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EAN : 9782351780985
304 pages
Éditeur : Gallmeister (03/03/2016)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 221 notes)
Résumé :
La vie de deux jeunes femmes, aux relations complexes avec leurs mères respectives, liées par le destin. Avec pour toile de fond l'ouragan Katrina, ce roman nous donne ce qu'il y a de meilleur dans la littérature américaine contemporaine.

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Critiques, Analyses et Avis (95) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  11 mai 2019
Le premier point fort de ce roman, c'est l'épaisseur de son contexte : 2005 et l'après ouragan Katrina. L'auteure restitue brillamment le chaos qui s'est installé à New Orleans : on a l'impression d'y être, tous les sens sont convoqués par l'écriture précise et fine d'Ellen Urbani. Ça en devient très immersif et instille aux pages une ambiance baignée d'angoisse sourde. le passage décrivant l'entassement des rescapés dans le Superdome est particulièrement réussi et à réactiver toutes les images folles que j'avais encore en tête.
Son autre point fort est de nous présenter des personnages puissamment incarnés. le portrait croisé des deux duo mère-fille est vraiment superbe. Les filles sont tout particulièrement attachantes, prêtes à se battre au coeur de la tourmente, entre détresse d'avoir tout perdu et élan vital qui pousse à survivre. Tout est très subtil du point de de vue psychologique, complexe et terriblement humain.
Si j'ai trouvé ce premier roman très réussi, il n'a pas pour autant suscité de coup de coeur. J'ai senti assez vite où l'auteur voulait nous amener en croisant les destins de Rose et Rosy. du coup, toute la construction, parfois assez alambiquée, alternant passé / présent pour éclairer leur parcours, m'a semblé un poil artificielle et a bloqué l'arrivée massive d'émotions que ce mélo familial pouvait engendrer.
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Allantvers
  17 avril 2016
Encore une fois, les éditions Gallmeister me donnent l'occasion de découvrir une nouvelle pépite de la littérature américaine contemporaine avec ce magnifique récit.
Stupéfiant de maîtrise pour un premier roman, « Landfall » est de ces livres qui m'évoquent cette capacité qu'ont les Américains de se confronter, frontalement et sans attendre la patine des décennies, aux démons de leur histoire et à la face sombre de leur civilisation.
Ici, c'est la fracture brutalement révélée par les ravages de l'ouragan Katrina 2005 entre une Amérique nantie contre une Amérique pauvre, celle de la population noire déshéritée de la Nouvelle Orléans, événement tragique et violent qui lézarda profondément le mythe d'une union nationale décrétée après le 11 septembre quatre ans auparavant.
A travers une narration en miroir, celle de Rose la Blanche, présente dans la voiture conduite par sa mère lorsqu'elle tue accidentellement Rosy la Noire, l'autre figure puissante du roman dont Rose n'aura de cesse de connaître l'histoire, Ellen Urbani nous fait vivre de l'intérieur, grâce à une plume tout à tour sensuelle, nerveuse et tactile, l'horreur vécue par des milliers de laissés pour compte depuis la destruction des digues, le sauve qui peut, les secours qui tardent à venir, insuffisants, puis le recul des autorités et communes avoisinantes face à la crainte de l'envahissement, du mélange, arguant d'un climat de guérilla urbaine surestimé…
Un roman dense et fascinant, impossible à lâcher jusqu'à la révélation finale.
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marina53
  18 juin 2018
L'ouragan Katrina dévasta tout sur son passage. Laissant ici et là des débris, des corps flottants, des familles meurtries et inconsolables. Au lendemain de la catastrophe, Rose Aikens et sa maman, Gertrude, décidèrent de venir en aide aux sinistrés en leur apportant vivres et vêtements. Malheureusement, sur la route qui les menait vers le sud, la voiture percuta une jeune fille noire. Seule Rose sortit indemne de cet accident. Quelques jours après l'éloge funèbre de sa maman, elle se mit alors en tête de retrouver les proches de la victime, une certaine Rosebud, alias Rosy, Howard, originaire de la Nouvelle Orléans. Seuls indices retrouvés sur elle : une carte de visite, un reçu du City Cafe et une page d'annuaire déchirée à la lettre A...
Rose et Rosy. L'une est blanche, l'autre noire. Deux jeunes femmes du même âge que tout semble séparer. Et pourtant, au fil des pages, au fil du passé tissé et entrelacé entre les deux, Ellen Urbani dépeint avec sensibilité un parcours commun, un père absent, une relation mère/fille fusionnelle bien que différente, un avenir incertain. Elle met en avant la relation intime que chacune entretient avec sa maman. Alors que Gertrude élève sa fille à la dure, Cilla, bien que malade psychologiquement, tentera tout pour protéger la sienne. Elle décrit également avec justesse et parcimonie certains éléments du passé. Alternant les chapitres consacrés à l'une ou l'autre, ce roman, habilement construit, fait montre d'une densité et d'une émotion rares. Sur fond de tragédie, de racisme et de violence, un vibrant et bouleversant portrait croisé de deux jeunes femmes inoubliables au destin singulier porté par une écriture dense et intense.
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Stelphique
  10 mars 2016
Ce que j'ai ressenti:…Comme un ouragan…
♫ Comme un ouragan♫, oui Katrina a en fait grabuge lors de son passage. C'est donc des vies émiettées que l'on ramasse après elle. le contexte de fond et d'urgence sous lequel se fait cette histoire est dramatique, mais ce n'est pas tant cet ouragan qui fracasse ses quotidiens, mais bel et bien la vie et ses aléas!
Comme 2 roses qui n'auraient pas poussé dans le bon jardin: Rose et Rosy. le destin entrecroisé de deux femmes si différentes, et pourtant…..2 jeunes femmes qu'on prend le temps de suivre, de voir grandir, évoluer, qu'on se surprend à aimer, chérir, et encourager dans leurs combats. Chaque page tournée vous fera toucher du doigt, les pétales de leurs vies, la douceur de leur peau comme un velouté de sensations, leurs couleurs comme celles du jour et de la nuit, indissociables mais si contraires. Une Banche, Une Noire, mais aucune plus privilégiée que l'autre.
Comme un voyage initiatique, Rose se débat pour faire toute la lumière sur cette inconnue. Elle ne veut pas d'une « morte pour rien ». On sent toute la ferveur de son geste, et par là meme, sa propre éclosion dans ce monde si difficile.
Comme un combat de femme, et la difficulté, d'être mère, d'être fille, d'être femme, de trouver sa place dans une cellule monoparentale, de se débattre pour des droits qui devraient être évidents et qui ne le sont pas. Une histoire de femmes donc, ou la place de l'homme brille par son absence, une histoire qui vous bouleverse le coeur, car la vie n'est pas tendre avec ses dames, une histoire de coeur et de femmes, où une certaine beauté et une poésie ressortent de ses lignes.
En bref, Landfall, c'est une lecture qui se lit dans une certaine intimité, une délicate libellule posée sur une main tendue, une histoire douce comme une caresse, après le passage d'un ouragan…

