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EAN : 9782211204637
284 pages
L'Ecole des loisirs (19/09/2013)
3.89/5   200 notes
Résumé :
Chap n’a pas cherché à se faire passer pour un autre, il a simplement laissé faire… Dans ce foyer d’urgence pour jeunes paumés où il refusait obstinément de donner son nom, les gens du centre sont venus le voir avec une photo, celle d’un ado porté disparu qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau. Chap a fini par dire ce que les autres attendaient, que c’était bien lui Cassiel Roadnight ! Et puis tout s’est enchaîné, la sœur de Cassiel est venue le chercher pour ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
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«J'imaginais Cassiel, quelque part, en train de m'observer depuis un rêve éveillé, un banc dans un parc, une cachette, le paradis ou l'enfer, ou encore une simple tombe froide, qui sait.»
Le narrateur, Chap, a pris la place de Cassiel Roadnight, un adolescent qui a disparu depuis deux ans. Sa ressemblance étonnante avec celui-ci fait que les administrateurs du centre pour jeunes en difficultés où il est détenu sont persuadés d'avoir retrouvé Cassiel et contacte sa famille. Chap, dérouté et pris par surprise, ne les contredit pas et y voit l'occasion d'avoir une vraie famille. Les «retrouvailles» sont émouvantes et personne ne semble s'apercevoir du subterfuge, ni «sa» mère, ni «son» frère, ni «sa» soeur. Mais comment prendre la place de quelqu'un d'autre sans éveiller de soupçons ? Est-ce que tout le monde est dupe ? Où est le vrai Cassiel ? Quel est le secret lié à sa disparition ? Les questions se suivent jusqu'au bout, un final tendu mais libérateur.
Magnifique roman ! Plume limpide. Ecriture à l'image de l'histoire : rapide, intense et accrocheuse. Les doutes de Chap nous envahissent, Cassiel est présent tout le long malgré le mystère qui l'entoure. On découvre aussi le passé de Chap. Les deux garçons qui forment parfois qu'une seule personne sont les piliers de l'histoire. La question de l'identité est au centre du roman qui prend l'allure d'un bon thriller sur la fin. Je l'ai lu quasi d'une traite avec beaucoup de plaisir.
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Voilà un livre qui se lit d'un seul trait tant on a envie de connaître la suite de l'histoire.
Le narrateur ne sait pas qui il est, élevé par son grand-père, il s'est enfui du foyer où on l'a placé ensuite. Comme il ressemble beaucoup à Cassiel, disparu depuis deux ans, on le prend pour lui. Il découvre une nouvelle famille, une mère, une soeur, un frère aîné, mais aussi beaucoup de secrets ... On sait que quelque chose se cache derrière la famille de Cassiel, comme dans l'histoire de Chap, mais le suspense est distillé tout au long du livre. La chute est digne des romans feuilletons du XIXème siècle, mais elle passe étonnamment bien. On a envie de relire le livre pour voir si les révélations correspondent.
Un bon roman pour adolescents.
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C'est un élève qui m'a recommandé ce livre, et je me suis donc empressée de le lire. A vrai dire, je vois bien pourquoi il a aimé, et je vois aussi pourquoi je n'ai pas trop aimé.

Chap est un adolescent de 16 ans qui usurpe une identité de façon tout à fait fortuite. Il se retrouvera dans une famille apparemment heureuse, mais où, très vite et de façon périlleuse, il découvrira le terrible secret qui la gangrène.

Oui, il y a du suspens ; oui, la fin s'emballe, et oui, la découverte d'un et même de plusieurs secrets est étonnante.
Mais pour y arriver, que d'atermoiements, que de dialogues répétitifs… Comme si l'auteure voulait vraiment s'assurer que son public-cible a bien compris ce vers quoi elle veut le mener.
Et puis il me semble que tout est cousu de fil blanc, et que ça fait tellement artificiel, toutes ces ficelles qui s'entremêlent…

Bref, avoir une double vie est compliqué, Cassiel Roadnight ne démentira pas.
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Après avoir adoré La fourmilière et beaucoup aimé Ma rencontre avec Violet Park, je ne pouvais passer à côté de ce nouveau titre de Jenny Valentine. J'avais bien raison car il s'agit, une fois de plus, d'un véritable coup de coeur.

