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ISBN : 2366298277
Éditeur : Actusf (04/11/2016)

Note moyenne : 3.1/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Depuis 2009, les éditions Actusf publient chaque année l'anthologie officielle des Utopiales, le plus important festival de science-fiction dans le monde avec ses70 000 visiteurs. Cette anthologie est la seule à mélanger des auteurs étrangers et des auteurs français, donnant ainsi année après année un panorama des littératures de l'imaginaire au niveau mondial.
Cette année, sur la thématique de la machine, nous aurons des nouvelles d'Ann Leckie, Karim Berrou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
BlackWolf
  05 juillet 2017
On ne change pas une tradition et, comme depuis maintenant quelques années, quand je participe à un festival je repars dans la majorité des cas avec l'anthologie associée. Concernant les Utopiales, c'est aussi pouvoir se lancer dans une lecture commune avec Marie-Juliet, mon acolyte de LC depuis quelques temps maintenant. Cette année le thème de l'anthologie est « La Machine », et le recueil est composé de treize nouvelles d'auteurs différents. Concernant la couverture, illustrée par Denis Bajram et reprenant l'affiche du festival, je la trouve très sympathique et efficace. Comme souvent on retrouve une préface efficace, qui nous offre de bonnes réflexions sur le thème du recueil et s'avère soignée, même si parfois pas facile d'accès.
La Vieille Dame de Simon Bréan : Cette nouvelle nous plonge dans un monde futuriste ou les IA ont, d'une certaine façon, pris le contrôle du bien-être de l'humanité. On se retrouve à suivre un homme, dont le métier est d'accompagner les IA « en fin de vie » dans leurs derniers instants. On découvre ainsi un texte qui se révèle efficace, bien porté par la tension qui se développe entre les deux protagonistes dans leur duel. le texte offre aussi quelques réflexions intéressantes, qui ne manquent pas d'apporter un plus à l'ensemble et le tout est soutenu par une plume simple et entraînante. Au final une nouvelle solide, qui ouvre plutôt bien ce recueil des Utopiales.
Pour Hesperia et Pour la Gloire d'Ann Leckie : Cette nouvelle propose de découvrir la lettre d'un homme qui cherche à expliquer à un certain Mr Stephens les évènements étranges qui sont survenus chez lui. Franchement cette nouvelle est principalement un hommage à la SF pulp, un peu comme le proposait Brackett et Hamilton ou bien encore John Carter. le soucis c'est que mis à part cette ambiance suranné intéressante, le reste ne suit pas. le mystère n'a pas le temps d'exister qu'il est déjà résolu, la fin manque clairement de tension et d'intérêt et l'intrigue est traitée trop rapidement. le tout m'a ainsi paru trop court, comme si le format nouvelle ne suffisait pas, ce qui est dommage. Reste une nouvelle qui se lit vite, mais qui s'oublie tout aussi vite je trouve. Après cette nouvelle a été initialement publié en VO pour un magazine dont le numéro proposait comme thème le cliché, ce qui lui correspond mieux et m'aurai moins dérangé que dans une anthologie tournant autour des machines
Deep Space Mine de Catherine Dufour : Cette nouvelle est une réédition d'un texte de l'auteur : Mémoires Mortes. On suit ainsi une jeune fille, dans un monde futuriste de plus en plus connecté, qui va mener l'enquête après la disparition de son frère. Mon ressenti concernant cette nouvelle est plutôt ambigu, autant les axes de réflexions présents sur l'adolescence et ce monde futuriste ne manquent pas d'attrait, le rythme est percutant et entraînant, et pourtant le côté un peu « trash » du style, quelques transitions étranges et certaines révélations un peu tiré par les cheveux ont fait que je n'ai jamais vraiment réussi à complètement entrer dans le récit. Cela vient clairement de moi, je lirai quand même le recueil de l'auteur pour me faire un avis plus tranché.
La Machine de l'Année de Raphaël Granier de Cassagnac : Cette nouvelle nous fait découvrir un homme possédant plus de 50% de son corps greffé cybernétiquement. Une nouvelle que j'ai trouvé sympathique, plutôt efficace par sa narration alternant plusieurs époques, un peu comme un puzzle, et qui offre une réflexion, certes un peu convenu, mais intéressante, sur la notion d'Homme et de machine. Cette nouvelle s'intègre dans l'univers des romans de l'auteur, ce qui se fait parfois un peu ressentir, mais rien de trop dérangeant. Pas obligatoirement un grand texte, mais au final un récit divertissant.
