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Critiques sur Il fait bleu sous les tombes (28)
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Verdure35
  28 décembre 2019

Que voilà un roman bien étrange. Premier roman de cet auteur peut-être, mais pas premier ouvrage, d'autres l'ont précédé qui parlaient de "vide", de "schizophrénie" ou de"conscience de soi". Ce roman revient sur ces thèmes, mais en douceur avec des phrases empreintes de poésie, comme si l'auteur était presque apaisée .
Alexis ,un jeune homme de 20 ans à qui l'avenir semblait radieux saute d'un pont.
Nous arrivons après les cérémonies d'usage et Alexis est sous la terre, un peu serré dans son cercueil. Son corps est inerte, mais son "âme" reste encore quelques temps en sa compagnie.
Lui- même essaie de comprendre ce qui lui est arrivé, puis il guette et reconnaît les pas de ceux qui viennent lui rendre visite, en particulier sa petite soeur.
L'épreuve est aussi terrible pour ses parents et pour sa mère en particulier, elle culpabilise et essaiera de comprendre. En vain , même si l'auteur laisse penser à quelques pistes.
Mais ce n'est pas l'essentiel du texte, c'est avant tout une réflexion sur l'adolescence, la mort, la perte d'un enfant, la résilience.
Tout cela est bien morbide, et pourtant il y a comme une légèreté dans l'écriture, une petite lumière qui empêche une noirceur plombante, juste un peu de bleu...
Merci à Amazon et aux Edts A.Michel pour leur confiance. Parution le 2/1/2020
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lolomito
  23 décembre 2019
❤️❤️❤️❤️❤️
Coup de coeur absolu pour ce magnifique roman de Caroline Valentiny « Il fait bleu sous les tombes »

Alors qu'il était âgé de tout juste 20 ans, Alexis est mort laissant ses proches, amis et famille dans l'incompréhension la plus totale. Ces funérailles viennent d'avoir lieu et pourtant Alexis n'est pas encore complètement parti. Du fond de son cercueil, son âme a dû mal à quitter son corps. Elle est là, elle s'accroche. Elle n'est pas encore prête à s'envoler.
Et depuis cet entre deux mondes, Alexis écoute, à défaut de la voir, la vie qui l'entoure.
Il écoute le chant des oiseaux, la pluie qui frappe son carré de terre fraîchement retournée et le bruit des pas sur le gravier de celles et ceux qui viennent lui rendre visite.

S'il n'arrive pas à passer de l'autre côté , c'est parce qu'Alexis ne comprend pas vraiment comment il en est arrivé là.
Tout comme sa mère d'ailleurs qui n'arrive pas à surmonter ce deuil terrible qu'est celui de perdre un enfant.
Alors pour comprendre ce qui a bien pu conduire son fils à ce drame, elle décide de partir sur les traces de celui-ci afin de découvrir ce qu'elle a bien pu, jusqu'ici, omettre de voir.

Pendant ce temps, Noémie, la petite soeur d'Alexis, 5 ans à peine, fait l'école buissonnière...

J'ai été littéralement happée par la sublime écriture de Caroline Valentiny et ce, dés les premières phrases.
D'une plume très intimiste, elle nous conte le « passage » de celui qui part et la douleur de ceux qui restent.
Pour cela, ce livre m'a évoqué la très jolie chanson de Pomme «  de là haut » mais aussi celle de Lynda Lemay « Le funeste collier »
L'auteure y glissent de nombreux parallèles entre la mort et la naissance
Malgré la sombre thématique, j'ai trouvé ce livre lumineux.
C'est un roman qui relate la difficulté d'acceptation de soi-même à l'adolescence.
C'est un roman sur la mort et le deuil certes, mais c'est aussi un magnifique roman d'amour fraternel et parental.
Un roman sur la culpabilité et la résilience.

Un roman choral au rythme tranquille qui nous berce au fil des pages.
Oh comme j'aurais aimé rester plus longtemps en compagnie de tous ces personnages !

Je remercie vivement Babelio, Albin Michel et Caroline Valentiny pour ce moment privilégié de lecture qui fut un très beau moment.
À paraître le 02 janvier 2020
❤️❤️❤️ ❤️❤️
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LouDeBergh
  03 janvier 2020
"Epreuves non corrigées".
Ecrit en diagonale sur la sobre couverture blanche du petit livre reçu ce matin. Provenance : les Editions Albin Michel.

