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ISBN : 2375610822
Éditeur : Mirobole (05/10/2017)

Note moyenne : 3.24/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Dans la neige, une femme tente de regagner le chalet où elle voit ses amis boire et discuter tranquillement. A deux doigts de la porte salvatrice, elle trébuche et se fait poignarder.
Ce n'est que le début d'un huis-clos angoissant dans une maison, "l'Hôtel", située en altitude et accessible uniquement en téléphérique. Neuf Russes, - quatre hommes, cinq femmes - membres d'une équipe de tournage s'y sont retrouvés pour un séjour d'une semaine à l'initiative de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  08 novembre 2017
Petite déception pour ce thriller qui accumule les longueurs.
J'étais hyper alléchée par cette histoire de personnes se retrouvant complètement coupés du monde dans un chalet en altitude, pendant une tempête de neige, sans téléphone, sans électricité et avec un meurtrier en prime au sein de leur groupe.
Les membres de ce groupe sont censés être des amis de longue date, mais l'une d'entre eux va être tuée au cours du premier soir, c'est pourquoi l'auteur va passer des pages et des pages à décortiquer leur passé, les liens qu'ils ont les uns avec les autres, elle va nous décrire leurs joies, leurs faiblesses, leurs peurs, leurs rancunes, mais ces 500 pages m'ont semblé s'étirer inutilement en longueur. Certes, c'était intéressant de savoir qu'au fond, ils auraient tous pu être le meurtrier car chacun d'eux avait des raisons de vouloir se débarrasser de cette femme, mais était-il utile de faire remonter leurs souvenirs jusqu'à l'enfance ?
Moi, en tout cas ça m'a semblé superflu et ces longueurs ont largement contribué à délayer le suspense.
J'ai bien aimé l'ambiance décrite, le froid, l'isolement, la peur, la suspicion et la rancune mais les trop nombreux souvenirs personnels et surtout les pensées intimes de chacun, écrites en italiques de surcroît, m'ont fatigués, au point que j'ai lu une partie de l'histoire en diagonale.
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tynn
  30 décembre 2017
"Dix petits nègres" en mode alcool.
Pas à dire! on est bien en compagnie de Russes!
Une villégiature de copains dans un hôtel de montagne commence par une magistrale cuite générale...
..Et se poursuit dans un huit clos inquiétant quand la météo glaciale bloque la petite société sans réseaux de communication et électricité, et qu'un cadavre martyrisé est découvert congelé.
Une tempête et un effroi général qui vont inciter à prolonger la beuverie.
L'écriture travaillée, parfois alambiquée et métaphorique, maintient lourdement le roman dans le registre psychologique. Les temps morts de l'enfermement stigmatisent les notions de fidélité conjugale et d'amitié et le stress incite à la clairvoyance et à la perte des valeurs de société. Les individus se révèlent et sont vus tels qu'ils sont, sans le prisme de l'inhibition sociale et le tout se transforme en une pointilleuse radioscopie de groupe où les failles et non-dits brisent la cohésion de surface.
Il faut dire qu'avec les Russes, tout est exacerbé.
Mais après un début en fanfare, cette aventure morbide s'avère un peu vaine, sans créativité et rebondissements et n'assume pas les promesses annoncées de thriller claustrophobe. L'auteur met une belle énergie à triturer ses personnages dans un flot de pensées et logorrhées mais épuise son lecteur en route par un déroulé bavard et tortueux. C'est un livre inégal, on oscille entre lassitude récurrente et regain d'intérêt car c'est néanmoins une très pertinente vision de l'âme slave.
Après nous avoir promenés dans une Russie "post apocalypse" avec Vongozero et le Lac, Yana Vagner confirme son intérêt pour les situations extrêmes mais ne réussit pas ici à transformer l'essai.
J'ai comme une gueule de bois, moi...
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Tempsdelecture
  30 octobre 2017
Au vu du résumé, j'avoue que je m'attendais à une intrigue un peu convenue mais à ma grande surprise, l'auteur a su m'emmener hors de ces sentiers battus, auxquels je m'attendais.
