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EAN : 978B078KDYDKX
241 pages
Éditeur : (21/12/2017)
4.47/5   47 notes
Résumé :
Au soir de sa vie, Martial, paysan bourru, se remémore le parcours jalonné d’embuches de ses quinze dernières années. Notre vie d’adulte se façonne dans les premières années de notre enfance. Lorsque l’on évoque notre passé, il nous revient le souvenir d’un parent, d’une mamie, que l’on porte dans son cœur, et qui nous a soutenu dans cette étape délicate. Voici l'histoire de Martial et celle de son petit-fils Antoine, qui, au travers des tourments d’une famille qui ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
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Soukiang
  13 mars 2018
Comme un phare dans la tourmente de Wendall Utroi est un bijou de littérature, un concentré d'émotions à l'état ... pur !
Il y a un temps pour tout ... la naissance et la découverte des sensations, la petite enfance et les découvertes du monde avec des yeux émerveillés, l'adolescence avec les jeux de l'insouciance et les prémices du coeur, l'âge adulte avec ses joies et les vicissitudes de la vie, l'amour, les petits plaisirs, les joies et les moments de bonheur succèdent à des moments de peine et de souffrance et puis inexorablement, les rides se creusent un peu plus, les cheveux blancs apparaissent, le corps se meut de plus en plus difficilement, la roue tourne encore et toujours, les secondes s'égrènent puis les jours, les années filent à une cadence infernale, pas le temps de se retourner et déjà, au crépuscule de sa vie, que reste-t-il à faire ? Que reste-t-il de nos amours ? Quels souvenirs garderont et emporterons-nous dans l'au-delà ...
Pour Martial, son quotidien se résume à l'attente, celle de revoir encore sa fille unique et surtout son petit-fils, ce "petiot" qu'il affectionne tant d'un amour inconditionnel et d'une tendresse infinie.
En attendant leur visite, il se souvient ...
Jusqu'à présent, l'auteur, Wendall Utroi, était surtout connu pour ses thrillers (L'enjeu, Wanda, Un genou à terre ...) mais avec Comme un phare dans la tourmente, il livre un récit intime, personnel, tout en délicatesse et enrichi de sa propre expérience et de ses souvenirs.
Cela se ressent dès les premiers mots lus, il m'a été si difficile de lâcher cette lecture qui la place d'emblée parmi les plus belles et les plus émouvantes, jusqu'au bout de la nuit je suis allé chercher les derniers mots, je voulais tellement découvrir le fin mot de cette histoire et si ce n'était pas un éternel recommencement ...
Je remercie l'auteur de m'avoir proposé son roman, une personne avec qui j'ai eu le plaisir d'échanger quelques mots à propos de cette histoire toute personnelle, un plaisir de communiquer sur la vision de la vie, une philosophie, je sens la personne qui a atteint une certaine maturité, une forte dose d'empathie et de compassion à l'égard des autres, vivants ou disparus, à commencer par son grand-père. Il le précise d'ailleurs en préambule, ce qui était juste un brouillon il y a quelques années est devenu un livre et quel livre !
Le sujet n'est pas nouveau, quand une personne arrive aux confins de son existence, elle va invariablement et inévitablement, naturellement se livrer, se confesser, demander pardon le cas échéant, vouloir revoir une dernière fois ses proches les plus importants et essentiels à ses yeux, personne n'est immortel, il y a un temps pour tout ...
Mais tout l'art de décrire, de faire ressentir le personnage principal, Martial, un paysan de prime abord rugueux, taciturne mais entier dans son approche avec les autres, il ne connaît pas l'hypocrisie, c'est d'avoir réussi à lui donner un nom, un visage, à le rendre progressivement de plus en plus attachant au point de lui trouver toute l'empathie indispensable pour comprendre, l'écueil sans quoi il aurait été difficile d'en éprouver cette compassion, à faire craqueler le vernis sous lequel se cache une vie entière dédiée au labeur, à la terre, aux bêtes, à son exploitation agricole, ce milieu naturel et à part pour en faire davantage qu'un simple décor.
