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ISBN : 2264047828
Éditeur : 10-18 (15/06/2008)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Au "Chalet du Panorama", petite pension isolée de l’État de Victoria en Australie, les clients apprécient par-dessus tout le calme qui les entoure. Mais cette quiétude va être troublée par la découverte du corps d'un des clients, un certain Grumman. L'affaire se corse d'autant plus que les bagages de la victime disparaissent mystérieusement et que le premier inspecteur dépêché sur les lieux est assassiné par un gangster bien connu des services de police. Chargé par ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Eric75
  30 août 2013
Découvert récemment en France, l'auteur de polars australiens Arthur Upfield (1890-1964) est un écrivain de la première moitié du XXème siècle, ce qui le situe dans la génération des Agatha Christie et des Maurice Leblanc plutôt que dans celle d'un Tony Hillermann, auquel il est souvent comparé, en tant que précurseur du « polar ethnologique ». Son héros est un métis d'origine aborigène par sa mère, qui porte le doux nom – assez difficile à porter, mais pas pour lui apparemment – de Napoléon Bonaparte, dit « Bony ».
Il en résulte pour L'empreinte du diable (The Devil's Steps, 1946), et sans doute également pour les autres romans de la série, une ambiance légèrement désuète, quelques situations convenues, une intrigue sans réelle surprise, qu'arrivent cependant à faire oublier l'intervention de personnages originaux et l'exotisme des décors.
Dans ce roman, les gangsters avancent l'arme au poing, afin d'être plus persuasifs, et masqués, afin qu'on ne les reconnaisse pas (l'assassin étant caché parmi les suspects, il lui suffit d'utiliser un déguisement pour passer inaperçu), le relevé des indices est effectué d'un simple coup d'oeil, en observant les traces de pas dans l'herbe et dans la terre, ou en élaborant des moulages en plâtre en guise de portraits-robots (inutile donc, de recourir aux empreintes digitales, le concept de police scientifique semble être plus que balbutiant en Australie dans les années 40).
Bony passe des vacances reposantes au Chalet du Panorama, pension fréquentée par quelques touristes et tenue par la troublante Mlle Jade. Après la découverte d'un crime, Bony se propose d'intervenir à titre officieux (mais était-il vraiment là par hasard ?) pour aider la police locale à résoudre une affaire qui s'avère complexe, mêlant espionnage, meurtre d'un policier et traque d'un ennemi public numéro un.
Un inconnu chaussant du 46 a piétiné ostensiblement la pelouse de Mlle Jade alors que les policiers chargés de l'enquête, eux, piétinent sur place. Bony observe le tout, garde ses réflexions pour lui, et avance à petits pas. Il parviendra à démêler les fils de l'enquête et ne dévoilera sa théorie qu'à la fin, très satisfait de son petit effet, en dénonçant un coupable que rien ne désigne, tel Hercule Poirot abattant ses cartes dans l'explication finale.
L'intrigue révélée est bien plus complexe que ce que les maigres indices avaient pu laisser entrevoir au départ, donnant l'impression d'une certaine paresse dans la construction du roman. Des indications essentielles, délivrées d'un seul tenant et trop tardivement, auraient pu être habilement disséminées tout au long du récit, pour équilibrer le roman et susciter davantage la curiosité du lecteur.
Mais ne jetons pas le Bony avec l'eau du bain. Les aventures de ce Napoléon Bonaparte du bush australien se poursuivant dans une trentaine de romans, d'autres batailles seront à mener pour voir si le style de l'auteur empire (ou pas).
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Chrystaalle
  23 décembre 2016
un roman pour lesquels j'hésitais entre le 3 et le 4 étoiles.
Je le trouve un peu daté par certains aspects mais par contre très modernes par d'autres cotés. Par exemple, une femme de 41 ans , "une vieille", gère seule une pension de grand luxe , voilà qui est moderne déjà dans les années 40, mais même encore maintenant !
J'aime beaucoup les personnages improbables et haut en couleur que Arthur Upfield nous fait rencontrer dans ces romans. Dans celui ci un triple hourra pour Bisker, l'homme à tout faire, un bush-man piégé par l'alcool à Melbourne qui ne parvient plus à réunir assez d'argent pour pouvoir prendre le bus, retourner dans le bush et se sevrer, et Mrs Parkes la cuisinière, 39 ans, obèse, édentée et qui dégomme les rats à coups de fer à repasser avec une rare et inquiètante précision.
Envoyé pour une mission d'espionnage, qu'il réussi très vite à mener à bien, Bony reste néanmoins en place car deux crimes ont été commis et il compte bien les résoudre et récupérer deux stylos en or qui lui ont été volé.