Fin de Partie de Lev Grossman : Alors cette nouvelle est étrange, on se retrouve à suivre une jeune femme, magicienne, en mission d'entrainement. Pourquoi elle est étrange? Car on est clairement dans le genre de nouvelles tellement imbriquées dans un univers déjà existant, à travers les romans de l'auteur, que j'ai l'impression que si on ne les a jamais lus on a du mal à en comprendre l'utilité et à entrer dans le récit. Pourtant, le texte ne manque pas d'action, de rebondissements et se révèle sans temps mort, mais voilà une fois la dernière page tournée je suis beaucoup trop resté sur ma faim pour vraiment accrocher. C'est frustrant.
Le Diable d'Estelle Faye : Cette nouvelle est la première qui, je trouve, se détache franchement de ce recueil. Elle nous plonge dans un futur post-apocalyptique où la technologie est interdite par la religion. Un texte, comme souvent avec l'auteur, qui s'avère sombre, poétique et humain. Gabriel, le personnage principal, a réussi à me happer rapidement que ce soit à travers sa complexité, ses réflexions comme son évolution. L'auteur nous propose aussi de réfléchir sur de nombreux sujets comme la religion, l'importance de la technologie et ses conséquences ou bien encore sur nous-même. Un très bon texte, prenant et bien maîtrisé qui m'a captivé du début à la fin.
La Montre de Ménéas Marphil : On plonge avec cette nouvelle dans la ville de Montpellier, où des étudiants, fan de la série Fringe, décident de faire une blague à l'un de leur ami. Franchement l'idée de base n'est pas mauvaise et aurait pu se révéler sympathique, sauf que voilà je n'ai jamais clairement réussi à entrer dans ce récit. L'auteur en fait trop, principalement dans les explications, ce qui fait que j'ai trouvé cette nouvelle trop longue. de plus certains tics de langage est un style trop didactique à mon goût ont fait que je ne me suis pas obligatoirement senti le public cible pour cette nouvelle. Il faut dire aussi que je ne suis pas le genre de lecteur qui apprécie trop qu'on lui tienne la main, j'aime un peu de mystère et de découverte, hors là tout est aussi trop balisé pour moi je trouve.
Purple Brain d'Ugo Bellagamba : Cette nouvelle est plus, selon moi, une nouvelle hommage à André Brahic, scientifique reconnu qui a participé au festival et qui est décédén en 2016. Personnellement, concernant le texte, il n'est pas mauvais, se laisse lire et possède même une certaine poésie à travers certaines scènes dans l'espace. Mais voilà, pour moi ,il tombe justement un peu trop dans l'hommage, à travers un récit un peu trop simple et une conclusion convenue qui ne sert juste à mettre en avant con héros. Au final une nouvelle plutôt sympathique, qui se laisse lire, qui est loin de m'avoir marqué, mais qui devrait, je pense, toucher les lecteurs qui ont connu André Brahic.
Tokyodôme d'Olivier Paquet : Suite à la séparation d'un groupe de rock japonais, un de leur plus grand admirateur décide de créer virtuellement leur concert au Tokyodôme qui n'a jamais pu avoir lieu. Ce concert va alors rencontrer un succès inattendu et exceptionnel. J'ai trouvé cette nouvelle très réussie que ce soit dans le monde que développe l'auteur, comme dans la complexité des personnages présentés, mais aussi des réflexions présentées. Ce concert va ainsi profondément faire évoluer les membres de ce groupe et le tout est présenté de façon humaine et plus que convaincante. Il y a aussi tout du long ce travail sur la virtualité qui permet parfois de magnifier le réel et les questions que cela peut soulever. Au final une nouvelle réussie et prenante, qui m'a offert un très bon moment de lecture.