A quel saint faut-il se vouer pour que rien de ce texte ne soit retouché ?
Sur quels genoux faut-il pleurer pour que ces mots demeurent ? Immobiles ? Couchés sur ce papier ? Pour l'éternité ?
Aucun bien sûr, c'est trop tard. Il fait bleu sous les tombes a paru, le 2 janvier 2020,
hier somme toute.

Alors je prie le ciel, la terre et tous les dieux pour que pas une phrase, pas une virgule, n'ait été changée.

Parce qu'il ne m'arrive pas souvent de fondre en larme à la lecture d'un roman.
Que celui-ci m'a prise au coeur, a agrippé mon âme et s'en est repu.
Parce qu'il a eu une résonance toute particulière en moi, intime, charnelle presque.
Qu'il a ravivé ma mémoire, avec douleur et délicatesse,
qu'il m'a émue à n'en savoir quoi dire.
Et parce que les mots que l'ai lu méritent les oraisons les plus tendres.

"Enfant, lorsqu'il était en vie, il se couchait dans l'herbe, le soir, pour observer le ciel. Aujourd'hui, depuis son carré d'herbe étanche à la lumière, il a beau plisser les yeux, il ne peut plus rien voir."

Jusqu'il y a peu, Alexis était vivant. A présent, il ne sait plus. Il perçoit encore la vie alentour, le bruissement des feuilles, le pas des visiteurs, et celui, sautillant, de sa petite soeur qui vient le visiter en cachette.
Il se sent plutôt bien, mais que fait-il là ? Il ne sait plus. Ses proches n'y comprennent rien non plus. Quel est le mystère d'Alexis ? Qu'a-t-il voulu cacher à en mourir ?

Ce roman s'est abattu sur mon coeur comme la cadence serrée des gouttes de pluie. Fines, légères.
Froides.
Il m'a fait l'effet d'une chanson, murmurée à mon oreille, chuchotée à mon ombre.
Il avait la lourdeur du marbre et la légèreté de l'éther.
Il a tapoté contre ma poitrine et a ruisselé dans mon sang, battant la chamade.
Il s'est noyé en une danse au-dessus de ma tête,
Et s'est lové dans le berceau de mon enfance.

Il s'est installé dans mes bras,
a imprégné ma peau,
a rebondi dans le coeur de celle que je ne suis pas encore,
et a pris racine,
pour toujours,
à la lisière de mon horizon.

Il fait bleu sous les tombes est une merveille de subtilité, de délicatesse. Dans un clair-obscur magnifique, il m'a fait plonger dans l'âme et le coeur de personnages qui, me semblait-il alors, me ressemblaient tant. Perdus, seuls, incompris, oubliés, désireux d'Etre
ou incapable d'ailleurs.

Il m'a bouleversée et m'a clouée d'admiration.

Car jusque là,
je ne pensais pas que l'on avait le droit
de couvrir la mort
d'une si belle voilure.
Lien : http://www.mespetiteschroniq..
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argali
  26 janvier 2020
Ce livre est un premier roman (et le deuxième écrit) de Caroline Valentiny et pourtant il est maitrisé d'un bout à l'autre. La langue de l'auteur est précise, belle, musicale. le style est léché tout en étant fluide.

Nous suivons les pensées de cinq personnages dont Alexis, 20 ans, décédé, et resté coincé entre deux mondes et sa mère, Madeleine, qui survit dans un état second, depuis le décès de son fils aîné. Par une prosopopée particulièrement réussie, l'auteure nous donne à connaitre les sentiments d'Alexis et le retour réflexif qu'il fait sur sa vie. Sa mère, qui refuse de croire à son suicide, se met à la recherche de la moindre information sur ce fils qu'elle connaissait finalement mal depuis son entrée dans l'adolescence et le mutisme dans lequel il se retranchait. Elle se met à la recherche de personnes qui l'ont connu hors de la sphère familiale pour comprendre. C'est le croisement des deux récits qui nous permet peu à peu de découvrir ce qui s'est passé.