L'intrigue se déroule tranquillement, malgré le danger présent et difficile à cerner, Bony brille par son flegme et ses capacités de déduction, et aussi son humour.
Un écrivain apparait, il annonce le prochain roman "un écrivain mord la poussière" et déjà dans celui ci l'auteur règle quelque compte avec les critiques et avec le milieu artistique citadin.
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Herve-Lionel
  17 février 2014
N°636– Mars 2013.
L'EMPREINTE DU DIABLEArthur Upfield - 10/18.
Traduit de l'anglais par Michèle Valencia.
Parce que le "Chalet du Panorama" offre le calme d'une belle pension dans l'état du Victoria, l'inspecteur Bony s'y rend pour une courte période de vacances. Est-ce lui qui attire les ennuis, en tout cas on découvre au matin le cadavre en robe de chambre de M. Grumann, un autre pensionnaire. le même jour, l'officier de police local venu faire les premières constations est assassiné par un homme qui se prétend l'ami de M. Grumann et qui, après son forfait, prend la fuite. Cela fait un peu beaucoup et surtout que ce n'est pas une bonne publicité pour cette petite pension réputée calme et dirigée par Mlle Jade.
En réalité, si Bony est sur place, c'est moins pour prendre des vacances que pour surveiller, et ce pour une fois pour le compte de l'armée, ce M. Grumann qui en réalité est un général allemand, officiellement mort à la fin de la 2° guerre mondiale, et qui détient des secrets militaires. Pour corser le tout, les bagages de ce général ont disparu et celui qui l'a assassiné, Marcus, s'avère être un dangereux trafiquant de drogue international. Bony évoque même à son sujet un auteur de romans policiers local.
A la suite de péripéties, notre limier finit par récupérer ce que détenait l'ex officier allemand sous forme de micro-films. Sa mission officielle est donc terminée. Bony reste cependant un policier et bien qu'il n'en soit pas chargé et qu'il ne soit pas dans sa circonscription, souhaite éclaircir le mystère de la mort de ce général. Dans ce but, il revient au chalet terminer ses "vacances" tant le séjour lui est agréable, à moins que ce ne soit le charme de son hôtesse ! le battage fait autour de ce double meurtre a attiré d'autres pensionnaires et, avec la collaboration active de Bisker, un homme à tout faire du chalet, il entreprend des recherches qui tournent autour d'empreintes laissées par un homme qui chausse... du 46 et qu'il soupçonne d'être pour quelque chose dans le meurtre de Grumann. Les empreintes laissées sur la pelouse sont attribuées ... au diable, tant elles sont étranges.
Pour autant Bony ne perd pas de vue son idée et son histoire de chaussures devient presque obsédante au point qu'il observe maintenant tous ceux qu'il croise... et la dimension de leurs pieds ! Je ne parle même pas des traces qu'ils laissent sur le sol en se déplaçant puisque ce détail n'échappe pas au demi-aborigène qu'il est aussi. Au cours de ses investigations, il apprend que Clarence Bagshott, l'écrivain local, par ailleurs bien bizarre dans son comportement et dans son histoire, chausse du 46 !
Tout cela finira par s'éclaircir, mais laborieusement quand même et les explications fournies ramène le lecteur à la Seconde Guerre mondiale et ses activités d'espionnage.
Comme toujours, j'ai trouvé ce roman passionnant du début à la fin non seulement à cause du suspense lentement distillé mais je n'ai pas été insensible non plus aux descriptions des paysages..
© Hervé GAUTIER - Mars 2013 - http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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delfina
  29 mai 2012
L'enquête menée par Napoléon Bonaparte, pas l'Empereur français mais un sang mêlé moitié aborigéne d'Australie, fait penser aux enquêtes d'Agatha Christie par l'ambiance. Meurtres non sanglants, empoisonnement et déductions sont au rendez-vous. Parfois l'enquête est un peu alambiquée et on ne comprend pas, dans un premier temps, d'où viennent certaines apparitions de personnages (Mick et Marcus par exemple). Néanmoins, l'enquête est assez bien ficelée et elle se fait au nez de quasi tous les pensionnaires et employés du Chalet du Panorama ( qui gardent certains secrets jalousement) et certains d'entre eux sont suspectés par Napoléon Bonaparte dont le flegme est parfois mis à mal. Ses déductions s'affinent au fur et à mesure et on apprend que quelques uns jouent un double jeu…
La parution de L'empreinte du diable datant de 1946, Arthur Upfield nous plonge dans l'Australie et la mentalité de l'époque. Certes le chalet du panorama est, soi-disant un endroit luxueux, mais à part la propriétaire mademoiselle Jade, les employés ont l'air assez rustauds et certains assez portés sur la boisson. On se retrouve dans la campagne où les cancans vont bon train et où une femme doit cacher sa fille handicapée après la mort de son mari… Ce policier a donc parfois un peu côté désuet.