L'auteur sait manier les détails, tout est à sa place, rien ne semble singulier, une vie simple à la campagne, la maison devient un havre de paix et de sécurité, les arbres qui l'environne ont leur propre vie, ces éléments inaltérables et impertubables qui forcent l'admiration, les saisons qui se suivent et se ressemblent avec leur degré de variations, le cycle immuable de la nature, paisible et intemporelle.
Le respect de la nature est incontournable quand il s'agit d'aborder une histoire dans un tel cadre, bucolique à souhait, touchant, des phases de calme et de routine paisible, des valeurs et des richesses incomparables au regard de l'évolution de la société, pourtant l'histoire se passe juste au début des années 70 ...
"Ainsi allait la vie ..."
Cette histoire n'aurait pas eu le même impact sans l'aspect psychologique, l'écriture de thrillers en amont est un bon postulat de départ pour écrire et aborder ce qui va définir la colonne vertébrale de l'histoire, à savoir ce qui peut se passer dans la tête d'un paysan qui en a vu de toutes les couleurs, qui s'est forgé une carapace, une identité propre et personnelle, c'est un peu le "sauvage" du coin, il se déplace très peu en dehors de son tracteur pour labourer ou à l'occasion de longues promenades sur ses terrains, sans spoiler, je peux dire que Martial aura vécu, les épreuves de la vie qui vont lui tomber sur la tête, l'isolement, la solitude, rien ne lui sera épargné, pourtant il en faudra plus pour fissurer cette puissance de la nature qui se confond avec son milieu naturel, tous les signaux clignotent en faveur d'un ralentissement de ses activités, ses efforts pour se lever le matin, assurer la pérénnité de l'exploitation, travailler c'est vivre, vivre c'est travailler, le respect de la nature, la patience, aller au bout de soi-même, donner le meilleur, ne rien regretter jusqu'à ...
... ce temps qui passe, la confiance inébranlable mise à rude épreuve, le poids du passé qui rejaillit, les bons souvenirs se rappellent leur existence, la résistance aux affres des turpitudes de la vie et des autres, le titre éponyme du roman va alors prendre tout son sens et par le biais de sublimes métaphores magnifier toute la quintessence des émotions qui pourra éclore et éclater de ses plus belles parures. Les larmes ne sont jamais loin, de nature sensible, plus d'une fois, mon coeur a battu la chamade pour des raisons toutes personnelles également en sus de l'histoire, il est difficile de réprimer ses états d'âme, les flash-back surgissent, des bribes ou des moments privilégiés s'en mêlent, c'est la parade des coeurs légers et malgré tout, une lecture qui va apporter son lot de rebondissements comme dans toute vie, les personnages qui entourent Martial sont plein de vie, de ressentiments, de peurs diffusés et de craintes mélangées, les tourments de l'existence, les peines profondes qui entourent l'aura de chacun, les regrets éternels, les non-dits qui ont autant, sinon plus de force dans l'expression des sentiments, la colère, l'espoir qui succède aux désillusions, c'est tout le panel au grand complet des émotions contrariées et des amours contrastées qui va défiler devant vos yeux, vous faire chavirer votre coeur de lecteur, la fatalité de la mort n'est pas une utopie, le deuil des vivants est amplifié par l'impuissance de l'inaction, Martial réussira-t-il à tourner la page pour affronter le seuil ultime de sa vie, à trouver les ressources nécessaires pour affronter son destin, à freiner la marche inéluctable du temps, à dominer ses sourdes envies, à garder confiance en lui-même, à préserver suffisamment de forces pour les siens ...
Un dimanche à la campagne ...
