AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Diane Ménard (Traducteur)
ISBN : 2211092225
Éditeur : L'Ecole des loisirs (04/03/2010)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 21 notes)
Résumé :
La première fois que Lucas Swain a rencontré Violet Park, elle était coincée sur une étagère, dans les locaux d'une compagnie de taxis. Pour être précis, ce n'est pas elle qu'il a repérée en premier, mais la boîte qui la contenait: Violet Park, réduite en cendres dans son urne funéraire, avait été oubliée à l'arrière d'un taxi et attendait depuis cinq ans que quelqu'un vienne la chercher. Lucas n'en savait pas plus, mais il avait calculé qu'elle était décédée l'anné... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
c.brijs
  04 avril 2013
Après avoir découvert cette auteure anglaise avec l'excellent La Fourmilière, il me tardait de retrouver sa plume généreuse... C'est chose faite avec ce titre !

Lucas Swain, le héros, ado de presque 16 ans qui digère très mal le fait que son père se soit volatilisé cinq années plus tôt, découvre, sur une étagère d'une compagnie de taxis, l'urne funéraire abandonnée d'une vieille dame : Violet Park. Sans qu'il puisse se l'expliquer, il a l'impression de communiquer avec elle...

Si Ma rencontre avec Violet Park fleurte un brin avec le paranormal, du moins en son point de départ, l'histoire se transforme très rapidement en une quasi enquête policière dans laquelle le lecteur est lui aussi happé : qui est cette femme ? Pourquoi se sent-il attiré par elle ? Pourquoi tout le ramène irrémédiablement à elle ? Qui l'a abandonnée à l'arrière d'un taxi ? et pourquoi ? de fil en aiguille, Lucas découvre que cette rencontre n'est pas vraiment due au hasard et que Violet peut peut-être être la clé du mystère entourant la disparition de son père.

Le pire, c'est de ne pas savoir ! C'est vrai pour notre héros comme pour le lecteur. On suit donc avec intérêt le déroulement de ses investigations. Entre ses doutes existentiels, ses questionnements quant au devenir de son père, ses rapprochements avec les membres de sa famille (en particulier avec sa grand-mère), l'ébauche de son premier amour, Lucas murit... Car, au-delà de cette rencontre mystérieuse avec les restes d'une vieille dame et de l'enquête qui en découle, on assiste à l'évolution d'un ado confronté, comme beaucoup, à des non-dits familiaux, à des blessures intimes à vif... Il devra s'en affranchir pour pouvoir prendre son envol...

"C'est ce qui arrive quand on grandit, apparemment, on affronte des choses qu'on préférerait éviter, et on accepte le fait que les gens ne sont pas, et de loin, tels qu'on se les était imaginés."

Un dernier mot quant au style de l'auteure. Avec Lucas, Jenny Valentine réussit à créer une voix narrative particulièrement crédible. On ne s'ennuie pas une seule seconde en compagnie de son héros. Même lorsqu'il, en apparence, saute du coq à l'âne et nous parle de tout et de rien (avec par exemple sa manie de dresser des listes), tout concourt à dresser le portrait fouillé et attachant d'un ado en quête de son identité. Les personnages secondaires sont eux aussi croqués avec beaucoup de justesse : la soeur ainée à la dérive, la mère débordée qui peine à recoller les morceaux épars de sa vie, le grand-père sénile qui est bien plus lucide qu'il n'y parait, etc.