Modèle Mika de Paolo Bacigalupi : de nouveau une très bonne nouvelle avec ce texte qui nous plonge dans un avenir indéterminé, ou un policier voit débarquer une jeune femme qui vient se rendre pour un meurtre qu'elle vient de commettre. le problème c'est que la jeune femme est en fait un robot. le récit est bien construit, maîtrisé et surprenant offrant un texte intéressant à découvre et intelligent. Certes la notion d'humanité de la machine a déjà été traité de nombreuses fois, mais cela n'empêche ce récit de le faire de façon solide et intéressante. J'aurai peut-être aimé qu'il soit un peu plus long, mais cela ne l'empêche pas de s'avérer très réussi avec des personnages efficaces et complexes et quelques surprises.
Un Gentleman de Gérard Klein : Cette nouvelle est une réédition d'un texte de l'auteur de 1968. On découvre ainsi un homme, grand gentleman, qui n'arrive pas à trouver l'amour de sa vie dans un futur où être un gentleman est devenu désuet. On est ici dans une nouvelle à chute qui se laisse lire, mais n'a rien de vraiment marquant. La chute est devinable très rapidement et l'ensemble est parfois un peu trop simpliste pour vraiment s'avérer percutant. Cela n'a pas empêché un débat entre Marie Juliet et moi concernant la conclusion, mais je n'en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher la fin. Un texte que je classerai dans le vite lu, apprécié un minimum, mais rien de transcendant.
La Caverne aux Tofus de Jean Pettigrew : Alors ce texte est un peu étrange, on est clairement dans de la SF pleine d'humour et avec un côté absurde, sauf que j'avoue je suis resté hermétique à l'humour présenté. Il faut dire que l'auteur propose un monde où les règles et les lois scientifiques deviennent de plus en plus loufoque sans aucune véritable explication, ni tentative de cohérence, simplement pour faire de l'humour ce qui a du sûrement me bloquer. Je ne doute pas que cela fera rire d'autre lecteurs, mais j'avoue de mon côté je suis complètement passé à côté.
Le Truc qui Ressemble à une Machine de Karim Berrouka : de nouveau une nouvelle pleine d'humour où un homme récupère une drôle de machine. Un jour il va vouloir la tester et, à partir de là, les ennuis commencent. J'avoue j'ai plus accroché à ce genre d'humour, certes c'est barré mais l'ensemble ne donne pas l'impression de partir dans tous les sens. Une nouvelle plus que divertissante, qui m'a fait sourire, bien porté par des personnages loufoques et entraînants. Alors après c'est vrai que ce n'est pas le premier texte de l'auteur que je lis, loin de là, ce qui fait que certaines mécaniques, que ce soit dans la construction du récit ou des blagues, sont prévisibles, mais cela n'empêche pas l'ensemble de s'avérer plus que sympathique.
En Résumé : Je dois bien admettre que le cru 2016 de l'anthologie des Utopiales est loin de m'avoir vraiment captivé comme avait pu le faire celle de l'année dernière. Il y a bien trois textes qui sortent du lot, mais le reste oscille entre le moment de lecture plutôt sympathique et ceux qui ne m'ont pas accrochés. L'ensemble des nouvelles propose pourtant des récits variés avec beaucoup d'idées développées, même si toutes ne répondent pas pour moi à la thématique initiale, mais voilà il manquait un petit quelque-chose pour complètement m'emporter je pense. Au final un sentiment plutôt mitigé, même si l'ensemble se laisse tout de même lire facilement.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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celindanae
  06 juillet 2017
Cette anthologie est restée quelques temps dans ma PAL, puis l'avis de Xapur m'a donné envie de la lire et en plus elle fait moins de 350 pages (bon pour mes challenges de l'été 😉 ). le thème de l'anthologie 2016 est la machine et on trouve des auteurs de diverses nationalités, ce qui est un point appréciable. Comme souvent dans les anthologies, tous les textes ne se valent pas et certains textes ne m'ont pas du tout parlé alors que d'autres relèvent le niveau. Cependant, au final, on a une anthologie d'un bon niveau qui a le mérite de balayer beaucoup de variations sur un thème large.
