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EAN : 9782253181576
320 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (29/09/2021)
4.44/5   142 notes
Résumé :
« Il est temps pour moi de m’effacer, mais j’ai tellement à dire, ou plutôt à écrire. J’ai prêté le serment de ne jamais parler de ce qui suit, mais je ne me suis pas interdit de l’écrire. J’emporterai ces pages dans ma tombe, avec moi, sans regret. Je ressens aujourd’hui le besoin de libérer mon âme qui se lamente, enchaînée par les souvenirs, cadenassée par les remords. Ma plume sera la clé, le remède à ce mal qui me ronge et qui habille mes nuits de cauchemars. »... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (97) Voir plus Ajouter une critique
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Kirzy
  28 octobre 2020

J'aime les polars historiques qui nous immergent totalement dans une époque. Et celui-ci est fort réussi.
Direction les bas-fonds de Londres, deuxième moitié du XIXème siècle sur les pas d'un inspecteur de Scotland Yard, intègre et obstiné, chargé d'interroger des témoins dans le cadre d'un scandale qui, s'il éclate, impliquera la famille royale britannique … sans qu'il sache exactement la teneur du potentiel scandale. Procédé très intelligent qui place le lecteur au même niveau que l'enquêteur : comme lui, il découvre progressivement les ressorts sordides de l'affaire, comme lui, il a la nausée à mesure qu'il plonge dans ces bas-fonds.
Basé sur des faits réels ( le scandale de Cleveland Street en 1889 qui a impliqué le prince Albert Victor de Clarence, petit-fils de la Reine Victoria, et quelques Lords ), le récit policier très bien mené se transforme en critique implacable de l'hypocrisie de la société victorienne et de ses nantis drapés dans un puritanisme de façade, plein de morgue et de mépris à l'égard des indigents.
La description des quartiers mal famés de Londres dans le West End ( autour de Whitechapel, Stepney ou Limehouse ) est très vivante et saisissante : workhouses indignes ( sortes d'hospices où les plus précaires, souvent des filles-mères travaillent jusqu'à 18 heures par jour dans des conditions honteuses ), prostitution omniprésente, lupanars et bordels à foison, trafic d'enfants, filières pour obtenir des fillettes vierges avec certificat médical garantissant la qualité du « produit » … on n'est pas loin d'un Dickens, Palliser ou Stead pour dénoncer toute cette misère qui semble être un miroir inversé de la bonne société victorienne.
J'ai plus de réserve sur la construction du roman, un peu maladroite à mon sens car coupant l'élan de l'action. L'auteur a fait le choix d'une trame contemporaine pour aiguiller le lecteur : un cantonnier découvre dans la tombe d'un cimetière une boîte contenant les carnets complets que l'enquêteur anglais du XIXème anglais a écrit pour soulager sa conscience. Ces passages sont relativement courts par rapport au récit des carnets, mais je les ai lus en ultra diagonale, les jugeant peu intéressants par rapport à l'intrigue dix-neuvièmiste, passionnante, elle. Même si j'ai bien compris l'intention louable de l'auteur de dénoncer les violences faites aux femmes du XXIème siècle face à une loi des hommes qui perdure depuis des siècles malgré des avancées certaines.
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lyoko
  12 février 2021
Quel roman captivant ! L'auteur a su tenir le lecteur en haleine avec juste un manuscrit retrouvé.
Et bizarrement, ce roman (pour la partie manuscrit) qui se passe pourtant dans l'Angleterre du XIXeme siècle est tellement d'actualité. Il met en évidence que les lois créées hier sont parfois revisitées pour un intérêt bien sombre. Je n'en dirais pas plus et je vais sans doute sembler mystérieuse , mais je ne veux pas spoiler. Car très franchement c'est un roman a lire pour ceux qui aiment être happés par une histoire qui parfois fait froid dans le dos.
Les personnages sont très travaillés et l'écriture agréable. Couper les passages entre passé et présent donne encore plus envie de savoir.. ça rajoute au suspens et on lit ce roman sans s'en rendre compte.
Je suis conquise par ce roman où je découvre l'auteur. Il est fort probable que je continue à lire un auteur qui a su m'emporter.
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LePamplemousse
  18 novembre 2020
Un fossoyeur du nord de la France découvre par hasard des feuillets rédigés en anglais dans un vieux cercueil devant être déplacé.
Ne maîtrisant pas cette langue, il fait appel à sa fille, une infirmière d'une trentaine d'années pour traduire ces écrits qui l'intriguent.
