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Anne Rabinovitch (Traducteur)
EAN : 9782757809587
480 pages
Éditeur : Points (30/04/2008)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 8 notes)
Résumé :

Pris dans une tempête de neige, Andrew succombe. Jérôme, jeune artiste venu s'isoler sur cette île du Nord canadien, trouve son cadavre emprisonné dans la glace et un an plus tard Sylvia, la compagne d'Andrew, veut comprendre cette disparition. Tous deux reconstituent les secrets de leur passé et l'histoire prodigieuse de la famille d'Andrew.

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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
bilodoh
  14 décembre 2013
Difficile de comprendre le choix du titre de cet ouvrage, il me semblerait plus approprié de parler du fleuve Léthé, le fleuve de l'oubli, parce qu'il y est beaucoup question de mémoire dans ce roman. Mais peut-être qu'effectivement les personnages y sont aussi des rescapés du fleuve de l'enfer (Styx), car l'oubli, comme la mémoire, peuvent être un enfer.
Le récit commence par un homme dont la mémoire vacille, qui s'endort sur la neige… Jérôme, en retraite artistique, retrouve son cadavre gelé. Un an plus tard, l'étrange Sylvia décide de rencontrer Jérôme pour « affûter ses souvenirs » du disparu qui a été son amant. Une étrange rencontre entre l'artiste et l'autiste, des personnes dont la vision du monde est particulière.
Dans la deuxième partie, les carnets du défunt relatent l'histoire de ses ancêtres, une oeuvre de mémoire qui raconte les amours et les tensions familiales, mais aussi le contexte socio-économique du Canada du XIXe siècle, avec les ravages écologiques de l'industrialisation (forêts détruites, sol épuisé) ainsi les changements dans le mode de vie (fin de la navigation à voile, venue du train, etc.). Un régal pour les amateurs de récits historiques.
La troisième partie revient au présent et récompensera les romantiques d'avoir poursuivi la lecture un peu plus aride de la section précédente. On y retrouve les émotions et les sentiments d'une grande intensité et d'une belle authenticité.
Une auteure découverte par hasard, pour compléter la lettre U d'un challenge ABC, mais dont j'ai vraiment apprécié la profondeur et la qualité d'écriture.
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sld09
  27 juin 2017
J'ai bien aimé ce roman même si la lecture était un peu plus ardue que ce que je lis habituellement. Jane Urquhart a une belle écriture, pas toujours facile à cause de l'alternance des narrateurs, des allers-retours dans le temps et dans l'espace. En plus, certains faits ne sont pas clairement énoncés, laissant le lecteur dans le doute.Les Rescapés du Styx est un roman sur la mémoire, celle des gens et des paysages, celle qui nous hante, nous fait défaut ou nous trahit. Même si la quatrième de couverture évoque d'autres thèmes, c'est celui de la mémoire qui m'a semblé le plus marquant et qui m'a amené à me poser le plus de questions.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
bilodohbilodoh   10 décembre 2013
Chaque fois qu’elle lisait, il lui semblait tout à fait juste que le signe de ponctuation placé à la fin d’une question eût la forme d’un crochet destiné à prendre au piège une personne déterminée à passer son chemin, (p.124)
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bilodohbilodoh   13 décembre 2013
Les traits des personnes dont nous avons été proches et qui meurent, s’estompent un à un dans notre esprit jusqu’au moment où il n’en reste qu’un fragment, un regard, l’éclat de leur chevelure, quelques épisodes parfois tendres, parfois traumatisants [...] une fois qu’ils nous ont quitté, ils perdent leur substance, et malgré nos efforts nous ne pouvons les retenir… (p.407)
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bilodohbilodoh   14 décembre 2013
(…) cet homme persuadé que toute chose méritait ce qu’il appelait « la dignité d’une explication scientifique ». (p.113)
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sld09sld09   03 juillet 2017
A l'extrémité du nord-est du lac Ontario, vers l'embouchure du large fleuve Saint-Laurent, commence à apparaître un grand nombre d'îles. Certaines sont assez grandes pour accueillir plusieurs fermes, un réseau routier, peut-être un village, et sont encore desservies toute l'année par une modeste flottille de ferries qui font la navette avec le port de Kingston. Une ou deux îles mineures, qui, depuis toujours, sont des terrains de jeux d'été plutôt que des lieux de travail, sont totalement désertées en hiver. Il existe pourtant une petite île d'accès difficile, une île où, un siècle plus tôt, il y avait pléthore de bateaux et de bois d’œuvre, qui est devenue aujourd'hui un lieu de retraite pour les plasticiens, et donc l'unique bâtiment du XIXème habitable - une voilerie - a été, pour cette raison, rénové et transformé en atelier afin de permettre à un artiste d'y vivre et d'y travailler, seul, durant une période donnée.
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