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ISBN : 2290229377
Éditeur : J'ai Lu (02/10/2019)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 54 notes)
Résumé :
Années 50. Dans un petit village des Abruzzes.
La jeune Ada Maria est la fille d’un couple sans amour. Son père, Aniceto, passe le plus clair de son temps avec Teresina, sa maîtresse, ou enfermé dans son atelier de taxidermiste. Eufrasia se contente d’être mère et de noyer sa fragilité dans les soins qu’elle apporte à ses enfants.
Lorsqu’elle meurt prématurément, Teresina prend peu à peu sa place dans la maison. La jeune Ada Maria s’occupe alors de so... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  27 décembre 2018
Dans une nature aussi rugueuse que douce, accessible que mystérieuse, où hommes, animaux, végétaux luttent, face à l’incertitude de l’avenir, Ada Maria a compris qu'il faut se laisser guider par son instinct pour donner une chance à une joie future. Forte de cette compréhension indicible du monde, elle est prête pour accueillir dans son coeur un jeune Allemand, oublié au fond de la forêt.
Comme un tableau impressionniste Magnifica célèbre la nature et l’amour par touches successives dans un hymne poétique à la vie. Un conte méditatif, esthétique, un peu lent, qu'on apprécie à condition de n'opposer aucune résistance, de se laisser porter par les mots et les images qu'ils enfantent.
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Pancrace
  30 septembre 2018
Dès la prise en main de l'ouvrage, l'oeil est séduit par la douceur de la couverture illustrée par « The Soul Of The Rose » toile d'un maître incontesté du préraphaélisme : John William Waterhouse. Il y une telle osmose entre la mélancolie magique de ce courant pictural et le romantisme jaillissant de ce roman que l'on a l'impression que l'image a infusé par assemblage le texte.
Choix, particulièrement judicieux.
Par ailleurs, je n'ai aucune connaissance pour juger de la qualité d'une traduction mais je demeure subjugué par le caractère poétique des phrases qui éveille les sens au romantisme et à l'amour, véritable trame de ce merveilleux roman.
En fait, tous ces préambules ne sont qu'un prétexte à masquer mon embarras à entrer dans le vif du sujet.
Comment parler de délicatesse sans en manquer ?
Comment distiller des finesses sans en dévoiler
les secrets ?
A pas feutrés, vous découvrirez Ada Maria, son univers sauvage mais bucolique, douloureux mais apaisé.
A pas de fourmis, vous vous imprégnerez de ses peurs, de ses attentes, de ses doutes, de ses joies enfin.
A pas de loups, vous ferez la connaissance de son entourage :
Son père, égoïste et détestable.
Sa mère douce, morte tellement présente.
Son frère, ours attendrissant et attentionné.
Sa belle-mère, mésestimée et bienveillante.
Et puis il y a Benedikt, notre héroïne en deviendra totalement « addict », le verdict réellement tragique.

A pas de géants, vous prendrez grand plaisir à égrener ces pages empreintes de poésie où le souffle amoureux est toujours embusqué après un point, derrière une virgule, dans vos yeux qui se plissent en tournant juste la page.
Parfois les mots sentent bon comme le fumet d'un plat de grand-mère.
Grâce et lyrisme côtoient la rudesse d'un milieu rural reculé, de la mort qui rôde, horrible, menaçante.
L'intensité du roman n'est dans pas dans l'action mais dans l'ascension de la soif de vivre.
Laissez-vous entraîner, Magnifica, frêle, belle et pâle vous tendra les bras.
Elle ressemble à une fine marguerite débordante de pétales.
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isabelleisapure
  23 octobre 2018
5 étoiles et plus encore...
« Magnifica » est un roman d'une délicatesse infinie, à l'instar de sa couverture qui attire l'oeil au milieu des nouveautés de cette rentrée littéraire 2018.
« Magnifica », c'est la grande histoire d'une lignée de femmes dans un petit village d'Italie.
Nous sommes dans les années 50, la jeune Ada Maria grandit avec un père volage, une mère fragile et un petit frère.
A la mort de sa mère, elle s'enfuie, s'enfonce dans la forêt et rencontre un ancien soldat allemand qui vit caché dans une grotte.
De leur amour naît Magnifica, « Une frêle enfant à la peau transparente, une petite fille qui était venue au monde entourée de papillons.»
« En la regardant encore, encore mieux, elle la trouva magnifique et l'appela Magnifica ».
J'ai tout aimé dans ce roman.
L'écriture subtile et romanesque de Maria Rosaria Valentini rappelle celle des grandes romancières anglaises. Elle a l'art de nous entraîner dans la psychologie et les pensées intimes de ses personnages, nous faisant partager les émotions qui les assaillent.
« Magnifica » est un livre à savourer lentement pour en découvrir toutes les subtilités.
Lire « Magnifica » et se laisser glisser dans un monde de douceur, d'amour et de poésie !
Et si c'était ça le bonheur ?