Même si ce titre m'a vraiment plu, quelques éléments m'empêchent d'aller jusqu'au coup de coeur. Ma rencontre avec Violet Park est un roman qui aborde le nécessaire deuil de l'enfance avec beaucoup de sensibilité, d'humour et d'originalité mais je n'y ai pas retrouvé la solidarité qui m'avait transportée dans La Fourmilière. Ici, chaque membre de la famille se dépatouille seul face à la douleur qui l'assaille. Violet joue le liant mais de manière peut-être un peu trop discrète (pas facile, faut bien l'avouer, quand on est réduit à l'état de cendres et la comparaison avec la mamy déjantée de la Fourmilière est plutôt rude). Ajoutons enfin, de-ci, de-là, quelques traductions littérales qui m'ont semblé un peu bancales et m'ont un peu gênée par moments !
Lien : http://lacoupeetleslevres.bl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Fifibrinda
  24 février 2014
Violet est morte en 2002, à l'âge respectable de 75 ans. Lucas la rencontre dans le bureau d'une compagnie de taxis, environ 5 ans plus tard … Bizarre ? Pas si l'on considère que Violet repose dans son urne funéraire, elle-même déposée sur l'étagère des objets trouvés ! Et comme Lucas est abandonné depuis aussi longtemps que Violet, par un père dont il continue à porter les vêtements, dans une sorte de fidélité admirative, cette rencontre ne pouvait être que décisive. Lucas adopte Violet, la ramène chez lui et, enquêtant pour savoir qui elle était, pourquoi on l'a oubliée, enquête aussi sur son père. Car les chemins de l'un et de l'autre s'étaient croisés …
Et le lecteur est captivé par cette enquête qui est aussi une quête de soi, entre énigme et roman psychologique. Les découvertes de Lucas ne brossent pas le portrait d'un héros et c'est là toute l'originalité du récit : pas de père idéal pour ado en manque de modèle, mais une vérité en demi-teinte et des secrets de famille.
Commenter  J’apprécie          10
lilimarylene
  30 août 2010
Ce roman est plutôt plaisant. Humour, cercle familial original et farfelu, personnage principal torturé,... J'ai eu un peu de mal à entrer dans le récit au début, en raison de nombreuses digressions (même si j'adore ça d'habitude), mais je me suis laissée ensuite rapidement embarquer par le mystère qui s'épaissit au fur et à mesure que des nouveaux éléments apparaissent. J'ai aimé voir grandir le héros, le voir devenir plus mûr, et aussi sa philosophie de vie à la fin du roman. On ne connaît jamais tout la vérité, ou plutôt toutes les vérités. On en découvre toujours que quelques fragments - cassette audio oubliée, témoignage plus ou moins déformé, souvenirs lointains,... - et il est dur de juger une personne sur des éléments aussi peu tangibles. Mais en revanche il est toujours possible de croire en la vie et d'avancer sur son petit chemin sans regarder (trop) en arrière... Ce roman, malgré l'approche originale qui capte toute l'attention du lecteur - la découverte cocasse de l'urne - est plus profond qu'il n'en a l'air : il s'agit avant tout d'une histoire qui parle de la douleur et du sentiment d'abandon du héros par ce père qu'il connaît si mal, d'une histoire sur le long travail à accomplir sur soi avant d'accepter et d'aller de l'avant...
Lien : http://surlestracesduchat.bl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Batsheba
  07 mai 2017
Voici mon deuxième livre de Jenny Valentine, et je suis encore une fois complètement séduite par son écriture.
Une histoire superbe et originale!! Je n arriverai pas à en écrire plus sans en dévoiler le meilleur. A lire, à lire, à lire absolument!!
Commenter  J’apprécie          10
friedrich_rabbit
  12 juillet 2011
Un beau roman jeunesse qui traite sans complaisances des désillusions du personnage principal. Une histoire pas rose mais belle à lire.
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Pays_des_contesPays_des_contes   14 août 2011
Il y a une minute encore, ces pensées ne m’étaient jamais venues à l’esprit, et maintenant, j’étais vraiment et sincèrement préoccupé par ce que pouvait être la vieillesse, quand on est coincé à Londres, où tout le monde bouge plus vite que vous, et où la chose la plus simple peut vous prendre toute la journée.
C’était à cause d’elle. Je sais que c’était à cause d’elle, de ma vieille dame, de celle qui était morte et qui se trouvait dans l’urne.
Je me revois assis là, sur la colline, tandis que les cerfs-volants traversaient l’air avec un bruit cinglant derrière moi, me demandant soudain si nous n’étions pas en train d’avoir une sorte de conversation, elle et moi. Une vieille dame morte, du haut de son étagère, essayait de m’apprendre qui étaient les gens de plus de soixante ans. C’était une sensation agréable, à fleur de peau, comme celle qu’on ressent lorsqu’on écoute un super morceau de musique, qu’on plane un peu et qu’on est assis à côté de quelqu’un de très attirant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
lilimarylenelilimarylene   28 août 2010
Pansy a un chien, appelé Jack (Russell), et parfois je ne sais vraiment pas si elle parle de son chien ou de grand-père.
- Il est resté dans mes jambes toute la journée, et il a une haleine épouvantable. (Chien.)
- Il n'y a pas été depuis trois jours. Je pense qu'il a besoin d'une bonne marche. (Norman.)
Commenter  J’apprécie          20
lilimarylenelilimarylene   28 août 2010
J'avais entendu parler du Purgatoire, l'endroit om l'on attend lorsque le Paradis et l'Enfer ne sont pas sûrs de vouloir de vous, mais je n'avais jamais imaginé que ça pouvait signifier rester coincé à jamais dans une boîte, sur l'étagère d'Apollo Cars.
Commenter  J’apprécie          10
lilimarylenelilimarylene   28 août 2010
Combien de versions de papa regrettons-nous tous, Mercy, Bob, Norman, mam, Pansy et moi ? Une version différente pour chacun de nous et pas une seule d'entre elles qui corresponde à la réalité.
Commenter  J’apprécie          10
Video de Jenny Valentine (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jenny Valentine
Interview de Jenny Valentine (en anglais)
autres livres classés : mortVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Livres et auteurs chez PKJ (pocket jeunesse)

Qui est l'auteure de "Eleanor & Park" et "Carry on" ?

Cat Clarke
Marika Gallman
Rainbow Rowell
Jo Witek

20 questions
60 lecteurs ont répondu
Thèmes : jeunesse , littérature pour adolescents , jeune adulteCréer un quiz sur ce livre