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Critique de Merik


Merik
  10 octobre 2018
Le narrateur est dipsomane, a l'haleine éthylique, s'envoie de la fine comme un nonchalant rebelle et désabusé. Mais ne comptez pas sur lui pour admettre le souci :
«Elle m'a demandé si j'étais sûr de ne pas avoir un problème avec l'alcool.
- Oui j'en suis sûr, je n'ai aucun problème avec l'alcool, pourquoi me le demandes-tu ?
- Parce que tu bois trop.
- Je ne vois pas où est le problème, lui ai-je dit.»
Serbe dilettante dans une Yougoslavie conquérante, il s'exile 30 jours (et autant de chapitres) à Bellagio près du lac de Côme, invité par le gain d'une bourse à produire un roman dans cette résidence d'artistes, de scientifiques, de chercheurs ou d'intellectuels venus des quatre coins du monde. De lignes écrites il n'y en aura pas vraiment, mieux vaut plutôt s'envoyer des verres et des contemplations méditatives. Il y aura aussi quelques affinités plus vives avec certains résidents au panel hétéroclite, même si sa nature addictive l'aimantera plus facilement vers les patrons de bars, les serveurs en tout genre de casse-pattes. On se refait pas, même avec une bourse Rockefeller. De beaux liens amicaux avec ses complices de bourre, flirtant parfois du côté de l'amour, les dessins échangés avec Alda en guise de communication au-delà de la langue fleurent le beau, le tendre, le bleu.
Un superbe roman, au confort magique de lecture, qui envoie direct sur un petit nuage rebelle et malicieux, tendre et miraculeux.
Trente jours, c'est court.

(merci Bookycooky de me l'avoir fait découvrir grâce à ta critique)
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