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ISBN : 2917689978
Éditeur : Actusf (06/11/2015)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Construite autour de la thématique "Réalité", cette anthologie officielle des Utopiales, septième du nom chez Actusf, va vous entraîner dans des jungles mystérieuses avec Fabien Clavel, sur un monde aux mœurs singulières avec M. R. Carey ou encore à la rencontre d'êtres venus d'ailleurs avec Laurent Queyssi... Vous y croiserez également d'anciens pilotes communistes qui ont vu des OVNI pendant la Deuxième Guerre mondiale, des petits robots fugueurs, de vieux copain... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  10 novembre 2015
Comme tous les ans se tenait fin octobre à Nantes le festival de science-fiction des Utopiales, événement qui a, comme chaque année là aussi, donné lieu à une anthologie officielle réunissant les nouvelles de quelques uns des nombreux auteurs invités. Au programme pour nous parler du vaste thème des « réalités » : Alain Damasio, Robert Silverberg, Daryl Gregory, Fabien Clavel, Charlotte Bousquet ou encore Mike Carey. L'ouvrage se révèle sans surprise de bonne facture, et ce d'autant plus que la grande majorité des nouvelles inscrites au sommaire sont inédites. On pourrait toutefois regretter la gestion un peu maladroite de l'enchaînement des textes car laisser à Damasio le soin d'ouvrir le recueil fait courir le risque de voir les nouvelles suivantes souffrir de la comparaison. Et c'est effectivement ce qui ne manque pas de se passer. La nouvelle de Damasio n'en est pourtant pas vraiment une puisqu'il s'agit en fait des soixante-dix premières pages de son prochain roman, « Fusion », que le lecteur a donc l'occasion de découvrir en avant-première. Dès les premières lignes on retrouve la patte clairement identifiable de l'auteur de « La Zone du dehors » et de « La Horde du Contrevent » dont le soin porté à la qualité et à la musicalité de l'écriture est encore une fois stupéfiant. On y découvre le quotidien de deux amis tenants un café dans une ville au contexte géographique et politique tout juste esquissé et dont la vie va se retrouver bouleversée après qu'ils se soient injectés une substance permettant de revivre le souvenir d'autres personnes. Génial et frustrant.
Au nombre des bonnes surprises on peut également citer « Versus » de Fabien Clavel qui signe une nouvelle originale mettant en scène une patrouille débarquée sur une planète où pousse une flore aux curieuses propriétés. Un texte très rythmé et qui communique sans mal aux lecteurs l'angoisse montante des membres constituant l'expédition dont on suit les échanges radios de plus en plus paniqués. Robert Silverberg tire lui aussi son épingle du jeu avec « Smithers et les fantômes du Thar » qui nous plonge dans l'Inde du XIXe siècle aux côtés d'un groupe d'entrepreneurs anglais cherchant à étendre le réseau de chemin de fer du pays et qui vont finir par céder aux sirènes d'une étrange civilisation inconnue. Bonne surprise également pour « Le vert est éternel » de Jean-Laurent del Socorro qui propose ici une sorte d'épilogue à son « Royaume de vent et de colères ». On y retrouve le capitaine de la compagnie du Chariot qui se remémore le siège d'Amiens au cours duquel lui et ses mercenaires se sont battus au service d'Henri IV contre les Espagnols. Mike Carey signe lui aussi une nouvelle intéressante (« Visage ») mettant en scène un juge chargé de trancher un différent concernant une coutume locale pour le moins étrange. Original, même si le final est peut-être un peu trop abrupte. Pari réussi, enfin, pour Daryl Gregory (« Les aventures de Rocket Boy ne s'arrêtent jamais ») et Laurent Queyssi (« Pont-des-Sables ») dont les textes se font échos et qui reviennent tous deux de façon touchante sur les cicatrices laissées chez leur personnage par un drame d'enfance.