C'est un 5 novembre que Chap a découvert qu'il n'était pas celui qu'il croyait être. Aussi, lorsqu'on lui demande quel est son nom dans le foyer où il a atterri, il répond : "Je ne suis personne"... Jusqu'au moment où on lui présente un avis de recherche avec la photo d'un ado qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau : Cassiel Roadnight. Après un moment d'hésitation, il se dit que, finalement, il pourrait être cet ado s'il le voulait... Il n'est personne et n'a personne ! Qu'a-t-il à perdre ?

Dans son point de départ, ce texte m'a furieusement fait penser au titre Les mauvaises notes de Claire Julliard où un ado fugueur se fait passer pour un autre et est accueilli comme l'enfant prodigue dans une famille qui n'est pas la sienne. Mais la comparaison s'arrête là ! En effet, ce récit d'usurpation d'identité se transforme assez rapidement en un thriller époustouflant qu'on ne peut lâcher jusqu'à la dernière page. Si, au départ, on attend, comme Chap, le moment où il sera démasqué, très vite on découvre, comme lui, que la disparition de Cassiel est bien étrange et que la famille Roadnight présente de nombreuses zones d'ombre. Chap pensait trouver un foyer où il pourrait enfin se sentir en sécurité. A tort ou à raison ?

Pour maintenir le suspense, l'auteur distille les infos au compte-gouttes, nous révélant petit à petit le dessous des cartes : la véritable identité de Chap, son parcours avec ce grand-père bien énigmatique mais aussi ce qui se cache derrière la disparition de Cassiel. On plonge ainsi peu à peu dans des secrets de famille... dont certains font froid dans le dos !

"Grand-père m'aurait mis en garde contre ça, contre le désir d'avoir une famille, de mener une vie normale. D'après lui, la normalité n'était jamais ce qu'on croyait. Il disait que toutes les familles sans exception avaient une ombre obscure en leur sein, un terrible secret."

D'autres, par contre, sont de véritables petits concentrés de bonheur comme ce passage où Chap nous raconte comment il a appris tout ce qu'il sait :

"Je dormais là avec grand-père tous les soirs. Je me faisais un nid de coussins au bout du lit. Il s'asseyait dans son fauteuil en cuir défoncé, et il me faisait la lecture (...). Il me lisait H.G. Wells et John Wyndham, et Huckleberry Finn. Chaque soir, il lisait jusqu'à ce que je m'endorme sur mes coussins, et jusqu'à ce qu'il s'endorme dans son fauteuil. C'est comme ça qu'on se disait bonsoir, en disparaissant au milieu d'une phrase."
Bref, avec ce titre, on retrouve le style et les thèmes favoris de l'auteure qui mélange secrets de famille, déboires de la vie, rencontres heureuses, marginalité, entraide et espoir... le tout saupoudré ici d'une énorme dose d'adrénaline !
Lien : http://lacoupeetleslevres.bl..
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La double vie de Cassiel Roadnight /VALENTINE, Jenny
Traduit de l'anglais par Diane Menard
Ecole des Loisirs – Septembre 2013 – 284 pages (Medium)
ISBN : 978-2-211-20463-7 - Prix : 16,50 €

