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EAN : 9782351686850
192 pages
Éditeur : Editions Les 2 Encres (13/10/2014)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Isis est une artiste peintre, belle, jeune, fantasque, éprise d'absolu, qui rêve d'un amour à la fois romantique et intense, qui la comblerait au-delà de tout. Même si elle est très amoureuse de Marc avec qui elle vit depuis plusieurs années, ce dernier ne correspond pas du tout à son idéal masculin : il est à l'opposé de son esprit rebelle et passionné, il mène une vie bien rangée et tellement conformiste qu'elle l'étouffe. Les disputes et retrouvailles entre les d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Wiewowas
  02 juin 2019
Elle goûte l'amour d'un Pygmalion
Mais il ne l'a pas abreuvée
Vite elle le quitte pour un autre homme
Mais il joue aux soldats de plomb !
Se chausser de hautes compensées,
Ça compensait beaucoup de choses
Son quotidien en noir et gris
Dans un appartement sans cris
Elle se prenait pour un tableau
Qu'elle peignait dans les boutiques :
Un chemisier orange perdue,
Un manteau fluide couleur de mer
Et elle « peignait » des crépuscules,
Des champs de blé en forme de femme,
Des barbouillages sur les murs
Et même des serres à papillons !
Corbeaux, Mont-Blanc et perroquets…
Où était-elle dans tout cela ?
Elle se « peignait » pour des passants,
Dragueurs, clochards et balayeurs
Elle ne bossait que pour se « peindre »
Chez Cavalli, Miu-Miu, Rykiel,
Sara Berman ou Paul &Joe,
Un « pinceau » au prix à se pendre !
Un jour ses placards étaient pleins :
Plus de vêtements que de sorties
Toujours personne pour la suivre
Dans ses folies et ses passions
Il jouait à ses soldats de plomb
Et il l'aimait sans la comprendre
Elle n'osait pas s'en séparer,
Elle était seule à s' mordre les lèvres
Elle ne savait jamais choisir,
Elle se comparait au mille-pattes
Coupé en vingt et un segments
Portant chacun sa paire de pattes !
Éprise de ses « semelles de plomb »,
Comment être une étoile filante ?
Mille-pattes part dans mille directions
Carnet, son meilleur remontant !
Isis est certes artiste peintre,
Peintre aux yeux aveuglés de larmes
Son chevalet décapité
La voyait rarement travailler…
Isis finit par croire
À un amour né de la dernière pluie
Qui enfin lui semble le bon.
Noir, blanc, vert sont ses coloris !
***************************
Le coup classique, comme vous diriez.
J'étais Isis, Pauline, Pommette,
J'étais la femme au prénom bleu,
Mon héroïne vêtue de mots
À quatre pattes sur un tapis
D'éveil, en chaussures compensées,
Je regardais se colorer
Des pyjamas et des bavoirs…
Ma vie, j'en ai écrit mille pages !
J'en ai coupé huit cents détails
Enfin je prends de la distance,
Dix ans après je flingue tout !
Ma poésie, ma belle flingueuse
Qui flingue la prose et le roman
Ma poésie, mon amour fou,
Où vais-je, ma ruine, ma Dalila ?
+ Lire la suite
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kielosa
  24 avril 2018
Isis, l'héroïne du roman de notre écrivaine et babeliote venue de l' Est lointain, "était seule avec son bonheur débordant, qu'elle ne pouvait pas épancher". Il est vrai que son beau Marc, avec qui elle partage la vie depuis 3 ans, est ce qu'on appelle un "pantouflard", qui après son travail préfère visionner une DVD ou écouter de la musique. Rien de dramatique en soi, s'il n'y avait pas 2 grands Mais. D'abord, ce récit est situé à Paris, où il se passe toujours 1000 choses intéressantes et ensuite Isis, la trentaine, est une jeune dame super-dynamique, qui adore mettre à profit ce que la Ville Lumière a de mieux à offrir.
L'Isis de l'ouvrage, qui est une artiste peintre qui donne des cours de peinture, fait, bien entendu, penser à sa créatrice : Maryna Uzun. Il suffit de remplacer peinture par musique, car elle est un virtuose du piano qui donne des concerts et des cours de cet instrument à l'École Prizma de Boulogne Billancourt.
Elle est originaire d'Odessa à la Mer Noire en Ukraine (comme mon épouse d'ailleurs). Elle est arrivée en France en 1997, à l'âge de 23 ans, et s'est mise à étudier la langue française par autoapprentissage. Cinq après, elle publie 2 oeuvres littéraires en Français : "Voix sous les lilas" ,en mars 2004, et "L'escalier d'Odessa", en septembre 2004. le fameux escalier, image iconique d'Odessa, depuis la célèbre scène du film "Le Cuirassé Potemkine" de Sergueï Eisenstein de 1925 et que la plupart d'entre nous a probablement vu. Au bout de 5 ans, 2 livres, il faut le faire ! Sincèrement bravo !