Les réunions de famille sont toujours un moment spécial et précieux dans l'existence de tout un chacun, certaines personnes en profitent pour régler de vieux comptes, d'autres pour répandre la parole de la sagesse, des rires et des joies alternent des instants de mélancolie et de regrets éternels, des formules sous-jacentes sèment le doute, les odeurs et autres saveurs des plats préparés spécialement ce jour-là sentent la nostalgie, le temps semble toujours passer trop vite, l'occasion de transmettre des valeurs et des réflexions bienveillantes, la vie peut être parfois un long fleuve tranquille, si seulement ... avec des si, on peut refaire le monde, inlassablement, la simplicité de toute chose, avant la vie était mieux, l'incursion de gadgets technologiques avec leur lot de satisfaction éphémère, la mode de la ville, les habitudes chamboulées, les êtres humains ne changent pas dans leur profond désarroi ou leur solitude, la mort guette, méditation du temps qui change, les liens du sang intangible et inaliénable, l'appel du coeur, l'amour regorge de multiples facettes, l'impermanence des choses contraste avec celle qui donne dans l'inséparable, l'attachement à l'âme des vivants prenant alors une place prépondérante et exponentiel au regard de la futilité matérielle des objets, les sentiments ne durent jamais que dans la durée et surtout la réalité, les signes vitaux et inspirés, le regard, la présence de l'autre, le silence encore qui devient un langage à part entier avec ses propres codes, les fantômes du passé, le rituel immuable des saisons, des thématiques universelles qui sont transcendées au fil des souvenirs ressassés par le personnage principal, à travers lui-même et aussi des autres, Martial va découvrir des choses et d'autres, rien n'est jamais acquis, il va l'apprendre à ses dépends, j'ai trouvé qu'il avait un très haut degré de philosophie de la vie, de cette sagesse qui permet de voir la vie autrement, de ne pas s'arrêter à des détails propres à passer à côté de l'essentiel, personne n'en sortira indemne dans cette histoire qui respire, qui illumine dans ses larges vecteurs et conséquences, la providence n'est jamais loin, le combat est quotidien ...
Et la magie fut ...
L'héritage, les règles de transmission, le secret de la vie, la dévolution, l'amour qui se conjugue à toutes les sauces et pas seulement celle au regard de sa bien aimée, l'exaltation et l'osmose qui soutient les piliers de la maison, cette force émotionnelle brute qui peut rebondir à tout instant, tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir, un roman qui touche directement au coeur des âmes sensibles, dans le chaos des émotions et des sentiments éprouvés, dans la contradiction et les différences, composer devient une route plein d'obstables mais dont l'effort, la soustraction et surtout cette volonté de protéger ses semblables, d'aimer son prochain, de tout donner, de laisser des legs, des espérances de lendemains meilleurs, d'une vie meilleure emportent tout sur son passage, Martial n'a pas fait la Guerre pour ne pas éprouver de la fierté d'être, un résistant, un homme de valeurs, un être humain qui ne demandait rien d'autre que d'attention et d'amour, le temps est rude et traître, avoir peur n'est pas incongru ni la preuve d'une faiblesse mais bien la preuve que l'on vit, que l'on ressent, un moteur dans la vie, comme dit le dicton "Tomber sept fois se relever huit".
La plume de l'auteur est teinté de cette lenteur propre à la vie à la campagne, le respect de la nature et des saisons qui se suivent, l'amour des animaux qui dépasse le cadre du domestique, une histoire dont émane de purs instants de poésie propre à vous donner le frisson, plus d'une fois, cela m'a simplement pris aux tripes, un rendu émotionnel puissant dans les rapports non-verbiaux entre différents personnages, des scènes qui vous marqueront durablement.
Martial incarne ce socle, cet âme érigée en forteresse, sa maison est un refuge mais pas que, c'est la quiétude et la bienveillance réunies, le témoin de tous les meilleurs souvenirs de sa vie, la bonté et l'ivresse parfumée qui se dégage de ce lieu, un sentiment d'urgence va naître progressivement au tréfonds de son âme, puisant au plus profond de lui-même pour soulager sa conscience et celle des siens, sera-t-il à la hauteur de cette ultime ... récolte existentielle ?
