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ISBN : 2253904988
Éditeur : Préludes (28/02/2018)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 41 notes)
Résumé :
"Giacomo, ne tarde pas. Les médecins sont formels, la fin est proche."C'est ainsi que notre héros, un jeune traducteur espiègle et rêveur, retourne sur l'île de son enfance, où sa grand-mère est au plus mal. Et alors qu'il doit rendre un travail sans tarder, soudain, c'est toute la Sardaigne qui le retient : Maria, sa mère, qui n'a jamais vraiment compris pourquoi son fils adoré l'avait quitté, Mario le père taiseux, l'envahissant oncle Gavino, Manuella l'épicière d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  22 décembre 2017
"La maison à droite de celle de ma grand-mère est rouge, celle de gauche est bleue. Celle qui se trouve en face de la porte d'entrée est jaune. La nôtre est verte. Traverser la rue s'est passer par toutes les nuances du spectre." C'est sur ces mots que s'ouvrent le roman de Michaël Uras..Comment y résister ? Il me fallait accompagner Giacomo !.
Roman atypique s'il en est. Nonna la grand-mère se meurt à l'hôpital . Giacomo enfourne quelques vêtements dans une valise et lui, l'exilé, quitte Marseille pour rentrer au village . Chaque retour est pour lui comme un tremblement d'âme. Comment, pourquoi donc est il parti ? Comment , pourquoi, pour qui repartir? Bien sur, sur l'île il y a Nonna , sa grand-mère, la complice, la confidente de son enfance, il y a Maria sa mère qui crie , qui hurle, qui claque les portes mais qui l'aime, Mario son père le taiseux, Fabrizio l'Ami d'enfance . Mais à peine arrivé, il "étouffe" . A peine monté sur le bateau du retour il est en manque . Va y comprendre quelque chose !
La Sardaigne ! Quand Giacomo en parle, quand il nous la raconte, larmes et sourires se mêlent. Cela se sent ,cela s'entend il l'aime. Mais derrière la narration plaisante de souvenirs d'enfance se cache le portrait d'un homme blessé par la vie, ni Ismael, ni Capitaine, qui essaye de vivre à défaut de simplement survivre.. Un roman certes plein de tendresse mais aussi plein d'une tristesse diffuse qui vous colle à la peau et à l'âme la dernière page tournée .
Un grand merci aux éditions Préludes via NetGalley et bien sur à Michaël Uras pour son amour de la littérature.
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Nat_85
  18 octobre 2018
La couverture est toute aussi pétillante que l'histoire du roman " La maison à droite de celle de ma grand-mère " ! Publié aux éditions Préludes, ce nouveau roman de Michaël Uras est une ode à la Sardaigne et à ses habitants ! Un voyage ensoleillé donc, un retour aux origines et à la famille...
Giacomo, trente-cinq ans, est traducteur à Marseille. Quand on lui apprend que sa grand-mère nonna a été hospitalisée et que la fin est proche, il prend le premier bateau à destination de son île natale : la Sardaigne !
p. 18 : " J'étais venu pour ma grand-mère, ma nonna qui, selon le message laissé sur mon téléphone par Gavino, mon oncle, vivait ses derniers instants. "
Mais celle île, il la fuit depuis toujours, tout autant qu'elle l'attire...
p. 12 : " Il faut être courageux pour revenir là où on est né, là où l'on a grandi, et observer les lieux avec un regard d'adulte. "
Sa mère est le portrait type de la "mama" méditerranéenne : étouffante mais aimante ! Son père, plus effacé et particulièrement chauvain, a des idées très arrêtées.
p. 51 : " - Rien d'autre ?
- Non, tu sais, les choses ont bien changé depuis ton départ. L'épicier vend des produits décevants. Des choses qu'il fait venir d'ailleurs. Pourtant, nous avons tout ce qu'il faut, chez nous.
- En quoi est-ce gênant que les produits viennent d'ailleurs comme tu dis ?
- Par principe, Giacomo, par principe. "
A peine arrivé, il se précipite au chevet de nonna, inconsciente.
p. 62 : " Ils ne pouvaient imaginer que cette femme avait écouté mes chagrins, encouragé mes désirs de fuite, clamé ma mère quand la tension était à son maximum, qu'elle m'avait donné une dose extraordinaire de douceur, à diffusion lente, qui courait encore dans mes veines, même quand j'étais à des milliers de kilomètres d'elle. "
Sous la pression de son éditeur, il a emporté avec lui une version inédite de Moby Dick du célèbre Herman Melville, dont il doit en faire une traduction. Mais petit à petit, et au gré des rencontres, il va se laisser aller au rythme insulaire. Il revoit le Capitaine, figure de l'île, et ancien héros de guerre. Puis Fabrizio, son ami d'enfance au corps décrépit, mais aussi Manuella, l'épicière du village dont il était amoureux enfant.... Tous lui réveille des souvenirs nostalgiques, aussi agréables que dérangeants.
p. 127 : " Mon esprit était trop occupé par la vie sur l'île, par ma grand-mère, par le Capitaine, par ma famille, par tout ce que j'avais voulu fuir durant des années. Ici, le travail monastique de la traduction passait au second plan. Il y avait trop de bruit. Voilà pourquoi j'étais parti ! "
Son séjour sur l'île se transforme en semaines, au plus grand dam de son éditeur ! En effet, nonna ne semble pas décidée à pousser son dernier soupir. Il semble même qu'elle se soit fait tendrement manipulatrice...
p. 114 : " - A quoi penses-tu, mon chéri ?