Par après ont suivi "Les silences d'Isis", en 2014, et la même année "Le voyage impaisible de Pauline", qui a accueilli 6 critiques favorables sur Babelio.
En plus, Maryna Uzun avait déjà publié, en 2003, un ouvrage spécialisé : "Ethnologie de la création musicale contemporaine". Également en Français (sous le nom de Maryna Both-Uzun), après à peine 4 ans de cours de Français. Décidément !
Il n'est guère simple de résumer cet ouvrage, qui constitue, en fait, le récit d'une liaison amoureuse d'un jeune couple, avec ses hauts et ses bas, ses aléas dramatiques, ses explosions et réconciliations passionnelles, ses attentes, espoirs et frustrations. Ainsi que ses escapades, à Venise, en Bretagne (d'où Marc est originaire)... et ses belles retrouvailles, malencontreusement, parfois de très brève durée.
Et la comparaison par Isis de ses rapports avec Marc et les relations entre les 2 couples de leurs amis : son ami de jeunesse, Maximilien, qui prépare un doctorat, avec sa compagne, Nathalie, une assistante sociale et Jérôme, un aveugle, avec Tatiana, d'origine russe, et mère de la petite Sonia.
Puis, il y a fatalement les souvenirs. Pour Isis sa vie d'avant avec Julien, un créateur comme elle, qui lui a ouvert le monde des artistes de la capitale française. Seulement son caractère tout sauf simple et l'écart important d'âges, lui a incité à rompre leur coexistence. Une décision qui a été difficile à prendre vu la forte personnalité de cet ex.
J'ignore, bien sûr, dans quelle mesure cette histoire est autobiographique d'un pan de la vie de Maryna Uzun, aussi bien que je me méfie de juger ce couple et surtout cette Isis, ne voulant certainement pas offusquer ou froisser une talentueuse artiste pour qui j'ai beaucoup d'admiration.
Mais lorsqu'on s'engage dans la chronique d'une oeuvre, et lorsqu'on dit A, il faut dire aussi B, quand bien même qu'on risque les foudres de l'auteure ! Je dirais donc, en doublant la prudence que la situation impose, que l'Isis de Maryna n'est pas exactement une compagne de tout repos.
Je compatis avec le brave Marc de ne pas être toujours à la hauteur des sentiments artistiques et amoureux hautement développés de sa bien-aimée. Je sais qu'il se montre parfois rustre, distant, évasif et même un peu fainéant, mais c'est surtout un bon bougre pour qui Isis est plus qu'une femme aimée... un vaste programme !
J'espère que mes conclusions, peut-être même erronées, n'entraineront pas la fin d'une amitié, par ailleurs, toute récente. Car maintenant que j'ai fait la connaissance de Maryna Uzun comme romancière, j'aimerais l'entendre derrière son piano, à Boulogne Billancourt par exemple.
Un mot sur le style, avant de conclure : le langage de l'auteure est précis et élégant. Ainsi, les considérations de l'Isis-pas-si-silencieuse-que-ça sur la vie et l'amour permettent d'inonder Babelio de citations ! J'ai dû faire un effort en me limitant qu'à une seule, hier.
+ Lire la suite
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piccolanina
  07 mars 2021
" Un peu , beaucoup , passionnément , à la folie , pas du tout ! "
Ces mots , qui nous accompagnent toute une vie à propos de nos choix amoureux , donnent le tournis à Isis .
Son histoire semble commune , c'est la nôtre aussi ; car comment savoir au départ d'une rencontre si deux êtres sont conciliables , voire complémentaires .
C'est qu'il est gentil , Marc . Je dirais même qu'il est amoureux de sa compagne et que le sexe n'a pas de secret pour lui. Bien sûr , il se plaît à traîner en pyjama devant la télé , dès qu'il ouvre les yeux . Bof ! Il n'est pas pressé quand il sait que , bientôt , il sera dehors pour retrouver , bien trop tôt , le bureau et un chef mal élevé et peut-être mal levé .
Il l'énerve avec sa mollesse , ses fringues démodées ; pourtant , il est le premier à toujours la satisfaire pour l'emmener en voyage que ce soit à Deauville , respirer l'air du grand large , ou , à Florence s'extasier dans les musées .
Quand elle pense à ses baisers sensuels , se voit-elle dans " Histoires sans paroles " , un interlude qui passait sur TF1 dans les années quatre-vingts ?
Elle attend encore et toujours ces mots qui vont flageller son esprit pour en exhaler le souffle puissant de l'existence .
A croire qu'il ne possède que le sens du toucher , même quand il joue du piano , il reste pratique comme si sa musique jamais ne fréquentait les étoiles .