Résumé : Chap a atterri dans un foyer pour jeunes délinquants où il refuse obstinément de donner son nom. Il rêve d'une famille. Parce qu'il ressemble énormément à un jeune disparu, Cassiel Roadnight, dont la photo est affichée dans le centre, il finit par se faire passer pour lui. Mais très vite la situation le dépasse et chez les Roadnight il doit constamment rester sur ses gardes afin de ne pas être démasqué. Cela s'avère un exercice beaucoup plus difficile qu'il ne l'avait imaginé, d'autant que Cassiel cachait un lourd secret... Peu à peu, notre héros perce ce mystère et met ainsi sa vie en danger.
La vie en famille n'est finalement pas si paisible que cela…
Mots clés: FUGUE / DISPARITION / RELATION FAMILIALE / ORPHELIN / ÉDUCATION / ESCROQUERIE / AMITIÉ
Commentaires : Malgré une atmosphère parfois pesante, l'intrigue est bien menée et l'on a envie de connaître le dénouement de l'histoire. L'histoire manque cependant de vraisemblance. Il semble assez improbable qu'un jeune adolescent puisse ouvrir un compte et connaitre à ce point le monde de la finance. Il y a également trop de noirceur chez Frank, le frère de Cassiel et un peu trop de malheur social chez Helen (la mère).
Niveau : à partir de la 3ème
Pistes de discussion :
• Comprenez-vous ce qui a pu pousser Chap à se faire passer pour Cassiel ?
• Que pensez-vous de cette famille ?
• Pourquoi le nouveau Cassiel est-il déçu par la vie de famille ?
• Qu'apporte le personnage de Floyd à l'histoire ?
• Quelle image avez-vous du véritable Cassiel ?
• En quoi Damiel est-il différent de Cassiel ?
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critiques presse (2)
Ricochet
07 janvier 2014
Etrange, dur, le roman interroge certes les notions d'identité et de construction de soi chères à l'adolescence, mais dans une enveloppe de thriller parfaitement effrayante. A recommander dès 14 ans.
Lire la critique sur le site : Ricochet
HistoiresSansFin
06 novembre 2013
La double vie de Cassiel Roadnight aurait pu être un roman sensible sur des vies égarées prend la tournure d'un thriller aux mécanismes bien huilés dont la terrible chute ne laisse plus aucune question en suspens.
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Je dormais là avec grand-père tous les soirs. Je me faisais un nid de coussins au bout du lit. Il s'asseyait dans son fauteuil en cuir défoncé, et il me faisait la lecture (...). Il me lisait H.G. Wells et John Wyndham, et Huckleberry Finn. Chaque soir, il lisait jusqu'à ce que je m'endorme sur mes coussins, et jusqu'à ce qu'il s'endorme dans son fauteuil. C'est comme ça qu'on se disait bonsoir, en disparaissant au milieu d'une phrase.
Et c'est comme ça que j'ai appris tout ce que je sais, dans cette pièce où se mêlaient le doux tic-tac des horloges, le cliquetis de l'appareil de chauffage à gaz, le velours râpé des coussins contre ma joue, l'odeur du whisky, et le son de la voix de grand-père qui lisait.
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Je n'avais jamais voulu être moi. Mais être ce que l'on est n'est pas vraiment une question de choix. Tout le monde le sait. J'étais Cassiel Roadnight à la surface, mais en dessous j'étais un fou enfermé dans le grenier, un cinglé dans sa cellule, qui gémissait, hurlait, tapait à la porte et la griffait pour sortir.
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« Cassiel était-il mort ou vivant? Et s’il était mort, est-ce que je vivais avec son assassin? Lorsque j’avais volé la vie de Cassiel, j’avais cru qu’elle serait meilleure que la mienne. […] J’avais cru qu’il avait une famille stable et aimante. Je voulais ce qu’il avait. Maintenant, je ne savais plus du tout ce qu’il en était. Je ne savais plus qui ils étaient, tous. Étant donné que la seule chose dont j’étais sûr, c’était que je mentais, comment aurais-je pu faire confiance à quelqu’un d’autre?» (p. 187)
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Floyd se déplaçait dans le cercle de silence. Où qu'il aille, les gens s'arrêtaient de parler et le regardaient. Ils ne se donnaient même pas la peine de cacher leur mépris. Si on voulait évacuer un immeuble, dans cette ville, il suffisait d'y mettre Floyd. Si on voulait faire taire une foule, il suffisait de l'amener devant elle pour qu'elle le dévisage. Je m'en suis aperçus dès le premier jour, en me rendant à notre rendez-vous. Il se tenait près de la tour de l'horloge, dans son étrange tenue noire, en face de la petite mairie, dans une zone réservée à lui seul, excluant tous les autres. Je jure que pas même les oiseaux, la vermine, les insectes n'osaient enfreindre la règle. Il était totalement seul.
Je me rappelle avoir pensé que nous avions ça en commun.
Grand-père aurait aimé Floyd. Il aurait aimé sa façon d'être, de lire, de parler, de penser, différemment des autres. Il aurait aimé son côté marginal. Il aurait aimé, comme moi, tout ce qui en faisait une personne à part.
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Comme c'est drôle, pensai-je, quelle ironie : chaque fois que quelque chose d'extraordinaire se passe, et que quelqu'un essaie d'exprimer sincèrement ce qu'il ressent, on a l'impression qu'il débite des foutaises. On dirait des blagues sorties d'une pochette-surprise, des mots sortis d'un chapeau. Il n'y a pas moyen de décrire ces états extrêmes que sont la joie et la tristesse. Mon monde s'est écroulé. Je suis aux anges. C'est le jour le meilleur, le pire, le plus triste, le plus heureux de ma vie. Il n'y a pas de mots.
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