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Anne Rabinovitch (Traducteur)
EAN : 9782226105141
384 pages
Éditeur : Albin Michel (27/08/1998)

Note moyenne : 3/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Un peintre, Austin Fraser, paysagiste et portraitiste, retrace sa trajectoire d'artiste et d'homme au soir de sa vie. Pêle-mêle, il évoque les êtres qui l'ont marqué: sa mère trop tôt disparue, son ami Georges Kearns traumatisé par la guerre de 14 et, surtout, Sara, fille de mineur et serveuse de restaurant, qui fût sa maîtresse et son modèle pendant quinze étés- une femme qu'il a utilisée au nom de l'art et qu'il n'a su aimer. Au fil des jours, il décrypte et exorc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
bilodoh
  26 novembre 2015
Jane Urquhart peint d'abord un univers un peu glauque, où les couleurs sont effacées par le temps, mais peu à peu les émotions apparaissent :

Tristesse, le vieil homme d'abord, un peintre qui s'est toujours « tenu à distance de sa propre vie », existant à travers son art ou s'appropriant les souvenirs de ses amis.

Beauté, comme les paysages de l'Amérique du Nord, les bords de l'immense lac Supérieur à la frontière entre les États-Unis et le Canada (un lieu réel, mais est qui devenu un village fantôme au bord du Parc National Sleeping Giant)

Profondeur aussi, comme le grand lac, comme l'âme humaine dont on n'aperçoit que la surface.
Fragilité, comme une porcelaine « Blue Willow », une collection invraisemblable, l'art de l'artisan qui y met tout son coeur.

Brutalité de la guerre, la Première Guerre mondiale, insupportable comme les obus qui déchiquettent les corps et émiettent les âmes.

Froideur de la neige, mais aussi dureté de glace d'un coeur qui refuse l'amour.

Un très beau roman, qui marie l'art, l'histoire et la nature.
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Lorraine47
  28 octobre 2012
Austin Fraser, peintre américain de renom fait le bilan de sa vie à l'aube de la vieillesse. Fils d'un capitaliste qui s'est enrichi en exploitant les mines au détriment des ouvriers et de la beauté des paysages, devenu orphelin très tôt de sa mère, morte de la scarlatine, Fraser a tout fait pour réussir sa vie professionnelle.
Le héros pourtant n'est pas insensible à l'amitié d'un artisan peintre sur porcelaine: Georges qui lui léguera sa collection ni à la beauté de sa modèle Sara, fille de mineur qui sera son égérie pendant quinze étés.
Le roman a pour cadre le merveilleux lac supérieur au Canada où le peintre aura plaisir à travailler les étés. L'histoire se déroule entre les deux guerres: période où les artistes américains, contrairement à notre héros formaient des groupes où ils pouvaient échanger sur leur pratiques et organiser des expositions.
Mais quand on a fait le choix de la solitude...
La première guerre mondiale est évoquée à travers le personnage d'Augusta qui deviendra la compagne de George, meilleur ami de notre peintre. Seule fille parmi une fratrie de huit enfants, fille d'un anglais de Cornouailles émigré au Canada: elle partira sur le front dans le nord de la France en tant qu'infirmière: saura-telle ouvrir les yeux d'Austin quant à l'importance du don de soi?
Un roman qui a pour thème la recherche artistique: la construction d'une oeuvre peut-elle se faire au détriment de la vie de l'artiste?
L'écriture est agréable: on a juste envie de tordre le cou au héros tellement ses choix nous paraissent inopportuns: mais ne dévoilons pas tout!
Jane Urquart ,au fil du roman nous aide à comprendre les faiblesses du héros et nous finissons par le regarder avec un peu d'indulgence!
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
bilodohbilodoh   26 novembre 2015
Il existe un nombre illimité de façons de perdre les êtres qui constituent le matériau de notre vie. Parfois le changement est lent, intérieur, presqu’invisible, de telle sorte qu’on ne remarque pas avant des années que l’autre est parti depuis une demi-décennie. Parfois la personne à laquelle on s’est attaché se transforme si radicalement qu’on a l’impression qu’elle est morte, entièrement remplacée par quelqu’un d’autre.
(p.54)
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Lorraine47Lorraine47   27 octobre 2012
Robert H. nous enseigna, m'enseigna, qu'absolument rien ne valait la peine si nous ne pouvions le transformer en art.
"L'art est une forme d'exploitation minière, disait-il. L'artiste est un genre de prospecteur qui cherche dans la terre l'argent étincelant de la signification."
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bilodohbilodoh   26 novembre 2015
… Il me dit, très sérieusement : « Saoule-toi Austin, tombe amoureux. Ce serait une tragédie de mourir et de découvrir que tu n’as pas pleinement tiré parti de ton corps. »
(p. 76)
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