          Immédiatement, on est confronté à ce groupe de neuf russes, dont on s'aperçoit immédiatement que son meneur est aussi celui qui finance l'expédition en sa totalité, Ivan. Son aura est telle que chacun se laisse vivre sous son joug.  C'est un homme d'affaire, qui partant de rien a réussi dans la vie, et qui tient à en faire profiter son entourage. Leur venue dans cet hôtel s'explique aussi par le fait qu'il souhaite investir dans la production d'un film qui doit se tourner là-hau: film ayant pour actrice Sonia et pour réalisateur, Vadim, tout deux membres de ce groupe. Sonia est une séductrice, autoritaire, elle sait s'imposer. Vadim est soumis à son ami, il souffre d'alcoolisme. A coté d'eux, on retrouve Lora, la jeune épouse d'Ivan, qui a 27 ans, est la seule « pièce rapportée du groupe ».  Tania, écrivain un peu ratée, est mariée à Piotr, celui qui ne dit jamais rien, introverti, qui déteste la violence « Piotr le paisible, Piotr le taiseux« . Lisa, grande rousse, mère de famille parfaite, est quant à elle, la femme d'Egor, avocat. Enfin, Macha, journaliste solitaire.
          Tout ce petit monde hétéroclite s'est réuni pour cohabiter dans un hôtel improbable situé à 2000 km de Moscou. L'auteur prend soin de ne jamais clairement l'évoquer mais il semble bien qu'il s'agisse bien de l'ex-Yougoslavie, confinée entre la mer Adriatique et l'Allemagne. C'est donc neuf russes qui partent le temps d'une semaine dans une contrée étrangère, ancien territoire communiste. Accompagnés du régisseur de l'hôtel, natif du pays, Oscar « chétif et solitaire« , les relations entre le groupe et celui-ci vont être tendues, conflictuelles.
 
            le meurtre de l'un d'entre eux va déclencher comme un interlude dans leur vie: le lendemain de leur arrivée, l'électricité va être coupée, puis le corps va être retrouvé, et ainsi ce groupe d'amis, dont les relations vont complètement partir à vau l'eau, va se retrouvé complètement chamboulé, en perte de repères totale. Le lecteur découvre ce groupe, en premier lieu à travers les yeux de Lora, qui, bien qu'elle les fréquente tous depuis des mois, se trouve totalement exclue de ce clan uni qu'ils semblent former. Elle apparaît, dans un premier temps, comme une jeune écervelée, intéressée et superficielle, qui ne s'est accrochée à Ivan que par pur esprit pécuniaire. Elle observe les femmes, Tania, Lisa et Macha qui préparent le dîner et à mille lieux d'elles, elle observe avec envie cette complicité, dont elle s'avère être complètement exclue. Mais dès le lendemain, elle se rend compte que cette façade se craquelle, que leur amitié n'est pas si lisse que cela et possède ses côtés sombres. Ce meurtre révèle, qu'en réalité, quelqu'un parmi eux a ressenti assez de haine pour tuer un ami et mettre en péril leur amitié. Cette remise en question va tous les ébranler. C'est ainsi que le récit va s'attarder sur chacun d'entre eux, plus intimement, l'un après l'autre. Les rancoeurs, les envies, les colères, que chacun à pris soin de garder pour lui pendant des années, vont se mettre à jour et provoquer un bouleversement terrible entre eux sans retour en arrière possible. La dimension psychologique de ce roman est indéniablement efficace: l'auteur réussit à nous faire mettre de côté l'épisode du meurtre même pour procéder à une dissection minutieuse et méthodique de la psychologie de chaque individu, chaque couple présent et des relations entre chacun des amis. Dans ce huis-clôt Sartrien, l'enfer n'est plus l'assassinat cruel dont a été victime l'un des leurs, mais la divulgation de sentiments si longtemps enfouis qu'ils finissent par ressortir avec intensité et éclats.
