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ISBN : 2234010616
Éditeur : Stock (30/11/-1)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 80 notes)
Résumé :
Comme Valérie, l'héroïne du pavillon des enfants fous, Malika et son frère Wielfried sont très jeunes. Elle a dix ans, lui en a quinze. Comme Valérie aussi, aucun parent ne s'occupe d'eux. La mère est morte et le père apparaît de temps en temps pour donner de l'argent. Pourtant ils sont heureux dans cet appartement du boulevard Malesherbes qu'ils ont meublé eux-mêmes car ils s'aiment, d'un amour trop parfait que les adultes saccageront.

Malika et Wiel... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  25 février 2019
J'ai découvert Valérie Valère avec son deuxième roman, Malika. J'étais alors en fin de collège et, par conséquent, me sentais proche des deux personnages.
Malika, dix ans, et son frère Wielfried, quinze, vivent seuls dans un grand appartement parisien. Leur mère est morte et leur père, absent la plupart du temps, passe parfois pour laisser de l'argent aux enfants. Ceux-ci ont arrangé leur habitation pour en faire un cocon à leur mesure. Cet abri cache leur amour trop fort et trop fou.
A l'époque de cette lecture, j'ai été pl us choquée de l'abandon complet dans lequel Malika et son frère vivent plutôt que par leurs amours incestueuses. La déréliction paternelle reste toujours à mes yeux, presque trente ans après, insupportable.
Chaque chapitre alterne la voix de l'une et de l'autre. Valérie Valère y projette ses réflexions sur la vie, sur l'amour, sur la place des adultes et sur la mort. Elle-même touchée très jeune par trop d'épreuves et une lucidité trop crue qui lui rend la vie détestable, cette négativité transcende son roman. J'avais été alors profondément ébahie de constater que j'étais plus jeune qu'elle de quelques années seulement mais que son écriture révélait un gouffre insondable. Et sans doute tant mieux pour moi au vu de son parcours trop tôt éteint.
En tout cas, Malika est un livre qu'on n'oublie pas par la force de ses personnages et par la puissance évocatrice de leur créatrice.
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kineyume
  13 septembre 2014
Superbe ! est ce livre, je l'ai découvert vraiment par hasard, dans le grenier de mon grand-père et je l'ai mis dans ma PAL, je l'ai lu dans le cadre du challenge ABC que j'ai fini à l'instant où j'écris ces mots et je n'en suis pas peu fier.
Donc Malika (ou) un jour comme tous les autres est un roman à deux voix, chaque chapitre alternant les points de vue on se retrouve avec le frère puis la soeur du début jusqu'à la fin. Je vais être cash tout de suite, ce roman ne conviendra pas à pas mal de monde car on suit une relation incestueuse, et je sais que beaucoup de gens sont répugnés par ceci, alors que moi pas du tout ! Bien au contraire ! Pour moi n'importe qui peut aimer n'importe qui, par contre il faut évidemment un consentement mutuel. Donc nous suivons cette relation magnifique, d'une fille de 10 ans prénommée Malika qui aime à la folie son frère Wilfried qui a 15 ans, lui l'apprécie mais sans plus, ce n'est que plus tard qu'il découvrira qu'en fait il ne peut pas se séparer d'elle car elle lui apporte tellement. On va ainsi rester sur ces 2 personnages principaux pendant 350 pages, et 1 personnage secondaire, en tout cas pour moi il n'y en a qu'un, c'est une jeune fille prénommée Hélène, qui abordera Wilfried et on sera dans une sorte de triangle amoureux. J'ai adoré l'écriture de cette jeune auteur (car elle a tout juste 18 ans quand sort ce livre), elle a malheureusement connu un destin tragique ce qui ne fait que renforcer le poids de ses écrits et je lirais avec plaisir le reste de son oeuvre. Au final c'est un merveilleux roman que j'ai pu lire par hasard, un chef d'oeuvre pour moi, mais il ne faut pas que l'inceste vous dérange. J'espère vous avoir donné envie .
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brigittelascombe
  12 juin 2011
On connait Valérie Valère qui a publié très jeune "Le pavillon des enfants fous" suite à son hospitalisation en psychiatrie de quatre mois,qui parle d'anorexie et a connu un succés fulgurant.
En terminale, puis après son bac, heureuse enfin, indépendante financièrement elle s'inscrit en Lettres à la Sorbonne.
Pourtant, suite à une toxicomanie, elle mourra le 18 décembre 1982." Je suis seule,seule avec mon corps qui ne demande rien,sauf de mourir". Un destin tragique pour cette boulimique d'écriture dont Christiane Rochefort disait que sa voix était une force émanant de sa faiblesse.
Son deuxième livre "Malika ou,un jour comme les autres" a été écrit en trois mois. Il raconte l'histoire de deux ados incestueux, Malika et Wilfried, dont la mère est morte et qui vivent seuls. Les voix enfantines du frère et de la soeur se retrouvent en alternance à chaque chapitre.
Valérie se projette bien sûr dans Malika qui s'interroge sur la vie,le bonheur et l'amour. Ce livre est le témoignage d'une inadaptée au monde de violence actuel qui ne trouvera que dans la mort la solution à ses problèmes car les deux ados se suicideront pour être à jamais réunis.
Triste et émouvant, mais combien d'anorexiques et de tentatives de suicide avortées ou non chez les jeunes jonchent encore le sol de nos hopitaux? Trop, bien trop!
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helvetius
  23 août 2016
Une lecture très agréable à découvrir grâce à une magnifique écriture et un thème peu commun.