Par les perceptions de la vie sur Terre qu'Alexis ressent depuis sa tombe, par les confidences que sa petite soeur vient lui faire chaque jour et par l'attitude, diamétralement opposée, des parents, Caroline Valentiny aborde tous les aspects du deuil. Psychologue de formation, elle a choisi d'alterner les points de vue pour présenter les attitudes possibles face à la perte et au manque. Tous les personnages sont justes et donnent au récit une cohérence et une profondeur rare.



Malgré la délicatesse du sujet principal et d'autres tout aussi sombres, parfois à peine esquissés, on sort de cette lecture apaisé, serein, après avoir ressenti des émotions vraies au fil des pages.

C'est un vrai coup de coeur pour moi que ce roman choral, très poétique ; un roman lumineux, intimiste et universel à la fois. Je ne peux que vous le conseiller.
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TheReadingBee
  28 décembre 2019
Je remercie tout d'abord Babelio et les Éditions Albin Michel de m'avoir fait parvenir les épreuves non corrigées de cet ouvrage via une masse critique.
Je dois dire que je n'aurais jamais acheté ce livre par moi même (j'aurais eu tort) et que son titre énigmatique ne lui rend pas justice à mon sens. Car il ne retient pas le lecteur et on ne parle pas vraiment des tombes, mais d'une en particulier, celle d'Alexis, un jeune homme plein de promesses qui a mis fin à ses jours.
L'histoire est celle du deuil, celui d'un père qui s'échappe dans le travail et le concret, celui d'une petite soeur espiègle qui comprend plus de choses que les adultes parfois et fait preuve d'une grande sensibilité, celui d'une mère surtout pour qui il est impossible d'envisager la disparition de son fils, ce garçon tant aimé dont elle cherche à percer les mystères. C'est aussi le deuil du défunt de sa vie passée.
Avec la poésie, la douceur et la force des mots, Caroline Valentiny, d'une plume sensible et élégante, nous entraîne d'un deuil à l'autre tout en remontant le temps pour tenter de toucher du doigt la compréhension de ce qui semble incompréhensible et inenvisageable.

C'est réaliste, j'en ai eu des larmes le long des joues à plusieurs reprises. Impossible de rester insensible. J'ai aimé le personnage d'Alexis, la description que l'on fait de ce jeune étudiant prometteur et de sa vision du monde. Je l'ai pleuré et cherché avec sa mère, regretté avec son père et visité avec sa soeur. Au final en tant que vivant on ne sait jamais tout à fait ce qu'il se passe dans la vie et la tête de ceux qui nous sont les plus proches, il y a cette part de mystère que chacun emporte dans sa tombe. Et la plume de l'autrice traite cette vérité en beauté en la recouvrant d'une paix palpable.
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Lirealaurore
  24 décembre 2019
"Enfant, lorsqu'il était en vie, il se couchait dans l'herbe, le soir, pour observer le ciel. Aujourd'hui, depuis son carré d'herbe étanche à la lumière, il a beau plisser les yeux, il ne peut plus rien voir."
Jusqu'il y a peu, Alexis était vivant. A présent, il ne sait plus. Il perçoit encore la vie alentour, le bruissement des feuilles, le pas des visiteurs, et celui, sautillant, de sa petite soeur qui vient le visiter en cachette.
Il se sent plutôt bien, mais que fait-il là ? Il ne sait plus. Ses proches n'y comprennent rien non plus. Quel est le mystère d'Alexis ? Qu'a-t-il voulu cacher à en mourir ?
Caroline Valentiny explore le clair-obscur de l'existence dans un premier roman d'une subtilité et d'une douceur impressionnantes.