Il suffit d'apercevoir Isis pour comprendre le gouffre qui les sépare : ils sont l'alpha et l'oméga .
Elle est ce petit bout d'arc-en-ciel que on retrouve pêle-mêle sur ses toiles , ces couleurs qui sont son alter ego . Toujours pleine d'entrain , elle est un véritable " accélérateur de particules d'énergie " . Elle remue sans arrêt , marche , danse , et , surtout s'émerveille face aux soubresauts de la moindre brindille . Elle est d'une pétulance folle .
Si son premier mari , homme mûr et aguerri , lui conseillait la liberté illimitée , Marc ne l'entend pas de la même façon . Il la veut pour lui , dans sa fichue monotonie mais sans la motiver à lui consacrer toute une vie . Il est divorcé , lui aussi , et ne désire plus reproduire le même scénario .
" Pourtant , entre moi et Isis , ça n'a jamais été une question d'intérêt ..; C'est autre chose qui m'a retenu ... J'avais peur d'être trahi à nouveau ... " P.170

A force de garder ses idées noires , elle croit que sa tête va exploser . Si encore elles pétaient dans sa peinture ou dans ses cours qu'elle enseigne avec art et amour . Jusqu'aux quais de Seine qui ne calment plus son angoisse , ils l'obligent à réfléchir à ses manques et à l'insuffisance de son compagnonnage .
Désire-t'-il vraiment un couple fort et vrai ou se contente-t-il de plaisirs futiles ?
A ce rythme -là , jamais ils ne créeront le prolongement de leur union : un gamin , une fille , des jumeaux , et , pourquoi pas une smala !

Basta !
Avec ou sans Marc , elle doit assumer sa maternité qui , elle le sait , lui apportera la félicité .
Le destin ne décide-t-il pas pour nous , quoi qu'on cogite ?
" " Notre vie ensemble n'a aucun sens . J'ai envie de me marier et d'avoir des enfants avec un mec normal , pas quelqu'un de mou comme toi ! ... J'ai envie de vivre et tu me retiens ... " P. 95

On ne connaît que l'opinion d'Isis , comme si ce roman était un carnet intime qu'elle offrait au grand public pour l'obliger à réfléchir sur ses aspirations .
Ses textes poétiques , colorés d'amertume et de douceur , sont sincères , parfois provocateurs mais remplis de cette volonté infinie de ne pas déposer son mandat avant de réussir sa vie .
+ Lire la suite
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
KassuathethKassuatheth   14 janvier 2015
Elle ressentait la quintessence de tous ses plaisirs...

Isis ne trouvait pas de mots, parce qu’elle hésitait entre plusieurs sujets...

Je crois que je commence à bégayer de bonheur ! nota-t-elle seulement.
Page 11
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kielosakielosa   23 avril 2018
" L'écriture me fascine parce qu'elle permet de sortir de la grisaille de notre existence. "

(page 31)
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piccolaninapiccolanina   02 mars 2021
Elle repensait à son premier amour , parce qu'elle aimait se rappeler cette époque , quand elle avait quinze ans . Elle était pure et pleine d'espoir . C'était le temps des baisers , parce qu'il n'y avait rien d'autre et qu'ils étaient forts et importants . P.53
Commenter  J’apprécie          150
piccolaninapiccolanina   04 mars 2021
Isis pensait que la beauté résidait dans le regard qu'on portait sur un objet , dans l'intérêt qu'on accordait à une personne , parce que c'était là des instants volés au néant .
P.123
Commenter  J’apprécie          180
piccolaninapiccolanina   04 mars 2021
Il n'y avait aucun autre bruit : seulement la musique des gouttes . C'était tellement beau d'écouter la pluie dans les bras de Julien , la pluie qui riait , qui pleurait , qui les inondait , qui les assourdissait , qui les berçait ...
Cela avait duré des heures . Ils n'avaient besoin d'aucuns mots pour se comprendre , car ils pensaient la même chose : la pluie avait été inventée par les poètes pour être animée et humanisée , pour être personnifiée , divinisée , exaltée ... P. 115
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