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ISBN : 2266269283
Éditeur : Pocket (09/02/2017)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Au terme d’une fuite angoissante à travers la Russie ravagée par un virus mortel, Anna et ses dix compagnons de fortune — hommes, femmes, enfants — ont atteint le but de leur périple : un cabanon sur le lac Vongozero, à la frontière finlandaise, un refuge sûr, coupé d’un monde devenu hostile.Contraints à l’immobilité, ils devront apprendre à vivre ensemble, malgré les tensions permanentes, malgré le froid polaire, malgré le manque de nourriture, le manque de ressour... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  06 octobre 2017
Ce roman est disponible en poche chez Pocket .
Je ne savais pas qu'il était la suite de Vongozero et de fait , ce que je sais maintenant , c'est qu'il se lit à part si on le souhaite.
Franchement , c'est bien et c'est russe jusque le bout des ongles , avec une mélancolie fataliste et dramatisée aussi retenue que envahissante .
Les personnages sont absolument réels et le récit est oppressant et crédible .
Les survivants arrivent au bord d'un lac et de là , sur une ile où il faudra passer l'hiver .
Jusqu'à ce que le gibier soit de retour : poissons et conserves . En attendant les oies sauvages , le lecteur se confronte à des gens qui souffrent et qui se connaissent peut-être un peu trop ou bien pas assez quelquefois , au grés du temps qui passe et des rencontres .
C'est dramatique , c'est tragique , c'est dense et c'est envoutant comme environnement à cause de la fin du monde et aussi à cause de cet hiver terrible qui tient les personnages dans ses serres .
Je passe sur les péripéties et je résume en insistant sur le fait que c'est un roman survivaliste intense , nimbés dans un maillage psychologique très dense .
Un texte souvent rédigé à la première personne assez limitée .
J'ai trouvé la fin un peu abrupte , mais bon , c'est l'auteur qui commande et puis finalement , j'ai principalement été surpris dans mon petit confort de lecture .
Et ce n'est pas grave , car en rédigeant ce commentaire , je découvre qu'il y a un premier tome …
Alors espérons ….
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Commenter  J’apprécie          462
diablotin0
  21 décembre 2018
« le lac » est la suite de « Vongozero » . Ce roman est un huis clos tout à fait prenant, pesant et même angoissant.
Nous avions laissé dans ce dernier Irina et son enfant, Ana , Serguei, Micha , deux autres couples et le père de Serguei sur le bord du lac Vongozero après avoir fui la Russie dévastée par un virus mortel.
Nous les retrouvons donc tous . Cela ne va pas être un séjour de détente, non, ils vont tenter de survivre et cela dans des conditions extrêmes. Pourtant, contrairement, au premier tome, ici, ils ne vont pas être dans la fuite perpétuelle mais au contraire dans une certaine inaction, dans l'attente. Attente du printemps mais on se demande parfois à quoi sert cette attente et à quoi elle va mener. le lecteur se surprend à attendre aussi mais à aucun moment, on ne s'ennuie, c'est sans doute l'un des atouts de Yana Vagner qui sait capter l'attention de son lecteur avec très peu d'actions.
Yana Vagner a une écriture très sociologique du groupe qui va être obligé de vivre ensemble et donc d'instaurer des « règles » des rôles dans cet environnement on ne peut plus hostile. On ressent les tensions qui se créent entre tous ces personnages qui ne seraient pas ensemble si les circonstances étaient autres. Elle analyse avec beaucoup de finesse la psychologie des personnages.
C'est un roman sombre à ne pas lire quand on n'a pas le moral !
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tynn
  11 juillet 2016
Je l'attendais ce second opus !
Impressionnée par Vongozero et son scénario post apocalysme, je n'ai eu aucun mal à reprendre la route avec les survivants d'un implacable virus qui dépeuple la Russie. le premier livre les accompagne dans leur fuite éperdue vers les lacs les plus au nord du pays, cherchant un refuge isolé pour éviter l'infection.
Le Lac, donc! Une toute petite île où onze personnes vont s'entasser dans une vieille cabane en rondins pour passer un hiver glacial de quasi famine, tentant de survivre en apprenant à pêcher, à chasser, à se contenter du strict nécessaire.
Si le road-movie de Vongozero nous permettait de nous transposer dans une réalité effrayante d'urgence et de dangers, le huit clos du Lac est un décryptage psychologique de la promiscuité, du manque d'intimité, exacerbant les conflits et les inimitiés, les mesquineries. L'instinct de survie fait disparaît les codes de société. le "chacun pour soi" se télescope avec l'entraide, les conditions extrêmes cristallisent les capacités innées de leadership ou de suiveurs. Il faut, dans tous les cas, apprendre à vivre ensemble.