          En effet, l'important, dans ce thriller, n'est pas tant le meurtre par lui-même mais plutôt les remous qu'il provoque et les sentiments qui ont contribué à ce meurtre. Car il n'est que l'aboutissement d'un épiphénomène, d'une situation qui s'est progressivement délabrée au fur et à mesure de ces vingt années d'amitié. L'onde de choc qu'il déclenche servira aux huit russes à revenir sur leur passé, ce qu'ils évitaient soigneusement de faire jusqu'à là, à redonner un nouveau départ à leur vie après avoir pris conscience de ce qu'ils voulaient vraiment. Les amitiés, les mariages, tout est remis en question.
 
          Rien de tout cela n'aurait pu se passer ailleurs que dans ce lieu presque vivant, énigmatique, isolé au milieu des massifs européens. Ce bâtiment est en réalité un ancien pensionnat construit sous l'ère soviétique et qui devint lieu de villégiature pour les membres du Parti.  L'hôtel, personnifié sous différents angles, devient peu à peu une figure monstrueuse comme si le mal de chacun et l'horreur du geste commis s'identifiait au caractère de la bâtisse. Cet endroit exhale comme une odeur de mort. Comme si ce lieu avait  exacerbé à un point tel les passions et les sentiments de chacun qui ne pouvaient qu'éclater à travers un drame nécessaire au dénouement des tensions et à travers la destruction de l'un d'entre eux. Car il semble que n'importe ou ailleurs, la situation aurait continué à être ce qu'elle était, les faux-semblants et les non-dits auraient certainement fait long feu pendant un moment encore. Enfin, le dénouement du roman marque ce retour à la vie de façon quelque peu spectaculaire, que je vous laisse découvrir par vous-même.
          J'ai beaucoup aimé ce roman, qui ne joue pas vraiment sur les codes habituels du roman policier en empruntant son traditionnel schéma: meurtre, enquête, suspect, fausse piste, résolution. Mais davantage sur la psychologie individuelle de huit personnes, qui font cohabiter leur amitié tant bien que mal depuis des mois. Il n'y a là aucun enquêteur, aucun inspecteur pour mener une quelconque enquête. Dans l'obscurité et le froid, les choses finissent par se révéler elles-mêmes, les gens se dévoilent peu à peu et les conflits éclatent de front. La lumière sur l'identité du meurtrier ne se fera qu'à travers la révélation de leur propre vérité.
          L'un des deux autres points fort de ce roman est cette confrontation entre ce groupe des russes et Oscar, l'intendant, issu de parents yougoslaves: on assiste en effet au réveil des vieilles rancunes d'un habitant du pays satellite de l'ex-URSS, qui voit ses hôtes presque comme de potentiels ennemis. En effet, cette rancoeur issue de l'explosion du bloc soviétique est loin d'être digérée et va compliquer les relations autant d'un côté comme de l'autre: les uns se méfient profondément d'Oscar, marqué par les convictions du père à l'égard de cette ancienne république soviétique qu'il chérissait, qu'ils considèrent pourtant comme profondément Européen. Lui, affiche son animosité pour tout ce qui est relatif à la Russie, ses habitants, sa culture. A tel point que plusieurs fois, ils ne seront pas loin d'en venir aux poings.
         Enfin, je tenais vraiment à souligner le style de l'auteur que j'ai trouvé particulièrement brillant, très imagé, très efficace. Yana Vagner n'a pas eu besoin d'avoir recours à une accumulation d'effets de suspens  pour rendre son histoire palpitante, son écriture a réussi à maintenir mon attention tout au long de ces cinq cents pages. C'est une belle découverte que j'ai faite là, je ne peux que vous inciter à lire ce roman!
Lien : https://tempsdelectureblog.w..
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domeva
  28 novembre 2017
J'ai découvert l'auteure en lisant Vongo Zero (j'ai adoré) puis le Lac (j'ai aimé).Ce troisième roman m'a enthousiasmée.
Tout d'abord,il est très bien écrit( si j'en crois la traduction).Ensuite il m'a emmenée dans un univers de froid intense,dont la beauté ne peut pas faire oublier l'angoisse qu'il génère dans son excès.
Chaque personnalité qui intervient au moindre tournant de l'intrigue est définie par son vécu qui pousse le lecteur à comprendre sa réaction.Ce qui est remarquable c'est qu'aucun des personnages ne suscite d'empathie,on ne le plaint pas,on ne l'admire pas,on le suit d'un oeil intéressé.