Les machines sont de plus en plus présentes dans notre société et même si on ne peut nier leur grande utilité on s'aperçoit parfois de l'aspect dangereux qu'elles peuvent apporter. On retrouve ce thème dans Christine de Stephen King par exemple et plusieurs nouvelles de cette anthologie l'aborde. Dans Tokyodôme d'Olivier Paquet, la réalité virtuelle dépasse la réalité et a des conséquences inattendues sur la vie d'un groupe de rock, cette très belle nouvelle offre un questionnement sur les oeuvres d'art et leur devenir. Dans le Diable, Estelle Faye parle des peurs inconsidérées et des fausses croyances sur les machines. Ce texte aborde beaucoup de thèmes comme la religion et la crainte de la science et surprend agréablement. L'auteure nous prouve à nouveau son talent avec cette excellente nouvelle. La montre de Ménéas Marphil aborde la question de la prédictibilité des comportements humains suite à l'influence des machines. Karim Berrouka utilise l'humour dans le truc qui ressemble à une machine où un brocanteur trouve dans un vieux manoir des textes anciens et une étrange machine qui fonctionne bizarrement : elle semble faire apparaitre des éléments de livres qui peuvent s'avérer dangereux. La nouvelle est drôle et bourrée de références à l'imaginaire.
L'anthologie aborde également la question du rapport entre l'humain et la machine avec les problèmes qui y sont liés. Dans Modèle Mika, Paolo Bacigalupi, parle des problèmes posés par les machines ressemblant aux humains avec une androïde construite pour satisfaire les désirs des hommes. J'ai bien aimé ce texte qui se lit très bien, est intéressant et m'a donné envie de mieux connaitre son auteur. On retrouve également une androïde femme dans Un gentleman de Gérard Klein où un homme avec une façon de penser très vieux jeu va changer de goûts en matière de femmes. À noter que cette nouvelle date de 1968. Raphaël Granier de Cassagnac aborde le transhumanisme dans La machine de l'année où un homme se transforme peu à peu en machine. le texte offre pas mal de questionnements et se lit très bien. La nouvelle est lié aux romans de l'auteur comme c'est le cas de Fin de partie de Lev Grossman se situant dans l'univers de la série Magiciens que je ne connais pas et que je n'ai pas envie de lire après cette nouvelle plutôt brouillonne.
L'anthologie nous fait aussi voyager très loin en parlant de l'espace. La caverne aux tofus de Jean Pettigrew situe son action sur un satellite de Jupiter dans un texte confus et sans grand intérêt avec un humour auquel j'ai été hermétique. Purple Brain d'Ugo Bellagamba m' a donné envie de me pencher sur les ouvrages de l'auteur. Cette nouvelle bien écrite retrace le voyage d'une sonde et les recherches d'un astrophysicien avec de nombreux clins d'oeil au milieu de la SFFF. Dans Hesperia et pour la gloire Ann Leckie nous fait partir sur Mars avec un texte où la fin est intéressante et pleine d'hésitation.
On retrouve aussi des intelligences artificielles chez Simon Bréan dans La vieille dame où dans le futur les IA dirigent le monde. Je n'ai pas trop accroché à cette nouvelle, certes bien écrite mais assez froide. Dans Deep Space Mine de Catherine Dufour, un jeu virtuel est très présent, et une jeune fille enquête sur la mort de son frère. Il y a dans ce texte une certaine forme de second degré et une critique de certains aspects de notre société.
Beaucoup de points sont abordés dans cette anthologie qui a un sujet assez vaste. Des textes ne m'ont pas enchantée mais elle est d'un assez bon niveau avec 2 ou 3 nouvelles de très bonnes qualités.
Lien : https://aupaysdescavetrolls...
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Henri-l-oiseleur
  31 janvier 2017
Un recueil de science-fiction française, qui réserve au lecteur sa dose habituelle de bavardages engagés, d'idéologie et de leçons de morale (mais l'une de ces leçons est bien racontée, celle d'Estelle Faye, "Le diable"). le thème général du recueil étant la machine, quelques récits sortent du lot, en particulier l'histoire policière d'une machine sexuelle ayant assassiné son propriétaire, plongeant le policier chargé de l'affaire dans la perplexité : c'est l'excellent récit de Paolo Bacigalupi, "Modèle Mika". On regrettera le nombre important de réécritures de modèles connus, virus importé du cinéma, qui enlève au recueil beaucoup de son intérêt.
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