Une anthologie de qualité qui donne notamment l'opportunité d'obtenir un aperçu du prochain roman d'Alain Damasio tout en découvrant des textes inédits de grands auteurs étrangers. Si toutes les nouvelles ne se valent évidemment pas, la majorité d'entre elles restent de très bonne facture aussi est-ce avec grand plaisir qu'on arpente chacune des réalités nées de la plume de ces treize inventifs auteurs.
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MonsieurLoup
  19 septembre 2016
Alors que la nouvelle édition des Utopiales (festival nantais de Science-Fiction, voire de Sciences ET Fictions) approche à grands pas, il était temps que je me penche sur l'anthologie de l'année précédente, qui comme à son habitude invite du beau monde.
Et comme d'habitude, le niveau varie entre chaque nouvelle, suivant la sensibilité, les attentes et envies du lecteur, si bien que chacun y trouvera à manger et à boire.
Passer toutes les nouvelles en revue serait sans doute trop fastidieux, j'évoquerai donc surtout les nouvelles qui m'ont marqué.
A commencer par le texte d'Alain Damasio, qui à défaut d'être une nouvelle, s'avère être le premier chapitre (d'une soixantaine de pages tout de même, de quoi s'immerger pleinement) de son nouveau roman, Fusion. Et à l'issue de la lecture, il me tarde de le découvrir. L'univers - du moins cette nouvelle technologie permettant de stocker les souvenirs dans de l'eau et de les revivre tels que la personne les a vécus - est sans surprise original et très bien pensé. Les trois personnages principaux sont tout de suite attachants. L'écriture est toujours aussi soignée, travaillée, musicale, un peu triturée également ; comme parfois la mise en page, pour un rendu encore plus immersif.
Hâte donc de découvrir le roman dans son entièreté, ainsi que tous les autres projets transmédiatiques prévus, en espérant que le tout puisse voir le jour.
A noter qu'une nouvelle dans le même univers, encore écrite par Alain Damasio, est lisible dans Le Monde Diplomatique et intitulée "Vos souvenirs sont notre avenir".
Daryl Gregory signe avec "Les aventures de Rocket Boy ne s'arrêtent jamais" une des meilleurs nouvelles de l'anthologie, un vrai coup de coeur. Entre souvenirs sur l'enfance (avec sa part sombre aussi), récit sur l'amitié, sur les cicatrices laissées à cette période, avec ce parfum de comics, SF, et films maisons réalisés à la Super 8, sans que le texte ne bascule pourtant jamais dans le récit de genre. Exactement le genre de texte que j'apprécie, et la fluidité de l'écriture de Daryl Gregory me fait dire qu'il serait grand temps que je me jette sur ses romans.
Enfin, autre coup de coeur pour la nouvelle de Jean-Laurent del Socorro. J'avais adoré Royaume de vent et de colères, que je ne recommanderai jamais assez, et j'espérais autant apprécié cette nouvelle dans le même univers, en craignant également d'être déçu tant l'attente était grande. Me voilà rassuré et conforté, la nouvelle a réussi à me toucher et m'émouvoir autant que le roman, on y retrouve les mêmes qualités d'écriture.
Certaines nouvelles s'avèrent également bonnes, notamment celles de Charlotte Bousquet, Jérôme Noirez, Aliette de Bodard, Laurent Queyssi ou Fabien Clavel, mais il leur manque toute un petit quelque chose pour vraiment m'emporter.
Les autres se révèlent plus anecdotiques ou passables, même de la part d'auteurs que je peux adorer d'habitude, mais qui n'ont pas su me séduire ici.
Et forcément, je ne peux qu'être curieux d'à quoi ressemblera la nouvelle mouture 2016.
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Z0skia
  24 juillet 2016
Autant vous le dire de suite, Utopiales 15 n'est pas un nouveau roman publié chez ActuSF, rien à voir...