Lien : https://fairystelphique.word..
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tynn
  08 septembre 2016
Il est un fait notable que l'ouragan Katrina de 2005 en Louisiane a tant marqué les esprits que l'imaginaire romanesque d'un bon nombre d'auteurs s'en est emparé.
Le souvenir des reportages télévisuels, les images de presse reconstituent aisément une toile de fond glaçante de peur et de destructions pour ces multiples histoires fictives.
Dans les jours qui ont suivi Katrina, la blonde Rose échappe à la mort dans un accident de voiture qui coûte la vie à sa mère, et à une autre Rosy, jeune fille noire rescapée des inondations de la Nouvelle Orléans.
Un fil incassable se tisse entre les deux jeunes filles, au delà de la mort, fait de curiosité et de culpabilité. Rose cherche Rosy, tente de ressusciter une double d'elle-même, de comprendre le parcours chaotique qui l'a menée jusqu'à un fracas de tôles.
Le montage narratif agit comme un miroir, en chapitres alternés, réfléchissant l'image de deux familles "mère-fille" fusionnelles, où l'amour filial et la tendresse maternelle dominent en dépit des difficultés. Un livre visuel et brutal, dense en écriture, documenté et éreintant en péripéties, décortiquant les sentiments, sans mièvrerie ni pathos.
Quel bouquin! le plus puissant écrit sur le contexte de l'ouragan.
J'ai pris un direct au plexus dans l'enfer des sinistrés et une indiscutable empathie pour ces personnages si puissamment imaginés et dont le destin fictif tient en haleine jusqu'aux dernières pages.
Connaître un peu la Nouvelle Orleans m'a beaucoup aidée à me transposer, et tenter d'approcher les insurmontables difficultés de la catastrophe. Néanmoins, ce que la communauté noire a vécu en Louisiane est indigne d'un grand pays au XXIème siècle.
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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   18 juin 2018
Le souvenir de la main de Mammy la veille, déposant dans sa poche un morceau de papier avec un numéro de téléphone, "Si vous avez b'soin de quelque chose." C'est ce que font les gens bien ! pensa Rose. Ils donnent leur numéro de téléphone, au cas où. Avoir un numéro de téléphone en poche, c'est avoir un lien, un allié. Ça veut dire qu'on est un peu moins seul au monde.
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carobookinecarobookine   01 mars 2016
Ce que Gertrude présentait comme un legs d’indépendance, Rose le recevait comme un héritage de solitude