Il va alors découvrir que l'homme enterré là était un policier anglais et que ce sont ses mémoires qu'il a voulu consigner avant sa mort.
J'ai beaucoup aimé naviguer entre les deux époques, la notre avec Jacques, un employé sans histoire et l'inspecteur anglais qui travaillait pour Scotland Yard au siècle dernier.
Ce qu'il relate dans ses écrits va captiver Jacques et sa fille et je dois me compter dans le lot, car j'ai dévoré ce roman qui nous emmène dans un Londres misérable, sombre, sale et puant où régnait une pauvreté extrême et des conditions de vie déplorables pour toute une partie de la population.
Cet inspecteur nous fera pénétrer les arcanes du pouvoir, nous serons témoins de pratiques ignobles et notamment du sort abominable réservé à certaines petites filles et jeunes femmes. Certains personnages ont réellement existé et certains faits sont authentiques, ce qui donne au récit un côté encore plus malsain et terrifiant.
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Franckync
  04 novembre 2020
Titre : La loi des hommes
Auteur : Wendall Utroi
Editions : Slatkine & Cie
Année : 2020
Résumé : Jacques, employé de mairie, est chargé d'entretenir le cimetière de son village. Lors du déplacement d'une tombe, il découvre une boîte en fer contenant une liasse de feuillets rédigée en anglais. Aidé par sa fille, le cantonnier se met en tête de traduire ce qui se révélera être un document précieux : les mémoires d'un inspecteur des moeurs de Scotland Yard confronté à une affaire mettant en cause les plus hautes instances du pays.
Mon humble avis : Première lecture d'un roman de Wendall Utroi, un auteur français dont j'avais entendu le plus grand bien avant d'entamer la lecture de cette loi des hommes. Un thème attirant, une enquête dans un contexte et une période passionnante ( l'époque Victorienne ), le fait que je n'avais pas lu de polar depuis longtemps, autant de raisons qui m'ont incité à lire ce roman publié chez Slatkine. Basé sur des faits réels, le scandale de Cleveland Street qui défraya la chronique en 1889, le roman d'Utroi dresse un constat effroyable du quotidien des indigents de cette époque dans les bas-fonds Londoniens. Âmes sensibles s'abstenir, il est ici question de pédophilie, de trafics d'enfants des deux sexes, de certificat médical attestant de la virginité du 'produit', de violence, de domination, bref, de toutes les perversions dont sont capables certains êtres humains derrière une façade de respectabilité et d'honneur. L'enquête est palpitante, avec un petit bémol sur les allers-retours entre les époques qui pour moi n'apportent pas grand chose, mais ce n'est pas l'essentiel, la loi des hommes est un bon thriller historique, noir, poisseux et un témoignage atroce sur la condition des femmes, des homosexuels et de tous les laissés pour compte pendant l'époque Victorienne. Dans cet océan de noirceur, l'inspecteur Wallace et ses collègues sont comme des phares dans la nuit : droits, humains, ils sont la part d'humanité qui manque à cette société, une bouée d'oxygène dans cet océan de noirceur. Mention spéciale pour Wallace himself, un personnage attachant, idéaliste, qui vaut à lui seul qu'on se penche sur cette oeuvre. Un bon thriller historique, encore une fois.
J'achète ? : Roman social autant que thriller historique, cette loi des hommes ne vous laissera pas indifférent. Je ne connaissais pas Wendall Utroi avant de lire ce roman mais, à l'avenir, je serai ravi de lire d'autres textes de cet auteur.
Lien : https://francksbooks.wordpre..
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jolliyaya
  16 mai 2021
Alors oui, ce thriller historique est efficace.
On a envie d'en savoir plus sur le contenu de ces pages rédigées en anglais, retrouvées par le cantonnier Jacques dans un cercueil qu'il lui a fallu déplacer. Dès lors qu'il apparaît qu'il s'agit des mémoires d'un inspecteur de Scotland Yard sur une enquête menée dans le plus grand des secrets, on se laisse happer car on se demande où cela va nous mener.
C'est l'occasion d'en apprendre sur les bas-fonds du Londres de la fin du dix-neuvième siècle où cohabitaient la misère et la prostitution et où le beau monde venait s'encanailler et s'autoriser des comportements proscrits par la loi. L'application de la justice n'avait rien d'impartial en fonction du milieu dont étaient issus les prévenus.
Toutefois, les réactions de notre homme, comme celles de l'enquêteur dont il découvre l'histoire, m'ont semblé disproportionnées et empreintes de naïveté.
Que le premier oublie ses principes puis ment à sa femme, perd le sommeil et ne vit plus que pour cette intrigue me semble exagéré.
