de prendre la moindre décision, il se fait ballotter par les événements sans broncher. S'il échafaude des plans de fuite avec sa bien-aimée, il se laisse abattre à la moindre difficulté. Dès qu'une maîtresse part, plutôt que de la retenir, il en prend une autre le jour même.
L'écriture elle-même est assez froide et dépouillée de sentiments. J'aurais bien eu besoin que l'auteure décrive un peu mieux ce qui se passe dans la tête de ce personnage exaspérant.
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Yunali
  20 septembre 2013
Quand Yuasa Jôjî, un peintre, rentre d'Europe après y avoir passé plusieurs années, sa femme et son fils lui sont comme des étrangers. D'ailleurs dans leur maison il vit à l'étage et sa femme et son fils au rez-de-chaussée.
Il va rencontrer d'autres femmes, ou plutôt des jeunes filles, qui vont radicalement changer sa vie. Yuasa est un homme qui aime les femmes, mais il est plus un homme-objet qu'autre chose dans cette histoire.
Mais je n'ai pas trop apprécié cet homme. Il passe d'une fille à l'autre assez égoïstement, et il n'arrive pas vraiment ni à assumer ses choix, ni à prendre de décision claire.
Outre sa femme, il y a 3 autres femmes qui vont partager sa vie.
A commencer par Takao, une jeune fille égoïste, qui est assez espiègle et aime qu'on obéisse à ses quatre volontés. C'est une vraie manipulatrice, et elle le fera bien comprendre à Yuasa.
Mais Yuasa préfèrera la toute aussi jeune et jolie Tsuyuko, la meilleure amie de Takao, et son amour pour elle sera le plus fort qu'il ait jamais ressenti. Il sera vraiment obsédé par elle, allant jusqu'à l'espionner quand ses parents voudront l'éloigner de lui. Il faut dire que Tsuyuko est une jeune fille aisée, et lui un peintre sans de vrais revenus fixes.
Il se laissera aussi prendre dans les filets de la fragile Tomoko, atteinte d'une maladie aux poumons qui la rend assez faible physiquement. Quand il rencontrera ses parents, Yuasa n'aura jamais été aussi bien que chez eux, il sentait vraiment chez lui, dans une maison et une famille aimante.
Yuasa finira par épouser Tomoko, une fois les formalités de divorce conclues entre lui et sa femme. Cependant il l'épousera plus au vu de l'insistance des parents de la jeune fille que par véritable amour.
Je pense que l'écriture assez distante et froide de Chiyo UNO rend le personnage de Yuasa Jôjî totalement antipathique au lecteur, mais aussi assez pathétique.
On n'attend pas ça d'un homme amoureux… et pourtant il n'agit pas du tout comme on s'y attend. J'étais tout de même happée par cette écriture, et j'avais vraiment envie de savoir s'il allait être capable de changer, s'il allait enfin se réveiller…
Il se dégage beaucoup de poésie de ce petit ouvrage, et j'ai vraiment été séduite par la narration.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   06 avril 2015
"Ce que j'avais éprouvé pour ma femme huit ans plus tôt , et pour toutes celles que j'avais connues ensuite à l'étranger, ce n'était pas de l'amour. D'ailleurs, étais- je vraiment tombé une seule fois amoureux? Pas une seule. Effectivement, ce n'était pas du tout mon genre. Je n'étais qu'un coureur qui en Occident , auprès des experts en galanteries, avait bien retenu sa leçon."
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LuniverLuniver   20 mai 2013
Même au moment d'écrire son message d'adieu, Tsuyuko avait refusé de laisser une seule ligne à ses parents. Quant à eux, une atteinte à l'honneur de leur famille les effrayait plus que la mort éventuelle de leur fille.
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MimekoMimeko   25 août 2019
Cette femme avait tant d'affection pour sa nièce qu'elle envisageait depuis longtemps d'en faire sa fille adoptive. "Je veux bien devenir sa fille, mais je serai obligée, là aussi, de me marier avec quelqu'un qu'elle aura choisis..." m'avait confié Tsuyuko un jour.
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CannetilleCannetille   15 décembre 2019
Et retrouvant le sentiment de solitude qui était le mien quand je peignais dans ma chambre, à l’étranger, je m’étais réfugié dans le travail, j’y avais consacré tout mon temps. Le travail. Je pensais que cela seul me sauverait. Il ne pouvait pas en être autrement. Mais je m’étais vite aperçu que mon long séjour en Occident m’avait coupé de tout lien avec la réalité de la société japonaise. J’étais devenu un laissé-pour-compte. Et je ne savais comment faire pour me remettre sur les rails. Cela me remplissait d’inquiétude. J’étais de retour au Japon, mais dans ce pays je me sentais encore plus étranger qu’en Europe. Sur quoi pouvais-je bien m’appuyer ? Ce sentiment de solitude ne me quittait pas un instant. Même chez moi, je m’enfermais dans mon mutisme. Je restais assis là, avec la sensation que mon corps s’enlisait peu à peu dans le sol. Était-il possible que je disparaisse ainsi ?
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LuniverLuniver   16 mai 2013
En un sens, la ruine de la famille Komaki n'avait donc pas apporté que du malheur, puisqu'elle permettait maintenant au père, à la mère et à la fille, de vivre chacun comme il l'entendait.
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