Le thème de l'enfermement met en évidence la fragilité de l'amitié dans un groupe qui ne tenait qu'au travers d'une routine et chacun des membres réunis va affronter ses démons,mesurer ses véritables sentiments.On sent que leur vie ne sera plus la même au sortir de cette épreuve.
Il y aurait encore tant à écrire à propos de ce roman.Mais rien ne vaudra mieux que de le lire.
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pupucing
  31 décembre 2017
Ivan, en grand seigneur qu'il est, a réservé tout un hôtel en plein coeur des montagnes pour sa bande de potes, une semaine rien qu'à eux, alors pour seule aide extérieure, Oscar, l'homme à tout faire de l'hôtel.
Ivan, Macha, Vadim, Piotr et Tania, Égor et Lisa, et enfin Sonia sont amis depuis une bonne vingtaine d'années, ils font tous partie de ce que l'on peut appeler la classe aisée russe, que ce soit de part leur origine ou leur réussite professionnelle, la dernière de la bande, celle qui a du mal à s'intégrer est Lora, la toute jeune épouse de Ivan.
Cette semaine de vacances, sous le signe du ski et de la picole au coin du feu n'aura finalement rien d'idyllique : non seulement ils vont se retrouver coincés en pleine montagne, coupés du monde, dans leur hôtel mais sans électricité ni eau, à cause des conditions climatiques, mais l'un des membres du groupe manque à l'appel, son corps sera retrouvé, assassiné ...
Quand on sait qu'il n'y a personne d'autres dans le coin, pas besoin de s'appeler Holmes pour savoir que le meurtrier est forcément l'un d'eux ...
Les langues se délient, des secrets explosent au grand jour, de vieilles rancoeurs font surface, une vieille amitié se fissure, jusqu'à point de rupture ???
Mon quatre-vingt-unième livre de l'année et mon premier Yana Vagner, et quel livre ?! 😍
Bienvenue dans cet Hôtel perdu au milieu de nulle part, pour une semaine sous le signe de la bouffe, la picole et la neige, où l'ambiance est un poil refroidie par un meurtre sordide, meurtre qui va mettre à mal une amitié vieille de vingt ans !
Un huis clos psychologique, où l'action est quasi inexistante, on pourrait même parler d'ambiance feutrée, on a vraiment l'impression d'être coincé dans cet hôtel, cerné par la neige qui étouffe tous les sons, où le temps semble se figer, cette neige qui oppresse les sens est, au même titre que l'hôtel, un personnage à part entière.
Un huis clos inquiétant et prenant, qui se joue de nous, de nos nerfs, qui nous fait détester puis aimer par compassion chacun des protagonistes, qui pourrait être le meurtrier, à aucun moment on ne peut se douter du pourquoi du comment, et quand la lumière se fait, on se rend compte qu'on était loin du compte.
Certes, ce roman de presque six cents pages comporte des longueurs, mais avec le nombre de protagonistes, ça se comprend aisément, perso, ça ne m'a pas dérangé plus sur ça.
Un roman qui me donne encore plus envie de découvrir les autres écrits de Yana Vagner, et qui me conforte encore plus dans l'admiration, pour ne pas dire l'amour, que j'éprouve pour cette maison d'édition qu'est Mirobole Editions 😍😍😍
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
MoryinMoryin   21 février 2018
Le bonheur est une entité complexe, versatile, il est impossible de le fixer, de l'étirer ou de l'immobiliser. Le bonheur est constitué d'instants.
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MoryinMoryin   21 février 2018
La vie est d'une brièveté aussi impossible qu'injuste.
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MoryinMoryin   21 février 2018
Le sommeil est une trêve universelle.
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MoryinMoryin   09 février 2018
Il faut qu'elle effectue un moulage mental de ce moment dans sa globalité.
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MoryinMoryin   09 février 2018
Le silence fondit sur eux, épais et blanc comme un édredon de plume.
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Videos de Yana Vagner (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yana Vagner
Yana Vagner pour "VONGOZERO".
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