Même étant né en Angleterre, Arthur Upfield est considéré comme le pionnier du polar ethnologique grâce à son personnage Napoléon Bonaparte, moitié blanc et moitié aborigéne. Arthur Upfield est parti d'Angleterre à 19 ans et a passé le reste de sa vie en Australie : il est donc australien de coeur et de culture.

Lien : http://mapetitebibliotheque...
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pandaroux
  04 décembre 2016
Un chalet d'été accueille ses résidents pour les vacances. L'ambiance y est familiale, le personnel plutôt serviable.
Tout vole en éclat lorsque le corps de Monsieur Grummann est trouvé dans un fossé, et qu'un policier est tué suite à cette découverte.
Mais que se passe t il au sein de cette pension? Heureusement Napoléon Bonaparte, inspecteur en vacances (est ce vraiment des vacances?) mène l'enquête.
J'ai bien aimé ce roman qui m'a fait ressentir les émotions que j'éprouvais lorsque je lisais des romans d'Agatha Christie. Comme cette dernière nous sommes les otages d'une intrigue dont nous n'aurions jamais deviné l'acteur si l'auteur ne nous l'avais pas indiqué.
J'ai passé un excellent moment avec Napoléon. J'espère pouvoir en lire d'autre dans pas longtemps.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Eric75Eric75   30 août 2013
- Il y a autre chose qu'on oublie de dissimuler, dit Bony en soufflant doucement un jet de fumée vertical au-dessus du sommet conique du crâne de Bolt. Ce sont les pieds, et la manière qu'on a de marcher. Il n'y a pas deux hommes qui aient la même démarche. Étant capable de lire les empreintes à livre ouvert, comme vous vous lisez un rapport, je pourrais enseigner cet art aux autres. Il y a bien longtemps, j'ai fait une suggestion à mon patron : outre les empreintes digitales, un dossier devrait renfermer les empreintes de pieds. Je lui ai suggéré d'obliger tous les condamnés, et dans certains cas les suspects, à marcher sur une plaque de ciment frais avec des chaussures, puis pieds nus. Le ciment devrait comporter les empreintes d'au moins six pas, qu'on photographierait ensuite pour les joindre au dossier. Le diplômé de mon école ne serait pas seulement capable de suivre des traces invisibles pour le policier ordinaire, il serait en outre capable de reconnaître les empreintes laissées par n'importe quel individu fiché. Si j'avais pu observer les traces de pas de notre ami Marcus, je les reconnaîtrais n'importe où, de sorte qu'un déguisement ne risquerait pas de m'induire en erreur.
- Je crois que c'est une bonne idée, dit lentement Bolt.
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ChrystaalleChrystaalle   23 décembre 2016
Les curieux qui ont de l'argent sont tout aussi importuns que ceux qui n'en ont pas.
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pandarouxpandaroux   04 décembre 2016
Avec sa veste de smoking, il ressemblait à un radja indien et n'avait plus son allure de broussard habituelle. Ses cheveux, aussi noirs que ceux de Mlle Jade, luisaient également à la lumière. Son teint sombre faisait ressentir la blancheur de son col, mais il n'y avait rien de sinistre dans le visage qu'illuminaient et animaient des yeux bleus souriants. Ses dents rivalisaient presque de blancheur avec son col.
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ChrystaalleChrystaalle   23 décembre 2016
Quant à Miss Bagshott, elle ne semblait pas redouter le moins du monde d'être enterrée dans le jardin, bien que la foi puisse déplacer des montagnes, et que l'arsenic accomplisse des prodiges
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ChrystaalleChrystaalle   23 décembre 2016
le génie est une forme de dégénérescence
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Video de Arthur Upfield (1) Voir plusAjouter une vidéo

Arthur Upfield : crime au sommet
Olivier BARROT se trouve toujours dans les Blue Mountains en Australie pour présenter son panorama des écrivains australiens. C'est depuis un promontoire qu'il présente aujourd'hui sa chronique consacrée au romancier Arthur UPFIELD et à son dernier roman "crime au sommet" paru dans la collection "10/18 grands détectives".
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