-A rien. Je dois te laisser, nonna. Il faut que je travaille un peu. Tu vas continuer à faire la morte ?
-Oui, j'arrêterai quand plus personne ne viendra me voir. J'ai supporté ma famille durant toutes ces années. J'ai aidé ta maman, ton oncle, j'ai enduré leurs histoires, leurs colères, leurs disputes. J'ai le droit de me venger à présent.
-Une dernière question, grand-mère.
-Oui ?
-Pourquoi ne m'as-tu pas parlé immédiatement ? Pourquoi as-tu attendu un peu ?
-Je voulais savoir si tu étais devenu comme eux. Dès que j'ai eu la réponse, je t'ai parlé. "
Mais une douce mélancolie s'empare de notre traducteur. Sous ses airs détachés, se cache une profonde blessure. Giacomo se dévoile progressivement.
Je m'attendais à un roman plutôt léger et drôle. Or, il aborde des sujets délicats. Les notions de famille et de deuil y sont développés d'une manière certes assez burlesque par moment, mais il provoque inévitablement une réflexion chez le lecteur. Comme un second effet. J'ai aimé le style d'écriture de Michaël Uras  !
Lien : https://missbook85.wordpress..
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zabeth55
  21 mars 2018
La maison à droite de celle de ma grand-mère…… où exactement ?
Et bien voilà, je suis allée voir. Je rentre de voyage.
J'ai pris le bateau avec Giacomo et je suis allée passer quinze jours en Sardaigne.
Il était préoccupé par sa grand-mère agonisante.
Il devait absolument terminer la traduction der Moby Dick, son éditeur le harcelant au téléphone.
Mais on a pris notre temps.
Il a tout retrouvé. Les couleurs des maisons, ses parents, sa famille, le Capitaine, le vieux médecin du village, la belle épicière…..
Il s'est un peu amouraché de la femme médecin qui soignait sa grand-mère.
Et puis, sa grand-mère allant mieux, sa traduction terminée, j'ai repris le bateau avec lui pour rentrer à Marseille.
Oh ! Il ne s'est rien passé d'extraordinaire pendant ces quinze jours, pas d'action pour l'action, pas d'aventure palpitante.
Mais c'était tellement agréable ! J'ai tellement apprécié la compagnie de cet homme doux, sensible, rêveur. Son historie avec son ex-femme et le drame dont ils ne se sont pas remis m'a beaucoup touchée.
Et aussi j'ai tellement aimé son île, son village.
Ravie de t'avoir rencontré Giacomo, et merci pour ces quinze belles journées passées à tes côtés.
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coquinnette1974
  13 mars 2018
La maison à droite de celle de ma grand-mère m'a été envoyé par les éditions Préludes et par net galley.
La couverture m'attirait, c'est jaune, c'est gai, je m'attendait à un roman léger. Léger il faut vite le dire car ce roman, très joli au demeurant, est emprunt de tristesse.
Giacomo revient en urgence en Sardaigne, où sa grand-mère se meurt. Il ne compte pas y rester longtemps car traducteur, un travail urgent l'attend. Mais c'est sans compter que tout s'en mêle pour le faire rester sur l'île...
C'est un très joli livre, qui m'a charmé mais j'ai trouvé ça triste. Il y a énormément de mélancolie dans ce roman, et ça ne colle pas trop à mon humeur du moment, j'avais envie de quelque chose de beaucoup plus léger.
Mais c'est un bon roman, à découvrir, et à qui je mets quatre étoiles. Je ne regrette pas du tout ma lecture, même si je ne m'attendait pas à ça.
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Albertine22
  09 janvier 2018
Séduite par la couverture très colorée et la promesse d'un roman " joyeux", ode à la Sardaigne, je n'ai pas hésité à solliciter le dernier roman de Michael Uras. Je l'ai apprécié, mais pas pour les raisons évoquées plus haut. Sur cette île écrasée par le soleil sourd une étrange mélancolie, une tristesse à fleur de peau. le personnage principal, Giacomo, traducteur de trente-six ans, est installé à Marseille. Il a fui la Sardaigne, une mère envahissante, un père réfugié dans le silence. Il a instauré au fils des années une relation complexe avec sa terre d'origine. Pressé de la quitter, pressé d'y retourner.