Bien au contraire, ce recueil de nouvelles est publié depuis quelques années maintenant, à la suite du festival de Science Fiction du même qui se déroule à Nantes depuis 2009. Les Utopiales accueillent de nombreux noms prestigieux de la littérature de l'imaginaire comme cette édition le prouve puisqu'étaient présents entre autres : Alain Damasio, Jean-Laurent del Socorro, Fabien Clavel, Robert Silverberg, Jérôme Noirez, Charlotte Bousquet pour ne citer qu'eux. Ces auteurs se sont prêtés au jeu de la nouvelle inédite sur le thème du festival : la Réalité.
C'est Alain Damasio, que l'on ne présente plus, qui ouvre le bal avec un extrait très prometteur de son prochain roman/projet, Fusion. L'auteur nous livre ici de quoi déstabiliser les fans de "La Horde du Contrevent" avec un style totalement différent. le texte est bien ancré dans la réalité et le style est parfois cru. Bien sûr, l'auteur ne faisant rien comme les autres, le texte regorge d'originalité dans sa mise en page, car le monsieur sait faire passer ses messages autrement qu'avec un texte pur et dur. Tout ceci sent très bon pour la suite, même si le texte nous laisse sur un cliffhanger de malade. L'attente va être longue.
Immersion, d'Aliette de Bodard aborde le thème de la dépendance et de comment celle-ci arrive à nous faire oublier ce que nous avons été. Une nouvelle qui traite un sujet d'actualité et qui donne envie de mettre la technologie un peu de côté. Sans que le style soit exceptionnel, l'auteure fait passer son message dans une histoire douce et mélancolique qui tranche radicalement avec l'histoire précédente.
Maintenant place à la nouvelle la plus badass de ce recueil des Utopiales. Jérôme Noirez et son Welcome Home arrivent comme un cheveu sur la soupe et fait un gros doigt bien rock'n'roll à la bienséance avec une histoire aussi dure qu'une ligne de coke. Tout commençait pourtant tranquillement avec les deux protagonistes se rendant chez un couple de bourgeois possédant une subréalité, mais l'histoire prend un autre tournant au milieu du repas. Pourquoi tant de violence me direz-vous ? Et bien pour appuyer un propos intéressant concernant les lois dans la réalité/subréalité. Un texte nerveux et sans concessions.
Le timide Un Demi Bien Tiré de Philippe Curval vient radoucir le ton avec ses deux amis, attachants, qui aime titiller du goulot et qui se lancent un défi d'alcoolos pour mettre en pratique les paradoxes de Zénon (une petite recherche s'impose si jamais vous n'en avez jamais entendu parler). Petite nouvelle de quelques pages, un peu perdue au milieu de tous ces pavés, pourtant sympathique mais manquant d'un chouille de substance.
C'est Joël Champetier qui nous replonge dans la science-fiction de plein pied avec sa nouvelle, Dieu, un, zero, où une bande de scientifiques essaie de créer des robots peut-être trop humains pour leurs patrons, des ecclésiastiques qui désapprouvent fortement l'idée que des robots puissent devenir aussi proches de l'homme. Dans ce texte, c'est la religion et ses principes face à la science qui sont mis en relief, chose toute aussi vraie dans notre monde bien réel. Un texte qui donne à réfléchir.
Voilà maintenant LA nouvelle coup de coeur de cette anthologie des Utopiales (pour ma part en tout cas) avec Les Aventures de Rocket Boy Ne S'arrêtent Jamais. Derrière ce titre à rallonge se trouve un texte touchant de Daryl Gregory qui nous conte l'histoire de Tim et de Stevie, deux amis qui tournent un film de science-fiction, jusqu'au jour où arrive un accident. Une fois adulte, Tim revient vivre prêt de la maison de son ami où habitent encore ses parents. Tim se met en tête de récupérer les bandes afin de visionner la fin du film qu'il n'a jamais vue. Cette histoire, déchirante, a su provoquer chez moi une irrésistible envie de chialer impossible à réprimer et qui a su toucher le grand enfant que je suis. le texte switche brillamment du passé au présent pour arriver sur les deux conclusions et enfin comprendre les faits.