Le retour à une vie de trappeurs soulève des enjeux d'adaptation insensés pour des citadins aisés. Yana Vagner fait preuve d'une grande subtilité dans l'étude des personnages, évitant le piège du sensationnel, tout en ne lassant jamais le lecteur. le livre est souvent introspectif. Il accroche moins que le premier tome mais il reste puissant, immobile et étouffant. Un description d'un quotidien répétitif jusqu'à la folie, ponctué brutalement d'événements dramatiques.
Excellent auteur, excellent choix de traduction des éditions Mirobole.
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BlackKat
  31 décembre 2016
Alors… alors…
Le lac est la suite de Vongozero.
Nous avions laissé une dizaine de personnes en bout de course d'une fuite effrénée dans l'hiver russe devant le joug mortel d'une pandémie apocalyptique… Une fois « sauvés », la priorité est de survivre car un miracle n'existe pas pour récompenser ceux qui ont bravé la route, le froid et les dangers.
Le froid polaire est toujours là, la nourriture vient à manquer, la promiscuité entre les individus est lourde… que réserve le lendemain pour des citadins habitués au confort, perdus en pleine nature?
Après Vongozero, où tout est mouvement, action, confrontation, bataille pour un but bien précis – atteindre une île isolée de toute contamination -, Yana Vagner nous impose, dans l'hiver russe, un immobilisme glacé, un huis-clos étouffant, un dénuement d'un autre siècle, une fragilité déroutante.
L'instinct de survie annihile totalement les conventions sociales policées: l'être humain est à nu devant cette situation extrême et dévoile ses aspects les plus triviaux et sombres.
Il faut apprivoiser les fondamentaux de la vie: se nourrir, se protéger. Et le choc de se retour à l'essentiel plonge ce groupe de personnes dans un silence et une apathie mortifère.
Les événements sont étalés sur plusieurs mois, ponctués de quelques tragédies et de trop rares moments de répit, mais le tout s'étire dans une léthargie pesante et stérile.
L'auteur a le talent de traduire la psyché de ses personnages par les silences, les regards et les comportements de chacun, sans éprouver le besoin de se lancer dans de longs discours sur les effets de l'enfermement, de l'angoisse, de la terrible cohabitation humaine imposée. Loin de renforcer la cohésion du groupe, cette île détruit les liens possibles… Et quand les glaces du lac se fracassent pour laisser place au printemps, le soleil est loin de réchauffer et de réunir ces survivants…
Ce roman est une réussite totale du point de vue de l'étude de la nature humaine, des interactions au sein d'un groupe, des tensions psychologiques exacerbées par un huis-clos imposé et une situation extrême de survie. L'auteur a su créer davantage une ambiance et ainsi éviter le piège tentant de la décortication des esprits de chacun: elle suggère plus qu'elle ne décrit, elle laisse au lecteur le champ libre pour juger, prendre parti, appréhender l'étendue de l'étiolement de l'homme social vers l'homme brut de décoffrage.
Les descriptions de la nature russe sont magnifiques, forcément givrantes, et s'harmonisent idéalement avec ce sentiment de mort lente ou de folie inévitable. Car si la nature offre mille présents à qui sait la décrypter, elle est volontiers inhospitalière au possible à l'être humain ignorant et devenu inadapté au fil des siècles de modernité.
Toutefois, au contraire de Vongozero, je n'ai pas été autant captivée par cet épisode.
Tout au long de ma lecture, je trépignais avec l'envie de tous les secouer un peu, beaucoup…
Et la fin m'a laissée réellement une grande frustration, un goût d'inachevé, une conclusion un peu bâclée après tous ces mois d'engourdissement glacé, le destin des survivants restant dans l'inconnu, l'incertitude et les derniers événements n'ayant pas été, à mon sens, suffisamment exploités.
Malgré tout c'est une lecture passionnante et la plume de Yana Vagner est parfaitement bien maîtrisée! Mais… Vongozero a irrémédiablement ma préférence!
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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kateginger63
  01 décembre 2017
Un huis-clos glacial !
*
Ceci est le deuxième opus après Vongozero où nous avons suivi le road-trip d'un groupe de citadins russes fuyant l'épidémie et à destination d'un endroit très isolé à la frontière finlandaise.
Ca y est, ils sont arrivés au bout du chemin mais pas au bout de leurs peines.
*
Leur enfer ne fait que commencer.
Nous observons ici la découverte, l'apprentissage d'une vie en groupe dans un espace si restreint (une petit cabane adossée aux rochers d'une île sur un lac gelé). La promiscuité est difficile. Les enjeux terribles. le groupe paie son tribut à chaque fois. Il y a peu de miracles. Et l'issue n'est pas heureuse, loin de là.
L'auteure joue avec nos nerfs et notre petit coeur qui souhaiterait que tout se passe bien . Mais non! On retrouve bien cette mélancolie et romantisme russe. La narratrice résiste mal aux épreuves. Plusieurs fois j'ai eu envie de la secouer, de lui dire "bats-toi".