Personnellement, je n'ai rien contre l'inceste, si les deux personnes sont consentantes et apte à prendre des décisions, l'amour ne doit pas avoir de barrières...Je n'ai pas été choquée par ce point de l'histoire mais par contre, par l'âge de Malika, oui. C'est une histoire très belle certes, mais Malika n'a que 10 ans ! Elle semble mature, c'est indéniable mais de là à franchir le pas alors que l'auteur la décrit immature au niveau physique, ça, ça m'a un peu dérangée...
Bon, j'ai passé outre pour ne pas passer à côté d'une belle lecture. Valérie Valére avait sans conteste un réel talent pour l'écriture et savait retranscrire les sentiments, les émois, les peurs et le mal-être adolescent avec une parfaite précision. C'est bien dommage que son propre mal-être l'ai emporté trop vite car une belle carrière d'écrivain l'attendait.
Wilfried et Malika sont touchants, déjà par leur situation familiale peu commune mais surtout par l'univers et le cocon qu'ils ont su se créer. On peut donc comprendre facilement comment ils en sont venus à ne pouvoir s'aimer que l'un l'autre.
L'auteur alterne le point de vue à chaque chapitre et nous permet donc de comprendre les pensées de chacun. Cela permet également de soulager le texte car les pensées de Malika sont parfois trop enfantines, du genre caprice d'enfant gâtée et celles de Wilfried sont parfois ennuyantes. Mais même ces "défauts" reflètent un réel talent car finalement, lorsque l'auteur nous livre les pensées de Wilfried, comme le déroulement de ces cours, c'est rébarbatif mais c'est tellement réaliste...C'est pareil pour les pensées de Malika qui, bien que capricieuses, reflètent un manque cruel d'affection parentale, toute son affection se reporte donc sur son frère...
Donc voilà, une très belle lecture avec une belle écriture et, oserais-je le dire, un très beau thème qu'est l'amour, et non pas forcément l'inceste ?
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luis1952
  03 juillet 2019
Malika a dix ans et Wilfried en a quinze et ils sont frère et soeur. Deux enfants sans mère, qui voient rarement leur père, ils sont alors livrés à eux-mêmes dans un somptueux appartement à Paris.
Entre l'école qu'ils n'aiment pas, leurs mille jeux et caprices, gavés de lectures et de films, ils découvrent lentement qu'ils s'aiment, malgré leur jeune âge disons presque comme des adultes. Ils dorment alors ensembles, nus, enlacés et vivent alors leur amour sans tabous, sans interdictions.
Alors une histoire pareille, pourrait-elle se passer en réalité ? Je me pose la question, vu que Malika n'a que dix ans.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
RJuilletRJuillet   13 décembre 2012
Je tourne la page, cette fois je vais noter tout ce qu'il dit, ce n'est pas parce qu'il est risible dans sa grande blouse blanche un peu tachée qu'il faut que j'attrape une sale note ... Et soudain, là, au milieu de feuille, je vois, écrit en grosses lettres majuscules, je vois, bien en évidence, "MALIKA", encore un coup de ma petite sœur. C'est terrible, elle veut toujours que je pense à elle !! Même le matin en me levant, je trouve des petits bouts de papier de dessins, signés "Malika", il y en a partout même dans mes livres de classe, vous pensez, ça fait drôlement sérieux, les profs croient que c'est ma petite amie et que je m'amuse à des prénoms évocateurs pendant qu'ils débitent leurs cours sur la Russie de 1768 à 1914, alors ... moi, je me retrouve tout pantelant devant leur petit air malin de celui qui comprend tout, celui qui en réalité ne peut vraiment pas savoir. N'empêche que ce nom écrit en grosses lettres majuscules bien dessinées, ça me fait quelque chose ... je vois le petit visage et les grands yeux verts qui me regardent en souriant et puis aussi les longs cheveux blonds qui tombent jusqu'à la taille ... je me dis que Malika doit être en train de faire tranquillement des dessins au font de la classe tandis que les autres filles s'acharnent sur un problème d'arithmétique, elle doit rigoler en pensant que je vais trouver son nom sur une feuille de chimie...
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luis1952luis1952   20 juin 2019
Boudeuse, elle s'installa pieds nus dans un grand fauteuil en mousse blanche, et de ses bras ramena ses genoux sous son menton et attendit.
Puis elle se leva sans me regarder, elle passa derrière la table en verre fumé en marchant du bout des ses jolis orteils (quelle sollicitude !)...

Page 146
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luis1952luis1952   02 juillet 2019
Rien qu'en regardant les pieds nus des femmes on peut imaginer leur caractère. Etonnant, non ?

page 142
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leaurangeleaurange   18 février 2019
Il y a déjà le ciel qui pleure, ce n?est pas la peine que je m?y mette aussi 
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SaveurLitteraireSaveurLitteraire   12 novembre 2018
Notre langage n'est pas le même, nous avons appris les mêmes mots mais ils n'ont pas le même sens…
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Video de Valérie Valère (1) Voir plusAjouter une vidéo

Les premiers romans
186 ème numéro d'Apostrophes.
Emission consacrée au premier roman de nouveaux romanciers; sont invités : Henri ANGER pour son livre, un premier roman "chatte allaitant un ourson". Henri ANGER explique pourquoi il a écrit si tard , à 71 ans, son premier roman. (thème du livre : la fugue d'un enfant) Valérie VALERE ( 1961-1982) pour "Malika" ( les rapports entre un frère et une soeur...
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