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diablotin0
  01 juin 2019
J'ai d'abord choisi ce livre pour la couverture qui a attiré mon regard. Puis le fait que ce soit un roman écrit par un auteur italien a conforté mon choix mais je n'avais jusqu'à présent jamais entendu parler ni de ce livre ni de l'auteur. Bien qu'il s'agisse d'une traduction, il faut souligner la qualité de la plume pleine de poésie et de délicatesse. L'histoire n'en n'est d'ailleurs pas dépourvue. Magnifica est une histoire d'amours entre homme et femme, entre mère et fille, entre frère et soeur, amours qui ne seront jamais simples ni totalement heureuses, mais en est il différent dans la vraie vie ? c'est aussi un livre qui se lit en appréciant la nature, les odeurs, les images,. C'est un livre qui se lit dans le calme, lentement, en prenant le temps de savourer toute cette poésie et cette mélancolie. Je terminerai en disant que la couverture est à l'image de l'histoire.
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calypso
  31 octobre 2018
Nomen omen peut-on lire dès les premières lignes de Magnifica, roman de Maria Rosaria Valentini paru en toute discrétion dans la chaleur du mois d'août. C'est une référence au doux prénom de l'une des héroïnes, mais c'est également le roman dans son intégralité qui se fait l'écho de la locution latine.
Magnifica possède un stylo doré qui est devenu pour elle une véritable obsession et sans lequel « elle se sent nue ». Avant d'être un stylo, c'était une petite boîte en bois enveloppé dans du lin blanc, et cette petite boîte, avant d'être dans sa main, se trouvait dans celle de son fils, Andrea. Avec ce stylo, des dizaines de petits billets laissant apparaître le fil d'une écriture familière. « Ton histoire, la mienne ». Et Andrea est parti, laissant sa mère en proie à de nombreuses interrogations. Parce que l'espérance comble l'attente, il devient urgent de se souvenir, de reconstituer le passé et de guérir, par cet acte, la mélancolie. Réécrire l'histoire et dénouer le fil. L'anecdote du stylo prend dès lors une valeur symbolique. Le lecteur est invité à remonter le temps pour découvrir l'histoire de trois femmes – Eufrasia, la grand-mère, Ada Maria, la mère, et Magnifica, la fille – histoire dont le coeur est constitué par l'éveil sensuel et amoureux d'Ada Maria. Trois destins qui s'entremêlent, avec leur cortège de disparus et de papillons…
Laissez-moi vous dire ce que je pense de ce roman : c'est une petite merveille. La première de couverture l'annonce – quel choix intelligent, le tableau de Waterhouse est sublime – et la quatrième de couverture n'est pas mensongère, le résumé du moins est conforme au contenu, il tait juste la délicatesse du style qui, de fait, est une vraie belle surprise. Car c'est le véritable point fort de ce roman : une écriture poétique qui exalte les sensations et transforme l'anecdotique en oeuvre d'art. C'est un texte profondément sensible qui déroule une histoire somme toute assez simple, où l'émotion transcende l'action, et où l'événement ne se situe pas en dehors mais à l'intérieur des êtres. Chaque thème – l'amour, la mort, la fraternité, la guerre – est traité avec beaucoup d'élégance. A découvrir !

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
calypsocalypso   08 octobre 2018
Ce père, combien de fois l'avait-elle détesté ? Ada Maria essaya d'y penser, de faire un calcul. Elle atteignit un chiffre déconcertant. Combien de fois avait-elle souhaité ne plus jamais le voir ? Plein de fois. Elle aurait voulu le tenir à distance, peut-être même l'oublier. Elle aurait voulu lui dire ses quatre vérités, un jour.
Mais en le découvrant ainsi - fil de fer sans défense, avec d'autres pieds, d'autres mains - elle se surprit à effacer immédiatement tous ses torts.
Elle effaça les blessures, les imprudences, les absences.
Entre eux subsistait à présent - unique, solide - une ribambelle de papillons, d'ailes, d'envols.
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calypsocalypso   07 octobre 2018
Les jours pour Benedikt étaient des coquilles brisées, des lambeaux de tissu, des sacs troués. Les dates inexistantes, vaines, ridicules. Le temps pour lui s'allumait et s'éteignait facilement, comme avec l'interrupteur de la torche ; et il n'avait de sens, de corps et de souffle que quand Ada Maria venait à la Faggeta.
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calypsocalypso   13 octobre 2018
Dans sa tête elle se sentait mère et grand-mère, même si en réalité elle n'était ni l'une ni l'autre. Parfois il suffit d'aimer pour devenir quelqu'un ou quelque chose.
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calypsocalypso   06 octobre 2018
Elle ne comprit ni ses paroles ni ses gestes. Mais elle sut clairement - à cet instant et pour toujours - qu'il n'y a pas de mal, pas de honte, pas de danger, pas d'injonction ni de jugement quand on aime.
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NuageuseNuageuse   18 septembre 2018
L'obscurité, de minute en minute, se faisait dense, visqueuse. Ada Maria se perdait dans des désirs minuscules, presque timides. Des coquillages de rêve. Parfois elle s'en détachait soudainement car juste là, au coeur de la nuit, apparaissaient des lueurs circulaires de la taille des graines de lupin, filant rapides et imprévisibles : des yeux de renard.
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Video de Maria Rosaria Valentini (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maria Rosaria Valentini
Entretien avec Maria Rosaria Valentini à propos de Magnifica
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