J'ai trouvé la fin abrupte . Pas bien compris le dénouement (y en a-t-il d'ailleurs?). Noir de bout en bout. MAIS addictif !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   28 février 2017
S’étant redressée sur ses coudes pour nous dévisager tour à tour de ses yeux fous, toujours à demi fermés, elle lança tout à coup de sa voix enfantine un juron à rallonge, monstrueux et résolument obscène qui nous fit aussitôt réagir : « Chut, les enfants, voyons », mais nous gloussions déjà avant même qu’elle achève sa pensée :
– Non mais regardez-nous : des Moscovites, des belles femmes, qui ont pêché une truite. Regardez-nous, bon sang.
Alors docilement, nous regardâmes.
Il n’y avait rien de nouveau dans ce que nous voyions – des femmes emmitouflées jusqu’à la taille dans des foulards en laine, effilochés et sales, chaussées de bottes rigides, grossières – d’autant qu’il ne s’agissait pas de nos chaussures ou de nos habits -, nos visages et nos mains étaient tannés, gris, étrangers – ce n’était absolument pas nous, pas nous depuis longtemps, et en même temps, nous étions vivantes. Et nous venions de pêcher un poisson énorme, bien gras, un poisson de printemps, nous l’avions pêché nous-mêmes, sans aide ni supervision condescendante.
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YuyineYuyine   25 juin 2016
Ce qui nous entourait à présent - trois heures de jour sur vingt-quatre, au cours desquelles le soleil ne se hissait même pas au-dessus de l’horizon, le froid omniprésent qui s’infiltrait partout, la maisonnette crasseuse - nous oppressait impitoyablement et nous forçait à nous interroger : était-ce vraiment tout? était-ce pour cette vie que nous avions fui? était-il possible de la supporter?
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Charybde2Charybde2   28 février 2017
Ce soir-là, allongée contre Sergueï, avec les ronflements bruyants de Léonid en fond sonore dans la chambre comme toujours étouffante et surchauffée – ils insistaient là-dessus, prétendant qu’il était indispensable de remplir jusqu’à la gueule ce poêle souffreteux et noir de suie, sous prétexte que « les enfants allaient avoir froid », et il aurait été aussi impossible et laid de polémiquer qu’il était impossible de passer une nuit entière sans bouger, à respirer, en guise d’air, une chaleur poussiéreuse parfumée des odeurs de onze corps -, je songeais qu’à cette heure-là sur l’autre rive, au lieu de dormir, ils s’étaient tous rassemblés, sans doute dans la salle à manger encombrée de tables dépareillées, et qu’ils écoutaient les récits de leurs voisins fraîchement retrouvés – une petite communauté soudée ignorant toutes les conventions qui nous compliquaient tant la vie, où personne ne devait aimer ou ne pas aimer, accepter ou ne pas accepter qui que ce soit, parce que l’appartenance de chacun à l’ensemble était indiscutable, alors pour la première fois, je ressentis quelque chose qui s’apparentait à un regret concernant notre refus d’en faire partie.
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Charybde2Charybde2   28 février 2017
Ils n’avaient de façon générale rien à faire du tout, vu que leur héritage, acquis de façon malhonnête et injuste, échu sans même qu’ils s’y soient attendus, leur garantissait quelques mois d’une vie rassasiée et insouciante, que nous ne pouvions qu’observer à distance, pleins d’envie et d’amertume, nous maudissant de notre pusillanimité, parce que nous avions enfin conscience de l’erreur stupide, ridicule et fatale que nous avions commise : attendre une semaine, deux maximum, aurait été amplement suffisant, après quoi nous aurions dû étouffer en nous cette peur humiliante, superstitieuse et répugnante pour aller sur l’autre rive et y prendre tout ce dont nous avions besoin, nos enfants et nous, des biens précieux qui nous étaient dorénavant inaccessibles et étrangers.
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Charybde2Charybde2   28 février 2017
Ils étaient trop nombreux, ces gens qui me gênaient, et pour une raison ou une autre ils occupaient à présent tout le temps de Sergueï – je restais parfois des heures à tenter de croiser son regard, et je n’y arrivais pas à chaque fois. Dans une certaine mesure, c’était pire que ces douze journées que nous avions passées sur la route, dans des voitures différentes, parce que alors je pouvais au moins m’approcher de lui et l’enlacer à la hâte lors de nos brèves haltes, et je me fichais bien qu’ils nous observent – les alentours étaient si terrifiants. Maintenant aussi la situation était effrayante, mais la peur avait changé de nature, elle était devenue tenace et gluante, quotidienne, refusant de me laisser un quelconque espace de liberté.
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Yana Vagner pour "VONGOZERO".
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