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ISBN : 2330094914
Éditeur : Actes Sud (01/11/2017)

Note moyenne : 2.5/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Le narrateur de Côme se promène dans les rues de Belgrade après un long séjour à l'hôpital. Au gréde ses errances, il observe et retranscrit des détails et des micro-scènes auxquels il assiste dans lesrues de la ville, qui peine à relever la tête après une époque calamiteuse. Il fait se succéder dans sonJournal notes de circonstances, états d'âme et bilans médicaux, esquissant ainsi une topographieprécise de l'âme, mais aussi une vision saisissante de son époque.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
traversay
  20 novembre 2017
On avait laissé le narrateur de Côme à la fin de sa villégiature, sur une note plutôt rassurante. Au début de Journal de l'hiver d'après, un peu de temps a passé et notre héros (écrivain de son état) revient d'un séjour à l'hôpital puis en maison de repos où il a notamment réappris l'usage de ses deux jambes. le livre est le récit de 4 mois dans l'existence d'un homme revenu de l'enfer de l'alcool, convalescent et philosophe, qui passe ses journées comme un retraité, à arpenter les rues de sa ville, à rencontrer quelques uns de ses amis, à observer surtout le spectacle du monde qui l'entoure. Si ses jambes n'ont plus leur vigueur d'antan, le promeneur de Belgrade (40 ans à peine) a gardé l'esprit vif et la capacité de ce contenter de petits bonheurs quotidiens quand la mélancolie ne le terrasse pas. Ainsi va la vie de ce personnage qui n'attend que peu de l'existence mais n'est pas devenu cynique ou amer pour autant. Sdrjan Valjarevic a écrit un livre volontairement modeste dans son propos, qui n'a pas l'ampleur du magnifique Côme mais qui nous attache profondément à cet homme sans ambitions et qui souffre occasionnellement dans sa chair. Valjarevic est aussi un poète et plusieurs pièces en prose trouvent leur place dans le livre, témoignant d'une sensibilité et d'un humour permanents. A la fin de Journal de l'hiver d'après, on a hâte de savoir si, après cet hiver, il y aura une nouvelle renaissance pour ce flâneur professionnel. Ce sera peut-être pour un prochain roman de cet auteur dont on apprécie l'éloge de la lenteur et de l'observation et la délicatesse du trait.
Lien : https://cin-phile-m-----tait..
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moustafette
  30 décembre 2017
Nous avions laissé le narrateur à Côme alors qu'il s'appêtait à quitter la fondation Rockfeller où il était en résidence littéraire. Dans ce même Côme, l'auteur ne cachait pas son appétence certaine pour l'alcool. Rien d'étonnant donc à ce que nous le retrouvions à Belgrade, quelques années plus tard, traînant sa neuropathie alcoolique et son abstinence dans les rues de sa ville. Tout heureux d'avoir retrouvé l'usage de ses jambes, il déambule au gré de ses humeurs dans une capitale serbe en mutation; nous sommes à l'hiver 2004-20005, les années de guerre ne sont pas si loin.
Fort de cette épreuve qu'il vient de traverser, fauteuil roulant, soins, rééducation, convalescence en maison de repos, c'est par la marche, ses "promenades thérapeutiques", que l'auteur va se réapproprier son corps, apprivoiser la douleur, retrouver sa ville et, qui sait, sa raison d'être. Multiples déambulations qui sont autant d'occasions de faire remonter les souvenirs. Bistrots, jardins, rencontres, décès, naissances jalonnent un quotidien qu'il partage avec le lecteur par le biais de son journal dans un style volontairement minimaliste.
"Je suis couché et, couché, je me prépare à repartir. A 15h10 je suis complètement pris par cette préparation, de toutes les manières possibles, pour partir vraiment. Mes jambes, allongées, se préparent aussi à leur façon. Tout le reste est déjà prêt, moi, mon corps, on attend les jambes. Les jambes sont moins impatientes, là se concentre maintenant tout ce qui me reste d'intelligence."
Qui a failli en perdre l'usage comprendra l'obsession de l'auteur pour ses jambes et ses pieds.
Le journal est émaillé de fragments de textes se rapportant à son séjour en maison de repos où il se retrouve handicapé parmi d'autres handicapés, une seule idée en tête, sortir, marcher tant bien que mal dans le parc, être au contact de la nature, l'observer, s'en imprégner comme pour se laver de toute la souffrance qui l'entoure. Clins d'oeil à des auteurs, des films, des morceaux de musique, brèves évocations de son séjour à Côme, parsèment également le récit.
N'allez pas croire que ce livre est triste et plombant, même si, j'en conviens, en cette période de festivités il y a plus réjouissant comme lecture ! Non, point de pathos. L'auteur sait faire preuve d'humour face à sa condition d'être souffrant et diminué, mais qui ne regrette rien et surtout pas, fut un temps, d'avoir brûlé la chandelle par les deux bouts.
C'est une lecture en demi-teinte. Ce récit n'a pas la grâce et la beauté qui m'avaient transportée à la lecture de Côme. Mais j'ai retrouvé avec plaisir ce dilettante de la vie, devenu encore un peu plus adepte de l'ici et maintenant, savourant ce que lui offre le présent. Chantre de la lenteur, et pour cause, toujours empli d'humanité, pas aigri pour autant, l'auteur nous convie à une belle leçon de philosophie. Carpe diem !

Lien : http://moustafette.canalblog..
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igibeco
  05 avril 2019
Pas convaincue du tout au début par la force narrative du récit, je me suis progressivement prise au jeu et ce personnage complexe, au gré de ses déambulations aléatoires est devenu de plus en plus attachant. Un roman qui aura laissé une trace par je ne sais quel subtil mystère.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
moustafettemoustafette   30 décembre 2017
A 18h05 précises, je m'aperçois d'une chose et j'en tire une conclusion : je suis dehors depuis deux bonnes heures et je n'ai pas encore vu les moineaux. Ils ne sont nulle part, j'en suis presque persuadé, ils se sont mis à l'abri du froid. Ils sont si petits et quand ils ne sont pas là, leur absence est si grande...
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moustafettemoustafette   30 décembre 2017
Ferme les yeux et entre dans ta douleur ! N'attends pas que la douleur passe, passe toi-même à travers elle ! Les nerfs ont besoin d'un Otis Redding ! Fais-leur écouter de la soul ! Je me lève et je mets cette musique et je me rallonge sur le tapis. Et je referme les yeux. La douleur s'étire. Je résonne et je lévite, j'arrive à voyager à travers tout ça, de plus en plus calme sur le tapis...
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