Mon avis :
Voilà encore un 1er roman qui laisse présager de biens belles lectures à venir.
Je suis tombée sous le charme.
Du thème, si bien traité, abordé, construit.
De l'écriture, si poétique, réaliste, empathique.
On ressort avec un regard sur la mort, grand sujet tabou de nos sociétés, léger. Sur le choix de quitter la vie, comme une evidence. Après tout pourquoi nous imposerait on la durée de nos vies.
Et puis qu'il est doux de se dire que peut-être nous gardons un oeil sur ceux que nous aimons avant de partir pour de bon.
La mort fait partie de la vie.
On partage également les moments difficiles de ceux qui restent, leur façon de gérer l'absence.
Nous oublions si souvent de gérer la présence...
Ce livre nous invite avec sensibilité à plein de réflexions.
Ce livre est plein de citations que l on meurt d envie de partager.
Un vrai moment de délice
Guettez sa sortie
Je l ai adoré !
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mel_coccinelle
  23 décembre 2019
Alexis, 20 ans, brillant étudiant en droit, vient de mourir laissant famille et amis dans l'incompréhension et la douleur. Depuis sa tombe, il s'interroge. Comment est-il arrivé ici ? pourquoi ? Là commence sa quête de vérité, dans sa cage de bois, attendant la délivrance éternelle.
De l'autre côté de la terre, du bon côté, au-dessus, sa mère non plus ne comprend pas ce qui a poussé son fils prématurément dans la tombe. Et ses questions vont prendre le pas sur tout, son travail, son mari, sa fille de cinq ans qui rend régulièrement visite à son frère en cachette. Elle lui parle aussi innocemment qu'un enfant de cinq ans peut le faire comme si Alexis était encore là.
Pour Madeleine, sa mère, cette vie après la mort est insoutenable. Cette vie, pour les morts comme pour les vivants, le vide qu'elle laissé, rempli de questions, de supputations qui finissent par prendre plus de place que les vivants, l'esprit cloîtré au fond de la tombe, le corps allongé au côté du défunt. Pour s'en sortir, Madeleine fera le choix de partir sur les traces de son fils.
J'avais beaucoup aimé le résumé très intrigant, laissant entrevoir des révélations sur le passé d'Alexis. J'ai été un peu déçue ; il m'a semblé plus lire un texte contemplatif, réflexif, sur le deuil, la vie après la perte d'un enfant, l'acceptation et peut-être la résilience, si tant est qu'elle soit possible.
J'ai néanmoins beaucoup aimé le prisme psychologique à travers lequel sont traitées ces thématiques et je remercie pour m'avoir donné l'occasion de découvrir ce beau texte en avant-première.

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jg69
  10 février 2020
Alexis est mort depuis quelques semaines. Prisonnier dans sa tombe, il perçoit les bruits autour de lui, le bruissement des feuilles, le pas des visiteurs qui viennent se recueillir sur sa tombe, son père, sa mère, son petite amie et sa petite soeur qui fait l'école buissonnière pour venir le visiter en cachette. Il ne comprend pas comment il s'est retrouvé là, il ne se souvient de rien... Sa famille est aussi dans l'incompréhension car Alexis s'est jeté d'un pont... Alexis, étudiant de 20 ans, se serait donc suicidé sans laisser un mot d'explication.

L'auteure va nous raconter les pensées d'Alexis et le parcours de sa famille, en particulier de sa mère Madeleine qui après avoir fait " le vide de la chambre de son fils... qui la happe comme un trou d'air ", se réfugie dans une "bulle intérieure" dans laquelle Alexis l'appelle. Elle erre dans la maison, en oublie Noémie, sa fille de cinq ans, et se reproche de ne pas avoir su protéger son enfant. " Que n'avait-elle pas vu ? Que s'était-elle interdit de voir ?".

Madeleine va se souvenir de moments importants de leur vie et surtout de sa grossesse. Elle va éprouver le besoin irrépressible de mettre ses pas dans les traces d'Alexis, de retourner où le jeune homme a passé ses dernières journées à la recherche d'une réponse. "Pour les mères qui n'ont plus de fils, il n'y a pas de mot". Pendant ce temps là le père essaye de maintenir la famille à flots comme il le peut.

Alexis, quant à lui, se sent devenu "un poids sourd dans le ventre de la terre" dans une immense nuit, il attend un ange qui ne vient pas. En effet Alexis est coincé entre deux mondes car il ne comprend pas ce qui lui est arrivé.

Ce récit est essentiellement centré sur Madeleine et sa bouleversante quête. A travers les souvenirs de sa mère la personnalité d'Alexis se dessine peu à peu avec ses fragilités, son idéalisme, sa démesure... "un esprit de cristal". J'ai aimé les liens que fait l'auteure entre la naissance et la mort, j'ai aimé la façon dont elle explore le passage de la vie à la mort et les différentes façons de vivre un deuil à travers les réactions complètement opposées de l'entourage d'Alexis, j'ai aimé la belle innocence de Noémie et son regard d'enfant sur la mort. J'ai aimé la façon dont l'auteure explore l'infinité d'émotions qu'elle prête à ses personnages tous très attachants.
Caroline Valentiny, psychologue de métier, nous livre un premier roman très réussi, un roman intimiste d'une grande justesse et d'une infinie douceur. Un roman très lumineux malgré son thème très sombre. Un récit délicat, doux et subtil au rythme lent dont on ressort étonnamment apaisé.
Lien : https://leslivresdejoelle.bl..
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LeschroniquesdeYous
  01 janvier 2020
Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel pour l'envoie de ce service presse !