Il se précipite au début du roman en Sardaigne pour assister aux dernières heures de sa nonna, vieille dame à laquelle il est très attaché. C'est la seule de la famille qui le comprend vraiment. Il a emporté avec lui une version inédite de Moby Dick en cours de traduction. Son employeur le presse pour qu'il termine son travail. Giacomo, lui, se laisse prendre par le rythme insulaire. Il se promène avec le capitaine, vieux militaire, figure légendaire du village, figure tutélaire de son enfance. Il rend visite à sa nonna à l'hôpital, qui s'avère, de jour en jour, de moins en moins à l'article de la mort. Il renoue avec Fabricio, son ami d'enfance, qu'une maladie rare condamne à vieillir prématurément. Il tente une amourette avec Alessandra, un médecin.
Ces quelques semaines, suspendues à un décès qui ne survient pas, n'ont rien d'extraordinaire. Pourtant, au travers d'événements en apparence anodins, le lecteur devine que le héros prend du recul sur son métier, sur son couple, en perdition depuis que le malheur s'est abattu sur eux, sur ses premières années d'enfant fragile et sensible.Il lui faudra symboliquement mourir à la fin de cette période sur l'île pour espérer renaître.

Une histoire à la mélancolie ensoleillée
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critiques presse (1)
LaPresse   16 août 2018
À la suite d'un drame familial, Giacomo cherche sa voie. Pas d'une façon désespérée, mais avec au coeur l'espoir que tout va s'arranger. Nous le suivrons jusqu'au bout, emporté par l'écriture fluide et pleine d'esprit de l'auteur.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Nat_85Nat_85   18 octobre 2018
Les réunions de famille sont détestables. On y voit tous les vices de l'humanité. L'arrogance, l'orgueil, la médisance y ont une place assurée.
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rkhettaouirkhettaoui   08 mars 2018
Il y a des gens comme ça qui passent une vie côte à côte alors qu’ils étaient faits pour s’ignorer superbement. Rien ne volait entre eux. Mon père était l’incarnation du calme, dans la Grèce antique il aurait pu postuler pour le titre de dieu de l’introspection. Peu de mots avaient l’occasion de sortir de sa bouche. Et, comme cela durait depuis des années, son idiolecte s’était tellement appauvri que le peu de vocables encore disponible avait perdu la direction de la sortie. De temps à autre, un mot la trouvait, mais il semblait ne pas donner l’information aux autres.
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rkhettaouirkhettaoui   08 mars 2018
Enfant, j’avais l’impression que tout le monde m’aimait. Les professeurs, les camarades, les voisins, les membres de la famille. Tout le monde m’aimait. Même les animaux domestiques. Les moins domestiques, aussi. Les lézards qui se calaient entre deux pierres à midi, et que j’écrasais parfois et qui ne m’en voulaient pas. On m’aimait. Les cigales chantaient pour moi, quand bien même j’étais entouré par une foule immense (ce qui, soit dit en passant, arrivait rarement dans notre village, le mot foule ne lui correspondant pas vraiment). C’était fort. Un amour global. Certains se sentent persécutés, moi, je me sentais aimé. Bien sûr, ce sentiment relevait de l’illusion, mais, pour un enfant, illusion et réalité sont des pays frontaliers, et passer de l’un à l’autre ne pose aucun problème. Jusqu’au jour où l’on rétablit les contrôles aux frontières.
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rkhettaouirkhettaoui   08 mars 2018
Rien n’est plus coloré que notre espace vital, rien ne semble plus joyeux que notre village. Sauf que les gens ont les cheveux mal coiffés, les dents mal plantées et les habits usés.
Chaque fois que je reviens, j’ai l’impression, durant un instant, que tout a changé, les mentalités, les habitants, la gamelle du chien devant la porte des voisins. C’est une illusion de courte durée. Rien ne bouge, ici, dans le village. C’est peut-être l’altitude qui empêche le mouvement, je ne sais pas. L’altitude qui raréfie l’air. Il faudrait faire descendre tout le monde dans la vallée pour voir si les choses évoluent. Mais personne ne descend jamais. Comme s’il fallait rester perché, loin des autres, loin de la vie en dehors des murs colorés et dessinés.
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rkhettaouirkhettaoui   08 mars 2018
Il n’écoutait ni le cœur ni les poumons. « Tout vient du ventre ! » était sa devise. Maux de tête, maux d’estomac, otite, angine, grippe… Effervescente al limone ! Le médecin retardait toujours l’arrivée de « al limone ». On avait l’impression qu’il ajoutait au remède un dernier ingrédient, précieux, sans lequel il serait inopérant. Comme le disait mon père, « avec Ignazio, soit on guérit, soit on meurt », la sentence était recevable mais un peu exagérée, quand même.
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