Elles se communiquaient leur amour en silence, par le biais de leurs mains, prenant l’initiative de la déclaration chacune à leur tour en serrant la paume de l’autre trois fois d’affilée, brièvement, une pression par syllabe : je-tai-meu

Quand j’ai vu tous ces réfugiés qui marchaient sur le pont, je me suis rendu compte que le pire pour moi, ce serait la solitude. Je pense que s’il le fallait, je pourrais supporter d’être sans abri, mais pas d’être seule

Où se trouve le cœur, là est la maison

Je ne veux pas prier pour être protégée des dangers, mais pour avoir la force de les affronter. Je ne veux pas supplier pour que cesse ma douleur, mais pour avoir le courage de la surmonter
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Nat_85Nat_85   04 février 2019
- En mars 1965, près de six cents militants des droits civiques sont partis de Selma, mais ils n'ont pas réussi à aller bien loin - pas plus loin que le petit pont Edmund Pettus -, avant d'être attaqués par la police et reconduits en ville. Deux jours après, Martin Luther King a mené une marche symbolique jusqu'au pont, mais ce n'est que plus tard dans le mois que les militants ont obtenu la protection de la cour fédérale pour mener la marche à son terme. Quand ils sont arrivés à Montgomery, il y avait plus de vingt-cinq mille marcheurs ! À peine deux mois plus tard, le Président Johnson a signé le Voting Rights Act de 1965, qui donnait aux Noirs le droit de voter.
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Charybde2Charybde2   21 septembre 2017
Intriguée par leurs envolées créatives, Maya écouta un moment avant de suggérer :
– Et si vous coupiez les planches avec la hache tout simplement ?
Incapables de se distinguer dans l’obscurité, Cilla et Rosy parvinrent néanmoins à synchroniser leurs réponses :
– Quelle hache ?
– La hache qu’est dans le coffre ? répondit Maya.
– Quel coffre ? demanda Rosy.
– Celui sur lequel on est assises depuis ce matin, répondit Maya.
Incrédule, Rosy ne put retenir un gloussement. Cilla demeura silencieuse. Stupéfaite.
– Il y a une hache dans le coffre ? demanda Rosy.
– Bien sûr qu’il y en a une, s’indigna Maya.
– Comment ça « bien sûr » ? Qu’est-ce que fait une vieille dame comme toi avec une hache cachée dans l’coffre dans son grenier ?
– L’est là-haut depuis 1965.
– Et tu t’en sers pour…
– Rien. Y’a encore l’étiquette. J’en ai jamais eu besoin !
– Alors pourquoi t’as acheté une hache que t’as jamais utilisée ? demanda Rosy. Y avait une épidémie de meurtres à la hache en 65 ? Tu t’es dit que tu les prendrais à leur propre jeu s’ils entraient par ta fenêtre ?
– Non, p’tite maline. Je l’ai achetée passqu’ils ont dit qu’il le fallait.
– Ils ont dit…, Rosy laissa sa phrase en suspens, une question.
– Ils ont dit d’en acheter une après Billion-Dollar Betsy. Les digues se sont rompues, plein de gens ont été inondés. Comme je te l’ai déjà dit, y avait de l’eau dans ma cuisine. C’est la dernière fois qu’y a eu de l’eau dans ma cuisine ! (Cette phrase fut prononcée candidement, comme si Maya n’avait pas remarqué qu’elle parlait du haut d’un meuble retourné flottant dans son grenier.) Après ça, ils ont dit que tout le monde devrait avoir une hache dans son grenier. Et je suis quelqu’un d’obéissant.
Si Maya n’en fut pas consciente, l’ironie de sa formulation frappa Rosy :
– Si t’étais obéissante, tu serais au Texas, bien au sec, à l’heure qu’il est, marmonna-t-elle.
– D’accord. J’suis prudente.
Cilla parla enfin :
– Et tu nous l’as pas dit avant passque…
À l’instar de Rosy, elle n’énonça pas l’évidence, laissant le silence transformer sa phrase en question.
Maya explosa :
– J’allais pas laisser quelqu’un s’amuser à démonter ma maison à coups de hache rien que pour le plaisir !
– Voilà qui me paraît logique, murmura Cilla dans l’obscurité. Passque vous j’sais pas, mais putain, moi je m’éclate ici.
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bilodohbilodoh   04 décembre 2016
Elle rit de sa propre blague et lança un clin d’oeil à Maya et Rosy, blotties l’une contre l’autre sur l’armoire, encore un geste avalé par l’obscurité : 

— J’ai p’têt perdu tout le reste, mais aussi longtemps que je respirerai, j’compte bien m’accrocher à mon sens de l’humour, ajouta-t-elle.

(Gallmeister,p. 107)
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