C'est le Vert Est Eternel de Jean-Laurent del Socorro qui a la lourde tâche de succéder à Rocket Boy. Bon, l'auteur n'a rien à prouver vu le succès de son dernier roman, d'autant plus que cette nouvelle, sur fond de guerre de religion arrive à trouver aisément sa place dans ce recueil, bien que le sujet puisse étonner. Nous sommes loin des technologies et des vaisseaux spatiaux car l'auteur nous transport directement au coeur d'une compagnie qui lutte ardemment contre les Espagnols. La compagnie, les surnoms, la guerre et l'ambiance crasseuse n'eut de cesse de me faire penser à "La Compagnie Noire" d'un certains Glen Cook, déformation professionnelle sans doute. Quoi qu'il en soit, cette histoire est touchante et cruelle et ne manquera pas de vous procurer des sensations.
Retour à une nouvelle qui fendra (encore) le coeur des plus téméraires. Coyote Creek de Charlotte Bousquet aborde le thème de la maladie et des "bugs" qu'elle génère chez une vieille dame la faisant parfois vivre dans une réalité passée. Une nouvelle tout en finesse, émouvante, où l'auteure nous fait aussi partager sa passion pour les chevaux. Certainement le récit le plus "réel" de ces Utopiales qui caracole en tête avec Rocket Boy.
Autre registre avec Intelligence extra-terrestre de Stéphane Przybylski qui aborde lui le thème… des… extra-terrestres ! Première nouvelle "militaire" de ce recueil où des pilotes d'avions aperçoivent, en pleine bataille de la 39-45, une soucoupe qui les aide à abattre un vaisseau ennemi. Un texte avec des Nazis, de la guerre et des extra-terrestres, que demander de plus ? La nouvelle aurai pu être adaptée pour un vieux film de SF en noir et blanc qu'il aurait été parfait avec ce côté pulp.
C'est ensuite Laurent Queyssi et son Pont-des-Sables qui arrive pour aborder un sujet presque similaire à la nouvelle de Daryl Gregory, la mélancolie en moins. Ici, c'est l'histoire de Vincent et David, deux amis, qui veulent se mettre dans la pocher un morceau d'une météorite tombée prêt de chez eux. Seulement, de fil en aiguille, accompagné du cousin de David, la petite bande va faire une découverte pour le moins étonnante chez l'un de leur voisin. Toujours dans le registre de l'enfance, Laurent Queyssi signe une nouvelle aux rebondissements étonnants mais beaucoup plus sombre que Rocket Boy à laquelle elle fait écho, elle figure dans mon top 3 des récits de ces Utopiales.
Nouvelle histoire militaire avec Versus de Fabien Clavel. Cette fois-ci, une équipe de gros bras va devoir affronter un milieu inhospitalier sur la lune d'une planète lointaine. L'équipe sera confrontée à une plante qui produit des effets particuliers sur son environnement et affrontera des ennemis difficiles à débusquer. Un récit purement SF qui colle parfaitement au thème de la Réalité.
Place maintenant au Monsieur. C'est Robert Silverberg, un très grand nom de la SF qui arrive pour cette anthologie avec sa nouvelle Smithers et les Fantômes du Thar. En Inde une société anglaise cherche à étendre le réseau de chemin de fer, mais pour cela, deux employés doivent partir en plein désert pour un repérage. Ceux-ci tombent sur un étrange village où le temps ne semble pas se dérouler normalement. C'est avec une histoire au doux parfum de mysticisme et de légende que l'auteur aborde le thème de la réalité. Un récit bien écrit, fluide, une réussite pour le "papa" de ce recueil.
Mike Carrey et sa nouvelle Visage ont la lourde tâche de clore cette anthologie chargée de petites pépites. Et c'est avec une note assez triste (mais oh combien d'actualité) que nous terminons, puisque qu'ici deux ethnies différentes vont s'affronter sur des principes qui semble normaux à leurs yeux. Une nouvelle poignante et prenante qui met en relief les différences.