Avant de donner mon avis, voici le résumé :

« Enfant, lorsqu'il était en vie, il se couchait dans l'herbe, le soir, pour observer le ciel.

Le premier roman de Caroline Valentiny débute avec un souvenir d'Alexis, le protagoniste de cette histoire, avant qu'il ne meure, à 20 ans. Depuis, "coincé dans sa prison de bois", il perçoit des instants de la vie sur Terre qu'il raconte dans ce récit. La mère qui ne veut pas croire à la thèse du suicide, la petite soeur qui continue de parler à son frère. L'auteur étudie tous les aspects du deuil en adoptant un point de vue interne. »

Mon avis : Comme il est dit dans le résumé, ce roman aborde le sujet du deuil (pas très gai en cette période de fête je vous l'accorde aha). Nous avons en faite plusieurs point de vues : celui d'Alexis, au font de sa tombe. Celui de sa mère, triste et perdue, cherchant des réponses à ses questions, celui de sa petite soeurs aussi etc.. mais nous avons aussi des passage d'Alexis juste avant sa mort.

Je trouve le concept original mais ce n'est pas un livre que j'ai apprécié lire. En fait, il n'y a pas vraiment d'histoire. Ce n'est qu'un descriptif des ressentis de chacun, on nous montre comment chacun vit cette mort. Mais voilà, sans plus.

Le livre est tout de même bien écrit, accessible et et se lit rapidement. Je pense que c'est seulement le contexte et le rythme qui ne m'ont pas convaincue.

J'aime les histoires qui bougent, qui vivent, qui nous font connaitre plusieurs émotions, qui nous font passer du rire aux larmes, du doute à la certitude, etc. Et là, c'était juste très linéaire.

Dommage, Caroline Valentiny, mais ce sera pour un prochain roman.
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Francedewepion
  30 décembre 2019
Alexis aimait se coucher dans l'herbe et regarder les étoiles. Etudiant brillant, 20 ans, une famille aimante, aisée aussi , il s'est suicidé en se jetant dans le fleuve. Il n'a rien laissé pour "justifier" son acte.
Et maintenant qu'il gît là dans son étroit cercueil au cimetière, il attend. Quoi au juste ? Son passage vers l'autre monde ? Les étoiles, il ne les voit plus.
Les fréquentes visites de sa petite soeur de 5 ans qui passe sous la haie entre l'école et le cimetière. Elle apporte quelques fleurs, elle le questionne, lui raconte des anecdotes de la vie sans lui. Dans toute sa candeur, elle cherche à comprendre ce qu'Alexis fait là.
De son côté, sa mère se demande comment il en est arrivé à mettre fin à ses jours. Qu'a-t-elle raté ? Elle abandonne les autres c'est-à-dire son mari, sa fille et ses élèves pour s'imprégner d'Alexis en explorant son univers : sa chambre d'étudiant, ses amis, la ferme où se tenaient des séminaires auxquels l'un de ses professeurs (admiratifs l'un de l'autre) l'invitait, le fleuve voisin .
Le père médecin, même s'il est aussi atteint par cette mort inattendue, reste "lucide" et tente de ramener sa femme et sa fille au "bercail" afin de vivre dans " l'après".
Que de douceur , de finesse, de poésie dans l'écriture de Caroline Valentiny. Auteure belge dont c'est le premier roman.
Le sujet traité est triste, plus d'une fois une larme a coulé sur mes joues. Pourtant, ce roman, au final, est un roman d'espoir.
Dans ce livre, j'y ai retrouvé du "Gabriel Ringlet", dont il paraît que l'auteure est proche.

Merci Babelio et les Éditions Albin Michel de m'avoir fait parvenir les épreuves non corrigées de cet ouvrage dans le cadre d'une "Masse critique"
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