Un roman absolument émouvant qui convoque la tendresse à vous fendre le coeur et à tous les étages de votre soupape émotionnelle, la vie sous toutes les coutures avec ses aléas, un roman qui se veut optimiste, une belle leçon de philosophie de la vie, prendre la vie du bon côté, vivre l'instant présent, demain est un autre jour, à chaque jour ses joies et ses duretés n'a jamais été aussi vrai pendant toute cette lecture, je vous invite vivement à lire Comme un phare dans la tourmente de Wendall Utroi Auteur.
Un livre auto-édité dont vous vous en souviendrez ... longtemps.
Je serai tenté de dire aussi, plus vous êtes agé, plus vous serez en mesure de prendre toute la dimension sentimentale que cette histoire pourra vous apporter. Ce rapport intarissable avec le temps qui passe.
Je termine avec deux citations qui en disent long sur l'une des thématiques principales du livre, le rapport entre un grand-père et son petit-fils ...
"Personne ne peut faire pour les enfants ce que font les grands-parents. Ceux-ci répandent une espèce de poudre d'étoiles sur leurs vies." (Alex Haley, artiste et écrivain, auteur notamment de Racine et L'autobiographie de Malcom X)
"La meilleure façon d'aimer quelqu'un, c'est de ne jamais oublier qu'on pourrait le perdre à tout instant."
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Julitlesmots
  24 décembre 2017
Ceci n'est pas une fiction... La vie est loin d'être un long fleuve tranquille...
Chaque enfant grandit grâce au regard que l'on porte sur lui et ce regard fera de lui l'adulte qu'il sera...
L'auteur y a mis ses tripes... Il a déposé à nos pieds une histoire vécue... avec une rare sensibilité, une écriture fluide et une plume poétique.
Si vous avez déjà lu un de ses livres, ne vous attendez pas à découvrir un thriller, celui-ci est bien différent... Beaucoup plus personnel...
Wendall a l'art de manier les mots, l'art de nous transporter dans un conte, en racontant... Se racontant... Et tout est beau, tout est simple... Même dans la douleur...
L'auteur fait une belle confidence à son lecteur... Une confidence qui se lit tout en douceur... Pour évoquer des souvenirs que l'on sent tellement vivace, que notre imagination fait défiler au rythme de cette lecture... du déroulé d'une tranche de vie...
Une vie simple, une introspection... Une remise en cause...
Un gamin qui toute sa vie sera guidé par un amour simple, sans concession...
Martial, paysan bourru, se plonge dans ses réflexions, dans ses souvenirs... Ces 15 dernières années ont été parsemées de hauts, de bas...Et le bonheur a toujours été au rendez-vous... Malgré les embuches, malgré les déchirures...
Cette relation entre ce grand-père et son petit-fils Antoine, sera une construction pour l'un et une introspection pour l'autre... Une réflexion sur l'expression des sentiments... Dire que l'on aime n'a souvent pas besoin de mots... A juste besoin d'un regard, d'un geste de tendresse... Surtout d'une présence...
Une présence qui ne soit pas asphyxiante, mais constructive...
Il suffit d'un regard, d'un mot pour illuminer votre vie entière... Et c'est bien ce que Wendall Utroi nous apprend...
Cet enfant, c'est moi, c'est toi, c'est nous... C'est l'auteur qui se dévoile et qui rend un bel hommage à la personne qui apporte le plus... La personne qui fera de toi l'adulte équilibré... La personne qui sera la lumière qui te guidera...
Tout est feutré... C'est intime, c'est beau mais sans jamais tomber dans le gnangnan... Même dans les moments les plus durs, on lève la tête, on se tient droit et on affronte... Ainsi va la vie...
« Notre vie d'adulte se forge dans les premières années de l'enfance. Lorsque l'on évoque notre passé, il nous revient souvent le souvenir d'un parent, d'une mamie, que l'on porte dans son coeur, et qui nous a épaulé dans cette étape délicate. »
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Valmyvoyou_lit
  02 avril 2018
J'ai demandé ce livre en service presse, car je le voyais souvent passer sur les réseaux sociaux. À chaque fois, c'étaient des commentaires élogieux.

