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Michèle Valencia (Traducteur)
ISBN : 2264027320
Éditeur : 10-18 (24/03/1998)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 23 notes)
Résumé :
L'inspecteur Napoléon Bonaparte est un gentleman, courtois avec les dames.
Il roule ses cigarettes à la main. Il est aussi malin que Sherlock Holmes. Surtout, fils d'un père blanc et d'une mère aborigène, il possède les deux cultures et navigue de l'une à l'autre. Ses enquêtes se déroulent dans le bush australien, royaume des aborigènes, qui sont les héros secrets de ces livres : traqueurs, pistards, broussards, grande connaissance des mystères du désert, des... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
bina
  10 juillet 2012
Voici pour moi un nouvel enquêteur que je vieux de découvrir en la personne de l'inspecteur Napoléon Bonaparte, dit Bony, alias, dans cette histoire, Joe Fisher.
Le roman se passe en Australie, et l'inspecteur à la particularité d'être métis, de père Blanc (qui lui aurait apporté le raisonnement) et d'une mère aborigène (Noire, vue de là-bas), qui lui a apporté ses dons de traqueur. Comme si un aborigène ne pouvait pas penser par lui-même, c'est l'idée qui semble être répandue parmi les Blancs de ce pays. Il sait donc lire le Grand Livre de la Brousse, ce qui lui est bien utile pour résoudre une série de crime horribles par strangulation. Les policiers habitués aux voyous de la ville ne savent pas lire les indices laissés dans le bush.
Bony s'immerge au milieu des ouvriers agricoles, ce qui lui permet de questionner les gens sans éveiller les soupçons. Il remonte la piste, dénoue l'écheveau, jusqu'au plan final, judicieux, et surprenant. Des indices sont laissés aux lecteurs, mais les faits sont dévoilés tout à la fin.
Ne faites pas comme moi, n'allez pas regarder le coupable avant de lire le roman. Certes, vous comprendrez mieux les indices laissés par l'inspecteur, mais la gymnastique intellectuelle n'est plus aussi enrichissante.
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Sharon
  23 mai 2015
Qui pourrait imaginer qu'un métis soit un brillant enquêteur ? Certainement pas Lisa, la soeur de Martin, grand propriétaire qui a demandé la présence de Bony pour qu'enfin, la région retrouve la paix. Elle ne considère pas de la même manière Bony et les autres hommes, et ne peut cacher sa surprise quand elle découvre que cet homme qui se tient devant elle est celui dont sa meilleure amie lui a dit tant de bien.
Nous retrouvons ici quasiment les mêmes ingrédients que dans Les vieux garçons de Broken Hill : une communauté isolée, des grands propriétaires avec de grandes propriétés entourées de clôture et une série de meurtres qui troublent le calme de cette belle communauté. Upfield signe une variation sur le même thème, si ce n'est que les victimes ne sont pas des vieux garçons que l'on empoisonne, mais des jeunes gens (jeune homme ou jeune fille, indifféremment) que l'on étrangle alors qu'ils rentrent chez eux, et que leur présence à cet endroit à ce moment est totalement imprévisible.
Rarement le lien entre la vieille Angleterre et l'Australie n'aura été aussi criant dans une enquête policière de Bony : on peut encore venir sur ce tout jeune continent pour y refaire sa vie. En bon gentleman anglais, on peut aussi passer à côté d'indices, que seuls les traqueurs aborigènes parviennent à repérer. Mais parle-t-on aux aborigènes, s'imagine-t-on même qu'ils soient capables de penser ? Pas vraiment non, aussi les méthodes de Bony ne laissent pas de surprendre, lui qui dénichent des indices là où personne n'avait pensé à regarder.
Une telle intrigue, ou plutôt un tel dénouement serait-il possible de nos jours ? Je ne le pense pas. Là encore, je sens clairement la parenté avec l'Angleterre et avec les romans d'Agatha Christie. Et si une telle intrigue avait jailli dans les petites cellules grises de la reine du crime, je pense qu'elle aurait choisi un dénouement totalement différent, ou plutôt un coupable totalement différent. Ou comment des décisions prises un quart de siècle plus tôt influencent et bouleversent le présent, tout en posant une question universelle : jusqu'où peut-on aller par amour ?
Le vent du diable soufflera toujours sur le bush. Il aura désormais des conséquences moins funestes, même si le retour à l'apaisement ne sera pas facile.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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Floccus
  16 juin 2016
"Bony disposait d'alliés d'une toute autre nature. Beaucoup lui étaient cependant aussi précieux que l'était l'équipement scientifique pour ses collègues citadins. Il appelait à la rescousse oiseaux et fourmis, végétation et phénomènes naturels. Une vue prodigieuse et un don d'infinie patience contribuaient largement à ses succès." (100)
N’ayant pas encore exploré les ressources des bibliothèques publiques, je saute du premier au cinquième tome, et chose amusante, ils sont apparentés. Je me croyais maligne en repérant des similitudes dans les caractères : la jeune femme de l'exploitation sans beauté particulière mais cultivée et exempte de préjugés, le cuisinier revêche et imposant, le joueur d'échec complice de Bony. Mais dans sa droiture et sa méticulosité (et par esprit taquin ?), Arthur Upfield finit par évoquer lui-même "Les sables de Windee" et même par révéler une amitié entre les habitants des deux livres !
La schizophrénie n'était pas encore à la mode dans les romans policiers et c'est ici un somnambule inconscient de ses actes qui étrangle à tout va. Ses crises sont provoquées par l'électricité générée par les violentes tempêtes de sable. Une interprétation très XIXe des troubles psychiques. La fascination pour la science et le paranormal. le pauvre homme, effaré par sa nature trouble et incontrôlable met lui-même fin à ses jours. Il tire ainsi Bony d'embarras tout en faisant preuve de sa bonne éducation anglaise que les désordres de son cerveau n'ont pas réussi à entamer.

Lien : http://versautrechose.fr/blo..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
binabina   10 juillet 2012
Si des hommes me traitent de haut à cause de mon métissage, je vaux mieux que les Noirs, car je suis capable de raisonner, et mieux que de nombreux Blancs, car je peux à la fois raisonner et mieux voir qu'eux. Aux dons que j'ai hérité de ma mère s'ajoutent ceux que m'a légué mon père de race blanche. Je vois avec les yeux d'un Noir, raisonne avec l'esprit d'un Blanc, et dans le bush je n'ai pas d'égal (ici Noir = aborigène d'Australie).
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ChrystaalleChrystaalle   07 août 2014
la beauté est émotion autant que spectacle
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Video de Arthur Upfield (1) Voir plusAjouter une vidéo

Arthur Upfield : crime au sommet
Olivier BARROT se trouve toujours dans les Blue Mountains en Australie pour présenter son panorama des écrivains australiens. C'est depuis un promontoire qu'il présente aujourd'hui sa chronique consacrée au romancier Arthur UPFIELD et à son dernier roman "crime au sommet" paru dans la collection "10/18 grands détectives".
autres livres classés : australieVoir plus
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