Que le second, a priori professionnel reconnu et compétent, mettent autant d'affect et de sentiment dans son investigation est peu crédible.
La psychologie des personnages ne m'a pas convaincue.
Enfin, l'ouverture finale sur le peu d'avancée et même le recul de l'arsenal législatif quant à la question du consentement d'un enfant de 11 ans, suite à la réforme de 1980, est tout à fait louable. Ce sujet a largement occupé les débats depuis. Mais il est amené lourdement et maladroitement et, vu son importance, en ressort traité hâtivement.
Dernier point, anecdotique, mais qui m'a interpellée, je n'ai pas compris où voulait nous emmener l'auteur en mettant en exergue le fait que le nouveau copain de Aude est noir. Je serais preneuse de vos avis sur l'intérêt de cette information et la manière dont il la traite.
Challenge ABC 2020/2021 ( il fallait trouver un auteur en U)
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   02 décembre 2020
J’ai découvert la rue avec un regard différent. Tout me semblait étranger désormais. Là où j’appréciais l’effervescence ne se trouvaient plus que misère, relents de bière et obscénité. Les cours, si animées, n’étaient plus que dépotoirs immondes où les déchets se mêlaient aux pavés branlants. Les travailleuses et les mères de famille respectables me dégoûtaient ; elles se baladaient sans corset, dépoitraillées sous un châle à l’odeur de sueur âcre, les chausses crottées, et les jupes rapiécées. Elles s’étaient muées en de vulgaires païennes, sans avenir, résignées à leur médiocrité.
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lecturesdisalecturesdisa   22 avril 2021
« 𝙹’é𝚟𝚘𝚕𝚞𝚊𝚒𝚜 𝚍𝚊𝚗𝚜 𝚞𝚗 𝚖𝚘𝚗𝚍𝚎 𝚘ù 𝚕𝚊 𝚓𝚞𝚜𝚝𝚒𝚌𝚎 𝚗𝚎 𝚜𝚎 𝚖𝚘𝚗𝚝𝚛𝚊𝚒𝚝 𝚜é𝚟è𝚛𝚎 𝚚𝚞’𝚎𝚗𝚟𝚎𝚛𝚜 𝚕𝚎𝚜 𝚙𝚊𝚞𝚟𝚛𝚎𝚜, 𝚕𝚎𝚜 𝚖𝚒𝚜é𝚛𝚊𝚋𝚕𝚎𝚜, 𝚕𝚎𝚜 𝚙𝚎𝚝𝚒𝚝𝚜. 𝚂𝚘𝚗 𝚐𝚕𝚊𝚒𝚟𝚎 𝚜𝚎 𝚜𝚘𝚞𝚕𝚎𝚟𝚊𝚒𝚝, 𝚜’𝚊𝚋𝚊𝚝𝚝𝚊𝚒𝚝 𝚝𝚎𝚕𝚕𝚎 𝚕𝚊 𝚏𝚘𝚞𝚍𝚛𝚎 » 
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   25 novembre 2020
Londres n'était qu’un immense bourbier , un marais nauséabond entouré de collines où vivaient, les pieds au sec , les nantis, les riches , les puissants.De temps à autre , ils venaient se mêler à la puanteur des bas-fonds , dans le seul but d’assouvir leurs bas instincts. Il n’y avait pas d’amour , de respect, de curiosité, ni d’envie de partage ...simplement un plaisir fugace et tarifé , un moment arraché à leur ennui , à une vie vaine et fade où les ivresses tristes n’avaient ni parfum ni goût . J’avais pitié d’eux , j’avais honte d’eux , honte de moi.
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collectifpolarcollectifpolar   26 novembre 2020
Mais ce qu’ils ne chantaient pas sur les toits, ces cochons de bien-pensants, c’est que leurs maîtresses ne leur suffisaient plus. Eux ce qu’ils voulaient, c’était de la chair fraîche, des poupées de la rue, mais des neuves, des vierges, des filles vertes. Et ça ne les dérangeaient pas de payer le prix fort. » … « J’ai donc commencé à jouer les entremetteuses » … « C’était des gamines, à peine sorties de l’enfance, elles rêvaient de belles toilettes, de chaussures neuves… il suffisait de s’amuser un peu avec un monsieur.
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jolliyayajolliyaya   15 mai 2021
Vivre est un long périple, qui consiste aussi à se découvrir, en acceptant de n'être pas parfait, à admettre ses faiblesses et ses défauts, pour mieux comprendre et aimer les autres.
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