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Jean Levaillant (Préfacier, etc.)
EAN : 9782070317929
192 pages
Éditeur : Gallimard (12/04/1974)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Poème en alexandrins sur la vie intérieure d'une jeune femme déchirée entre ses désirs et innocence. La métaphore montre le drame de Valéry, partagé entre la quête de l'intellect pur et son désir de sensualité.

Source : Fluctuat.net
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Critiques, Analyses et Avis (0) Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  23 octobre 2015
Le grand poème de la Jeune Parque rebutera deux types de lecteurs : le premier cherche à retrouver dans la poésie des pensées qu'il a en lui et qu'il apprécie de revoir écrites en beau langage ; le second est en quête d'une communion sentimentale au détriment de tout le reste. La poésie de Valéry est d'abord une suite d'images et de mots splendides, qu'il faut goûter tels quels, sans chercher forcément leur sens. le sens, d'ailleurs, vient se mêler à ce plaisir et à cette émotion esthétiques, et transforme la fête de l'imagination en "fête de l'intellect" (selon les mots du poète), à égale distance des raisonnements intellectuels et des pensées confuses et informulées du surréalisme. Valéry a toujours cherché dans ses poèmes à faire de la musique non pas seulement avec les mots et les images, mais aussi avec les idées. Et il n' y a rien de plus sobre et de moins bavard sentimentalement qu'une belle musique.
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vincentf
  25 juillet 2012
Poésie trop abstraite pour que j'y entre vraiment, sauf quand ce sont des fragments d'utopies qui construisent des mondes autres, sur des îles, toujours, où la vie de l'esprit est aussi réglée que celle du corps, où l'on vend de la pensée dans des boutiques, où l'esprit prend corps. Dans "La Jeune Parque", on a l'impression que c'est le contraire : le corps prend esprit, se cherche un être, se demande qui il est et d'où il vient. Bien sûr, Valéry n'a pas le mauvais goût de répondre à ses questions, et laisse flotter un mystère, mais je reste sur le seuil, comme s'il me fallait toucher des mots plus tangibles, et comme si la pensée et la poésie devaient divorcer.
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frandj
  04 janvier 2020
"La Jeune Parque" est l'un des plus célèbres poèmes de Paul Valéry. Il me fait penser à un kaléidoscope chatoyant. Pour apprécier ces vers, il faut complètement s'affranchir d'une recherche précise de leur sens. Cette poésie - assez longue - est subtile et même obscure, mais elle sonne très bien; elle nous permet de découvrir ce qu'est la beauté des mots. Peut-être l'idéal serait de la lire (par morceaux) d'abord, puis de la réciter à haute voix. C'est alors que le plaisir d'entendre - mais non de "comprendre" rationnellement - apparait vraiment. De fait, P. Valéry en tant que digne héritier de S. Mallarmé affirmait que ses poèmes avaient seulement le sens que le lecteur leur prêtait.
Permettez-moi cette analogie: si dans la poésie on comparait Valéry à un Hugo (par exemple), la différence serait du même ordre qu'entre l'art abstrait et l'art figuratif, dans la peinture... Naturellement il n'y a pas de hiérarchie de valeur entre ces diverses catégories.
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bifidus34
  30 juillet 2020
Quelqu'un qui n'a manifestement rien à dire et qui pour compenser ce néant absolu met bout à bout des mots improbables suivant un arrangement soit disant précieux et longuement choisi.
"Qui pleure là, sinon le vent simple, à cette heure
Seule, avec diamants extrêmes ?… Mais qui pleure,
Si proche de moi-même au moment de pleurer ?"
Le problème n'est pas que ça ne veuille rien dire et que ça n'exprime rien mais surtout que c'est franchement très moche...
Et tout le monde de se pâmer devant cette imposture...
Paul Valery est sans conteste le plus grand canular de la poésie française.
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Laddoune
  17 mai 2011
C'est insaissible de beauté
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   10 février 2018
(Dans l'île Xiphos).
Il y avait des menticures qui étaient au langage et à l'esprit ce que les manucures sont aux mains, et le matin, fort tard, tandis que ceux-ci taillaient et polissaient les ongles des personnes soigneuses de leur corps, les cures de l'intellect les interrogeaient et les entretenaient en subtilité et élégance de la pensée et du discours. Ils apprenaient à prononcer, à user des timbres de la voix, à s'abstenir de termes vulgaires ou très abstraits, à former des phrases complètes, et veillaient aux idées dont ils ne voulaient que l'on en retînt aucune qu'on n'eût faite sienne, recommandant de chasser toutes les autres et de ne pas croire penser quand on ne fait que répéter en d'autres mots ce que l'on a lu ou entendu.

p. 107
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pompompompom   15 mars 2014




J´étais esclave, et le plus heureux des philosophes.
On m´avais pris sur la mer, ivre de vent, de fatigue et
de veilles; ivre de vide, sourd, et les membres rom-
pus de navire, qui me rendait de tout son poids les
durs transports d´une tempête interminable. Je fus
recueilli et remis à la terre.



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frandjfrandj   09 janvier 2020
Qui pleure là, sinon le vent simple, à cette heure
Seule, avec diamants extrêmes ?… Mais qui pleure,
Si proche de moi-même au moment de pleurer ?

Cette main, sur mes traits qu’elle rêve effleurer,
Distraitement docile à quelque fin profonde,
Attend de ma faiblesse une larme qui fonde,
Et que de mes destins lentement divisé,
Le plus pur en silence éclaire un cœur brisé.
La houle me murmure une ombre de reproche,
Ou retire ici-bas, dans ses gorges de roche,
Comme chose déçue et bue amèrement,
Une rumeur de plainte et de resserrement…
+ Lire la suite
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JacobBenayouneJacobBenayoune   13 novembre 2013
Ô ruse !... À la lueur de la douleur laissé
Je me sentis connue encor plus que blessée...
Au plus traître de l’âme, une pointe me naît ;
Le poison, mon poison, m’éclaire et se connaît :
Il colore une vierge à soi-même enlacée,
Jalouse... Mais de qui, jalouse et menacée ?
Et quel silence parle à mon seul possesseur ?
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BouteyalamerBouteyalamer   25 décembre 2016
Poreuse à l'éternel qui me semblait m'enclore,
Je m'offrais dans mon fruit de velours qu'il dévore;
Rien ne me murmurait qu'un désir de mourir
Dans cette blonde pulpe au soleil pût mûrir:
Mon amère saveur ne m'étais point venue.
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Videos de Paul Valéry (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul Valéry
[RARE] Paul VALÉRY – Une Vie, une Œuvre : 1871-1945 (France Culture, 1994) Émission "Une Vie, une Œuvre", par Simone Douek, diffusée le 13 octobre 1994 sur France Culture. Invités : Agathe ROUART-VALÉRY (fille de Paul VALÉRY), François VALÉRY (fils de Paul VALÉRY), le philosophe Jean-Michel REY, le journaliste Jean LEVAILLANT, Serge BOURGEAT (directeur de centre d'études valéryennes) , André FREYSES (conservateur du musée Paul VALÉRY) et le poète François-Bernard MICHEL.
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