Ce livre, je n'ai pas eu la sensation de le lire, j'ai eu l'impression que l'auteur me le susurrait à l'oreille. L'écriture est intimiste, douce et poétique et cela a créé un cocon autour de moi.

Les personnages sont superbement dépeints. C'est comme si j'avais vécu avec eux.

Martial est un homme un peu rustre, avec un coeur en or. Il peut paraître bourru, mais au fond de lui, c'est une guimauve. Il a perdu sa femme lorsque sa fille, Mylène, était adolescente. Il a fait des erreurs avec cette dernière, comme tous les parents, mais son amour est véritable. Il souffre de la savoir mal mariée et de ne pas voir suffisamment son petit-fils. Chaque fois que Mylène a besoin de lui, il répond présent.

Mylène est une femme qui n'a pas toujours fait les bons choix de vie. Son mari est violent et toxique. Mais, quand on est sous l'emprise d'un tel homme manipulateur, il est difficile de se sauver soi-même.

Antoine, dit Toto, est le fils de Mylène. Ce jeune enfant va avoir du réconfort auprès de son papi. Celui-ci va lui donner des repères, de l'amour. Ce garçon est très attachant, j'ai eu souvent envie de le prendre dans mes bras. J'ai eu envie de consoler l'enfant que j'ai pu être à certains moments.

Anne travaille pour Martial. Mais leur relation est beaucoup plus forte qu'une relation de travail. Cette femme est merveilleuse, elle aussi. On a envie de se nicher contre elle et de se confier.

Et puis, il y a les personnages plus noirs, ceux qui font souffrir tous ces êtres magnifiques que je viens d'évoquer.

Les sentiments, également, sont décrits avec une telle subtilité que je les ai ressentis en moi.

Avant d'écrire ma chronique, j'ai eu besoin de prendre du recul. La personnalité de Martial m'a, par certains aspects, fait penser à mon beau-père qui nous a quittés, il y a dix mois. Mais surtout, il m'a rappelé ma grand-mère. Il m'a surtout fait revivre la merveilleuse relation que j'avais avec ma mamie. Elle était, pour moi aussi, mon phare dans la tourmente. Elle a toujours été là pour moi et comme Martial, elle me donnait de la confiance en moi. Comme Antoine, si je suis la femme et la maman que je suis, c'est grâce à elle et à son amour. La vie m'a offert ce merveilleux cadeau d'être sa petite-fille. Et comme Martial, elle cachait derrière son caractère, quelle femme de coeur elle était.

Je pense que l'on peut tous s'identifier à un des personnages, en fonction de notre vécu.

La suite sur mon blog.