Avec autant de textes, le lecteur aurait pu être en droit de penser que quelques inégalités puissent s'être glissées dans ce volume des Utopiales 15 mais à vrai dire, l'ensemble est plutôt cohérent, même s'il est certain que plusieurs nouvelles vous parlent plus que d'autres. Il est parfois difficile de retrouver aisément le thème de la Réalité, mais en cherchant bien…
Quoi qu'il en soit, les amateurs de SF trouveront forcement leur compte à un moment ou à un autre aux vues des pointures présentes. Vivement les Utopiales 2016 !
Zoskia

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Chiwi
  10 janvier 2016
L'anthologie des Utopiales de cette année a pour thème Réalité(s). Thème qui est très, trop large.
Alors on se retrouve avec des nouvelles, de qualité il n'y a pas à dire, qui couvrent un large champ de l'imaginaire.
On a de la fantasy historique de del Socorro, on a du fantastique en rapport avec l'adolescence et certaines de ses erreurs, on a de la robotique et de la réalité virtuelle, des vallées où le temps passe plus lentement, des alcooliques aux paris bien barrés, des ex-pilotes soviétiques qui ont croisé des extra-terrestres.
Réalité(s) recouvre(nt) de nombreux thèmes mais ce qui reste le plus important c'est la qualité des écrivains présents et du plaisir qu'on retire à les lire.
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BlackWolf
  15 mai 2016
En Résumé : Un anthologie des Utopiales qui nous offre un cru 2015 assez réussi et qui m'a offert un bon moment de lecture. Alors comme souvent tous les textes ne sont pas au même niveau, certains ont même du mal à se retrouver lier, selon moi, au thème proposé, mais dans l'ensemble il propose de nombreuses nouvelles qui méritent d'être découvert. On pourrait mettre un « bémol » sur le teasing concernant le prochain roman d'Alain Damasio dont ce livre propose le premier chapitre, mais cela ne m'a pas dérangé plus que cela. Au final une anthologie qui mérite d'être découverte et je lirai avec plaisir le cru 2016.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
boudiccaboudicca   10 novembre 2015
Nous étions liés par une forte insubordination à la morale et aux principes, traquions les idées reçues, daubions sur le tragique de l'espèce humaine. Aucun sentiment ne trouvait grâce à nos yeux. L'amour fou nous semblait aussi ridicule que la haine, l'optimisme béat aussi sot que l'amertume ricanante, la philosophie pas moins rassurante que l'analphabétisme. Solidement ancrés dans le culte de l'absurdité, l'illogisme, l'incohérence, la contradiction, l'acte gratuit, nos procédions en incendiaires vis-à-vis des catégories constituées, de la gastronomie au show-business en passant par la poésie, la politique et l'art militaire. (Philip Curval, Un demi bien tiré)
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cmogcmog   02 décembre 2015
j'ai trouvé cette anthologie interéssante pour découvrir un panorama des styles et univers de certains auteurs que je n'avais pas eu le plaisir de lire et qui ont piqué ma curiosité pendant les utopiales.
Les nouvelles sont assez inégales et certaines me semblent presque rentrer dans le sujet des "réalités" par la lucarne (celle de Charlotte Bousquet notamment ce qui n'enlève rien à sa qualité).
Mention spéciale à la nouvelle de Philippe Curval, "un demi bien tiré", bel hymne à l'amitié, et à celle de Daryl Gregory, "les aventures de rocket boy ne s'arrêtent jamais", qui est très bien construite malgré une écriture manquant un peu de panache..
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laurannslauranns   13 février 2018
Elle avait éparpillé son matériel sur le sol: deux immerseurs ( les sœurs étaient probablement les seuls membres de la famille à si peu s'en soucier qu'elles les laissaient traîner partout), une unité de divertissement qui diffusait des histoires, l'une où des enfants gambadaient sur des planètes terraformées et une autre que Quy n'arrivait pas à identifier. Tam l'avait démonté et réduit en petits composants. Il reposait sur la table comme un poisson éviscéré aux entrailles de métal et d'éléments optiques.
Aliette de Bodard- Immersion
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