Lien : http://www.valmyvoyoulit.com..
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Fabie13600
  24 février 2018
J'ai lu pratiquement tous les livres de cet auteur et je dois bien avouer, qu'encore une fois, il m'a comblée avec ce récit.
Nous faisons donc la connaissance de Martial, ce grand-père réservé, à un moment crucial de sa vie, qui en se remémorant plusieurs souvenirs, nous dévoile un pan de son histoire et celle de ses proches. On va partager des moments inoubliables de bonheur comme de tristesse, constater certaines de leurs difficultés.
C'est le genre de livre qui, en réveillant des tas de sentiments, peut tous nous toucher et même nous faire remonter nos propres souvenirs, mais surtout nous montrer que notre construction dépend énormément de nos proches et de leurs agissements.
J'ai vraiment été touchée, chamboulée pour différentes raisons.
Tout d'abord par le lien qui lie ces deux êtres qui va au-delà les liens du sang. Ils sont complémentaires, en osmose. Cet homme va, par amour, prendre sur lui, évoluer pour aider au mieux les siens. Sans jugement seulement guidé par son coeur, il va les épauler, les conseiller, les guider, les prendre sous son aile.
Ensuite cette histoire m'a permis de faire remonter mes propres souvenirs durant lesquels mon grand-père était mon refuge, ma bouée. Sans aucune parole, juste en un échange de regards, il pouvait regonfler mon coeur de petite fille.
Par ses descriptions, Wendall nous montre l'importance de nos anciens, non seulement pour l'amour inconditionnel et sans faille qu'ils nous donnent, mais aussi pour la richesse qu'ils transmettent par leurs expériences, leurs vécus, leurs savoirs.
Grâce à une écriture fluide, très aboutie, remplie de sincérité et de justesse, il nous bouleverse le coeur et marque notre esprit. Il réveille des tas d'émotions enfouies, nous retourne comme des crêpes.
Pour être honnête, j'ai beaucoup pleuré tellement j'ai été émue et touchée mais il y a aussi de très jolis moments remplis d'amour, de joie, d'amitié,…
Je l'ai lu d'une traite me laissant porter par les mots mélodieux et l'écriture délicate de l'auteur.
On sent bien qu'il a mis beaucoup de lui dedans tout en nous permettant de nous identifier à ses personnages.
Pour finir ce livre est une vraie pépite à mes yeux, le type de romans qui nous laisse des traces et qui crée un raz de marée dans nos coeurs.
Donc je ne peux que vous le conseiller en espérant qu'il vous touchera autant que moi et restera comme un phare dans nos vies.
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lenoir_emilie_72
  19 février 2018
Voici le tout dernier roman de Wendall Utroi que j'ai beaucoup aimé. L'histoire est à la fois belle et bouleversante. La relation de l'enfant, Antoine, avec son grand-père est pleine d'amour et de bienveillance. Martiale fait figure d'homme sage, un dur au coeur tendre, un grand-père qu'on aurait aimé avoir. L'auteur nous parle de ces personnages avec une grande délicatesse. On s'attache très vites à eux.
Puis il y a un côté plus sombre à l'histoire qui touche au sujet des violences conjugales. Antoine, de façon quotidienne voit ses parents se déchirer. Son père, Alex, a la main leste et plein d'hostilité dans son langage envers Antoine et sa mère. J'ai détesté ce personnage. On ressent plein d'émotions dans le roman, du dégoût, de la haine pour le père mais également de la peine pour ce petit garçon et sa mère. L'auteur raconte leur histoire avec beaucoup de crédibilité, ce qui se passe dans cette famille, le jeu de manipulation du père, le cheminement psychologique de la mère...ect sont malheureusement des choses que l'on peut retrouver dans la vie réelle.
Tout au long du roman, on se laisse porter par l'histoire qui est très bien écrite. On s'imagine assez facilement dans ce décor, à la ferme avec les animaux très présent dans l'histoire, cela rajoute une note de douceur au texte. J'ai relevé de nombreuses citations, qui viennent embellir le texte. Cela m'a beaucoup fait penser au style d'Agnès Lédig que j'apprécie pour la délicatesse qui se dégage de sa plume. Je ne peux que vous encourager à découvrir ce roman mais également les autres de Wendall que j'ai tous aimé.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   26 décembre 2017
Quand l’enfant observait son grand-père, ses yeux brillaient d’étonnement, il se transformait tour à tour en un magicien savant, un ami des animaux qui savait leur parler, un génie du bricolage, ou parfois un ours mal léché au grand cœur. Ces deux êtres étaient devenus inséparables, le plus petit suivait le plus grand, qui lui, sans cesse, regardait derrière lui, une chaîne d’amour concentré.
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Armony22Armony22   23 février 2018
Un jour, tu te réveilleras différente. Un matin, pour une raison que tu ignores, tu tourneras une page. Celle d'un passé révolu qui te colle aux godasses comme un chewing-gum quand le soleil brûle l'asphalte. La page d'un passé qui se rappelle à toi sans cesse, qui cogne dans ta tête à la façon d'un pivert endiablé. Un passé qui suce la moelle des rêves, qui décapite les embryons d'espoir et noircit l'âme.
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PonderosaPonderosa   20 février 2021
Ce n'est pas aussi simple. Je le reconnais, il a la main lourde, de plus en plus souvent, je mourais de peur sinon je n'aurais pas appelé au secours, mais en même temps, au fond de moi je sais que je l'aime, c'est le père de mon fils. Je ne suis pas fichue de faire quelque chose correctement, je n'ai jamais travaillé ; une bonne à rien, il ne cesse de me le répéter et il a fini par m'en convaincre. J'ai un caractère impulsif, jaloux, et quand je lui pourris la vie, il en devient brutal, je ne devrais pas l'énerver, mais aucun autre ne me supporterait. Alors sans lui, je deviens quoi ?
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lenoir_emilie_72lenoir_emilie_72   18 février 2018
Se cogner la tête contre les murs en permanence, en espérant le casser et pouvoir passer en force, c'est souvent peine perdue. Parfois il vaut mieux faire demi-tour pour emprunter une route différente. Au début, tu crois que tu perds ton temps et que tu dépenses ton énergie pour rien, puis quand tu te retrouves de l'autre côté de l'obstacle, alors tu réalises que tu as choisi le bon chemin.
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lenoir_emilie_72lenoir_emilie_72   19 février 2018
La peur, c'est un peu comme si tu roulais sur ton vélo en appuyant toujours sur les freins. Elle te fatigue, elle t'empêche d'avancer dans la vie, elle te fait vivre les joies et les bonheurs avec moins d'intensité. N'aie pas peur, laisse-toi griser par la vitesse, apprécie les descentes, quitte à tomber. Tu auras mal, mais tu te relèveras encore plus fort.
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